vendredi, novembre 30, 2007

La cour supérieure rejette la loi 30!

La CSN (Ici) et la CSQ (Ici) se réjouissent de la décision rendue par la cour supérieure concernant la loi 30. Rappelons que cette loi faisait passer à un maximum de 4 accréditations syndicales par établissement de santé, brimant ainsi le droit des travailleurs et des travailleuses de décider eux et elles-mêmes de leur association. Qui plus est, cette législation restreint le droit de grève et par le fait même le rapport de force des travailleurs et des travailleuses. ( Article)

Les grandes centrales oeuvrant en santé reconnaissent en cette décision une «[...] grande victoire pour le mouvement ouvrier!» Il faut bien entendu saluer cette décision, mais restons tout de même critique. Premièrement, les grandes centrales tout en attaquant cette loi ont participé à la mascarade de maraudage qui s'imposait et les nouvelles unités syndicales qui en sont sorties ne seront certainement pas prêt à revenir en arrière. Deuxièmement, le gouvernement va fort probablement porter en appel la décision, prolongeant encore davantage la saga et réduisant de plus en plus les chances qu'une nouvelle décision puisse changer quoique ce soit.

Puis, encore plus grave, ce genre de soi-disant victoire conforte les têtes syndicales dans leurs stratégies de confrontation judiciaire des législations antisociales. Les luttes syndicales deviennent de plus en plus des luttes entre avocat-e-s et les travailleurs et les travailleuses sont de plus en plus dépossédé-e-s de leurs outils d'émancipation que sont les syndicats. Dans les assemblées syndicales, les dirigeants et les dirigeantes lancent à qui veut l'entendre que l'état de la mobilisation est trop faible pour tenter quoique ce soit de trop revendicatif. C'est ce qui s'est passé pour la loi 142 (le décret des conventions collective 2004). Au lieu de redoubler d'effort en mobilisation, les syndicats utilisent leurs gros moyens financiers pour payer quelques avocats qui feront la lutte à leur place.

Nous nous réjouissons donc face à une telle victoire, mais nous disons que celle-çi a un goût amer. Nous devons oeuvrer à remobiliser les travailleurs et les travailleuses pour leur permettre de se réapproprier et leur lutte émancipatrice et leurs outils que sont les syndicats!

jeudi, novembre 29, 2007

Accomodements raisonnables: une gestion en devenir


L'Université de Sherbrooke annonçait récemment à la Commission Bouchard-Taylor qu'elle avait déposé pour étude au Ministère de l'Éducation un programme de médiation interculturelle pour la maîtrise. Le contenu de la formation n'est toujours pas public. On peut certainement déjà soupçonner les biens-fondés de ce cheminement scolaire qui créera des "Maîtres de la gestion des problèmes interculturels"? À l'avantage de qui, vous pensez?!?


Pas rassurant du tout de savoir qu'on va avoir au Québec le parfait p'tit guide de comment régler ses problèmes avec notre collègue de travail ou notre voisine - évidemment, n'essayez surtout pas de communiquer! Au pire aller, y'aura du monde pour se faire du cash sur votre dos... Nul ne fait aucun doute, la gestion capitalisante des problèmes sociaux est de plus en plus à la mode, comme si la technocratie pouvait régler quoi que ce soit. Argent et racisme: toujours à l'avant-garde quoi!

La sélection des immigrants...


Un bon texte de nos camarades français d'Alternative Libertaire sur la sélection des immigrants. Le texte parle du paradoxe de la fermeture des frontières à l'immigration dans les pays riches et qui en parallèle tentent de sélectionner seulements ceux et celles qui correspondent à des besoins de rentabilité dans certains secteurs d'activités économiques. Pour nous ici au Québec ce n'est rien de nouveau, puisque cette logique a été adoptée depuis de nombreuses années.

Exploitation : L'immigration choisie, ça n'existe pas !

Des tentatives de planification de l'immigration ont été mises en œuvre tout au long du XXe siècle. Ce rêve bureaucratique n'a jamais convaincu même le patronat. D'un côté, trier les entrants, de l'autre fermer les frontières. C'est une méthode qui se mord la queue.

Pour lire la suite

mercredi, novembre 28, 2007

Vidéo des émeutes en France.

Les émeutes qui ont lieu en France, ont provoqué l'apparition d'une tonne de blogues et de vidéos sur le web. Malheureusement les flics de la censure font leur boulot et ferment ou enlèvent beaucoup de matériel de différentes pages web. Voici 2 vidéos qui ne proviennent pas des médias de masse.

Une vidéo qui montre des affrontements entres jeunes de banlieue et CRS.



Lors de la manifestation pour dénoncer la mort des 2 jeunes, un manifestant donne son point de vue sur la question de la violence.

La police attaque et arrête des manifestants anti-racistes et pour les droits des immigrants lors de la Commission Bouchard-Taylor.

Mardi soir, au moins 75 manifestant-es se sont rassemblés dans le hall du Palais des Congrès de Montréal, et se sont ensuite déplacés au 5ème étage, près de la salle où se tenait la Commission. Les participant-es de la Commission, quelques 190 personnes, ont donc bien pu entendre la manifestation. Après plus de 90 minutes de manifestation à l'extérieur de l'audience, au moins vingt policiers ont fait leur entrée pour tenter d'expulser les manifestant-es. Pendant que les gens ramassaient leurs affaires et partaient, la police a attaqué sans raison la foule, et a ciblé des individus qui ont par après été arrêtés. Durant l'attaque de la police, des agents ont poussé, matraqué et frappé les manifestant-es. Plusieurs policiers avaient aussi sorti leur Taser. Au sein de ce rassemblement, on dénombrait de jeunes enfants et des personnes âgées. Ces dernières ont également subi les coups de la police.

Tiré du blogue de No One is Illegal

mardi, novembre 27, 2007

Une brochure sur le congrès d'Amsterdam.



Il y a quelque temps nous avions publié un billet pour les 100 ans du congrès d'Amsterdam. La Federazione dei Comunisti Anarchici (La Fédération Communiste Libertaire italienne) a produite une traduction anglaise qui regroupe les principaux débats de ce congrès historique. Un congrès qui poussa l'essort du communisme libertaire et qui donna lieu à un affrontement historique entre Malatesta et Monnate sur la question du syndicalisme révolutionnaire. Une excellente brochure pour tous ceux et celles qui s'intéresse à l'histoire de l'anarchisme et à sa question organisationnelle.
Pour obtenir une copie .pdf(en anglais).

La révolte de novembre prise 2?


Après la mort de 2 jeunes suite à la collison de leur moto avec une voiture de flic, Villiers-le-Bel, une banlieue au nord de Paris, a vécu sa deuxième nuit consécutive d'émeutes. Ce matin, on dénombrait 82 blessés parmi les policiers, dont 4 grièvement. L'un des syndicats de flics mentionne même qu'il y a eu utilisation d'un fusil de chasse contre les policiers. De plus, 63 voitures et cinq bâtiments ont été incendiés à Villiers-le-Bel et dans six municipalités proches. La police a arrêté six personnes rapporte Radio-Cadenas.


Par ailleurs le journal Libé, quant à lui mentionne que des émeutes ont éclaté dans cinq autres communes du Val-d’Oise, dont Goussainville, Sarcelles et Garges-lès-Gonesse. La soirée confirme la promesse d’une inscription écrite sur l’autoroute A1 hier matin : «Vengeance pour Villiers-le-Bel» en référence aux jeunes tués par les flics. Même si l'enquête et certains médias clament que les flics ont fait leur boulot après être entré en collision avec la moto, d'autres, par contre, clament qu'il y a eu non-assistance à des personnes en danger:

"(...)les policiers «ont fait le massage cardiaque et qu’ils sont partis». Laissant les jeunes par terre, tout seuls. Une version qu’ici beaucoup répètent(...)"(ici).


Beaucoup craignent que ce soit une répétition des émeutes de novembre 2005, alors que des flics poursuivant des jeunes avaient causé leur mort.

De plus, si ca vous intéresse, un article en page 13, est paru hier dans le journal Anarchosyndicalisme (no 103), dont le titre est "A propos de la violence des jeunes des quartiers populaires", qui est une analyse par les camarades de la CNT-AIT sur la violence dans les banlieues françaises. Selon leur analyse, les émeutes de 2005 n'auraient pas été le fruit du hasard, contrairement à l'analyse véhiculée par certains "groupes révolutionnaires", mais bien la conséquence d'humiliation quotidienne de jeunes vivant dans des quartiers où le taux de chomâge avoisine souvent les 50%.
D'autres informations à venir...

Accommodements raisonnables encore et toujours..

La Presse d'aujourd'hui contient quelques textes et articles sur les accommodements raisonnables, puisque c'est ce soir que s'entame la commission à Montréal. Un de ces articles fait la part des choses entre mythes et réalités sur ces soi disant accommodements. Bon d'un côté, c'est une bonne chose que quelqu'un écrive un texte pour démystifier toute la connerie qui se dit actuellement, mais le mauvais côté c'est qu'il y a réellement des gens qui propagent ces mythes. Par exemple:

" 7. Les immigrés ne parlent pas français. S'ils ne veulent pas apprendre notre langue, qu'ils retournent dans leur pays."

ou encore

"9. Comme Québécois catholique, pourquoi devrais-je payer pour que mon miel et mon beurre d'arachides Kraft soient casher?"

ou évidemment

"13. Les Québécois de souche seront bientôt une minorité au Québec."

