lundi, mai 16, 2011
L’Union communiste libertaire vous invite au salon du livre anarchiste de Montréal
Du 21 au 22 mai, au Centre d’éducation pour adulte (CEDA, 2515 Delisle
tout près du métro Lionel-Groulx) aura lieu le traditionnel Salon du livre anarchiste de Montréal. Nous vous invitons à participer à cet événement pour en apprendre plus sur l’anarchisme et ses différentes facettes. Venez nous rencontrer à notre table où vous trouverez nos brochures et publications, t-shirts et CD.
Dans le cadre du Salon du livre, nous organisons également un atelier sur les réponses des organisations libertaires face aux mesures d’austérité, qui aura lieu le 21 mai à 13h00. Des camarades de l'Ontario et de l'Alberta seront présents pour nous faire part de leurs expériences de lutte. L’une de nos membres, Camille Robert, donnera un atelier sur le travail et sa critique par les anarchistes. Cet atelier aura lieu au Centre culturel George-Vanier (situé juste à côté du CEDA) le 22 mai a 13h00. Éric Martin., sympathisant de l’organisation, présentera pour sa part un atelier sur la pensée de George Orwell et son rapport à l’anarchisme, le 21 mai a 15h00.
Au plaisir de vous y rencontrer,
Pour un monde sans dieu, ni maitre, sans patron, ni frontière!
L’Union communiste libertaire
Salon du livre anarchiste de Montréal
Les 21 et 22 MAI, 10h-17h
Au CEDA, 2515 Delisle
(tout près du métro Lionel-Groulx)
GRATUIT. Bienvenue à toutes et tous!
Amenez vos enfants!
dimanche, avril 24, 2011
Subversions, recueil de nouvelles anarchistes.
dimanche, mars 06, 2011
Sixième Festival international de théâtre anarchiste de Montréal
samedi, février 05, 2011
Salon du livre anarchiste 2011 : appel à contributions
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| Affiche du salon du livre. |
samedi, janvier 15, 2011
Manifestons samedi contre les massacres en Tunisie

L'Union communiste libertaire (UCL) participera aux manifestations de Québec et de Montréal organisées par le Collectif de solidarité avec les luttes sociales Québec-Tunisie. Pour nous trouver, cherchez les drapeaux rouge et noir.
Depuis plus d'un mois, les manifestations sociales se multiplient en Tunisie. La répression est féroce, les sources syndicales parlent de plus de 75 morts, le régime chancelle. En fait, tout indique que le pays est en pleine révolution.
Plus que jamais la solidarité internationale est essentielle pour stopper le bain de sang et l'instauration d'une dictature militaire.
Journée internationale contre les massacres en Tunisie
Montréal, rassemblement à 14h et départ de la marche au Square Dorchester (coin René-Lévesque et Peel)
Québec, rassemblement à 13h30 et départ de la marche au Centre Lucien-Borne (coin chemin Sainte-Foy et Salaberry)
mardi, novembre 16, 2010
Invitation : réunion suite à l'assemblée contre le budget!
lundi, octobre 04, 2010
9 octobre : fondation d'un regroupement anticapitaliste étudiant
Devant les hausses de frais et de coûts, les coupures, le chômage, les renvois et toutes les autres agressions du capitalisme, nous devons répliquer!
Partout où se manifestent les attaques contre les populations, partout où les gouvernements - québécois, canadiens ou internationaux - manigancent, nous devons attaquer!
Lors du dernier G20 à Toronto, le RAGE a activement travaillé à la mobilisation pour dénoncer les plus puissants; ...aujourd'hui, nous ne comptons pas rester les bras croisés devant la mise en application des décisions adoptées là-bas . Les États cherchent maintenant tous les moyens possibles pour faire saigner davantage les couches populaires afin de rembourser les subventions aux banques et aux grandes entreprises. C'est pourquoi nous appelons à l'organisation, au débat et à l'action. Il faut mettre sur pied un mouvement anticapitaliste en milieu étudiant et chez les jeunes, qui défendra les intérêts de la majorité et qui s'attaquera à ce qui profite à une minorité de riches.
