vendredi, décembre 26, 2008

26 décembre dans un centre d'achat

Vous pensiez avoir la paix jusqu'en janvier? C'est vrai que ça ressemble à ça, mais je prends quand même un petit deux minutes, en ce 26 décembre, pour vous faire écouter une chanson, disons.. à propos?

MAP - Morts aux pourris - c'était un groupe de punk-rock de la ville de Québec. C'était, parce qu'ils ont tiré la plogue l'automne passé, après 13 ans d'existence. Toute bonne chose a une fin, ça l'air.

Bref, voici leur chanson, "26 décembre dans un centre d'achat".
video
Par là, les paroles.
Pouvez aussi jeter un coup d'oeil sur le site du défunt groupe : maprock.net Le vidéo (et d'autres) en format .mov est disponible dans la section multimédia.
Le vidéo sur Youtube : http://www.youtube.com/watch?v=eAaNN5YMThg

Bon Boxing Day!

jeudi, décembre 18, 2008

En Grèce, les travailleurs-euses commencent à s'organiser...


Voici la déclaration des travailleurs-euses grecs(Assemblée générale des travailleurs insurgés) qui occupent actuellement le bâtiment de la GSEE (Confédération générale des travailleurs de Grèce--un syndicat majeur et bureaucratique). La lutte s'intensifie et les travailleurs-euses commencent à s'organiser. Serions-nous à l'aube de voir émerger des instances révolutionnaires des travailleurs-euses?(source)

depuis le bâtiment libéré de la GSEE
mercredi 17 décembre 2008
Nous déterminerons notre histoire nous même ou nous la laisserons être déterminée sans nous.

Nous, travailleurs manuels, employés, chômeurs , intérimaires et précaires, locaux ou migrants, ne sommes pas des téléspectateurs passifs. Depuis le meurtre d’Alexandros Grigoropoulos le samedi soir, nous participons aux manifestations, aux affrontement avec la police, aux occupations du centre ville comme des alentours. Nous avons dû maintes et maintes fois quitter le travail et nos obligations quotidiennes de prendre les rues avec les lycéens, les étudiants et les autres prolétaires dans la lutte.

NOUS AVONS DECIDE D’OCCUPER LE BATIMENT DE LA CONFEDERATON GENERALE DES TRAVAILLEURS EN GRECE (GSEE)

Pour le transformer en un espace de libre expression et un point de rendez-vous pour les travailleurs,

Pour dissiper les mythes encouragés par les médias sur l’absence des travailleurs des affrontements, que la rage de ces derniers jours ne serait que l’œuvre de quelques 500 « cagoulés » (koukoyloforon), « hooligans », ou d’autres histoires farfelues, alors que dans les journaux télévisés les travailleurs sont présentés comme des victimes de ces affrontements, et alors que la crise capitaliste en Grèce et dans le Monde mène à des licenciements innombrables que les médias et leurs dirigeants considère comme un « phénomène naturel ».

Pour démasquer le rôle honteux de la bureaucratie syndicale dans le travail de sape contre l’insurrection, mais aussi d’une manière générale. La Confédération générale des travailleurs en Grèce (GSEE), et toute l’intégralité de la machinerie syndicale qui le soutient depuis des dizaines et des dizaines d’années, sape les luttes, négocie notre force de travail contre des miettes, perpétue le système d’exploitation et d’esclavage salarié. L’attitude de la GSEE mercredi dernier parle d’elle même : la GSEE a annulé la manifestation des grévistes pourtant programmée, se rabattant précipitamment sur un bref rassemblement sur la place Syntagma, tout en s’assurant simultanément que les participants se disperseraient très vite, de peur qu’ils ne soient infectés par le virus de l’insurrection.

Pour ouvrir cet espace pour la première fois, comme une continuation de l’ouverture sociale créée par l’insurrection elle-même, espace qui a été construit avec notre contribution mais dont nous avons été jusqu’ici exclus. Pendant toute ces années nous avons confié notre destin à des sauveurs de toute nature, et nous avons finit par perdre notre dignité. Comme travailleurs, nous devons commencer à assumer nos
responsabilités, et cesser de faire reposer nos espoirs dans des leaders « sages » ou des représentants « compétents ». Nous devons commencer à parler de notre propre voix, nous rencontrer, discuter, décider et agir par nous même. Contre les attaques généralisées que nous endurons. La création de collectifs de résistance « de base » est la seule solution.