Bon, vous aurez compris que les trois sont des mythes, mais des mythes véhiculés par "Mr et Mme tout le monde"!! Sans être du grand journalisme, c'est quand même l'un des seuls articles que j'ai lu dernièrement qui ne soit pas réactionnaire. Aussi, j'invite tous les gens qui en ont marre du caractère raciste et xénophobe de cette commission, à répondre à l'appel de "No One Is Illegal" ce soir et jeudi. Leur objectif est d'ouvrir le débat publique sur la liberté de mouvement, l'abolition des frontière et un statut pour toutes et tous plutôt que de discuter "d'accommodements raisonnables".

lundi, novembre 26, 2007

La lutte des classes en dessins animés!

Une petite vidéo très intéressante qui explique bien la lutte des classes et qui a été fait à l'aide d'un montage de différents dessins animés. L'analyse des classes marxiste expliquée de manière amusante...Bon visionnement!!

Des photos de la nuit d'agitation au cégep du Vieux Montréal



Le conseil de grève qui a pris l'initiative.

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La barricade ferme la rue, mais ouvre la voie...


Pillage dans la joie.


Les flics encerclent le Vieux.


Le fameux boyau d'arrosage, quelques minutes avant son utilisation.


Le drapeau rouge et noir flotte devant le Vieux.



Un conseil de grève au pied des barricades.

D'autres photos

Les étudiantEs du Vieux Montréal font paraître un blogue judicieusement nommé « Le mardi de la Matraque ».
Pour l'instant, il n'y a rien dessus. Ce n'est qu'une question de temps, donc tenez vous au courant !

Common Cause publie le premier numéro de son journal Linchpin.


Nos camarades de Common Cause, une nouvelle fédération communiste libertaire Ontarienne, viennent de publier leur premier numéro de Linchpin, leur nouveau journal.
Pour obtenir une copie .pdf
Vous pouvez aussi accéder aux articles en format .html ici

Longue vie à cette nouvelle publication communiste libertaire!

Le droit à la grève en péril pour les syndiquéEs du transport en commun.

Dans la Presse d'aujourd'hui, on apprend que le ministre du travail envisage d'enlever le droit de grève à tous les syndiqués du transport en commun et de le remplacer par un régime d'arbitrage. Je ne peux pas vraiment dire que je suis surpris. Depuis, quelques années l'État aidé par les médias de masse font une campagne de salissage en règle contre ces syndiqués et plus particulièrement contre ceux de la STM. J'aimerais rappeler à tous ces crétins néolibéraux que le droit à la grève n'est pas un caprice dont l'état peut disposer à sa guise.
Des milliers de travailleurs sont morts pour défendre ce droit inaliénable. Un petit message à tous ces politiciens qui nous gouvernent, je leur conseille vivement d'aller lire l'article 8 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels de l'ONU ratifié par le Canada qui stipule entre que:

1. Les Etats parties au présent Pacte s'engagent à assurer:
a) Le droit qu'a toute personne de former avec d'autres des syndicats et de s'affilier au syndicat de son choix, sous la seule réserve des règles fixées par l'organisation intéressée, en vue de favoriser et de protéger ses intérêts économiques et sociaux. L'exercice de ce droit ne peut faire l'objet que des seules restrictions prévues par la loi et qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, dans l'intérêt de la sécurité nationale ou de l'ordre public, ou pour protéger les droits et les libertés d'autrui.
b) Le droit qu'ont les syndicats de former des fédérations ou des confédérations nationales et le droit qu'ont celles-ci de former des organisations syndicales internationales ou de s'y affilier.
c) Le droit qu'ont les syndicats d'exercer librement leur activité, sans limitations autres que celles qui sont prévues par la loi et qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, dans l'intérêt de la sécurité nationale ou de l'ordre public, ou pour protéger les droits et les libertés d'autrui.
d) Le droit de grève, exercé conformément aux lois de chaque pays.

En plus de devoir lutter pour le droit à la grève et contre la loi 43 pour les services publics, aurons nous aussi bientôt à nous battre pour préserver la journée de 8 heures? Plus que jamais, un renouveau du syndicalisme de combat s'impose pour combattre ces mesures néolibérale...

samedi, novembre 24, 2007

Vidéo du jour: Agir au lieu d'élire.

video

Un clip contre les élections par les camarades de No Pasaran! Keny Arkana est en fond musical. Regardez bien, les premières images proviennent de Québec 2001. Voir des flics tabasser aussi violemment des gens ça me laisse toujours un goût amer en bouche....

Piquetages et tribunes publiques contre le racisme

Depuis plusieurs semaines, la Commission Bouchard-Taylor sert de forum
public pour racistes. La Commission elle-même est basée sur une
prémisse fondamentalement raciste, celle de faire le procès des
communautés immigrantes. Cette Commission, sanctionnée par l'État, est
un processus de soumission, par lequel les populations minoritaires se
voient obligées de justifier leur existence même au Québec.

Joignez-vous aux tribunes publiques et aux lignes de piquetage qui
auront lieu à l'extérieur de la Commission. Ensemble, nous partagerons
nos histoires de lutte et de résistance face à la pauvreté, la
précarité, le profilage racial, la brutalité policière, la guerre, le
capitalisme et l'oppression. Plutôt que de discuter d'"accommodements
raisonnables", nous parlerons de mobilisation contre les frontières,
pour la liberté de mouvement et pour des papiers pour toutes et tous.


::::::::::::::::::::
NON AU RACISME, À LA XÉNOPHOBIE ET AU SEXISME!
- Dénoncez le racisme et la Commission Bouchard-Taylor!
- Oui à la "solidarité sans frontières", non au débat sur les
"accommodements raisonnables".
::::::::::::::::::::



-- LIGNES DE PIQUETAGE ET TRIBUNES PUBLIQUES --
MARDI le 27 novembre à 18h
&
JEUDI le 29 novembre à 18h
- devant la Commission Bouchard-Taylor au Palais des Congrès de
Montréal, coin Viger et Bleury
- pour vous y rendre: métro Place-d'Armes, restez dans la station de
métro et prenez la sortie qui donne directement sur le Palais des
Congrès)

Pour lire la suite du communiqué

vendredi, novembre 23, 2007

Pétrole et banques: toujours plus d'argent!

Surprenant? Encore une fois, Statistique Canada révèle que l'industrie du pétrole et les banques canadiennes font de l'argent plus que jamais. Leurs bénéfices d'exploitation s'est soldé pour le troisième trimestre seulement a 67 milliards de $, une hausse des bénéfices de 5,8 %.

Notre pouvoir d'achat a augmenté de 15,5%!Pis quoi encore?


Une étude de Statistique Canada rapportée dans le Devoir, dont le titre est "Les Canadiens s'enrichissent plus vite", nous révèle qu'entre 2000 et 2006, le revenu réel par habitant canadien a augmenté de 15,5 % au Canada. Le revenu réel est définit comme : le revenu national net (RNN) réel, qui est une mesure du pouvoir d'achat réel du revenu qui reste au Canada après avoir pris en compte le rendement de l'investissement international et la consommation de capital.
Pour simplifier, pour ceux qui comme moi ne sont pas des économistes ou des spécialistes de la compatibilité :

Revenu réel = revenu primaire + prestations sociales - impôts - cotisations sociales (ici)

C'est donc ce qui nous reste dans nos poches après avoir payer nos impôts et nos cotisations diverses. En toute naïveté, on peut supposer que quelqu'un qui gagnait 10 000$ de revenu réel en 2000 (et dont le salaire n'a pas augmenté en 6 ans) a maintenant 1550$ de plus dans ses poches. Par contre, ce que cette étude ne calcule pas c'est l'augmentation démentiel du coût de la vie pour les choses de première nécessité tel que le logement. D'ailleurs, une enquête rapportait plus tôt cet année, qu’entre 2000 et 2006, le coût des loyers des logements a bondi de 25% dans la région de Montréal, 23 % à Québec, 22,6 % à Gatineau, 18,2 % à Trois-Rivières et de 17,8 % à Sherbrooke, 17,3% à Valleyfield et 26% à Granby.
En contre partie le salaire minimum entre 2000 et 2005 est passé de 6,90$ à 7,55$(ici).
Par ailleurs, nous rapportions plus tôt sur ce blogue que
le taux total d'imposition de taxes pour les 10% des canadiens les plus pauvres est passé de 25,5% en 1990 à 30,7% en 2005.

Sommes nous réellement plus riches? Les statisticiens et les journalistes devraient peut être avoir une conscience de classe plutôt qu'une pseudo objectivité, parce que la richesse se mesure à la qualité de vie et non à 3 colonnes de chiffres! Les statistiques de ce type me rappelle malheureusement trop la Novlangue d'Orwell et les statistiques aliénantes dans son roman 1984. Quand je lis des trucs du genre ca me donne le goût de vomir et ca me rappelle que la lutte des classes est encore et toujours notre seul salut...