La première assemblée du RAGE propose d'abord de perturber la rencontre des partenaires de l’éducation, ces rencontres fantoches des dirigeant-e-s du monde scolaire qui ne serviront qu'à mieux justifier l'augmentation prévue de nos factures. Que vous soyez déjà militant-e-s ou que vous souhaitez vous opposez aux mesures de crise du capitalisme et des gouvernements qui le servent, on vous attend le 9 octobre pour jeter les bases d'une mobilisation étudiante et anticapitaliste!
Samedi 9 octobre 2010 à 17h00
1710 rue Beaudry (Montréal)
Souper spaghetti à 3$ pour financer la salle
(Vous pouvez même jeter un coup d'oeil aux propositions du RAGE quant aux structures qui pourraient être adoptées.)
jeudi, septembre 30, 2010
spectacle bénéfice pour l'OPDS
En effet, Yvon Deschamps, Richard Déjardins, Paul Cagnello et Ève Cournoyer seront sur la scène du Club Soda pour aider l'OPDS a se remettre sur pied financièrement. Les artistes présents sont tous engagés dans la lutte pour la justice sociale et ils ont choisi de supporter l’OPDS dans sa difficile recherche de financement pour combler des années de déficit accumulé. Sans ce spectacle, l’OPDS est dans une précarité insoutenable.
C'est quoi l'OPDS? bien c'est un organisme à but non lucratif qui existe depuis plus de trente ans. Ils ont deux locaux de quartier dans Hochelaga-Maisonneuve et St-Michel et couvrent une grande partie de la région de Montréal et des environs. Ils luttent pour la défense des droits des familles et des personnes vivant en situation de pauvreté et d’exclusion.
« J’ai déjà été sur le bien-être. Je connais ça. Si Robert Bourassa était né dans le mauvais quartier, il aurait pu être sur le bien-être […] Il n’y a pas que les grosses compagnies qui font rouler le Québec, il y a aussi les associations de bénévoles et les groupements communautaires ». Richard Desjardins
« Ça prend une réforme en profondeur de toutes nos lois et de notre façon de penser. Il y a une grosse majorité de femmes et d’enfants sur l’aide sociale. […] Des fois j’entends du monde dire : « Je travaille et je les fais vivre ». À ceux-là, je réponds : « Si tu les trouves privilégiés, lâche ta job. Vas-y sur le bien-être. Ce monde-là ne sont pas là par choix ». » Yvon Deschamps
Malgré un prix rébarbatif, c'est une occasion à ne pas manquer!
Club Soda, 1255 boul. St-Laurent
50.06 $ + taxes et frais de services
mardi, septembre 21, 2010
Lancement du Cause Commune #29 Spécial Budget
Venez discuter de tout ça avec nous et prendre votre exemplaire du journal.
http://www.causecommune.net/
Quand? Mercredi, le 22 septembre à partir de 19h.
Où?Cheval Blanc, 809 Ontario Est
Agrandir le plan
mardi, juin 22, 2010
Club Compassion : rassemblement de soutien
C'est demain, mercredi 23 juin, au palais de justice, à 10h, que comparaissent les accuséEs dans l'affaire du Club Compassion et de ses dérivés.mercredi, juin 16, 2010
jeudi, mai 27, 2010
L'UCL passe au salon...
Comme à chaque année, l'Union communiste libertaire (UCL) sera présente en force au Salon du livre anarchiste de Montréal les 29 et 30 mai prochain. Au fil des ans, l'évènement est devenu l'un des plus gros, sinon le plus gros, du genre en Amérique du Nord. Nous invitons toutes les personnes intéressées par les idées et pratiques libertaires à passer au salon.samedi, mai 08, 2010
Vigile de solidarité avec nos soeurs et frères de Oaxaca
mercredi, mai 05, 2010
Cinquième Festival International de théâtre anarchiste de Montréal
Pour sa cinquième édition, le Festival International de Théâtre Anarchiste de Montréal (FITAM) présente deux nuits de théâtres engagés en français et en anglais mardi 18 et mercredi 19 mai à la Sala Rossa, 4848 boul St-Laurent à 19h30.
Les billets sont disponibles au coût de 10 $ à la porte ou à la librairie anarchiste «L'Insoumise » située au 2033, boul St-Laurent (tel: 514- 313-3489).
Pas de réservations. Le programme est en bas.