Pour propager l’idée de l’auto-organisation et de la solidarité surles lieux de travail, de la méthode des comités de luttes et des collectifs de base, abolir les bureaucraties syndicales.

Pendant toutes ces années nous avons gobé la misère, la résignation, la violence au travail. Nous nous sommes habitués à compter nos blessés et nos morts - les soit disant « accidents du travail ». Nous nous sommes habitués à ignoré que les migrants, nos frères de classe étaient tués. Nous sommes fatigués de vivre avec l’anxiété de devoir assurer notre salaire, de pouvoir payer nos impôts et de se garantir une retraite qui maintenant ressemble à un rêve lointain.

De même que nous luttons pour ne pas abandoner nos vies dans les mains des patrons et des représentants syndicaux, de même nous n’abandonnerons pas les insurgés arrêtés dans les mains de l’Etat et des mécanismes juridiques.

LIBERATION IMMEDIATE DES DETENUS

RETRAIT DES CHARGES CONTRE LES INTERPELLES

AUTO-ORGANISATION DES TRAVAILLEURS

GRÈVE GENERALE

ASSEMBLEE GENERALE DES TRAVAILLEURS DANS LES BATIMENTS LIBERES DE LA GSEE Mercredi 17 décembre à 18 heures

L’assemblée générale des travailleurs insurgés

mercredi, décembre 17, 2008

Brève : Euromanif contre la semaine de 65 heures


Les déléguéEs des 27 pays de l'union européenne, réuniEs à Strasbourg, avaient à se prononcer sur un projet de loi visant notamment à faire passer la semaine de travail - actuellement fixée à 48 heures - à 65. Ce à quoi s'opposaient évidemment les syndicats, qui appelaient à une "euromanif". Plus de 10 000 personnes étaient présentes (15 000 selon les syndicats, 4000 selon la police, donc forcément au moins 10 000), arrivées d'un peu partout en Europe. Finalement, les eurodéputéEs ont voté contre.



Grèce et vidéos

Hier, à Montréal, s'est tenue une (petite) manifestation en solidarité avec le peuple grec. Voici un bref vidéo (cliquez dessus pour visionner) de l'événement, diffusé par Indymedia Montréal.



Et tant qu'à parler de vidéo, en voilà une deuxième, directement tirée de la télévision d'État grecque, qui montre quelques jeunes interrompant un discours du premier ministre Karamanlis, en forçant la diffusion de leur message. Sur leurs banderoles, les téléspectateurs et les téléspectatrices pouvaient lire : "Cessez de regarder, sortez dans les rues", "Libérez les arrêtéEs".

lundi, décembre 15, 2008

Grèce : On n'avait pas besoin d'un autre martyr

Solidarité avec le mouvement anarchiste grec et avec les victimes de la répression; solidarité internationale avec toutes les luttes sociales, en Grèce et dans le reste de l'Europe!

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On n'avait pas besoin d'un autre martyr

Tandis que la Grèce se préparait à une journée de grève générale, le mercredi 10 décembre, contre le gouvernement Karamanlis et la crise économique, et avec la mobilisation qui germe de la base dans les écoles et les universités, contre les projets de réforme, Alexandros Grigoropolous, âgé de 16 ans seulement, a été désigné pour servir de victime, de bouc émissaire pour l'appareil policier, et fut tué de sang froid par les forces répressives de l'État.

La crise économique, déclenchée par le capitalisme international contre les exploitéEs du monde entier et gérée par les États à coups de mesures imposant l'appauvrissement général, affaiblit l'équilibre fragile entre les groupes de pouvoir et les partis, de droite comme de centre-gauche, nous permettant d'entrevoir la véritable vocation anti-démocratique subversive de l'État et de son système (in)sécuritaire : l'aliénation, la criminalisation et l'élimination de l'opposition populaire.

Ça s'est produit avec Carlo Giuliani, à Gênes, en 2001. Ça s'est produit à de nombreuses reprises, ces derniers temps, en des endroits comme la Palestine et Oaxaca, au Mexique. Samedi dernier, ça s'est produit en Grèce.