Les droits de scolarité: trop élevés!


Le 22 novembre, l'Association canadienne des professeurs et professeures d'université (ACPPU), en collaboration avec la Fédération canadienne des étudiantes et des étudiants (FCEE), rendaient public un sondage pan-canadien sur la perception des frais de scolarité au post-secondaire. D'après leur communiqué de presse:


Plus de 80 % des Canadiens estiment que les droits de scolarité
universitaire devraient être diminués ou gelés...

Les gouvernements devraient se rendre compte que l'augmentation du coût de la vie est insoutenable pour la population!

jeudi, novembre 22, 2007

Manif-action commando-bouffe:On a encore faim !


Le 4 décembre, l’ASSÉ vous invite à participer à la manif-action du commando-bouffe organisé par le Comité des sans-emploi Montréal-Centre.

Quand ? : Mardi le 4 décembre 2007 à 11h30
Où ? : Rassemblement au 1710 Beaudry, métro Beaudry

Dix ans après le commando-bouffe au chic restaurant Le Montréalais du chic Hôtel Queen-Elizabeth, une manif-action est de nouveau organisée afin de dénoncer la pauvreté grandissante d’une majorité de la population !

En décembre 1997, plus de 800 000 personnes survivaient de l’aide sociale. Les banques alimentaires étaient pleines. Pour dénoncer cette situation et dégonfler l’opération bonne conscience des guignolées du temps des fêtes, nous avions organisé une manifestation et une action de réappropriation d’une partie de cette richesse, c’est-à-dire le buffet du célèbre restaurant… L’événement a fait bien des vagues !

Dix ans plus tard, y a pas de quoi fêter. La situation est pire ! Le prix des loyers a dramatiquement augmenté et les banques alimentaires n’ont jamais distribué autant de paniers de nourriture. Le fossé est titanesque entre les conditions de vie des pauvres et de la classe moyenne d’un côté, et de l’autre, les riches et les hyper-riches. Aujourd’hui, il y a un peu plus de 400 000 personnes qui survivent de l’aide sociale. Le problème, c’est que ceux et celles qui travaillent maintenant sont plus pauvres qu’en 1997 !!! Les élites nous font la morale à l’effet qu’il faut créer la richesse avant de la répartir et qu’on ne travaille pas assez… Mais depuis 10 ans, la richesse a considérablement augmenté. Les politiciens se gargarisent de la bonne santé de l’économie. Mais qui en profite ? Monsieur et madame tout le monde ou le club des profiteur$ comme ce cher Michael Sabia, qui accumule des dizaines de million$ comme pdg de Bell Canada ?

La messe annuelle des guignolées se poursuit. Le problème n’est pas l’absence de guignolée les 11 autres mois mais bien que les riches s’enrichissent sur le dos des pauvres, de plus en plus et de plus en plus vite !

C’est donc une invitation à une manifestation de solidarité en appui à une action d’éclat contre la misère et la pauvreté, mardi, le 4 décembre.

Parlez-en autour de vous !

Une invitation du Comité des sans-emploi Montréal-centre. Le Comité est un collectif d’action politique de gauche, anti-capitaliste et anti-patriarcal qui existe depuis 1992. Vous pouvez nous rejoindre au (514) 306-7094 et au cse.mtl.centre@gmail.com

Atelier de la NEFAC à St-Jérôme.


Quoi? La NEFAC organise un atelier "Introduction au Communisme libertaire"
Où? Café Étudiant du CÉGEP de St-Jérôme.
Quand? Jeudi 29 Novembre 2007 à 19h30

L'élite française et la légitimation du racisme.


Un entrevue dans le journal Libération, avec un rapporteur de l'ONU sur le racisme, la discrimination raciale et la xénophobie, qui accuse Sarkozy et l'élite française de tenir un discours légitimant le racisme. Pour reprendre ses mots :"L’Occident connaît une crise identitaire grave parce que les identités nationales, constituées pour justifier les Etats nations, ne sont plus conformes aux réalités multiethniques de ces sociétés. Or, les intellectuels se pensent comme étant, en quelque sorte, les gardiens de ces identités nationales."

De notre côté de l'Atlantique on peut facilement faire la même analyse. On peut penser à la commision sur les accommodements raisonnables et le discours xénophobe qui en découle de plus en plus. Charest, Dumont, Marois et "l'élite québécoise" s'inscrivent parfaitement dans le discours légitimant le racisme. Mais ici, les gens sont trop occupés à dénoncer l'épisode du YMCA ou de la cabane à sucre pour analyser rationnellement que la droite sécuritaire gagne du terrain à chaque jour...

Doudou Diène, rapporteur spécial de l’ONU sur le racisme, la discrimination raciale et la xénophobie, et intellectuel sénégalais vivant à Paris, a accusé, devant les Nations unies, le président Sarkozy de «légitimer le racisme».

Pensez-vous vraiment que Nicolas Sarkozy soit raciste ?

Non, je n’ai jamais dit qu’il était raciste. S’il l’était, il n’aurait pas nommé Rama Yade ou Rachida Dati au gouvernement. Mais, par son discours à Dakar [prononcé le 26 juillet, ndlr], il s’inscrit dans ce que je dénonce, dans mon rapport à l’ONU, comme une dynamique de légitimation scientifique et intellectuelle du racisme par les élites. Je cite en particulier le prix Nobel James Watson, qui a affirmé que les Noirs sont moins intelligents que les Blancs. Le discours de Dakar relève expressis verbis des discours racistes des XVIIIe, XIXe et XXe siècles. A l’époque, une abondance de textes légitimaient la colonisation en la présentant comme une entreprise de civilisation pour apporter les lumières à l’homme africain. Sarkozy reprend presque les mêmes arguments. Certes, il dénonce la colonisation en tant qu’entreprise d’exploitation économique. Mais cela n’a pas de sens si c’est pour reprendre son argument fondateur : l’infériorité intellectuelle des Africains. Ce discours a profondément blessé en Afrique. Je crois que ceux qui l’ont écrit et lu n’ont pas assez réfléchi à sa portée.
Pour lire la suite...

mercredi, novembre 21, 2007

L'effectif policier augmente au Canada


Le rapport "Les ressources policières au Canada" publié récemment par Statistique Canada nous prouve que les politiques conservatrices du gouvernement se font sentir concrètement. En 2006, les dépenses allouées au service de police ont été de 10 milliards! Pour la 10e année consécutive, le budget alloué par le gouvernement canadien augmentait à ce chapitre.

En toute conséquence logique, les forces policières ont connu au Canada la plus forte proportion d'augmentation depuis près de 30 ans! Résultat: il y a en moyenne 195 flics pour 100 000 Canadiens et Canadiennes, le plus imposant effectif depuis 1993; une hausse constante depuis une décennie. Nous irons bientôt rejoindre le plus haut sommet d'effectif atteint en 1975 avec 206 policiers et policières pour 100 000 personnes. Montréal est par ailleurs la 4e région métropolitaine de recensement du Canada avec le plus haut taux de présence policière sur son territoire, tout de suite après Thunder Bay, St-John et Winnipeg.

Rien pour nous rassurer!

Le cardinal Ouellet demande pardon?


Ce matin dans la grosse Presse, l'archevêque, cardinal, primat de l'église canadienne (etc...) Mgr Ouellet, a écrit une lettre afin de demander pardon pour les erreurs passées de l'Église Catholique au Québec. Dans une lettre empreint d'hypocrisie et de faux remords, Mr Turcotte s'excuse pour tous les horreurs commises par l'église avant 1960.

"Comme archevêque de Québec et primat du Canada, je reconnais que des attitudes étroites de certains catholiques, avant 1960, ont favorisé l’antisémitisme, le racisme, l’indifférence envers les premières nations et la discrimination à l’égard des femmes et des homosexuels. Le comportement des catholiques et de certaines autorités épiscopales relativement au droit de vote, à l’accès au travail et à la promotion de la femme n’a pas toujours été à la hauteur des besoins de la société ni même conforme à la doctrine sociale de l’Église".

et il poursuit sur sa lancée :

"Je reconnais aussi que des abus de pouvoir et des contre-témoignages ont terni chez plusieurs l’image du clergé, et nui à son autorité morale : des mères de famille ont été rabrouées par des curés sans égard pour les obligations familiales qu’elles avaient déjà assumées ; des jeunes ont subi des agressions sexuelles par des prêtres et des religieux, leur causant de graves dommages et traumatismes qui ont brisé leur vie ! Ces scandales ont ébranlé la confiance du peuple envers les autorités religieuses, et nous le comprenons ! Pardon pour tout ce mal !"

Bien sûr, faute avouée a moitié pardonnée peut être? Comme si l'attitude du clergé en ce qui concerne le droit des femmes, l'homosexualité, les droits des autochtones, la sexualité, l'immigration etc, avait changer après 1960. C'est toujours la même institution mais qui utilise maintenant les médias de masse, par obligation, afin de se redonner une pseudo bonne conscience. Par ailleurs, il termine sa lettre en réitérant sa demande au gouvernement de restaurer la religion dans les écoles. Tant d'hypocrisie dans une lettre pour une simple manoeuvre de lobbying cléricale? Et vous croyez qu'on va vous permettre à nouveau de détruire la cervelle des nouvelles générations avec vos mensonges? 400 ans de crimes et d'horreur par votre institution au Québec ne peuvent être effacés par une lettre dans la Presse, aussi cardinal puissiez vous être....
Ni Dieu!Ni maître!

lundi, novembre 19, 2007

Hausse de la désertion et des suicides dans l'armée étatsunienne.