- LA DISEUSE QUELQU’UN par la Compagnie Monsieur Madame, avec Maylis Isabelle Bouffartigue (France);
- INSPIREE ET ASCENSEUR POUR LE PARADIS par le ParkerBoro Lab de Rita Parker et Fabio Fabbri (France);
- ET ON DANSERA SUR LES CENDRES par Le Théâtre du fil jaune (Montréal);
- IN-TERREUR-GATION par et avec Bruno Massé (Mtl);
- VOYAGE AU CLUB MED par Geneviève Fortin avec Emilie Monnet (Mtl);
- ORAISON par et avec Marie France Bancel (Mtl)
- THE BOMB, A monologue of the Haymarket Riot (based on the Frank Harris novel), by Kevin Mullins and Kevin Kordis from Flat Earth Theatre (USA);
- WORDS OF A REVOLUTIONARY, based on the writings of Kaneko Fumiko, by Cecilia Copeland, with Jessica Rose (Montréal);
- RED RIDING HOOD & THE FREUDIAN EXPERIMENT, by Teatro Experimental del Zurdo (Mtl);
- THE RECESSION OF EVELYN GREY, by La Bouche (Mtl)
En 2009, le FITAM avait présenté au D.B. Clarke Theatre de l’Université Concordia, la troupe mondialement connue « The Living Theatre » de New York. Le FITAM fait partie du Festival de l’Anarchie précédant le Salon du Livre Anarchiste de Montréal, le 29 et 30 mai, 2010.
anarchistefestival(a)yahoo.ca
www.myspace.com/anarchisttheatre_montreal
18 et 19 mai 2010
Pour connaître le programme complet cliquez sur
jeudi, avril 29, 2010
Premier mai: Fête internationale des travailleurs et travailleuses
Les rendez-vous de l'UCL
Cette année encore, l'UCL vous invite à participer aux différentes activités organisées dans le cadre de la Fête internationale des travailleurs et travailleuses.
Face au budget rétrograde et fortement antisocial du gouvernement, les mouvements sociaux se mobilisent pour construire une opposition à cette mesure. Les manifestations monstres de Montréal et Québec ces dernières semaines sont un signe que la grogne est largement partagée et qu'une lutte chaude s'entame en ce moment même. Soyons de la partie!
À Chicoutimi
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Le Collectif Emma Goldman (UCL-Saguenay) participera le 30 avril prochain à la marche étudiante qui part de l'Université du Québec à Chicoutimi et se rend au vieux-port afin de joindre le rassemblement des organisations sociales et syndicales. Un pique-nique du "1er mai" est organisé afin de souligner la journée internationale des travailleurs et travailleuses. Nous serons organisé en cortège funèbre, de noir vêtu, et transportant la tombe de l'éducation et de la santé gratuite au Québec. Nous voulons ainsi souligner notre indignation face au budget antisocial déposé récemment par le gouvernement.
Départ de l'UQAC à 11h00 devant le pavillon principal.
Pour le 1er mai, nous irons rejoindre les camarades du Collectif La nuit pour participer aux activités qui se déroulent à Québec.
À Québec
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Le Collectif anarchiste La Nuit (UCL-Québec) participera au pique-nique et à la manifestation organisée par les groupes populaires.
Le 1er mai, démasquons les vrais clowns ! Non au cirque de la privatisation et des hausses de tarifs !
==> Pique-nique familial et manifestation
Rendez-vous à 11h00 sur le parvis de l'Église Saint-Roch.
Organisé par le RÉPAC 03-12
==> Cabaret-spectacle du Premier mai
Plus tard en soirée, dès 19h, ne manquez pas le Cabaret-spectacle du Premier mai. C'est à l'agitéE (251, Dorchester). C'est contribution volontaire, tous les profits sont reversés à la librairie sociale autogérée La Page Noire.
À Montréal
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Le collectif local de l'UCL à Montréal sera présent à la manifestation syndicale ainsi que la manifestation anticapitaliste qui suivra. Nous vous invitons également à nous rejoindre au spectacle du 1er mai anticapitaliste qui aura lieu en soirée.
==> Manifestation syndicale
RASSEMBLEMENT à midi derrière la station de métro Lionel-Groulx dans la Petite-Bourgogne. Le cortège se dirigera au parc Saint-Gabriel à Pointe Saint-Charles.
