Affichage des articles dont le libellé est pétrole. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est pétrole. Afficher tous les articles

dimanche, décembre 06, 2009

H2Oil: Un documentaire à voir absolument.


Jusqu'au 10 décembre, le documentaire H2Oil, qui porte sur les sables bitumineux en Alberta est à l'affiche au cinéma Parallèle.

Le film porte un regard sur une petite communauté autochtone au prise avec d'énormes problèmes de pollution et de santé, notamment des taux anormalement élevés de formes très rares de cancer, qui seraient potentiellement reliés à l'extraction des sables bitumineux. La communauté de Fort Chipewyan qui est située sur les berges de la rivière Athabasca, est en aval des bassins de décantations, servant à récupérer l'eau ayant permis l'extraction du pétrole des sables bitumineux. Ces bassins, qui selon plusieurs spécialistes, fuient au rythme de quelques dizaines de litres par seconde, contaminent donc la rivière en différents métaux lourds, arsenic, HAP et d'autres saloperies, ainsi que tout la faune et la flore, qui sont les sources d'alimentation principales des habitant-es de cette communauté.

Le film donne donc la parole au premier médecin qui a osé soulever les problèmes de cancer, au jeune chef de communauté, et à un couple qui possède une petite entreprise d'eau de source fragilisée par l'exploitation des sables bitumineux. Le film donnera aussi la parole à une panoplie de politiciens, fonctionnaires et à des représentant-es des pétrolières. En donnant la parole à d'autres personnes qui ne croient pas à la thèse des déversements et du danger de l'extraction des sables pour la santé et l'environnement, la cinéaste démontre une objectivité dans son travail, ce qui change du traditionnel discours écologiste, qui est parfois tellement alarmiste et biaisé, qu'il en perd toute crédibilité.

Le film met en image ce que nous nous doutions tous et toutes, les sables bitumineux, sont une catastrophe écologique, et les capitalistes ont tout mis en place pour en empêcher la population de nuire à leur nouvelle source de profit.
Une seule petite critique, à mon avis, le film focuse trop sur une petite communauté isolée et pas assez sur l'ensemble de la population aussi affectée par le nouveau eldorado noir. J'aurais aimé entendre parler les travailleur-euses des conditions de travail désastreuses, des normes du travail inexistantes, à l'exception de celles de la sacro-sainte production, des conditions de vie et sanitaires abominables dans les villes en bordure des zones d'extraction. Bref, le capitalisme sauvage dans toute sa splendeur. Qui sait, ce sera peut être la thématique d'un futur documentaire?

N'empêche, c'est un excellent documentaire de Shannon Walsh que je vous recommande fortement.

H2Oil à l'affiche du 4 au 10 décembre 2009, 14h45 et 18h au cinéma Parallèle.
La page web du film.

jeudi, juin 11, 2009

Massacre au Pérou


Après deux mois de grève générale et d’actions contre les nouvelles politiques du gouvernement d’Alan Garcia qui permettront d’exploiter plus facilement les ressources naturelles de l’Amazone, les 30 000 autochtones mobilisés ont du faire face aux attaques de la police et des militaires le 5 juin dernier. Les autochtones demandent simplement d’avoir droit sur leur terres ancestrales et communales, eux qui sont protecteur de la Terre-mère.

Entre 30 et 115 personnes sont mortes suites aux attaques et plusieurs autres sont blessés. Les rapports font état d’hélicoptères ouvrant le feu sur la foule, d’hôpitaux refusant les soins aux blessés et de corps jetés dans les rivières par les militaires.

On peut faire un lien entres ces tristes évènements et la signature du Traité de Libre-Échange entre les gouvernements Péruvien et Américain. Le libre-échange est toujours synonyme d’une augmentation de l’exploitation, dans ce cas-ci, des gens vivant dans la région mais aussi de la destruction de la forêt pour son bois et pour faire place a des cultures servant a fabriquer des bio-carburants et l’extraction de ressources pétrolières et minières.

La majorité des compagnies qui veulent prendre part au pillage des ressources sans tenir compte de l’opinion des gens qui y habitent sont américaines mais aussi canadiennes comme Pétrolifera une compagnie basé en Alberta.

