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mardi, juin 07, 2011

Lettre à Bombardier

Madame Bombardier,

Je vous écris en référence au "couple à la mode" sur lequel vous déverser votre fiel bien au-delà de ce qu'eût prescrit la bienséance qui semble vous avoir quittée l'espace d'un instant.

Je ne commente pas sur les accusations anticommunistes primaires. Et Amir, un "machiste"? J'eus pensé que vous le connaissiez mieux.

Qu'est-ce qui vous rend aussi aigrie? Est-ce de voir que la morale ne s'arrête pas à l'étiquette, et qu'elle peut aussi viser les puissants qui aiment à jouer impunément avec les ressources des peuples?

Ces puissants, vous semblez craindre de les voir renversés par le "commandeur d'un nouvel ordre moral" qui, partout, en lieu et place du colonialisme et du capitalisme sauvage, nous donnerait quelque chose comme le respect de nous-mêmes. René Lévesque était-il lui aussi un de ces genres de " branchouillés, de révoltés à la petite semaine et de rêveurs qui, sous couvert de progrès, nous ramèneraient à ce monde folklorique et doctrinaire du Québec d'antan.", quand il nationalisait l'Hydro-Québec et qu'on le traitait de communiste? Tiens, c'est vous qui vous mettez à parler comme ce québec doctrinaire d'antan, le québec du patronage et des petits copains du pouvoir.

Ceci dit, vous ne faites pas exception, on voit beaucoup de voix paniquées tenter d'empêcher la montée en popularité d'Amir, vous n'êtes pas la seule, il faut bien défendre son monde, ses privilèges et sa classe, comme aurait dit Mao Zedong.
Ce qui est le plus drôle, quand même, c'est qu'en plus de quitter votre traditionnelle grandeur morale pour faire dans le combat de rue et les coups envoyés sous la ceinture, vous nous servez une leçon d'économie: "Le Québec actuel que délaissent les touristes est une société frappée de paralysie qui peine à s'arrimer à l'économie en évolution. Tout projet de développement se heurte à un mur de refus: hier à Montréal le chantier dont le Cirque du Soleil aurait été l'icône, aujourd'hui l'exploration de nos ressources naturelles, demain le Plan Nord sans doute. Pendant ce temps, les industries des technologies nouvelles regardent ailleurs et la ville de Montréal stagne, donc périclite."

Je vous épargne de vous corriger sur la personnalité d'Amir: le temps montrera bien assez vite combien votre jugement s'est enrayé. Mais je ne peux pas m'empêcher de vous enjoindre, et je le dis par charité, de ne plus jamais aborder le sujet de l'économie. On vous imaginait déjà mal en jalouse, mais en économiste, vous sortez carrément du registre.

S'arrimer à l'économie en évolution? Mais qu'est-ce que vous connaissez à ces histoires de capital de risque, de bioéconomie et j'en passe? On n'y croit pas. Je vous épargne les détails, mais si vous connaissiez quoi que ce soit à l'économie, vous diriez: comment allons nous faire quand la crise s'aggravera? Que faisons-nous avec l'endettement des ménages? Vous voulez des cirques et des mines! Ha! Mais c'est le spectacle que vous aimez, il faut cesser de vous dissimuler: ce monde fonctionnerait encore si on y croyait juste un peu plus, le développement pourrait continuer, les catastrophes disparaîtraient...mais ça n'est pas de l'économie, c'est du spectacle!

Et surtout, pourquoi les Québécois-e-s devraient-ils aider une économie de la finance qui ne profite qu'à une seule minorité? Mais j'imagine que c'est de cette minorité que vous tenez vos informations, et que c'est elle que vous craignez de voir démasquée dans le nouvel ordre moral du commandeur Khadir. Comme il est difficile de défendre des privilèges quand on se met partout à poser des questions! J'imagine que c'est aussi pour cette minorité que vous écrivez. Mais pourquoi feignez-vous encore de vous adresser à nous. "J'écris pour les bourgeois et le capital financier, et nous n'aimons pas Amir Khadir". Voilà qui eût été plus franc et qui eût sonné moins faux.

Je suis désolé, toujours chagriné, de devoir vous l'apprendre: la petite bourgeoisie nationale n'est plus à la mode. Plus d'entre-deux: ou alors le grand capital étranger, ou alors quelque chose comme de la dignité retrouvée. C'est une occasion de vous refaire: plus vite vous cesserez de lamenter la perte de l'ancien monde, et plus vite vous pourrez devenir la championne des bonnes valeurs du nouvel ordre moral du commandeur khadir. Autrement vous pourriez finir oubliée, et je sais combien cela vous chagrinerait, enfin, j'arrive assez bien à frétiller d'empathie à votre endroit. Ne dites pas que je ne vous donne pas de conseils. Je suis sans doute trop familier, mais les temps sont troubles, et en pareille époque, il ne faut pas être chiche en matière de générosités. Comme on disait en mai 68: "Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi!".

Mes salutations anticapitalistes les meilleures,

lundi, février 22, 2010

Lagacé, à quoi tu sers?

Réagissant aux propos homophobes tenus sur les ondes d'une radio white trash de Québec, Lagacé nous offrait ce matin, dans la Paresse, son analyse du phénomène. Oui, c'est vrai, la propagande réactionnaire populiste va bon train dans la capitale. Mais passons au point intéressant.

En guise de conclusion, Lagacé nous informe que
C'est David Desjardins, de Voir Québec, qui a le mieux résumé l'essence de cette radio fâchée-fâchée, qui flatte son auditoire dans le sens du poil comme une fille de joie: «Au fond, sa seule véritable fonction est économique: régurgiter jour après jour aux auditeurs ce qu'ils veulent entendre afin de justifier leur colère et ainsi les garder à l'antenne jusqu'à la prochaine pub.»