Pour un système de santé public, gratuit et universel; Un réseau public d'éducation accessible et de qualité; Des conditions de travail décentes pour tous et toutes; L'accès à la syndicalisation et à une libre négociation; De vraies mesures pour contrer la pauvreté; Pour la sauvegarde des services publics, non à toute forme de privatisation.
==> Manifestation anticapitaliste
Grande manifestation organisée dans le cadre de la Journée internationale es travailleurs et des travailleuses
Rendez-vous à 16H00 Au Carré St-Louis (en face du métro Sherbrooke)
Organisée par la Convergence des luttes anticapitaliste 2010 (CLAC 2010).
http://www.clac2010.net/
==> Spectacle du 1er mai anticapitaliste
Spectacle du 1er mai anticapitaliste pour la Journée internationale des travailleuses et travailleurs
Avec :
Gadji-Gadjo, Jean-François Lessard, Balthazar, Micros Armés, des membres de Nomadic Massive, Ivy et Chaotic Insurrection Ensemble.
Samedi 1er mai 2010 20 h 30 (ouverture des portes 19 h 30)
Théâtre Plaza
6505, rue St-Hubert, Montréal
Contribution volontaire suggérée : 5 $
http://www.spectacle1ermai.org
lundi, avril 05, 2010
un seul sujet : La révolution !
3 nouveaux textes seront lancés :
Les Mokers : texte et historique d’un groupe de chômeurs hollandais radicaux et anarchistes en 1920 mais toujours pertinents…
Le Tout sur le Tout : un «question-réponse» sur l’actualité et la faisabilité de la révolution…
28 Thèses sur la société de classes : par un collectif de Berlin qui analyse l’évolution de la lutte de classe, du prolétariat hier et aujourd’hui.
Nous invitons tous les camarades, amis-es et autres, à venir prendre un verre dans la meilleure tradition du mouvement…
mercredi, février 24, 2010
Sixième semaine annuelle contre l'apartheid israélien.
Du 4 au 11 mars 2010 - MontréalPROGRAMME COMPLET À L'AFFICHE
Joignez-vous au regroupement de quarante villes à travers le monde à l'occasion de
la 6e semaine internationale contre l'apartheid israélien (SAI). Une semaine remplie
de conférences, ateliers, projections de films et d'événements culturels afin de
vous familiariser avec les enjeux du conflit israélo-palestinien ainsi que pour
donner de l'ampleur à l'élan grandissant de la campagne de boycott,
désinvestissement et sanctions (BDS) contre l'apartheid israélien. Les événements à
Montréal auront lieu à l'UQÀM, Concordia, McGill et d’autres endroits à travers la
ville. Vous trouverez le programme complet ci-dessous.
-->Voir la bande-annonce en ligne (seulement en anglais):
-->Suivez-nous sur Twitter et Facebook.
Pour voir le programme complet:
samedi, février 13, 2010
LES JEUDIS DISCUSSIONS AU DIRA
Jeudi 25 Février 2010
à 18h30
La prochaine discution portera sur la thématique:
L’ANARCHISME ET LE SPORT
Le sport est un sujet peu ou pas traité par les anarchistes d’ici.
Aujourd’hui, le sport est une industrie très lucrative et l’une des meilleures courroies de transmission des valeurs de la société capitaliste (esprit de compétition, nationalisme, sexisme, racisme, etc.). Actuellement, il y a un mouvement de dénonciation et de boycottage des Jeux Olympiques de Vancouver 2010 et nous pouvons dire que les anars d’ici soutiennent cette campagne. Pourtant, en dehors de l’événement olympique, il est courant de voir des anars, principalement des hommes, qui suivent, supportent ou évoluent dans des équipes sportives. Pourtant, la majorité des ligues sportives sont des Olympiques à petite échelle et font les mêmes ravages sociaux et économiques.
Quelle est notre position face aux sports en général? Pouvons-nous nous réapproprier les sports? Est-ce que sport et anarchisme sont compatibles et de quelle manière?
Vous avez une opinion sur le sujet, vous vous êtes penché sur la question, vous êtes partisan-ne d’une équipe professionnelle ou simplement curieux ou curieuse? Venez participer à cette discussion au DIRA, le jeudi 25 février à 18h30. Cette soirée discussion est ouverte à tous et toutes. Des rafraîchissements et des amuse-gueules seront disponibles.