Selon l'Associated Press, le nombre de déserteurs dans l'armée étatsunienne a franchi un sommet depuis 1980. 4698 auraient désertéEs en 2006, une hausse de 80% depuis le début de la guerre en Irak.

Les chiffres, qui restent très inférieurs à ceux recensés durant la guerre du Vietnam, période où la conscription était encore en vigueur, montrent une hausse régulière au cours des quatre dernières années et un bond de 42% depuis l’an dernier.

Selon l’armée, environ neuf soldats sur 1.000 ont déserté au cours de l’année fiscale 2007, qui a pris fin le 30 septembre, soit au total 4.698, contre près de sept pour 1.000 l’année précédente (3.301).

Cette augmentation survient alors que l’armée de terre supporte l’essentiel de l’effort de guerre, nombre de ses hommes effectuant des missions longues et répétées en Irak et en Afghanistan. Des efforts ont été engagés pour augmenter les effectifs de l’armée de terre du corps des Marines afin de permettre aux GI de bénéficier d’une coupure plus longue entre deux déploiements.

Malgré la hausse du nombre de désertions, une étude des statistiques du Pentagone montre que l’armée fait peu d’efforts pour tenter de retrouver ceux qui font défection et poursuit rarement en justice ceux qui se font prendre. Certains sont autorisés à retourner simplement dans leurs unités alors que d’autres sont renvoyés.

source

Par ailleurs, le journal The Times rapportait la semaine dernière qu'au moins 6 256 militaires vétérans américains se seraient suicidéEs en 2005, soit une moyenne de 17 par jour. Des drames qui seraient principalement liés au syndrome post-traumatique. Le taux de suicide aux États-Unis estde 22,9 sur 100 000 chez les jeunes vétérans agés de 20 à 24 ans. Ce qui équivaut à près de 4 fois la moyenne pour la même tranche d'âge chez la population civile!

Des chiffres astronomiques si on les compare aux pertes militaires qui sont d'environ de 3 873(en date du 18 novembre) depuis le début de l'invasion Irakienne, soit une moyenne de 2,4 par jour. Des chiffres qui font réfléchir mais qui ne semblent pas attirer énormément l'attention des étatsuniens et des canadiens. Et pourtant le recrutement est en hausse tant au Canada (texte de nos camarades de La Nuit) qu'aux États-Unis. En effet, au Canada, entre avril 2006 et mars 2007, le nombre de recrues dans les forces régulières a atteint 6536 personnes, en hausse de 2 % par rapport à l'année précédente. Le nombre de recrues réservistes a quant à lui augmenté de 5 %, culminant à 6326 (ici). Allez y comprendre quelque chose...

Pas de guerre entre les peuples, pas de paix entre les classes...




Bilan sur les mandats de grève reconductibles à l'UQÀM.

Il y'avait 3 assemblées de reconduction de grève à l'UQÀM aujourd'hui soit l'AFEA ( arts et lettres), l'AFELLC (lettres, langues et communications) et l'AFESH (sciences humaines) (voir ici). La proposition de reconduire la grève pour l'AFEA aurait été battue à forte majorité mais les étudiantEs auraient voté une levée de cours pour jeudi après-midi afin de participer à la manif.
L'
AFELLC et l'AFESH auraient aussi voté contre la reconduction. Les chiffres seront disponibles sous peu. Est ce la fin de la mobilisation à l'UQÀM?

Ceux qui luttent peuvent gagner ou perdre mais ceux qui ne luttent pas ont déjà tout perdu !


Dans le Devoir de ce matin est paru une lettre signé par différentes associations associations membres de la FECQ et de la FEUQ. Évidemment, fidèle à leur habitude, ils tentent de se réapproprier le momentum de la lutte étudiante en cours. Rien de nouveau sous le soleil, et aucune solution n'est avancée, à l'exception d'une "Commission parlementaire itinérante dont le mandat serait de visiter les villes étudiantes du Québec pour discuter avec les intervenants du milieu et leurs acteurs périphériques afin de bien comprendre la réalité des communautés universitaires et estudiantines." Une solution qualifiée "d'alternatives concrètes, réalistes et pragmatiques"! D'ailleurs, ils appellent à une marche le 22, pour demander cette alternative concrète, que je qualifierais plutôt de tentative de sabotage de la grève étudiante.
En plus du discours habituel de dénonciation de la violence de la part des étudiants (je vous rappelle que même les professeurs du CVM ont dénoncé les abus policier), ils jouent une fois de plus la carte de la vierge offensée. Refusons que les lobbyistes de la FECQ/FEUQ, manipulés par le PQ et la classe dominante, sabordent et utilise cette grève à des fins électoralistes pour leur amiEs au parlement.
Le mouvement étudiant doit tenter de changer radicalement le système d’éducation et initier un débat de société autour la gratuité et de l'accessibilité à l'éducation. Refusons d'être les pions permettant de faire avancer l'agenda politique pré-électorale du PQ ou de n'importe quel parti. Parce que rouge ou bleu, ils nous saignent à blanc...
Je vous invite à lire la position de la NEFAC, publiée dans le Cause Commune sur les perspectives de la grève étudiante.
La société québécoise est diversifiée et enrichie des opinions différentes et divergentes qui l'animent. Les mouvements sociaux doivent composer avec une pluralité de visions pour résoudre les problématiques vécues. Le mouvement étudiant n'en est pas exempt. La complémentarité des tactiques qui dessine la campagne de cet automne en est un exemple éloquent. Or, malgré toute notre solidarité envers les étudiants engagés avec nous dans ce combat, nous devons nous inscrire en faux par rapport aux événements [de la dernière semaine].

En effet, lundi et mardi [derniers] resteront des journées peu glorieuses pour la vaste majorité des étudiants collégiaux et universitaires du Québec. Les actes d'intimidation, de violence et de vandalisme perpétrés par des minorités virulentes dans les établissements d'enseignement de l'Université du Québec à Montréal et du Cégep du Vieux-Montréal sont déplorables. Ils faussent le message que la majorité des étudiants s'efforce d'envoyer à la population et au gouvernement.

Réussir à faire passer le message

En politique, comme dans l'espace public, tout est question de mesure et de nuances. Nous estimons cependant que les saccageurs n'ont fait preuve ni de l'un ni de l'autre, s'attirant du coup la foudre de leurs propres administrations universitaires, de la majorité des étudiants et de l'opinion publique. Par conséquent, la population a maintenant une perception plus négative et teintée de frustration à l'endroit du mouvement étudiant. Considérant la laideur des images qu'on lui a passées en boucle pendant quelques jours, nous pouvons le comprendre. En outre, nous croyons tout à fait possible que certains abus des forces de l'ordre, rapportés par les étudiants, s'avèrent fondés.

Ces actes de violence sont associés, à tort, à un mouvement qui rassemble des milliers d'étudiants. Nous affirmons haut et fort que ces derniers, malheureusement associés au message d'accessibilité aux études universitaires que nous prônons, sont une minorité par rapport à la majorité d'étudiantes et d'étudiants qui dénoncent les décisions du gouvernement libéral de Jean Charest en éducation postsecondaire.

Depuis le début de la campagne, [...] des dizaines d'actions créatives et positives sont réalisées pour sensibiliser et informer la population. Des tournées de centres commerciaux, des marches funèbres pour enterrer l'accessibilité, des stands d'information, des appels massifs ont été effectués -- et cela fonctionne! Pourtant, les médias n'en parlent que trop peu, obnubilés par le sensationnalisme que procure l'expulsion forcée suivant une occupation illégale...

Mettons les points sur les «i»!

Clarifions une fois pour toutes notre position. Nous ne prônons d'aucune façon la destruction du bien public. Nous dénonçons ces actes perpétrés au sein, et à l'endroit, de nos établissements d'enseignement. Nous ne prônons pas de dogmes sociaux. Nous cherchons à améliorer la situation des étudiants du Québec, dont les conditions ont été attaquées aveuglément par le gouvernement libéral de Jean Charest.

Les libéraux arguent que leur dégel est «raisonnable» et que l'aide financière a été «ajustée». Notre opinion est tout autre, car des questions maintes fois posées demeurent sans réponses. Comment expliquer l'hypocrisie dans le traitement des études qui nous donnaient raison, études commandées et rapidement «tablettées» par la ministre de l'Éducation Michelle Courchesne? Comment expliquer que cette dernière reconnaît un manque à gagner de 71 millions de dollars par année en aide financière et qu'elle refuse de le combler? Comment expliquer que les «bonifications» à l'aide financière alourdiront l'endettement de plus du tiers des étudiants universitaires bénéficiaires de l'Aide financière aux études?!