Pis toi, Lagacé, à quoi tu sers?

lundi, juin 08, 2009

À bas toutes les Frontières! solidarité avec Akwesasne

Depuis déjà une semaine le poste frontière canadien situé sur l’Ile de Cornwall en territoire Mohawk est fermé à la circulation. Impossible d’utiliser le pont pour se rendre sur le territoire ou pour en sortir, il est bloqué par la police. Dans la nuit du 31 mai dernier, alors qu’ils devaient recevoir leur nouvelles armes a feu selon les directives du gouvernement, les douaniers décident de quitter leur poste de travail prétextant que leur sécurité est en jeu.

Quelques semaines auparavant les gens de la communauté Mohawk avaient initié une mobilisation pour que les douaniers situés à l’intérieur de leur territoire ne portent pas d’armes. Pourquoi ? Parce que les douaniers ont un historique d’harcèlement. En effet chaque famille de la réserve a une histoire a ce sujet : fouille abusive, harcèlement, injures, menaces sont le lot quotidien pour une communauté séparé par deux frontières (voir la carte). Ceci ne va pas sans nous rappeler le cas de deux grands-mères arrêtées et trainées en cour l’an dernier. De plus le poste frontière en situé a quelques pas de maisons et de commerces, pas tout a fait le type d’endroit ou une arme peu être utilisé !

Bien que la mobilisation ait été initiée par le conseil de bande, un système illégitime imposé par le gouvernement dans l’optique d’assimilation, tous sont unis pour dénoncer l’absurdité des frontières et de la présence d’une force armée étrangère sur un territoire souverain.

Le gouvernement canadien insiste pour dire qu’il est en négociation avec les mohawk... mais seulement pour faire retirer l’équipement de leur poste frontière ! Maintenant, le Ministre Van Loan parle de changer la location du poste frontière afin de résoudre le problème.

La riposte s’organise ; la communauté en Tyendinaga a bloqué le pont sur leur territoire et demain soir il y aura un évènement au Centre d’Amitié Autochtone de Montreal avec un représentant d’Akwesasne et de Six Nation.

Une lutte à suivre et qui risque d’être chaude puisque le gouvernement semble mettre de la pression en continuant de publiciser a grand renfort de sensationnalisme les « descentes » dans les réserves Mohawks et tout en nous faisant écouter la musique du « jack-in-the-box » de la contrebande de cigarettes qui fait perdre tant de millions au pauvre petit gouvernement (qui lui n’hésite pas a dépenser des milliard en armement et interventions étrangère !). Les médias et le gouvernement alimentent le racisme et les préjugés envers les mohawks.

Déjà beaucoup d’encre a coulé a ce sujet (malheureusement presque tout en anglais) alors je vous laisse quelques liens d’interet.


article
:
ici
ici
ici
ici
et ici
radio
http://www.radio4all.net:8080/files/jaggisingh@gmail.com/2840-1-sakoiepah-final.mp3
photos
http://www.flickr.com/photos/lavagabunda/
video
http://www.youtube.com/watch?v=eRM6ev4FBVg

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16 juin: La défense de la terre (Centre d'amitié autochtone de Montréal)

Les luttes pour l'auto-détermination et la souverainté à Six Nations et Akwesasne


Présentations par:
Jacqueline House de Six Nations du territoire Grand River
et
Un membre du Conseil traditionnel des hommes à Akwesasne


Depuis 2006, des membres de Six Nations du territoire de la Grand River réclament leur terres des développeurs et du gouvernement, une revendication territoriale qui continue jusqu'au présent.

Présentement, la communauté Mohawk d'Akwesasne est uni pour résister le droit aux armes des gardes de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) sur leur territoire. L'opposition communautaire a eu comme résultat l'abandon de leurs postes par les agents frontaliers de l'ASFC à Akwesasne.

Venez nous joindre pour une soirée d'information et de discussion au sujet de ses luttes pour l'auto-détermination autochtone et la souveraineté sur l'Île de la Tortue.

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Mardi, le 16 juin, 18h30
Centre d'amitié autochtone de Montréal
2001 boulevard St. Laurent
(métro St-Laurent)
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L'évènement est GRATUIT. Les dons sont appréciés.
Accessible au fauteuils roulants.
Garde d'enfants disponible avec 48 heures de préavis (tel: 514-848-7585).
Présentations en anglais, avec traduction chuchotée vers le français.

Organisé par le Comité de solidarit
é autochtone du Bloc Action mondial des peuples (AMP) et Personne n'est illégal - Montréal

INFO: 514-848-7583 – nooneisillegal@gmail.com


mardi, septembre 16, 2008

Des nouveautés à la Librairie l'Insoumise

Comme vous savez, les membres de la NEFAC-Mtl assurent la permanance les vendredi soir à la Librairie l'Insoumise de 16h a 20h. Quel ne fut pas ma surprise de voir autant de nouveauté vendredi dernier! Vraiment, il y a trop de choix et on ne sait plus sur quoi mettre la main pour assouvir nos désirs de lectures fraîches...

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China Blues, Charles Reeves & His Hsuan-Wou, Verticales-Phase deux

Ensemble, Charles Reeve et Hsi Hsuan-Wou ont écrit un récit de voyage sur le capitalisme à la chinoise, Bureaucratie, bagnes et business (L’insomniaque, 1997). China blues est la suite de ce voyage, dix ans après. En tout, une trentaine de dialogues, accompagnés de nombreux documents originaux, brossent un tableau saisissant de la Chine, atelier du monde, pays de la « croissance » à deux chiffres, de la surexploitation des paysans déracinés, immigrés de l’intérieur,et de la répression brutale du moindre mouvement de protestation.