25 Février 2010, à 18h30
2035 rue Saint-Laurent, 3e étage,(métro St-Laurent).
Des personnes feront une brève présentation pour lancer la discussion à la quel vous pourrez participer.
des rafraichissement seront disponible.
mercredi, janvier 27, 2010
Cause Commune Express: Tournée "Usines sans patrons"
En mai 2000, le gouvernement de la Rua annonce une série de mesures afin de rendre l'État argentin conforme aux volontés néolibérales du FMI: baisse de 12 à 15% des salaires des fonctionnaires, réduction majeure des dépenses, privatisation, etc. Le tout plait effectivement aux bonzes du FMI puisqu'ils allouent 40 milliards de dollars en prêts à l'État argentin. Mais la crise semble
indomptable puisque déjà l'année suivante le pays en est à son onzième plan d'austérité approuvé par le FMI et les seuls résultats palpables de ces mesures semblent être le nombre grimpant de manifestations, d'émeutes, de grèves et de coupures de routes (les piqueteros). Pendant cette période, on évalue à 2000 le nombre d'individus par jour passant de la "classe moyenne" à la "classe pauvre" et à 25% le taux de chômage; sans compter que le spectre de la banqueroute n'est jamais bien loin, à un point tel que le 1er décembre 2001 les liquidités des banques sont épuisées et que le gouvernement doit limiter par la loi les retraits des particuliers.En décembre 2001, les émeutes comptent plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de pillards (pauvres, chômeurs ou membres déchus de la classe moyenne) qui s'en prennent aux supermarchés, aux entrepôts, aux boutiques, etc.) Les troubles sont si préoccupants que l'état de siège est décrété par les forces de l'ordre: tout regroupement public de plus de deux personnes est interdit et que la censure est rigoureusement appliquée aux médias. La répression, qui a déjà fait quelques morts, se fait sentir au maximum, mais les émeutes continuent de plus belle et sont désormais doublées de cette pratique qui avait fait grandement pression sur la dictature militaire dans les années 1970, les "concerts de casseroles" (cazerolazos) qui regroupent, chaque jour et partout à travers le pays, plusieurs milliers d'individus.
Dans la soirée du 19 décembre, une manifestation spontanée regroupant plus d'un million de personnes a lieu à Buenos Aires. Devant le palais présidentiel, la foule en colère réclame la démission des hommes politiques. Le tout se termine dans la nuit par une émeute majeure qui balaiera les institutions bancaires et les multinationales et lynchera plusieurs policiers. Lors de ces troubles, plusieurs milliers de messagers à moto (motoqueros) participent aux affrontements; ces derniers, par leur connaissance de la ville et leur mobilité, amorcent ainsi un mode d'action qui allait être reconduit à de nombreuses reprises.
Des évènements semblables ont lieu dans au moins une douzaine de villes du pays. À Cordoba, la mairie est occupée. On y tient une assemblée avant d'y mettre le feu et de dresser des barricades. Le lendemain matin, la révolte se poursuit, un manifestant raconte: " Les gens allaient, venaient, les cortèges se recyclaient, les avenues se vidaient puis se remplissaient à nouveau d'hommes, de femmes, de familles avec leurs chiens... C'était quelque chose d'impressionnant parce que totalement spontané... ". Cette journée sera ponctuée par une foule d'évènements majeurs semblables à la veille… combats de rues, pillages, assaut d'une foule en colère contre la maison du président, etc. À l'évidence, la révolte dev
ient insurrection.Mais ces manifestations de souveraineté populaire attirent évidemment son contraire : la répression, qui est à la hauteur de la réputation qu'elle s'est forgée pendant la dictature. De ces quelques semaines d'affrontement, on compte 35 tués, des centaines de blessés et des milliers d'arrestations (officiellement 3273). Plusieurs témoins racontent que des tueurs en civils se faufilaient dans la foule afin d'abattre des militants-e-s d'une balle dans la nuque. Les autorités ne savent décidément pas comment réagir: le président de la Rua démissionne et doit être évacué par hélicoptère. Le nouveau président, Adolfo Rodriguez Saa promet un moratoire sur le paiement de la dette extérieure et la création d'un million d'emplois.