En ce moment, des milliers d'étudiantes et d'étudiants manifestent devant les quartiers généraux de la police, à Athènes, mais aussi dans bon nombre de villes et villages d'un bout à l'autre de la Grèce.

Les manifestations spontanées à travers le pays sont le résultat de la colère populaire contre le gouvernement Karamanlis et les agissements criminels de la police. Le gouvernement grec a d'abord armé et envoyé les flics assassins, puis a lancé une kyrielle pathétique d'excuses et de résignations, sans que personne n'ait été puni. En fait, il tente d'attirer l'attention sur la destruction de propriété publique et privée, tout en continuant de réprimer les manifestations, en attaquant le peuple avec des armes chimiques et en torturant les personnes arrêtées.

La révolte ne fait que commencer. Et la grève générale, cette grève syndicale et sociale, politique et de classe, peut transformer la rage du peuple en une force organisée pour la construction de l'alternative libertaire.

Dans tous les pays, la crise croissante du capitalisme refile la facture aux travailleuses, aux travailleurs et aux exploitéEs.

Nous devons répondre, dans chaque pays, en construisant ensemble l'opposition sociale, nécessaire à notre défense collective face à l'annihilation au nom du profit.

Solidarité avec le mouvement anarchiste grec et avec les victimes de la répression; solidarité internationale avec toutes les luttes sociales, en Grèce et dans le reste de l'Europe!


8 décembre 2008


Federazione dei Comunisti Anarchici (Italie)
Melbourne Anarchist Communist Group (Australie)
Zabalaza Anarchist Communist Front (Afrique du Sud)
North-Eastern Federation of Anarchist Communists (États-Unis)
Union Communiste Libertaire (Canada)

[USA] LE CHANGEMENT DONT NOUS AVONS BESOIN: Une perspective anarchiste sur l'élection présidentielle de 2008.

Un communiqué écrit par les camarades de la NEFAC-USA sur l'élection d'Obama.
Pour lire le texte en anglais(ici).


L'élection est terminée. Barack Obama deviendra le prochain président des États-Unis. La nouvelle de la victoire d'Obama a donné lieu à des célébrations spontanées dans tout le pays. L'énergie était partout contagieuse et partout les conversations semblaient traduire une perspective positive que les gens aux États-Unis n'ont pas connu depuis de longues années. Des mots comme changement et espoir sont utilisés, et il semble largement admis que l'élection d'Obama annonce une nouvelle ère de justice sociale, la fin de la guerre et la réduction significative du racisme qui gangrène la société américaine. Mais, alors que l'énergie et le spectacle médiatique s'estompent, nous aimerions que vous considériez l'élection d'un autre point de vue. En tant qu'anarchistes de lutte de classe, c'est notre conviction que les élections dans une société capitaliste ne peuvent en fait jamais apporter la véritable justice et la sécurité aux personnes ordinaires. Nous ne pensons pas que ces élections puissent prévenir les guerres, traiter efficacement le racisme, le sexisme ou la dégradation de l'environnement de façon le moindrement permanente.

Nous sommes solidaires des espoirs de changement profond des millions de personnes qui ont voté pour Obama. Toutefois, nous reconnaissons également que le système capitaliste est dans une grave crise qui s'étend à toutes les personnes salariées et opprimées, une crise que même le titulaire le mieux intentionné de la plus haute fonction est incapable de résoudre. Le but de ce texte est de fournir une perspective sur la crise et une esquisse de solutions.

La présidence de George W. Bush a été, à presque tous points de vue, une catastrophe. Mensonges, guerres, une crise financière et une récession profonde, et le renforcement de l'État policier ne sont que quelques-uns des legs douteux de Bush. Certains d'entre eux étaient déjà évidents il ya deux ans, quand la saison électorale fut ouverte et que les libéraux(*) et les réformistes ont commencé leur campagne contre ces problèmes. Toutefois, la raison pour laquelle ces problèmes existent en premier lieu était manifestement absente de leurs attaques.