Terreur et possession – Enquête sur la police de la population à l’ère technologique, éd. l'Échappée

Ce livre s'applique à faire en cinq généalogies qui remontent et démontent l'enchaînement de nos désastres: inventions de la Théorie du complot, du sécuritaire, du contrôle, de la possession technologique, via dispositifs et implants corporels, afin de nous priver de notre libre arbitre au sens le plus physique et matériel, et d'aboutir à «La Société de contrainte» ou techno-totalitarisme.



Le réseau d’évasion du groupe Ponzan, Antonio Teller Sola, éd. Le coquelicot

Antonio Téllez, après un travail de recherche approfondi, retrace ici l'histoire de Francisco Ponzal Vidal. Il s'agit d'un personnage historique dont la vie a incarné l'activité des anarchistes contre le nazisme pendant la seconde guerre mondiale. Il déploya deux tâches majeures, le service du renseignement et le sauvetage de résistants et de personnes persécutées et pourchassées. Ponzan dans les années de la guerre civile espagnole (1936-1939) faisait partie du service de renseignement des Colonnes de la CNT sur le front d'Aragon. Plus précisément, il était dans le Service d'Intelligence Spécial Périphérique (SIEP). Il avait pour mission de franchir les lignes ennemies afin d'espionner et d'exfiltrer les compagnons bloqués dans la zone nationaliste. Une fois en exil, Ponzan et une partie de ses compagnons mirent leur expérience au service de la cause anti-fasciste. Ils travaillèrent avec d'autres groupes libertaires, et parfois avec les services secrets alliés. Ils organisèrent le réseau d'évasion à travers les Pyrénées le plus important de la seconde guerre mondiale. Le groupe connu sous le nom de " réseau d'évasion du groupe Ponzan " n'a pas toujours suscité la compréhension du mouvement libertaire qui n'a pas toujours compris ses caractéristiques et son fonctionnement.



Barcelone, l’espoir clandestin, Sanz Oller, éd. Le chien rouge.

Fin des années 60. La dictature de Franco s’éternise. Durant une garde à vue, Julio, un jeune métallo, se remémore les événements et les personnes qui ont marqué sa participation aux commissions ouvrières. Depuis dix ans, dans toute l’Espagne, ces commissions s’organisent de manière autonome. Mais les partis politiques multiplient leurs efforts pour s’emparer de ce mode de lutte inédit, qui a souvent réussi à faire plier le patronat. Ce récit autobiographique revient sur une histoire méconnue, au tournant d’une époque où tous les aspects de la société ont été remis en question.


À la fête de la révolution (artistes et libertaires avec d’Annunzio à Fiume), Claudia Salaris, Rocher
FIUME, côte dalmate, le 19 septembre 1920. Une troupe de quelques milliers de soldats italiens, rescapés du carnage de la Première Guerre mondiale, avec à leur tête un poète, entre en ville et prend le pouvoir. Pour les uns, les insurgés étaient des fascistes et des revanchards ; pour les autres, des fêtards, des anarchistes plus ou moins libidineux, des bandits et des pirates. Rien dont on puisse faire un étendard partisan, en somme. Rien qui cadre avec les grands bouleversements de l’époque. On est, ici, très loin des occupations d’usines de Turin et des soviets de Russie ou de Bavière. On est dans la Fête révolutionnaire, pure, une fête étrange où se mêlent, dans une ville en rupture, des fascistes, des syndicalistes révolutionnaires, des artistes et des intellectuels contestataires. Cette déconcertante épopée est le sujet du livre de Claudia Salaris. [P.S. À contretemps]


Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable, Riesel & Semprun, EDN

La dégradation irréversible de la vie terrestre due au développement industriel a été signalée et décrite depuis plus de cinquante ans. Ceux qui détaillaient ce processus et ses effets pensaient qu’une prise de conscience y mettrait un terme. Quels que fussent leurs désaccords sur les moyens à mettre en oeuvre, tous étaient convaincus que la connaissance de l’étendue du désastre entraînerait une remise en cause quelconque du conformisme social. Mais nous ne pouvons que constater que la connaissance de cette détérioration s’intégrait sans heurts à la soumission des individus à l’ordre social et « participait surtout de l’adaptation à de nouvelles formes de survie en milieu extrême. (Fabien Bon)


Calendrier de la résistance, Marcos, rue des Cascades

« Viens avec moi, regarde avec le cœur ce que te montrent mes yeux, marche sur mes traces et rêve dans mes bras. Tout là-haut, les étoiles forment un colimaçon, une spirale avec la Lune comme point de départ et d’arrivée. Regarde et écoute. Voici une terre digne et rebelle. Les hommes et les femmes qui la peuplent sont comme beaucoup d’autres hommes et d’autres femmes du reste du monde. (…) Nous pourrons écouter le bouillonnement d’activités de ces zapatistes qui s’obstinent à subvertir le temps lui-même et qui brandissent à nouveau, comme s’il s’agissait d’un drapeau, un autre calendrier… celui de la résistance. »



Les EN-DEHORS, Anarchistes individualistes et illégalistes à la « Belle époque », Anne Steiner, éd.L’échappée.