Mais les manifestations se poursuivent… et l'année 2001 se termine par la démission du président Saa, bientôt remplacé par Duhalde. Les concerts de casseroles, les coupures de routes, les émeutes et les manifestations reprennent dès janvier. Dans la ville de Mosconi, les émeutiers prennent la garnison du commissariat en otage et brulent l'édifice. À Junin, 600 manifestants brulent la maison d'un député. Le 28 janvier, plus de 15 000 piqueteros soutenus par les assemblées de quartier convergent au centre de Buenos Aires. Le nombre de piqueteros - et de piqueteras, puisque les femmes sont très nombreuses lors de ces actions: elles forment jusqu'à 70% des effectifs - est d'ailleurs depuis le début de la crise leurs regroupements sont en pleine expansion: de 1383 qu'ils étaient en 2001, ils passent à 2336 en 2002.
Les émeutiers délaissent désormais les supermarchés pour mieux s'en prendre aux banques, sans compter que les assemblées de quartiers, progressivement, se fédèrent entre elles afin de coordonner l'insurrection. Ces assemblées, qui se comptent par centaines, transfigurent la critique en acte et en parole. Réunissant parfois plusieurs milliers de personnes, elles permettent au peuple de reprendre tout ce qui le concerne en main, sans avoir recours à la médiation de l'État ou d'une quelconque institution bourgeoise. Fonctionnant de façon horizontale et non hiérarchique, elles prennent une telle ampleur que les dirigeants politiques croient devoir rappeler qu'aux termes de la constitution:
Le peuple ne délibère pas et ne gouverne que par l'intermédiaire de ses représentants... Il faut arrêter la fantaisie des gens dans la rue qui disposent de ce qui doit ou ne doit pas se faire... Il... faut adresser des pétitions aux autorités... de façon ordonnée et sensée au lieu de les livrer en pâture aux agitateurs habituels...
Cette insurrection a pris tout le monde par surprise, aucun syndicat, aucun parti n'en est à l'origine. C'est de la population elle-même, spontanément, qu'est venue la résistance, et c'est cette même population qui a donné à cette résistance une forme si originale et efficace. La révolte populaire fut accompagnée par un vaste mouvement d’autogestion des entreprises en faillite. Autour du slogan « Occuper, résister, produire », entre 8000 et 10 000 postes de travail dans plusieurs secteurs industriels (métallurgie, textile, imprimerie, hôtellerie, alimentation, etc.) ont ainsi été sauvés par les travailleurs et travailleuses dans des entreprises récupérées et remises en marche par leurs propres ouvriers et ouvrières, alors même que la crise financière de décembre 2001 avait poussé les patrons à les abandonner à leur propre sort. Sans contredit, il s’agit de l’un des faits marquants de la réponse des classes populaires qui mérite d’être souligné.

Si le contexte québécois de 2010 diffère largement de celui argentin de 2001, quelques rapprochements sont tout de même possibles. D'abord, la crise qui a touché durement l'Amérique du Nord a fait passer le taux de chômage de 7,2% (le plus bas niveau en 32 ans) à un niveau qui atteindra possiblement 10% en 2010. Pour la région de Montréal seulement, le taux de chômage a déjà atteint les 10,5%. Certains économistes craignent même une seconde crise financière dans un avenir très rapproché. Par ailleurs, l'État et le patronat, sous prétexte de relance économique, se lancent dans une grande offensive néolibérale - en sabrant dans les services sociaux, les conditions salariales et en remettant à l'ordre du jour différents plans de privatisation. Pour couronner le tout, tant les syndicats que les mouvements sociaux sont moribonds et sont en mode survie plutôt qu'en mode combattif, laissant ainsi l'État manœuvrer à sa guise. Dans un tel contexte, que peut-on tirer de l'expérience argentine afin de s'organiser ici et maintenant?
Contre le capitalisme
La première nécessité semble être l'élaboration d'un projet social et politique extra-parlementaire qui aurait pour fondation une authentique démocratie. Peu importe les mesures que les politiciens prendront, ce ne sera qu'en faveur du marché et ce sera nous (les travailleurs, les travailleuses, les étudiants et les précaires) qui en paieront le prix.