[...] Nous proposons des alternatives concrètes, réalistes et pragmatiques. Sortir du cul-de-sac dans lequel nous enfonce le dégel libéral nécessitera ouverture, discussion et écoute, de part et d'autre. Il faut respecter aujourd'hui les étudiants qui seront les décideurs de demain, que l'on soit d'accord ou non avec certaines de leurs idées...

Notre plan de match ne consiste pas à imposer nos opinions par la violence et par la force, car procéder de la sorte trahirait les traditions de la société québécoise, traditions de concertation et de collaboration entre les acteurs interpellés et concernés par une problématique d'envergure.

Nous souhaitons créer un lieu de discussion où tous les acteurs concernés, où qu'ils soient, pourront exprimer leurs solutions afin que le gouvernement puisse, en conséquence, agir d'une manière éclairée et transparente. [...]

C'est pourquoi, nous, représentants étudiants des quatre coins de la province, demandons à l'Assemblée nationale de mettre sur pied une Commission parlementaire itinérante dont le mandat serait de visiter les villes étudiantes du Québec pour discuter avec les intervenants du milieu et leurs acteurs périphériques afin de bien comprendre la réalité des communautés universitaires et estudiantines.

Nous invitons la population à marcher avec nous le 22 novembre prochain pour dénoncer la lapidation de l'enseignement universitaire effectuée en douce par le gouvernement Charest et pour réclamer une Commission parlementaire itinérante à ce sujet.

Ont signé ce texte: la Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal; la Fédération étudiante de l'Université de Sherbrooke; l'Association générale des étudiants de la Faculté d'études permanentes de l'Université de Montréal; la Concordia Student Union; l'Association des étudiants du secteur de l'éducation de l'Université du Québec à Montréal; la Post-Graduate Student's Society de l'Université McGill; l'Association des étudiants de Polytechnique; l'Association des étudiants aux cycles supérieurs de Polytechnique; l'Association générale des étudiants du Cégep de Rosemont; l'Association générale des étudiants du Cégep Édouard-Montpetit.

dimanche, novembre 18, 2007

De l'Île de la Tortue à Aridoamerica: Warriors et Zapatistes unissent leurs luttes…



De l'Île de la Tortue à Aridoamerica:Warriors et Zapatistes unissent leurs luttes…


"Parce que 515 ans après la première invasion des territoires ancestraux des peuples autochtones de ce continent, la guerre de conquête, de pillage et d'exploitation n'a pas cessé, et qu'au contraire, elle a pris la forme d'une nouvelle guerre d'extermination néolibérale qui vise la destruction et l'appropriation illégale detoutes les terres et richesses des peuples originels d'Amérique…"


Le Comité de Solidarité Autochtone de Montréal VOUS INVITE

:::::::::::::::::::::

LE 28 NOVEMBRE 2007 à 19h
Au sous-sol du Centre d'Amitié Autochtone de Montréal
2001 Boulevard St-Laurent (coin ontario)
(présentations en anglais / traduction vers le français disponible)

::::::::::::::::::::

Venez écouter les présentations de membres de la délégation Mohawk,Onondaga et Anishnawbe, des territoires de Akwesasne, Kahnawake, SixNations et du nord de l'Ontario, qui ont participé du 11 au 14 octobre2007 à la Rencontre des Peuples Autochtones des Amériques, sur le territoire du peuple Yaqui à Vicam, dans l'état de Sonora au Nord du Mexique.

Deux hommes et une femme de la nation Mohawk de la communautéd'Akwesasne, quatre jeunes de Kahnasatake, une femme Dene du Nord et une femme de la nation Anishnawbe du nord de l'Ontario ont pris part à cette délégation de l'île de la Tortue vers le Mexique.

Elles et ils vous partagerons leur expérience lors de cette rencontre historique des Peuples Autochtones des Amériques, où elles et ils ont pu échanger des expériences de résistance et de lutte avec plus de 500 délégués membres de 54 peuples autochtones provenant de 12 pays des Amériques. La présence Warrior à cette rencontre, convoquée parl'EZLN, le CNI (Congrès National Autochtone) et le peuple Yaqui, à été particulièrement forte ; des membres de 22 nations autochtones de l'île de la Tortue (Amérique du Nord) y ont participé.

De plus, les membres de la communauté d'Akwesasne vous parlerons aussi de leur participation dans la Rencontre des Peuples Autochtones sur les Frontières, à laquelle ils ont participé du 7 au 10 novembre 2007 sur le territoire de la nation Tohono O'odham, en Arizona. Le territoire original de la nation Tohono O'odham est traversé par le mur de la honte qui a été érigé illégalement entre les États-Unis et le Mexique, tout comme les Mohawks d'Akwesasne sont victimes de l'imposition de cette frontière coloniale Canada-Etats-Unis qui divise en deux leur communauté et leur territoire ancestral.

Enfin elles et ils vous parleront aussi de leurs luttes ici contre lesÉtats coloniaux nommés Canada et Etats-Unis et contre les compagnies prédatrices qui s'approprient illégalement de leurs territoires ancestraux, détruisent la terre mère et veulent anéantir leur identité.

Des petits vidéos filmés lors de la Rencontre des Peuples Autochtones à Vicam et des photos de la rencontre seront également présentés lorsde la soirée.

« Si tu ne connais pas ta propre histoire, alors tu n'as aucun futur…Nous devons tous nous unir pour nous battre contre le colonialisme! »




samedi, novembre 17, 2007

Un humoriste à LCN.

Une entrevue à LCN avec Réjean Breton, un ancien professeur de la Faculté de droit de l'Université Laval. Il est spécialiste en "droit du travail" et est ouvertement anti-syndicat en plus de dénoncer régulièrement le code du travail québécois. Bref, un autre spécialiste patenté de droite qui se plait à utiliser le terme go-gauche, comme seul argument. Il nous revomit encore une fois le discours merdique de l'Institut Économique de Montréal et de tous les apôtres du payer plus pour avoir moins. Je doute que Dr Breton se plaignait de ne pas payer assez de frais scolarité lors de ses études! Pathétique....

Revue de presse sur la perturbation économique du 16 novembre.

Un article de ce matin dans le Devoir sur l'action de perturbation économique qui s'est déroulé hier à la bourse de Montréal. Pour lire l'article.

Par ailleurs Hubert Gendron-Blais, le porte parole de l'ASSÉ a répondu aux questions de JL Mongrain à TculS. Mongrain fait encore une fois honneur aux réacs du Québec. Un bon travail du représentant de l'ASSÉ.

Ailleurs au Québec des étudiants ont aussi fait des actions de perturbation. C'est le cas à Drummondville. Une vingtaine d’étudiants du cégep de Drummondville ont occupé le bureau de leur député ADQuiste pendant près de deux heures. Cette occupation était en réaction à un article publié par le député la veille dans le journal L'express.
Pour lire un résumé de leur action (Ici et là avec un vidéo).

Bilan de la semaine de grève sur A-Infos

La France vit actuellement elle aussi une grève étudiante. Les camarades français de A-Infos, ont fait un bilan de la grève étudiante au Québec qui reprend en bonne partie le matériel publié cette semaine sur notre blogue. Pour lire le résumé.

vendredi, novembre 16, 2007

Perturbation économique ce matin

Un bref compte rendu de l'action de perturbation économique qui s'est déroulée ce matin. Aucune arrestation n'a eu lieu. Pour voir l'article qui contient un lien vidéo ici.

Des étudiants manifestent à la Tour de la bourse de Montréal.

Une centaine d'étudiants ont occupé le rez-de-chaussée de la Tour de la bourse de Montréal, vendredi matin, avant de quitter les lieux. Les étudiants ont ainsi perturbé l'arrivée au travail des employés de la bourse.

Sous l'égide de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE), la manifestation visait à dénoncer la hausse des frais de scolarité et à revendiquer la gratuité scolaire complète.

Les étudiants, débarqués à la Tour de la bourse située au carré Victoria, ont investi l'immeuble vers 8 h et ils ont bloqué l'accès à la tour ainsi que les ascenseurs.

La manifestation s'est déroulée sans incident et aucune arrestation n'a été effectuée malgré un important déploiement policier.

Les étudiants sont retournés à pied, marchant en sens inverse de la circulation, vers la Grande Bibliothèque où ils effectuent une occupation extérieure de lecture devant l'établissement. La Grand Bibliothèque a été fermée pour l'après-midi, car la direction craignait une occupation des lieux.

Les loups hurlent lorsque les chiens mordent.

Une petite vidéo de nos camarades étudiantEs françaiEs en grève à l'université de Nanterre. Les étudiantEs qui bloquaient l'accès à l'université sont chargéEs par les CRS (les flics anti-émeute français). Derrière la ligne de flics, des étudiantEs réacs applaudissent la répression policière et vont même jusqu'à chanter "Allez les bleus". On en vient à se demander lesquels, des flics ou des étudiantEs réacs méritent le plus des coups de pied au cul...

Plus de vidéos des évènements en France.

jeudi, novembre 15, 2007

Cause commune, édition spéciale grève étudiante


La NEFAC-Montréal a produit un numéro spécial de Cause Commune portant spécifiquement sur la grève étudiante en cours.

Il s'agit en fait d'un tract format 'legal' recto-verso.