Ils ont vingt ans en 1910 et se définissent comme des « en-dehors ». Hors du troupeau, ils refusent de se soumettre à l'ordre social dominant, mais rejettent aussi tout embrigadement dans les organisations syndicales ou politiques. Pour eux, l'émancipation individuelle doit précéder l'émancipation collective. Leur refus des normes bourgeoises, comme des préjugés propres aux classes populaires, les amène à inventer d'autres rapports entre hommes et femmes et entre adultes et enfants, à prôner l'amour libre et la limitation volontaire des naissances. Leur rejet du salariat les conduit à expérimenter la vie en milieu libre, à réfléchir à d'autres modes de consommation et d'échanges, mais aussi à emprunter la voie de l'illégalisme -jusqu'au célèbre périple de la bande à Bonnot.



Rêve de droite, défaire l’imaginaire sarkoziste, Mona Chollet, La découverte.

« J’ai fait un rêve », slogan repris à Martin Luther King, fut l’un des moteurs de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Tout a été dit sur cette victoire sauf peut-être l’essentiel : et si elle correspondait au triomphe d’une nouvelle forme d’imaginaire politique ? Mona Chollet décortique les principaux éléments de l’univers sarkozyste : la « machine de guerre fictionnelle » que représente la success story, le mythe du self-made man, l’identification illusoire aux riches et aux puissants, le mépris des « perdants », l’individualisme borné, le triomphe de l’anecdote et du people...

En plus de....

Changer le monde – Histoire du communiste libertaire 1945-1997, Georges Fontenis, Éditions Coquelicot.

La commune d’Oaxaca
, Georges Lapierre, rue des Cascades

Les transformations de l’homme, Lewis Mumford, EDN



La librairie propose toujours de très nombreux ouvrages soldés sur la question sociale, les amérindiens, le féminisme radical, l’écologie.
Merci a titusdenfer pour les description!
Librairie Anarchiste l'Insoumise, 2033 boul. St-Laurent Montreal

lundi, février 25, 2008

Zabalaza: A Journal of Southern African Revolutionary Anarchism #8 est en ligne

Nos camarades de la Zabalaza Anarchist Communist Federation (ZACF) ont mis en ligne le .pdf du dernier numéro de leur publication. ZACF est une fédération Communiste Libertaire Plateformiste Sud-Africaine (Zabalaza).

Au sommaire:
* Asgisa: A Working Class Critique
* S.A. Public Sector Strikes
* The 2010 World Cup
* Protests Against University Privatisation
* Introduction to the ABC
* Vigilante Farmers Want Refugee Camps
* Swaziland: The Assassination of Our Dear Comrade
* Europe, Africa and the Neo-Liberal Strategy of Co- Optation
* Fallacies of the Darfur War
* The Congo's Dilemma
* A New Guantanamo in Africa?
* Misrepresentation of Self-Management in the Caribbean
* Some Thoughts on Theoretical Unity & Collective Responsibility
* Clarity on What Anarcho-Syndicalism Is
* Towards an Anarcho-Syndicalist Strategy for Africa

mercredi, novembre 07, 2007

Fêtons 400 ans de génocide et de colonialisme avec le pape.

Un article dans la presse d'hier nous rapporte qu'un groupe de Québec, vient d'écrire à un adjoint du Pape Benoit XVI afin d'inciter ce débri moyennageux à venir à Québec en 2008, lors du 49e Congrès eucharistique international, qui aura lieu dans le cadre des célébrations du 400e anniversaire de Québec. Ce groupe comprend notamment l'ancien ministre de la Justice Marc Bellemare et une panoplie d'autres personnalités. Pour lire la suite

Nos camarades libertaires de Québec, doivent déjà se réjouir (petite touche de sarcasme bien sûr) de la venue de cette nuisance au passé nazi. Comme si il n'y avait pas déjà assez de réactionnaires dans la Capitale Nationale...

mercredi, octobre 31, 2007

Blackwater obtient l'immunité..

Mercenaires de Blackwater au centre ville de New Orleans(source)


On apprenait hier, que le département d'État états-unien a donné l'immunité à la compagnie de sécurité privé Blackwater accusés d'avoir abattu 17 civils irakiens le 16 septembre 2007 (Source). Les enquêteurs du FBI responsables de l'enquête sur cette fusillade ne pourraient utiliser les témoignages recueillis. De plus certains employés de Blackwater impliqués ont refusé de répondre aux enquêteurs du FBI en raison de leur immunité. Comme si ce n'était pas suffisant, il semblerait que les employés de cette firme ne pourraient être jugés par des tribunaux militaires américains, puisqu'ils ne sont pas "des combattants officiels" et il n'est pas établi s'ils peuvent être jugés aux États-Unis pour des crimes commis à l'étranger. Pourtant, le gouvernement US utilise le tribunal militaire pour juger les "supposés" terroristes détenus à Guantanamo. Deux poids, deux mesures, pour justifier une propagande militariste et impérialiste qui ne fait pas dans la subtilité.


Si vous voulez en apprendre un peu plus sur les compagnies de sécurité privé, un article dans le dernier Cause Commune(#17), fait le point sur leur implication en Irak.

lundi, octobre 08, 2007

La direction fera une offre aux syndiqués du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges.


Les 130 employés du cimetière Notre-Dame-des-Neiges affiliés à la CSN et sans convention collective depuis décembre 2003, devraient recevoir une offre qualifiée de finale demain, par la direction. Il faut se rappeler que les syndiqués qui ont été en lock out pendant plus de 3 mois, ont un droit de grève limité à la seule journée du vendredi.
L'article

Le site web du syndicat

vendredi, octobre 05, 2007

Hausse des inscriptions?