L'expérience de récupération d'usine dans un contexte de crise économique serait, dans un premier temps, une nécessité qui permettrait aux travailleurs et aux travailleuses de conserver leurs emplois. On n'a qu'à penser à l'exemple récent de la grève d'Alcan à Jonquière en 2004. Les travailleurs, réalisant les limites de la grève légale, ont relancé la production sous contrôle ouvrier, poussant ainsi le patronat à la négociation - entre autres puisqu'il ne pouvait plus revendre l'électricité non utilisée pour amortir les pertes causées par la grève. Bien que l'expérience argentine soit critiquable à plusieurs niveaux, elle permet à la population de renouer avec une véritable démocratie que la rationalité et le productivisme capitaliste nous ont fait oublier depuis fort longtemps. La réussite d'un tel projet, l'autogestion généralisée, ne peut à long terme réussir sans une lutte globale pour une transformation libertaire et socialiste de la société. Dans un tel contexte, l'auto-organisation des chômeurs et des précaires est indissociable de la lutte des travailleurs et des travailleuses pour l'autogestion de leurs milieux de travail et la solidarité entre les différentes luttes parcellaires est plus que jamais nécessaire.
Contre l'État
L'autre aspect crucial est le principe des Assemblées de quartier et la mise en place de mécanismes de démocratie populaire. Dans un contexte de crise sociale et politique, dans lequel les gens n'ont plus confiance aux politiciens et aux partis, la démocratie par la base est plus que jamais nécessaire. Que ce soit pour des enjeux de quartiers, le logement, la précarité, l'éducation populaire ou la santé (on peut penser au modèle des cliniques populaires des années 1960-1970), seule notre force collective, par la mise en place de mouvements de quartiers, peut amener un réel changement.
L'attente de réformes ou de promesses électorales, la manipulation par les politiciens et les bureaucrates et toutes les formes de concession minent à long terme nos luttes populaires. C'est pourquoi dans le contexte de notre campagne sur la crise nous jugeons important de partager des expériences de luttes collectives afin d'entamer ou de poursuivre une réflexion collective sur les façons de s'organiser ici et maintenant.
samedi, janvier 16, 2010
À vos agendas : Usines sans patrons!
CALENDRIER de la tournée :
(local CI-01) (en anglais)
Sam 30 jan – Sherbrooke – Tremplin 16-30 à 19h00 (95, Wellington S.)
Mar 2 fév – Québec – Université Laval à 11h30 (détails à venir)
Mar 2 fév – Québec - Café-Bar L’Agitée à 20h00 (251, Dorchester)
Jeu 4 fév – Chicoutimi - Café Cambio à 19h00 (405 rue Racine Est)
Sam 6 fév – St-Félicien – Café l’Associé-T à 19h00 (1105, Boul. Sacré Cœur)
Lundi 8 fév – Drummondville – Cégep à 19h00 (Café Clovis)
Mar 9 fév – St-Hyacinthe - Bar Le Zaricot à 20H30 (1450 Rue des Cascades)
Mer 10 fév – Montréal - Uqam à 18h30 au Pavillon N (1205 St-Denis) Local N-M530
Usines sans patrons
Nous traversons l’une des pires crises économiques de l’histoire du capitalisme et les réponses fournies par l'État et ses laquais sont illusoires. En plus, face à cette impasse nos dirigeant-e-s tentent de faire porter tout le fardeau de la crise aux travailleurs et travailleuses.
Comment pouvons-nous répondre autrement à cette crise économique? Pouvons-nous s’inspirer des expériences de luttes qui se sont passées ailleurs dans le monde?
Pour réfléchir à ces questions, l'Union communiste libertaire (UCL) organise cet hiver, en collaboration avec Common cause, une tournée de conférences au Québec et en Ontario sur la réponse des classes populaires argentines face à la grave crise économique qui secoua le pays au début des années 2000.
Du 18 janvier au 12 février prochain, un militant anarchiste de l’organisation Red Libertaria (Argentine) parcourra différentes villes du Québec et de l'Ontario pour nous entretenir sur ce sujet. Il traitera des différentes formes de résistance développées par le peuple argentin pour contrer les effets de la crise: récupération d'usine, création de coopératives autogérées, etc. ainsi que de l'implication des anarchistes dans ces différentes luttes.