On fait aussi état de plusieurs personnes « disparu » et de mandats d’arrestations dans une région maintenant en état de siège ou l’armée impose un couvre feu.

Les anarchistes Péruvien appel à la solidarité. Voici leur communiqué :

Déclaration internationale libertaire


Le communiqué suivant est une initiative de solidarité libertaire internationale avec les peuples originaires et amazoniens du Pérou dans leur lutte en défense de leurs terres et culture ancestrale. Celle-ci est atteinte et menacée par le gouvernement péruvien en alliance avec l’impérialisme, les multinationales et la droite (principalement l’APRA, l’Union nationale et le fujimorisme), à travers des décrets législatifs inconstitutionnels et violateurs, dans le cadre de la signature du Traité de Libre Commerce avec les Etats-Unis. ».

Nous, Unión Socialista Libertaria, exhortons les organisations anarchistes, libertaires et proches du monde entier à signer ce document, à le faire vôtre et à diffuser son contenu à travers vos espace virtuels, listes e-mail, journaux, revues, bulletins, communiqués, peintures murales, forums, actions publiques, culturelles, politiques, etc… avec l’objectif d’établir une claire position libertaire et militante sur ce qui se passe au Pérou

Pour cela nous appelons les camarades libertaires à organiser, en relation avec d’autres secteurs proches et en lutte, des mobilisations et des rassemblements devant les ambassades du Pérou dans chaque pays, pour dénoncer les actions de l’Etat et des multinationales dans notre pays.

Nous en appelons à la vocation solidaire qui nous caractérise comme révolutionnaires libertaires pour faire cause commune, pour nos frères amérindiens et pour leur faire savoir qu’ils ne sont pas seuls, que leurs luttes sont les nôtres, jusqu’à parvenir à la véritable société de pleine liberté, autonomie, progrès humain, sans exploités ni exploiteurs.


Solidarité avec la lutte des peuples de l’Amazonie du Pérou !


Les communautés amazoniennes et originaires de la forêt péruvienne (en particulier à Loreto, San Martín, Amazonas, Ucayali, Huánuco, Cuzco et Madre de Dios) font de nouveau sonner leurs tambours de lutte et de résistance contre les assauts du modèle économique néo-libéral préconisé par le gouvernement péruvien (avec le parti apriste à sa tête) et comme une moyen de force lancent l’appel à la rébellion populaire après la grève générale illimitée massivement suivie depuis le 9 avril de cette année. Ces communautés sont depuis plus de 50 jours engagées dans une lutte qui ne manquera pas de représenter un clair exemple de courage, d’héroïsme et d’organisation.

Ce processus intense de la lutte indigène et amazonienne a commencé après que l’État péruvien, en contradiction avec ses propres traités internationaux, ait violé systématiquement la Convention 169 de l’Organisation internationale du Travail (OIT), qui prévoit une consultation préalable des peuples amérindiens ou originaires avant toute intervention dans leurs territoires par des instances étrangères à leurs propres communautés.

Cela signifie que le gouvernement apriste a lancé (ou plutôt, a relancé) une nouvelle phase de pillage et de vente au plus offrant auprès des multinationales des terres qui, de par la tradition et l’histoire, appartiennent à chaque communauté (Awajun-Wampis, Quechua , Arabela, Huaronis, Pananujuris, Achuar, Murunahus ou Chitonahuas, Cacataibo, Matsés, Candoshis, Shawis, Cocama-Cocamilla, Machiguenga, Yines, Ashaninkas, Yanesha et autres, y compris les “sans contact” ou isolés) qui affirment leur droit à l’existence et à la résistance.

lire le reste ici...

plus de photos ici...

dimanche, juin 08, 2008

Une crise financière qui touche de plein fouet le prolétariat en Amérique du Nord.