La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec, a divulgué hier ses données sur les inscriptions (L'article). Selon leurs chiffres, il y’aurait une hausse de 0,6% du nombre d’inscriptions à l’automne par rapport au trimestre d’automne 2006, ce qui selon leur avis semble être une bonne nouvelle. Par contre, la clientèle inscrite à temps plein a diminué, pour la première fois en 10 ans, de 2 %. Il est simple de constater que la précarisation des étudiants et l’augmentation des frais afférents ces dernières années en sont les principales causes. Les étudiants travaillent beaucoup plus, ce qui les oblige à étudier à de plus en plus à temps partiel. Et après ça, on tente de nous faire croire que le dégel des droits de scolarité ne diminuera pas l’accessibilité aux études. Vous croyez convaincre qui avec vos analyses? Peut être qu’en imposant la gratuité scolaire à tous les niveaux plutôt que des augmentations de frais en tout genre, vous pourriez dépasser de beaucoup ce maigre 0,6% !

jeudi, octobre 04, 2007

Dumont n'aime pas les blogues...

En entrevue(Ici), le brave chef de l'ADCul aurait dit qu'il n'aimait pas les blogues.
Le leader incontesté du parti, y verrait «une façon idéale pour quelqu'un d'aller gaspiller beaucoup de son temps» et croit qu'il serait préférable de travailler sur le terrain plutot que sur le web. Déjà que Ducon gaspille son temps sur le terrain, alors imaginez le sur un blogue!
Longue vie aux blogues!!

mercredi, octobre 03, 2007

L'AGTECTR vote contre la grève

Une deuxième assemblée générale cette semaine, celle de l'Association générale des étudiants du Cégep de Trois-Rivières, a voté contre la grève à 61 %. Les membres ont refusé de déclencher un boycottage des cours si la grève venait à décoller dans sept autres cégeps. Il est à noter, que cette association est membre de la FECQ, qui fidèle à leurs principes, ne prône pas la grève générale illimitée pour cet automne.

Pour lire l'article du Devoir qui fait le point sur la situation étudiante.

Une entrevue avec la sociologue féministe Christine Delphy.



Une entrevue intéressante avec une militante féministe française Christine Delphy. Elle est la directrice de la revue Nouvelles Questions Féministes. Elle est surtout connue pour avoir été l'une des premières, dans le premier tome de l'Ennemi principal, Économie politique du patriarcat, à soulever la question du travail domestique, comme l'une des bases fondamentales de l'«oppression spécifique des femmes». Elle termine d’ailleurs son entrevue sur une note intéressante : « «Je souhaite qu'il y ait véritablement un féminisme antiraciste, non seulement postcolonial mais également anticolonialiste ».

Pour lire l’article du Devoir

mardi, octobre 02, 2007

Résultats officiels des votes de grève au CEGEP du Vieux Montréal

RÉSULTAT VOTE DE GRÈVE - 1er OCTOBRE 2007
Suite au vote secret tenu le 1er octobre 2007 à l'assemblée générale, avec la question suivante:

Êtes-vous pour ou contre que l’AGECVM se dote d’un mandat de grève générale illimitée selon les modalités suivantes:
- Qui sera effective lorsqu’une Assemblée générale de déclenchement de grève constatera qu’au moins sept Associations étudiantes représentant minimalement vingt-cinq mille membres se soient dotées d’un même mandat;
- Que les stages soient maintenus?

Les résultats sont:

39,9% (551) POUR
59,3% (819) CONTRE
00,4% (6) abstentions
00,4% (5) votes annulés

Total des votes: 1381 (20,6% des membres)

Laurent Levesque, directeur de scrutin
Estelle Desjarlais, secrétaire de scrutin

Source AGECVM

lundi, octobre 01, 2007

Engagez-vous qu’ils disaient.


L’agence PC rapporte aujourd’hui, que la GRC n’atteindrait pas ses objectifs de recrutement cette année et lance une campagne nationale afin de « séduire davantage de jeunes personnes » (Ici). En effet, avec un budget de 800 000$ provenant des fonds publics, la campagne « vise tout particulièrement les membres de la tranche d'âge de 18 à 34 ans». De plus, cette campagne « prévoit 34 millions de publicités sur le Web, incluant les sites de stations de radio populaires auprès de la tranche d'âge cible». Comme si ce n’était pas assez de l’armée canadienne qui recrute voilà que la GRC se mêle de la partie. N’est-ce pas une étrange coïncidence dans un contexte d’augmentation de la précarité généralisée et au même moment que le gouvernement provincial nous impose un dégel des droits de scolarités, qui on le sait, aboutira éventuellement à une diminution de l’accessibilité aux études post-secondaires? On pourrait presque croire que le nouveau leitmotiv de l’État est moins d’éducation plus de répression!
Glen Siegersma, l’officier responsable du programme de recrutement lance cet appel : « Tout ce que je leur demande de faire est de prendre un moment (pour réfléchir) et de nous voir comme un employeur potentiel, et de prendre une décision éclairée quant à savoir s'il s'agit de quelque chose qu'ils aimeraient faire plutôt que de nous rejeter en raison de légendes urbaines ». Ces légendes qui consistent à faire croire, selon cet agent, que la GRC « ne souhaite embaucher que des personnes issues des groupes minoritaires, des gens qui sont bilingues ou des diplômés universitaires ». Évidemment, si vous avez pu croire que les agents de la GRC étaient issus des meilleurs universités canadiennes, détrompez vous! En fait, les candidats doivent tout simplement être des citoyens canadiens en santé, âgés d'au moins 19 ans, parlant l'anglais ou le français, comptant un diplôme secondaire et possédant le permis de conduire. Si vous posséder ces aptitudes, vous pourriez vous aussi avoir le plaisir de protéger et servir. À moins que vous ne préfériez « apporter une précieuse contribution aux communautés que vous servez tout en vous épanouissant personnellement et professionnellement », tel que mentionné dans leurs brochures…

jeudi, septembre 27, 2007

La STM priorise les golfeurs...