Vous en trouverez ici une copie pdf. Recto. Verso.

N'hésitez pas à la reproduire en masse!

Action de perturbation économique vendredi 16 novembre.

Action de perturbation économique vendredi 16 novembre à 7h00 AM au carré Berri.
Le gouvernement, comme toujours au service des plus nantis, a procédé à un nouvel assaut envers les étudiants et étudiantes en procédant au dégel des frais de scolarité. En septembre dernier, plusieurs associations étudiantes au Québec, prouvantque la gratuité scolaire était possible, ont exigées la gratuitéscolaire, passant par l'abolition des frais afférents et le gel des frais de scolarité, et une amélioration des ressources etservices. Le gouvernement a refusé de nous écouter, préférant réduire l'impôt aux entreprises. De plus, la condition des parentsétudiants tend à être de plus en plus précaire et nous attendons toujours des garderies publiques adaptées à leur condition.
Un mouvement de grève se lève présentement. Après les ultimatums sans réponses, les pétitions, les manifestations, et les rencontres avec le gouvernement, plusieurs associations étudiantesont fait le choix de continuer à lutter pour un réinvestissement massif en éducation. Elles ont voté des journées de grève,allant de 3 jours à des grèves générales illimitées, comme à l'UQAM ou il est exigé l'abolition des mesures dégradant gravemement la qualité et l'accessibilité de l'Université.Un plan d'action a été adopté. Il est temps de faire valoir nos droits. Perturbons la tranquilité des gestionnaires capitalistes en leur montrant que nous avons un projet pour notre éducation,et qu'en tant qu'étudiantEs, nous exigeons qu'il soit entendu!
Rendez-vous vendredi 16 novembre à 7h00 AM au carré Berri.

Ailleurs au Québec.

Pour ceux que ca intéressent, nos camarades de La Nuit (NEFAC-Qc), font le topo sur les grèves étudiantes à Québec via leur blogue Voix de Faits.
Voir ici et ici

UN FLIC POINTE SON FUSIL SUR DES ÉTUDIANT-E-S


Suite à la manif d'hier contre la brutalité policière (14 novembre-voir billet), certains flics déçus de ne pas avoir tabassé d'étudiants ont intimidé des étudiants d'une manière digne d'un état policier. Revendiquer une éducation plus accessible et de meilleure qualité est-il rendu un crime si horrible aux yeux de l'état, qu'il donne maintenant la liberté à ses meutes de réprimer aussi brutalement le mouvement étudiant? Voici un témoignage anonyme d'un militant.

Pour avoir lancé un slogan anti-flic à une police qui passait le coin de rue, deux étudiantEs se sont fait menacéEs du flingue d'une police, puis sont accuséEs d'avoir troublé la paix.

Hier soir, 14 novembre 2007, après la manifestation contre la brutalité policière, quelques étudiantEs sont alléEs boire une bière au Yer Mad. En arrivant, plusieurs unités d'intervention policière étaient stationnées sur Maisonneuve, qui sont parties une dizaine de minutes après leur arrivée. Pendant que deux personnes fumaient à l'extérieur, la police est passée. Une des étudiant-e-s a lancé un slogan. La réponse d'un des policiers fut de dégainer son flingue et de la pointer!

Craignants pour leur intégrité physique, les camarades se sont réfugiéEs à l'intérieur du bar et se sont cachéEs. Une minute plus tard, une dizaine de flics ont pénétré à l'intérieur du bar. Ils-elles les prennent et les amène dans la ruelle sur le côté.Comprenant rapidement la situation, les étudiantEs sortent, appelent un avocat et commencent à dialoguer avec les flics, qui étaient à peu près une vingtaine pour cette intervention. Plusieurs d'entre eux ont refusé de fournir leur matricule, dont deux flics de l'escouade anti-émeute (pas casquée) au brassard vert. Ils étaient arrogants.De plus, pendant que les deux camarades se font intimidéEs dans la ruelle, un des flics a émis une contravention à un camarade pour avoir craché à terre. Finalement, les étudiantEs arrêtéEs sont relâchéEs. Est écrit sur leur ticket: "Ayant émis un bruit audible à l'extérieur de cris et de chants."Le flic qui a sorti son gun n'est pas encore identifié: il s'est enfui très rapidement suite à l'entrée de la police dans le bar.

Le fusil, leur nombre écrasant, la présence de l'anti-émeute, tout ça prouve que cette intervention n'était ni plus ni moins une tentative dégoûtante d'intimidation et de provocation de la part des flics, visiblement très déçuEs de n'avoir pas pu tabasser et arrêter des étudiantEs en colère lors de la manif.

Compte rendu de la manif du 14 novembre.

Un appel à manifester contre la brutalité policière et la répression des derniers jours a été fait aujourd'hui par l'ASSÉ. Quelques centaines de personnes étaient sur place et avant le départ, un appel au calme et à une marche pacifique a été lancé. Les forces de répression ayant eu 2 nuits plutôt mouvementé, se sont fait discrètes en apparence. La marche, dont le départ était au parc Émilie Gamelin, a duré environ 30 minutes pour revenir au point de départ. Une marche tranquille et sans incidents. Un appel à la dispersion a ensuite été lancé par les organisateurs. Lors de mon départ, vers 11h45, quelques dizaines de manifestants étaient toujours dans le parc. Quelle ne fut pas ma surprise de voir sur la rue Maisonneuve plus d'une vingtaine de véhicules remplis de flics anti-émeute devant le Yermad, qui attendaient prêt à intervenir et à casser encore de l'étudiant...

mercredi, novembre 14, 2007

Manifestation ce soir(14 novembre) contre la brutalité policière


Un appel lancé par l'ASSÉ contre la répression policière.
La répression démesurée, voire sauvage, de la po­lice ne doit pas abattre notre mouvement. Les ad­ministrations locales sont complices. Elles refusent de reconnaître les grèves et les activités étudiantes organisées dans nos institutions. Ne restons pas si­lencieux devant toute l’agressivité que déploient les autorités. Notre politique de contestation est juste et nécessaire.

Soyons uni-e-s, soyons solidaires.
Ce soir, après deux jours de matraques et d’arrestations arbitraires, nous serons dans les rues de Montréal pour dénoncer l’intransigeance des administrations locales et les coups violents portés à notre liberté d’expression et d’organisation. Nous continuerons notre lutte jusqu’à ce la force brute devienne inutile.
Cette session a été difficile, mais le mouvement doit s’amplifier aujourd’hui afin de porter un assaut final au gouvernement. Il doit reculer. Plus de 58 000 étu­diantes et étudiants seront en grève demain. Le mo­mentum, c’est nous!

Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante

www.asse-solidarite.qc.ca

Témoignage de l'intérieur des murs du CVM

Une militante présente hier, mardi, lors de la répression policière au CEGEP du Vieux Montréal, a écrit ce texte. C'était la deuxième soirée d'action, on peut déjà s'imaginer quelle sera l'atmosphère de ce soir pour la manif contre la brutalité policière.

Hier soir, mardi 13 novembre, les étudiantEs du Cégep du Vieux-Montréal
n'avaient toujours pas réussi à s'entendre avec l'administration sur le
Bed-in. Vers 19h30, les grévistes se sont assembléEs. Plusieurs
délibérations ont eu lieu, et les étudiantEs ont décidé ensemble que
l'occup aurait tout de même lieu.

J'étais présente dans les environs de 9h. Environ 5 minutes après mon
arrivée, 4 flics sont entrés et se sont enfermés avec Jean-Guy Tremblay,
chef de la sécurité GARDA au CVM: les flics signaient déjà les papiers
permettant à l'escouade anti-émeute d'entrer dans le cégep. Il faut savoir
que Stéphane Godbout, directeur du Service aux étudiants et normalement
représentant de l'administration devant les étudiantEs, n'était pas là
hier, préférant laisser le cégep aux mains des GARDA, remettant
spécifiquement son pouvoir à Jean-Guy Tremblay, connu pour son attitude
violente face aux étudiantEs. (Je l'ai moi-même vu ce soir-là, au début de
la soirée, au moment ou les gens sortaient le matériel pour les
barricades, rire aux éclat: « Je reconnais vos faces, j'ai hâte de vous
retrouver en prison demain! »)

Pendant ce temps, les étudiantEs délibéraient. Une fois l'information
propagée que les flics avaient déjà le droit d'entrer dans le cégep, une
fois que les étudiantEs ont su que l'administration avait choisi de
laisser le cégep aux mains des flics et s'en lavait les mains, la colère
s'est fait sentir. Les gens savaient que peu importe ce qui arriverait,
les paniers à salade les attendaient.
En mouvement spontané, les grévistes ont monté des barricades. La police,
en intervention et en anti-émeute, faisait déjà des rondes, tactiques
d'intimidations et de dispersions aux diverses entrées bloquées par les
barricades.

La tension a été maintenue toute la soirée. Il n'y avait absolument aucun
dialogue avec la police ou GARDA. Il faut savoir qu'en conseil de grève,
dans l'élan rapide d'action, pas de stratégie commune n'a été adoptée
avant de prendre le Cégep. Plusieurs personnes souhaitaient garder le
Cégep en bed-in, alors que plusieurs autres voulaient faire une occup, ce
qui a créé une désorganisation difficile à régler. Il y avait des troupes
à l'intérieur, d'autres aux sorties névralgiques et une bonne moitié des
grévistes piquetaient à l'entrée principale. Il était donc difficile de
savoir ce qui se passait, ou en était les flics et qu'est-ce que les
troupes voulaient faire.