Depuis l'été 2007, la classe possédante nord-américaine (et du coup, l'économie mondiale) est au prise avec un capitalisme en chute libre. Le bourbier Irakien et Afghan et la hausse démentiel des budgets militaires octroyés par les États occidentaux, la flambée du prix du pétrole, le saccage environnementale qui s'accentue, la crise des sub-prime aux États-Unis(1) qui a ébranlé l'économie mondiale, et plus récemment la crise alimentaire de plus en alarmante, sont tous à un certain niveau des symptômes et/ou des facteurs de cette crise économique. Une crise qui frappe de plein fouet le prolétariat mondiale (que nous définirons simplement ici par l'ensemble des groupes sociaux sans pouvoir réel de décision sur la production, et qui ne peuvent vendre que leur seul force de travail, intellectuelle ou manuelle, sous la forme de salariat).

Chômage et licenciements

Un rapport du gouvernement américain, démontre que pour le seul mois de mai 2008, le taux de chômage a augmenté de 0,5%, passant de 5% en avril à 5,5% en mai. Une hausse qui s'est soldé par la suppression de 49 000 emplois, soit soit 21 000 de plus que pour le moi d'avril, un sommet depuis 22 ans. Depuis le début de l'année, ces licenciements sont représentatifs d'une économie chancelante, puisque les secteurs les plus touchés sont le secteur de la construction(-34 000 emplois) ainsi que l'industrie (-26 000 emplois), dans la distribution (-27 000 emplois) et dans les services aux entreprises (-39 000 emplois). Ce qui signifie un total de 8,5 millions de personnes sans emplois en mai, comparativement à 6,9 millions pour la même période en 2007 sur une population de 154,5 millions de personnes constituant la force de travail aux États-Unis(2) (3) (4). Par ailleurs, certains économistes estiment que le taux de chômage pourrait continuer d'augmenter jusqu'à 6% pour l'année 2008.

Hausse du pétrôle

Comme si ce n'était pas encore assez, le prix du pétrole, dans la dernière semaine, a augmenté de plus de 10 $US atteignant ainsi un record absolu de 139,12 $US le baril (5). Ce qui a pour effet en bout de ligne, d'augmenter l'indice générale des prix de consommation de 0,5%. L'indice des prix à la consommation (IPC) , représente globalement entre deux périodes données, la variation du niveau général des prix. Suppression d'emplois, augmentation du coût de la vie, et comme toujours c'est encore les prolétaires qui écoperont des malheurs de la bête capitaliste.

Et de notre côté?

Le dernier rapport de Statistiques Canada, indique que le taux de chômage est demeuré stable au Canada, soit 6,1%, et 7,5% au Québec, comparativement au mois d'avril 2008. (6) (7). Par contre, c’est la première fois, en 10 ans au Canada, que le nombre des faillites personnelles dépasse 8 000 par mois, comparativement à une moyenne mensuelle de 7000. Les faillites personnelles sont en hausse de 8% au Québec et de 13,2% en Ontario. (8) Pour plusieurs, une récession est à l'horizon (9). Mais, il ne faut pas croire que tout est rose de notre côté, on a qu'à penser à la précarisation des emplois, aux attaques sur nos acquis sociaux, ainsi qu'aux attaques sur le droit à la grève, pour ne nommer que ceux-ci. Et avec la crise alimentaire à l'horizon, gageons que nous souffrirons tous et toutes d'une diminution de nos conditions de vie et de travail sous peu.


Le capitalisme s'essoufle de plus en plus, et peine à accroître sa courbe de profit. Le crédit qui a joué pour beaucoup dans les dernières décennies, dans l'accroissement du capital et des forces productives, nous démontre maintenant qu'il est un arme à double tranchant pour la classe capitaliste. La crise des sub-primes aux États-Unis, l'augmentation des faillites personnelles au Canada, la bulle technologique qui a éclatée au début de ce siècle, l'augmentation du coût de la vie, nous démontre bien une absurdité du système capitaliste, c'est à dire que la classe possédante ne risque plus son capital, mais préfère jouer en bourse les économies du prolétariat-souvent sous forme de crédit- pour accroître leur profit personnel. Et comme on peut le constater actuellement tout cela se fait au détriment, bien entendu, de satisfaire les besoins humains les plus fondamentaux, tel qu'en témoigne les émeutes de la faim. (10) La lutte des classes est plus évidente que jamais et seul un éveil d'une conscience de classe mondiale pourra permettre de renverser la vapeur en faveur du prolétariat.

samedi, février 02, 2008

La guerre du pétrole se poursuit au Tchad..