Hier, se tenait la cérémonie d’ouverture de la Coupe des Présidents, un évènement réunissant les meilleurs golfeurs du monde. Pour l’occasion, étaient réunis, entre autre, pour « louanger » ces golfeurs et se donner un peu de capital politique, Stephen Harper, Jean Charest et George Bush Senior. D’ailleurs notre cher premier ministre, Harper, aurait même fait sourire la foule en déclarant « que les joueurs ne sont pas payés à la coupe des Présidents (…) les recettes étant remises à différentes œuvres caritatives - et il a ajouté qu'ils doivent même payer pour leur propre souper » (Ici). Ils paient peut-être leur souper mais utilisent par contre près de « 35 des véhicules les plus récents de la STM pour servir de navettes au tournoi de golf de la Coupe des Présidents qui se déroule (…) à l’Ile Bizard». C’est ce que rapporte un communiqué du syndicat des chauffeurs de la Société de transport de Montréal (Ici). Les chauffeurs, qui exercent d’ailleurs des moyens de pression depuis plus d’un mois, afin de dénoncer la lenteur des négociations pour le renouvellement de leur convention collective échue depuis le 11 janvier 2007, ont en effet distribué près de 100 000 tracts hier matin dans une dizaine de stations de métro. Le président du syndicat, Claude Benoit, affirme « qu'il manque une centaine d'autobus tous les matins sur le réseau de la STM ». La STM n’a pas de difficulté à imposer des augmentations à répétition aux utilisateurs, en leur demandant d’être compréhensifs, afin de payer l’augmentation du coût de l’essence ou leurs nouvelles infrastructures. Cependant, la qualité du service offert diminue de façon quasi proportionnelle. Encore un bel exemple de socialisation des coûts et de privatisation du profit au détriment de l’utilisateur et des travailleurs-Es de la STM. Le syndicat des chauffeurs de la STM demande donc aux utilisateurs d’appeler au service des plaintes de la STM, afin de démontrer leur mécontentement face à cette situation. Par ailleurs, « selon Marianne Rouette, porte-parole de la STM, ce chiffre est exagéré puisqu'il ne manque actuellement qu'une quinzaine d'autobus par jour pour répondre aux besoins des usagers.». Et quoi encore? Le nombre d’autobus est quand même insuffisant pour les milliers de personnes qui travaillent et étudient à Montréal et qui paient chaque mois 65$ pour un service de plus en plus minimaliste! En quoi ce tournoi est-il plus important que tous ces gens qui se font chier chaque matin dans des autobus et des métros bondés? La question est lancée… Si la situation vous emmerde aussi, appelez le service des plaintes et posez leur la question (STM-INFO - option 4 et option 1 ®514 786-4636 + 4 + 1). Tant qu’à y être, commençons donc à exiger la gratuité du Transport Public.

mardi, septembre 25, 2007

Les forces du marché : une force pour l’égalité des sexes?



Selon une étude de la Banque Toronto Dominion, les « forces du marché » pourrait diminuer et même éliminer les écarts de salaires entres les hommes et les femmes (L'article de la Presse). On nous rapporte que d'ici les 10 prochaines années, les femmes se retrouveront de plus en plus dans les universités et dans le secteur des services, leur permettant d'assurer « la prospérité future au Canada ». Par contre, les spécialistes ont omis de mentionner si leurs salaires allaient augmenter ou si le nivellement par le bas des conditions de travail allait plutôt permettre un rattrapage inverse. De plus, les auteurs de cette savante étude mentionnent que «les employeurs deviendront de plus en plus dépendants des femmes pour combler leur pénurie de main-d'oeuvre qualifiée». Les femmes peuvent donc se réjouir, elles pourront combler les postes d’employés qualifiés avec des conditions aussi précaires que les hommes. Et comme si la farce n’étaient pas encore assez grosse, nos 2 éminents analystes mentionnent que «les marchés deviendront les meilleurs amis des femmes intéressées à travailler». Évidemment, travailler dans la précarité c’est la meilleure façon de devenir un-e ami-e du marché à condition de ne pas être syndiqués-ées. Pour conclure, l’étude mentionne que « certaines barrières sont toutefois demeurées intactes jusqu'à maintenant (...) les femmes n’occuperaient que 10 % des postes de supervision financière dans les entreprises, et ne compteraient que pour 12 % du membership des conseils d'administration ». Comme quoi l’amitié à toujours ses limite et le patriarcat est toujours aussi bien ancré.




Une exposition sur Sacco et Vanzetti.