Une première confrontation relativement majeure a eu lieu vers minuit et
quelques. Sur le côté Hôtel-de-Ville du Cégep, coin Sherbrooke, une partie
des troupes a répondu à un avancement d'une bonne vingtaine
d'anti-émeutes. Un affrontement a éclaté, des camarades ont été matraquéEs
et poivréEs. Ils-elles se sont ensuite repliéEs en revenant vers l'entrée
principale.

Suite à cette altercation, l'organisation ne s'est pas mieux solidifiée.
Le climat était particulier, les gens étaient prêt-e-s à l'assaut mais
n'arrivaient pas à s'entendre (pas d'engueulades, juste un manque de
communication intense) sur la stratégie à adopter. Garder le Cégep, donc
rester à l'intérieur et risquer la souricière, ou sortir en masse à
l'extérieur, à l'entrée principale pour pouvoir sortir dans la rue et
prendre la fuite si ça chauffait?

Vers 1h, l'anti-émeute s'est amenée, tranquillement, sur Ontario à l'Ouest
de Sanguinet. Ils étaient environ une quarantaine et se sont postés en
face du Vieux, dans la rue devant les barricades. Les gens à l'extérieur
se sont immédiatement repliéEs sur le balcon principal. Quelques
projectiles ont été lancés vers les cochons, la situation s'envenimait.
[Jusqu'à ce moment, j'étais dans les troupes de l'entrée principale. C'est
à partir ce moment que je suis sortie, mon récit sera donc d'un point de
vue de l'extérieur des barricades.]

C'est à ce moment qu'on a compris que les grévistes étaient faits.
L'anti-émeute était en train de pénétrée à l'intérieur par d'autres
sorties et les gens qui étaient restées dans les murs du Cégep se sont
faits pourchasséEs. Un groupe a réussi à sortir, d'autres se sont fait
prendre. L'impératif était donc de faire sortir les gens de la trappe. Les
grévistes qui avaient réussi à sortir sont restéEs autour, rue Ontario à
l'Est de Sanguinet pour encourager les troupes prises, faire chier la
police, tenter des manoeuvres de diversion. Les flics réagissaient en nous
poivrant une fois de temps en temps, cherchant à nous disperser, à nous
faire fuir et à nous décourager de rester pour nos camarades. Les troupes
ont fini par se resserrer en deux formations. Une s'est dirigée sur
Sanguinet et l'autre est restée en avant du balcon.
C'est à partir de ce moment que tout ce que vous savez a commencé. À
l'extérieur, nous essayions de créer une brèche qui aurait pu permettre
aux troupes sur Sanguinet de faire un mur pour sortir. Quelques personnes
pendant ces tentatives ont réussi à s'enfuir.

Mon récit observatif s'arrête ici. Se sont ensuivies des affrontements à
répétition jusqu'aux petites heures du matin. Inutile de dire que la
répression a été monstre. Baston, matraquage, teaser, poivre de cayenne.
L'escouade d'intervention hier s'en est donnée à coeur joie. Il y a eu des
vagues d'arrestations de masse. Pèsent des charges au criminel (voies de
fait sur les policiers, agressions armées et méfaits) sur environ 102 de
nos camarades.

France: convergence des luttes.

Il n'y pas qu'au Québec que la grogne des étudiants se fait entendre. En France, un vaste mouvement social s'est enclenché le 18 octobre et se poursuit contre les politiques de Sarko (Voir les billets). Par contre, une convergence des luttes semble vouloir s'établir en France entre les étudiants et les différents syndicats. D'ailleurs les étudiants là bas subissent aussi la répression policière (voir A-infos). Un camarade français sympathisant de la NEFAC nous fait un bilan des évènements depuis le 18 octobre.

Le mouvement étudiant construit depuis plus d’un mois une forte mobilisation contre la loi sur l’autonomie des universités. Aujourd’hui,une quinzaine d’universités sont totalement ou partiellement bloquées, et ce malgré la forte répression policière et politique : universités évacuées par les CRS (anti-émeute), ou par l’armée (à Nanterre, Paris), et fermées pour empêcher la tenue des AG.
Parallèlement, le 18 octobre, les syndicats de travailleur-euse-s appelaient à une journée de grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite. Cette journée fut une réussite : 75% de participation dans le domaine des transports ferroviaires. Forts de cette mobilisation, les syndicats(SUD-rail en tête, voir cause commune n°17) ont appelé à une grève reconductible à partir du mardi 13 novembre à 20h.Ces perspectives de luttes rendent possible la création d’un front large et radical opposé au gouvernement de Sarkozy et au MEDEF(syndicat patronal). C’est dans ce sens que poussent nos camarades d’Alternative Libertaire:
étudiant-e-s, salarié-e-s même combat !!

Les flics matraquent aussi nos camarades étudiants en France.

Les flics matraquent aussi les étudiants grévistes en France. Une petite vidéo sur la répression hier à Nanterre. Pour lire l'article d'A-infos (ici). Une intervention qui, selon plusieurs sources, étaient démesurée. Une trentaine de cars et des bataillons de CRS armés qui ont matraqué et gazé. Ca ne vous rappelle pas lundi?

La vidéo:

Manifestation et répression au CÉGEP du Vieux Montréal.

Après le lundi de répression à l'UQÀM, c'est au tour des étudiants en grève du CVM, de subir la répression policière. Selon, certaines sources, plus d'une centaine d'étudiants auraient été arrêté cette nuit après avoir tenté d'entrer à l'intérieur.


Des policiers du SPVM ont arrêté une centaine de personnes qui avaient envahi le Cégep du Vieux Montréal dans la nuit de mardi à mercredi.

Quelques centaines de personnes s'étaient rendues manifester mardi soir devant l'institution, dont les étudiants ont voté pour une grève de trois jours. Plusieurs dizaines de manifestants sont entrés dans le cégep et ont causé des dommages à l'intérieur. Du mobilier s'est retrouvé sur l'esplanade du cégep. Des étudiants ont voulu se dissocier de ces gestes de vandalisme.

Vers 23 heures, les policiers ont été appelés à intervenir. Selon le SPVM, les manifestants ont rejeté deux avis d'expulsion. L'intervention des forces de l'ordre a entraîné l'arrestation de 102 personnes. Elles ont été libérées quelques heures plus tard sur promesse de comparaître. Elles seront accusées de voies de fait contre des policiers et de méfaits.

Les étudiants en grève jusqu'à vendredi tiennent un piquet de grève depuis 7 h et une assemblée générale est prévue vers 9 h.

source


Vous pouvez lire des témoignages de manifestants présents sur le forum de l'ASSÉ.

Edit: Des camarades qui étaient sur place, devrait nous transmettre bientôt un compte rendu de cette nuit d'affrontement.

Appel pour un contingent communiste libertaire jeudi.

La NEFAC-Montréal vous invite à vous joindre à un contingent communiste libertaire au cours de la manifestation étudiante de l'ASSÉ le jeudi 15 novembre. Des drapeaux rouges et noirs seront disponibles sur place ainsi que du matériel de mobilisation.

Lieu et heure de la rencontre : À 13h30 au Square Dorchester, métro Peel, sous la bannière rouge et noire de la NEFAC.

Solidairement nous allons prendre la rue.


mardi, novembre 13, 2007

Flics à l'UQÀM prise 2...

Hier soir à l'UQÀM, une occupation a eu lieu au pavillon Hubert Aquin. Les grévistes se sont solidement barricadés à l'intérieur de leurs locaux, afin de ne pas commettre les mêmes erreurs qu'en 2005. En parallèle, une manifestation spontanée, en appui aux camarades occupantEs, se déroulait dans les rues entourant l'UQÀM. Bref, vous voyez le topo, un bataillon de véhicules de flics dispersés dans le centre-ville, et quelques dizaines de manifestants gonfléEs à bloc, qui prennent la rue vers les 23h. Nous avons dénombré plus de 40 véhicules de flics en 2 endroits, sans compter ceux qui patrouillaient. Démonstration de forces, formation losange (ou carré ou triangle...) et les troupes qui marchent au pas, ils n'attendaient que le signal pour casser de l'étudiant. C'est vous dire la crainte que les étudiants universitaires inspire à l'État. Évidemment, la direction UQAMIENNE fidèle à sa tradition, a répondu en donnant le feu vert à la répression policière. Comme le dit le slogan: "Plus qu'ils coupent, plus qu'ils mettent de flics"...

Voici un communiqué publié cette nuit par l'UPAM(l'Université populaire à Montréal). Les chiffres et faits concernant les interventions suivront sous peu.


Alors qu’une réappropriation pacifique des lieux avait cours à dans le pavillon Aquin de l’UQAM, l’administration de l’université, suivant la ligne de conduite pour laquelle elle avait opté en début de journée, a fait appel aux forces de l’ordre de la ville de Montréal au lieu de dialoguer avec sa communauté étudiante. En 2005, l’UQAM avait usé des mêmes pratiques, qui avaient été vertement critiquées par l’ensemble des syndicats et associations.