Les médias du weekend rapporte aujourd'hui que de violents combats ont lieu actuellement près de la capitale Tchadienne N'Djamena.

La progression des rebelles hostiles au président tchadien Idriss Deby Itno a été stoppée hier par de violents combats à 50 km de N'Djamena, mais l'armée n'a pas réussi à s'imposer et les habitants de la capitale attendaient, fébriles, un affrontement majeur.
Après avoir avancé pendant cinq jours sur plus de 700 km sans rencontrer de résistance, l'alliance des trois principales rébellions tchadiennes a trouvé sur sa route les forces gouvernementales dans la zone de Massaguet, à 50 km à vol d'oiseau de N'Djamena, sur l'axe reliant l'est du Tchad à la capitale.

(...)Cette offensive rebelle, la plus importante des dernières années, coïncide avec le lancement d'une force européenne (Eufor) censée venir protéger les réfugiés soudanais du Darfour voisin, ainsi que les déplacés tchadiens et centrafricains, dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique.
Hier toutefois, l'envoi d'une soixantaine de soldats autrichiens et irlandais a été repoussé en raison de l'instabilité du pays.

(...)
Alors que la traversée du pays des groupes armés depuis le Soudan, où ils avaient établi leurs bases, avait été suivie pas à pas par les autorités, qui bénéficient des renseignements aériens collectés par les avions du dispositif militaire français Épervier, les rebelles avaient semblé plus difficiles à localiser au fur et à mesure qu'ils approchaient de la capitale. Certains responsables tchadiens ont même soupçonné la France de «cacher» certains renseignements.(...)

Même si conflit selon les médias bourgeois semble simple, puisqu'Africain, on peut constater lorsqu'on regarde un peu plus en profondeur, que cette guerre civile crée de toute pièce est un terrain d'affrontement pour 2 pays impérialistes soit la France et les États-Unis. Le dictateur au pouvoir Idriss Déby, qui fait face à des attaques militaires par ses anciens collaborateurs, est en fait une marionette mis au pouvoir et maintenu par l'aide et le support militaire de la France depuis le début des années 90, comme tous les présidents qui l'ont précédé depuis les "indépendances". Élu par des fraudes électorales coorganisées par l'armée et l'aide de la France, il règne au pouvoir par les mêmes méthodes dictatoriales et meurtrières que la plupart des régimes politiques dans cette partie de l'Afrique (ici).

Depuis 2003, Déby a fait face à plusieurs tentatives de coup d'état par l'ancienne élite du pays qui ont rejoint les armées du nord, de l'est et du sud du pays dont certaines sont soutenues par le Soudan. Il est inutile de rappeler les violences des dernières années au Soudan, en particulier dans la région du Darfour qui ont causé la mort de plus de 2 millions de personnes. Un chiffre significatif des 2 millions de barils de pétrole par jour qui seront extraits en 2008 par le consortium étatsunien regroupant Exxon Mobil, Chevron et la malaisienne Petronas.

L'enjeu de ce conflit est le contrôle des gisements pétroliers de cette région. La rente pétrolière du Tchad fait depuis plusieurs années l'objet d'un conflit ouvert avec la Banque Mondiale. Celle-ci s'était engagée dans le financement d'un projet d'oléoduc Tchad-Cameroun par le biais d'un consortium dirigé par Exxon Mobil(
pour lire le billet sur Exxon). Un projet dénoncé par la population et les ONG. L'entente stipulait que le Tchad recevrait 10% des recettes pétrolières, mais Déby voulant consolider son appareil répressif, a dénoncé cet accord, dans le but évident de plaire à la population Tchadienne dégoutée par cet accord, et a exigé 12,5%. Résultat, la Banque Mondiale fait mine de réaliser maintenant la nature autoritaire de son régime et exerce le blocage des avoirs du gouvernement.