L’affaire Sacco et Vanzetti, remonte au années 20 à South Braintree dans la banlieue de Boston. En 1919, dans un contexte économique d’inflation d’après-guerre, on recense près de 4,1 millions de grévistes qui réclament des conditions de travail plus décentes. Plusieurs de ses grèves donnent lieu à des affrontements violents un peu partout aux États-Unis. En 1920, des groupes d’actions directes font éclatés des bombes à plusieurs endroits, dont à l'intérieur d’une banque de Wall Street, faisant 38 morts et près de 200 blessés. Le gouvernement prend alors à ce moment des mesures quasi martiales contre les anarchistes, les grévistes et la gauche plus radicale. Beaucoup sont emprisonnés, d’autres forcés à s’exiler. Les médias bourgeois de l’époque manipulent l’opinion publique en faisant de la propagande qui amalgame les grévistes, les radicaux et les immigrants, créant une chasse aux sorcières partout aux États-Unis. Le 15 avril 1920, un caissier et son garde, transportant la paie des travailleurs de l'usine de chaussures de South Shore à South Braintee, sont abattus et la paie des ouvriers de l’usine est dérobé. Le 5 mai 1920, Sacco et Vanzetti deux anarchistes d’origine italienne sont arrêtés pour cette affaire. Après un procès monté de toutes pièces ils seront condamnés à mort le 14 juillet 1921 par électrocution, malgré des protestations un peu partout sur la planète. Il est bien évident que l’État et sa justice voulait à ce moment faire un exemple pour tous les anarchistes et radicaux américains. En 1977, le gouverneur du Massachusetts absout les deux hommes, et déclare que « tous les déshonneurs devaient être enlevés de leurs noms pour toujours ».


Plus de 80 ans après le débat concernant la culpabilité de nos camarades fait toujours rage aux États-Unis. Une exposition vient d’ailleurs d’ouvrir ses portes au tribunal John Adams, l’endroit où ont été jugés les 2 anarchistes. Des affiches et des photographies guident les visiteurs à travers l’histoire du procès des 2 anarchistes. Il est aussi possible de visualiser les transcriptions du procès et les lettres des 2 condamnés. Le but de l’exposition est de se questionner sur la légitimité du procès. D’ailleurs plusieurs personnes qui ont étudiés ce procès voient maintenant un parallèle entre l’antagonisme de l’époque sur l’immigration et le contexte actuel de division sur la question de l’immigration. Comme quoi plus ca change plus c’est pareil. L’article (qui est en anglais) résume en gros le lancement de l’exposition d’une durée indéfinie.


La mémoire de nos camarades survivra à travers notre lutte contre l’État.

« Si cette chose n’était pas arrivée, j’aurais passé toute ma vie à parler au coin des rues à des hommes méprisants. J’aurais pu mourir inconnu, ignoré : un raté. Ceci est notre carrière et notre triomphe. Jamais, dans toute notre vie, nous n’aurions pu espérer faire pour la tolérance, pour la justice, pour la compréhension mutuelle des hommes, ce que nous faisons aujourd’hui par hasard. Nos paroles, nos vies, nos souffrances ne sont rien. Mais qu’on nous prenne nos vies, vies d’un bon cordonnier et d’un pauvre vendeur de poisson, c’est cela qui est tout ! Ce dernier moment est le nôtre. Cette agonie est notre triomphe. »

Vanzetti au juge Thayer lors de sa condamnation.




[Boston - More than 80 years after Nicola Sacco and Bartolomeo Vanzetti were executed in Boston, they still inspire impassioned debate about whether they were guilty...]

Denise Lavoie

The Associate Press, Sept 23


BOSTON - More than 80 years after Nicola Sacco and Bartolomeo Vanzetti were executed in Boston, they still inspire impassioned debate about whether they were guilty of the murders of two men during a 1920 payroll robbery.
But in a new exhibit at Massachusetts' highest court, the guilt or innocence of the Italian immigrants and anarchists is not as important as the question of whether they received a fair trial.
"The Case of Sacco and Vanzetti: Justice on Trial," explores not only the trial itself but the tension and political turmoil of the times. The exhibit highlights the prejudice against immigrants that was prevalent, particularly against foreigners who believed in communism, socialism or anarchism.

La redistribution de la connerie pontificale...



Dimanche, lors de sa prière depuis sa résidence d'été, le Pape Benoit XVI dans un grand élan socialiste, a appelé au partage des richesses et à mis en garde contre « l’égoïsme aveugle dans lequel l’argent peut mener » (Voir l'article du Devoir) . Celui-ci pris d’une démence soudaine a poursuivi en disant que la «logique du profit, quand elle l'emporte sur celle de la solidarité, accroît le fossé entre riches et pauvres et l'exploitation de la planète ». Et quoi encore ? L’appui à des dizaines de dictatures d’extrême-droite au cours du dernier siècle tel que Franco, Mussolini, Salazar et Pinochet, c’était un exemple de « solidarité qui l’emporte sur le profit » et non de « l’égoïsme aveugle »?

Bien entendu, les revenus du Vatican, soit 227 millions d’euros en 2006 (voir), doivent être protégé par une quelconque loi divine, qui empêche malheureusement le pape de redistribuer autant de richesses extorquées au fil des siècles par le vol, le pillage et la peur. À l'inverse, la redistribution des richesses du pauvre vers le riche est quant elle mise en pratique depuis des siècles par le clergé. Lorsqu’on peut se permettre de vivre assis sur un trône en or, exclusivement grâce au travail des autres, il ya certaines conneries que la décence devrait nous empêcher de faire ou de dire. Comme ci, le fait de prôner des positions totalement réactionnaires tel que prêcher contre le condom, en plus de tenter d’asservir à l’intégrisme catholique les populations les plus pauvres de cette planète ce n’était pas assez, le saint homme essaie de nous convaincre qu'il lutte pour une solidarité entre les classes...
Mais Benoît, en homme de principe, a terminé son allocution en appelant « à une sorte de conversion des biens économiques (…) et à ne pas les utiliser pour son intérêt propre, mais à «penser aux besoins des pauvres, suivant l'exemple du Christ». Merci mon Ben, de nous montrer à tous-tes un « christ » de bel exemple. À ce rythme là tu vas en rendre nostalgique plus d’un des belles années de la guerre d’Espagne…

États-Unis: Grève nationale dans l'automobile



tiré de Sur les lignes

ALERTE DE LABOURSTART

24 septembre 2007

Par MICHELINE MAYNARD et NICK BUNKLEY
(traduction rapide: Sur les lignes)

DETROIT, 24 septembre - Les membres du Syndicat uni de l'automobile (UAW) ont quittés le travail aujourd'hui dans les usines de General Motors à travers les États-unis parce que les dirigeants de la compagnie et les leaders syndicaux ne sont pas parvenu à un accord de principe après des négociations tumultueuses.