L’occupation qui a commencé à 22h ne concernait qu’un espace modeste de l’université et les étudiant-es impliqués allait laisser libre cours à la circulation pendant le jour. De plus, cette occupation ne nuisait en rien aux activités centrales de l’université. Les activités qui s’y sont tenus n’ont pas compris de casse ou de geste qui mettraient en péril la sécurité des personnes présentes à l’UQAM. Pourtant, l’occupation a été écrasée dans une répression démesurée.

Cette occupation a lieu alors que 20 000 étudiant-es ont déclenché une grève d’au moins une semaine pour marquer leur opposition au plan de redressement adopté par l’UQAM et demandé un réinvestissement massif pour combler, entre autres, le déficit de l’université. Les étudiant-es ont tenté en vain d’établir un dialogue avec la direction.

En effet, une vingtaine d’autopatrouilles ont été mobilisées toute la journée pour surveiller et punir toute forme de contestation étudiante. D'ailleurs, les policiers sont intervenus cet après-midi lorsque les étudiant-es ont organisés un sit-in devant un local où le candidat au rectorat de l’UQAM, Claude Corbo, avait choisi de se retirer en refusant tout dialogues avec eux. Pendant la nuit, les policiers ont pénétré à nouveau les murs de l'UQAM pour mettre fin à l'occupation pacifique des lieux.

Cette obsession déplorable de l’UQAM qui fait intervenir les forces policières sous n’importe quel prétexte démontre à la fois son incapacité à négocier de façon sérieuse et la confusion qui règne dans ses rangs.

Renseignements:

Valérie Reine Marcil, attachée de presse

(514)265-8403

D'autres infos à Radio-Can

LCN

lundi, novembre 12, 2007

Les étudiants en grève de l'UQÀM subissent la répression policière Montréalaise.



Un communiqué de ce matin dénoncait la répression politique contre les associations étudiantes par leur administration au collégial. Voici donc que l'UQÀM utilise la répression policière contre ses propres étudiantEs. Ce n'est ni la première, ni la dernière fois que les policiers interviennent à l'intérieur de l'université durant des grèves étudiantes. Voici le communiqué de l'ASSÉ.


Les étudiants et étudiantes en grève de l'UQÀM ont subi la répression policière aujourd'hui après avoir manifesté leur mécontentement à Claude Corbo, recteur potentiel de l'Université. Alors que cinq des sept associations facultaires de l'UQÀM sont en grève du 12 au 16 novembre pour protester contre le plan de redressement imposé à l'institution et la hausse des frais de scolarité, la mobilisation étudiante s'accentue malgré la répression policière accrue contre les manifestants et manifestantes.

La journée avait pourtant bien commencé, avec une manifestation pacifique rassemblant plus de 400 personnes le matin et l'inauguration de l'Université populaire à Montréal (UPAM). Un piquetage s'est spontanément formé devant la salle de cours de Monsieur Corbo en début d'après-midi. Plusieurs dizaines de policiers sont alors intervenus pour disperser les manifestants et manifestantes. Une bousculade a eu lieu, et les policiers ont dû se replier hors de l'université où l'escouade antiémeute est alors intervenue pour disperser la foule. On dénombre trois arrestations pour l'instant, alors que de nombreuses personnes ont été victimes de la brutalité policière.


Renseignements :Hubert Gendron-Blais, Secrétaire aux communications,

(514) 835-2444

Bureau de l’ASSÉ : (514) 390-0110.

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Encore les accommodements raisonnables...


Une camarade de la NEFAC avait écrit dernièrement un billet intéressant sur les accommodements raisonnables. C'est au tour de nos camarades de No One Is Illegal, de critiquer à leur tour la Commission Bouchard-Taylor et de dénoncer le débat raciste créer par toute cette tempête médiatique à la sauce réac. Un bon texte dans l'ensemble, qui ramène la question autochtone, qui a été presque totalement esquivé durant cette commission, et critique l'utilisation du concept de "droits de la femme", afin de justifier d'autres formes d'intolérance.

Le Collectif Personne N’est illégal – Montréal à rédigé la déclaration qui suit en opposition au “débat” raciste sur les accommodements raisonnables au Québec et à la “Commission Bouchard-Taylor”. Nous encourageons les groupes et individus qui sont d’accord avec cette déclaration à l’endosser en contactant : noii-montreal@resist.ca. Nous encourageons également les alliéEs qui voudraient s’impliquer dans la mobilisation contre les audiences publiques, ou qui soutiennent l’effort entrepris par Personne N’est illégal de rentrer en contact avec nous.

Entente de principe accepté au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.

Les 129 membres du syndicat du cimetière Notre-Dame-des-Neiges ont voté dimanche a 95 % pour l'entente de principe intervenue vendredi avec la direction. (Voir billet précèdent)
Selon Radio-Canada, l'entente de principe comporte des gains majeurs pour les 129 syndiqués du cimetière. Les employés obtiennent la semaine de travail de quatre jours, la rétroactivité salariale pour les années 2004 à 2007 et des hausses salariales variant de 1 à 2 % pour les années subséquentes.
Ce conflit de travail qui a duré près de six mois, démontre encore une fois que la lutte par les travailleurs est longue et difficile, mais est essentielle pour avoir et maintenir des conditions de travail décentes face au patronnat.

Edit: Notre camarade Phébus a publié sur son blogue Sur les Lignes, le communiqué du syndicat sur l'entente de principe.

Les administrations collégiales menacent les étudiants avec la loi 43!

Un communiqué de l'ASSÉ ce matin, visant à dénoncer la répression politique qu'exercent les administrations collégiales contre les associations étudiantes et leur droit à la grève.

Devant les mandats de grève votés par les associations étudiantes des cégeps de Drummondville, Saint-Laurent et Terrebonne, les administrations locales menacent d’appliquer la loi 43 aux étudiants et étudiantes. L’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ) dénonce vivement cette attitude répressive et antidémocratique, conformément à sa revendication d’abolition de ladite loi. Les associations collégiales feront respecter les mandats de grève des assemblées générales dans le cadre du plan d’action en participant notamment à la manifestation nationale du 15 novembre.

Vendredi dernier, les administrations des cégeps de Saint-Laurent, Drummondville et Terrebonne ont produit un communiqué pour informer la communauté collégiale de leur intention de tout mettre en oeuvre pour assurer le fonctionnement normal de leurs établissements d’enseignement. S’appuyant sur la Loi concernant les conditions de travail dans le secteur public (loi 43), les administrations menacent les associations étudiantes d’injonctions et d’intervention policière si celles-ci tentent de valoir leur droit à la grève.

L’ASSÉ dénonce l’attitude répressive des administrations collégiales, véritables courroies de transmission de l’autoritarisme gouvernemental en matière de mobilisation syndicale. L’association étudiante nationale revendique depuis février 2007 l’abolition totale de l’anti-démocratique loi 43 : « Le droit à la grève est reconnu internationalement et ne peut être entravé sous aucun prétexte : cette loi anti-syndicale adoptée sous bâillon est illégitime. Comment le Québec peut-il se targuer d’être une société démocratique si ceux et celles qui revendiquent une amélioration de leurs conditions de travail et d’études sont menacé-e-s de répression policière ? » s’insurge Marie-Eve Ruel, Secrétaire aux affaires académiques.

Plusieurs administrations collégiales avaient menacé d’appliquer la loi 43 aux associations étudiantes lors de la grève d’une journée pour la manifestation du 29 mars dernier organisée par l’ASSÉ. Des lignes de piquetages massives avaient toutefois empêché toute répression institutionnelle, et ce, malgré la présence des forces policières aux cégeps de Maisonneuve et Saint-Laurent. « Nous ne plierons pas devant les menaces de l’administration : la grève aura lieu » avertit Éric Martin, porte-parole de l’Association étudiante du Cégep de Saint-Laurent (AECSL).

Notons que malgré le menotage des syndicats locaux, concernés par la loi, la Fédération autonome du collégial (FAC) ainsi que la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) ont manifesté leur appui à l’ASSÉ dans le dossier.

Rappelons que la loi 43 demeure extrêmement floue dans son libellé quant à son éventuelle application aux débrayages étudiants. Cette imprécision amenée par la Fédération des cégeps n’intimide pas les associations étudiantes, lesquelles ne se sentent pas visées par la loi tant que le gouvernement n’aura pas clairement pris position sur le sujet. Cette loi a de plus été vivement dénoncée par le Bureau international du travail (BIT) de l’ONU en janvier dernier, ainsi que par l’ensemble des centrales syndicales québécoises.

Seule association étudiante nationale comprenant des membres de tous les cycles d’enseignement supérieur confondus, l’ASSÉ regroupe actuellement plus de 40 000 membres dans les cégeps et les universités du Québec. Elle milite depuis sa création pour la gratuité scolaire à tous les niveaux.

Renseignements : Hubert Gendron-Blais, Secrétaire aux communications, (514) 835-2444 Bureau de l’ASSÉ : (514) 390-0110.
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