Par ailleurs, une partie des forces militaires qui tentent de renverser le dictateur et qui proviennent du Soudan ont été formés et entrainés par le gouvernement américain, soit différents groupes chrétiens tel que l'APLS (Armée de Libération populaire du Soudan), regroupant l'opposition chrétienne et animiste, qui est la branche armée du MPLS (mouvement populaire de libération du Soudan). Ce groupe combat depuis 1983 le pouvoir arabo-musulman de Khartoum. La Maison Blanche fourni aussi un support au JEM (Mouvement pour la Justice et l'Égalité) basé au Darfour, et qui est lié au fondamentaliste musulman Al Tourabi, qui combat l'APLS (ici).

Vous voyez déjà le topo. Une guerre économique entre 2 puissances qui tentent à tout prix de contrôler les ressources pétrolières de cette région.
Cette région deviendrait en fait une région pétrolière satellite étasunienne, signifiant ainsi la marginalisation de la France et la main-mise des compagnies américaines sur une majeure partie des réserves de pétrole de cette région Africaine. Et comme si toute cette merde n'était pas suffisante, la Chine tente de consolider sa main mise sur cette région en allant chercher des ressources pétrolières au Nigéria. Ce qui devrait encore ajouter à l'horreur et au génocide hélas banalisé de ces régions...

Le capitalisme tente par tous les moyens d'accroître sa croissance et sa courbe de profit. L'Afrique subit donc actuellement sa deuxième vague de colonialisme et son lot de guerre et d'horreurs. Les pays en voie de développement qui n'étaient pas à priori rentable économiquement sont devenus des enjeux importants pour les impérialismes au plan stratégique, militaire, géopolitique et deviennent maintenant, une fois les rapports de forces établis, des enjeux économiques cruciales pour les pays impérialistes qui tentent d'imposer leur domination par le biais de leur transnationales.
Le changement ne pourra se faire que par une prise de conscience collective de ces peuples et par la lutte des classes....

vendredi, février 01, 2008

Profits records pour les capitalistes du pétrole!

Je n'étonnerai personne en vous mentionnant que la transnationale étatsunienne numéro un du pétrole Exxon Mobil vient d'établir un record, soit le profit net annuel le plus important jamais enregistré par une compagnie étatsunienne (ici). En effet pour l'année 2007, le monstre du pétrole a enregistré le modeste profit net de 40, 6 milliards de U$ et un chiffre annuel d'affaire de 404,5 milliards de U$!!! Cette montagne de fric rouge du sang des Irakiens-iennes est principalement du au prix élevé du baril. Cette hausse des prix a, pour le quatrième trimestre de 2007, produit des profits records pour ces seuls trois mois de près de 12 milliards de U$.

Exxon Mobil ou ExxonMobil (nommée Esso au Canada, en France, en Suisse, en Belgique, en Afrique et certains pays d'Asie) a résulté de la fusion le 30 novembre 1999 entre Exxon Corporation et Mobil Oil Corporation. Elle est ainsi devenue l'entreprise la plus profitable du monde: son chiffre d'affaires est équivalent au PIB de la Suisse et est ainsi supérieur à celui de 179 des 195 pays reconnus par l'ONU. Elle est la descendante directe de la Standard Oil crée par cette pourriture de JD Rockefeller.

Elle est responsable du financement de nombreuses études essayant de démontrer les "causes naturelles" du réchauffement climatique. On lui doit aussi le déversement des 11 millions de gallons de pétrole de l'Exxon Valdez en 1989 dans le golfe de l'Alaska (Ici). Elle fait aussi partie de l'énorme consortium tentant de faire construire l'oléoduc Tchad-Cameroun, qui traverse le Darfour. Tout comme l'Irak, le génocide au Darfour a d'ailleurs une forte odeur de pétrole (Si ca vous intéresse). L'Indonésie vous vous rappelez? Les accusations portées contre cette même compagnie pour meurtre, torture et crimes contre l'humanité perpétrés par des militaires embauchés par Exxon pour protéger les puits de gaz naturel (ici).

Pendant que les médias bourgeois se gargarisent des profits records de ces capitalistes, on oublient quand même tout ceux et celles qui crèvent au nom de la maximisation du profit pour ces mêmes capitalistes!