C'est la première grève nationale du union contre G.M. depuis 1970. Cette grève avait duré deux mois. La dernière fois que les UAW ont fait grève contre GM, c'était en 1998, à deux usines de Flint, au Michigan, dans une grève qui avait duré sept semaines.

Le président du syndicat, Ron Gettelfinger, a déclaré que le syndicat retournerait à la table de négociation aujourd'hui. «Ce n'est pas ce que nous avons voulu,» a-t-il, «Personne ne gagne dans une grève».

Les deux côtés ont apparemment frappé un noeud sur la demande syndicale de protection des emplois syndiqués à G.M.. Le membership du syndicat n'est plus que le cinquième de ce qu'il était en 1990. G.M., en retour, avait poussé pour la création d'un trust qui assumerait la responsabilité des 55 milliards $ que coûtent les assurances de santé des ouvriers, des retraités et leurs familles.

Bien que les deux côtés se soient ententu la semaine dernière sur le cadre du trust, ils ne pouvaient conclure un accord sans aborder d'autres questions de la convention, qui à leur tour détermineraient combien l'argent G.M. pourrait investir dans le trust.

Les ouvriers ont quittés le travail à 11 heures du matin, heure de l'Est, après que la date limite de l'ultimatum syndical, dimanche, n'aient passé sans conclusion d'entente.

G.M., dans une déclaration, a dit être déçue de la décision syndicale de faire grève.

«La négociation implique des questions complexes et difficiles qui affectent la sécurité d'emploi de notre main-d'oeuvre aux États-Unis et la viabilité à long terme de la compagnie,» a dit Tom Wickham, un porte-parole de G.M.. Il a dit que des officiers de la compagnie «continuerait de concentrer leurs efforts pour conclure un accord aussitôt que possible».

À une conférence de presse peu de temps après midi, M. Gettelfinger a dit que le syndicat était «très inquiet» des perspectives à long terme de G.M., qui a été doublé cette année par Toyota qui est devenu le plus grand manufacturier automobile du monde.

«Nous avons fait beaucoup de choses pour aider cette compagnie», a-t-il dit, «mais écoutez, vient un moment où vous devez mettre des limites».

Il a dit que le syndicat avait discuté de la possibilité d'envoyer différents syndicats locaux en grève, mais il a été décidé qu'une grève nationale donnerait «l'occasion la plus rapide» de régler les problèmes.

M. Gettelfinger a dit que la sécurité d'emploi étaient l'une des questions majeures auxquelles font face les négociateurs. Il a dit que la grève n'est pas liée à la volontée de G.M. de mettre sur pied un trust de santé, appelée une Association volontaire de bénéfices des employés, ou le VEBA en anglais. Puisque la proposition ne fait pas partie de la convention collective de G.M., les UAW ne pourraient pas tomber en grève contre G.M. là dessus.

«Nous étions désireux d'en discuter», a dit M. Gettelfinger, « mais cette grève n'est nullement au sujet des discussions sur le VEBA».

En fait, M. Gettelfinger a dit que le syndicat avait proposé un tel trust pendant les négociations de 2005 sur les coupes dans l'assurance santé, mais G.M. avait choisi une proposition plus modeste. Il a dit que le syndicat savait vendredi que les négociations s'étaient embourbées mais il n'a pas voulu faire grève contrer G.M. pendant la fin-de-semaine.

«Ils ont expliqué très clairement, alors que nous nous rapprochions de la date-limite, qu'ils n'avaient aucune intention de s'asseoir et négocier quelque chose d'équitable pour les deux parties, a-t-il dit.

Les UAW avaient expliqué à leurs 73.000 membres chez G.M. qu'ils devaient tomber en grève si les leaders syndicaux locaux n'avaient pas reçu d'appels du siège syndical à Detroit leur disant de rester au travail.

Ces appels ne sont pas venus, et les ouvriers sont sorti des usines une fois la date-limite passée.

Certains ont immédiatement pris des pancartes et ont commencé à marcher devant leurs usines ; d'autres se sont dirigés vers leurs voitures pour aller au local syndical ou à la maison.

Chris Sherwood, président du Local 652 des UAW à Lansing, Michigan, a dit qu'il n'y avait eu aucun appel à la grève de la direction du syndicat. «Nous n'avons reçu aucun appel nous disant de ne pas sortir en grève, alors nous sommes sorti, a dit M. Sherwood, «si tout va bien ça ne durera pas longtemps».

Il a ajouté, «bon nombre de gens, moi y compris, ont pensés que cette entente se ferait, mais apparemment que non».

Les officiers syndicaux disaient aux ouvriers du quart d'après-midi de ne pas se rapporter à l'usine aujourd'hui.

Le syndicat est bien préparée pour une grève. Il a presque $900 millions dans son fonds de grève, qui payent aux ouvriers $200 par semaine s'ils prennent des quart sur le piquet de grève. À ce taux, le syndicat peut supporter une grève d'au moins deux mois.