Il est de notre conviction que l'inégalité économique, la guerre, le racisme, le sexisme et la destruction de l'environnement sont inhérents à toute société capitaliste. Considérez un instant la grande richesse que notre société crée, tout depuis les cultures jusqu'aux médicaments. Toutefois, l'accès à cette richesse est inégalement réparti, soit disant déterminé par les marchés libres. Il est admis par les politicienNEs et les médias que ces soit disant marchés libres sont une partie naturelle de la vie. Les marchés, toutefois, sont mis en place par les gens; ils peuvent également être modifiées ou annulées par les gens. Comme anarchistes, nous croyons que la production et la distribution de la richesse de la société devrait être décidé démocratiquement, par les personnes, et non par un mécanisme de marché qui est en fait contrôlée par quelques-unEs.


La démocratie:


Les anarchistes sont tout à fait en faveur de la démocratie. La notion que les gens devraient se réunir et prendre des décisions est l'épine dorsale de notre idéologie. Cependant, nous ne considérons pas le système démocratique américain comme étant représentatif de ces idéaux. Les républicains et démocrates existent en deux factions rivales luttant pour notre consentement à être dirigé. Tous deux soutiennent une rhétorique d'intérêt commun avec les gens ordinaires, mais nous estimons que ce n'est qu'une illusion. Les hommes et les femmes politiques dans ce pays existent pour fournir une plate-forme stable de gestion et d'exploitation de la majorité de la population active en Amérique par la minorité des capitalistes, c'est-à-dire les propriétaires des outils avec lesquels nous produisons la richesse. Nous construisons, surveillons, nettoyons et travaillons dans les bureaux et les usines, nous transportons les marchandises, et nous les vendons, mais les capitalistes les possèdent et empochent les profits. Les intérêts de ces deux groupes ne sont pas les mêmes. La classe des patronNEs veut obtenir le plus possible des travailleurs et des travailleuses. Ils veulent nous payer aussi peu que possible et nous vendre tout ce qu'ils possèdent aussi cher que faire se peut. Laissé à elles-mêmes, ces conditions ont conduit à des soulèvements. Vous ne le croyez pas? Regardez notre propre histoire! L'abolition de l'esclavage, la journée de 8 heures, le droit de constituer des syndicats, la rémunération des heures supplémentaires, les lois sur le travail des enfants, la fin de la ségrégation légale, le droit de vote des femmes et leur droit de choisir, le droit des gais et des personnes transgenres d'être eux et elles-mêmes n'ont pas été gagné par les urnes, mais par des gens s'organisant, faisant la grève, organisant des boycott et prenant la rue. Les libéraux en fonction ont adopté des lois en réponse aux mouvements et pour décapiter ce qui aurait pu devenir une poussée révolutionnaire.


Conséquences de l'élection


Sans aucun doute, cette élection a été historique. Nous voyons deux raisons. Un homme noir a été élu à la magistrature suprême aux États-Unis, un pays fondé sur le kidnapping de masse des AfricainNEs et le vol des terres des peuples autochtones qui vivaient déjà ici. Deuxièmement, la campagne d'Obama a été marquée par l'un des travail d'organisation de masse les plus étendu depuis des années.

Les États-Unis sont un pays profondément marqué par le racisme, et malgré ce que certains expertEs pourraient croire, il est clair pour toute personne ordinaire que le racisme est loin d'être mort. L'oppression raciale est une question complexe, et nous ne voulons pas la simplifier. Toutefois, une discussion des raisons pour laquelle le racisme et la suprématie blanche ont été si inextricable dans la société américaine aurait à examiner comment la race a toujours été utilisée comme un levier de la classe dirigeante dans sa rhétorique et ses politiques pour maintenir la classe ouvrière divisée selon des critères raciaux et ainsi l'empêcher de réaliser son plein potentiel en tant que force capable de s'auto-organiser et de surmonter son oppression. L'élection d'un Noir à la présidence des États-Unis représente un réel changement dans les attitudes des AméricainEs, et nous nous félicitons de ça. Toutefois, le racisme n'est pas seulement une question de mentalités. Il fait partie intégrante du système d'exploitation des travailleurs et des travailleuses. Ce racisme systémique est ce qui soutien les intérêts de la classe dirigeante, et, avec l'ampleur de plus en plus évidente de l'effondrement de l'économie, la classe dirigeante sera énergiquement à la recherche d'opportunités de défendre ses intérêts. La voie à suivre pour la classe ouvrière est de s'organiser dans son propre intérêt, pour défendre les aspirations de ceux et celles qui sont opprimés par le racisme. Nous voyons des mouvements de justice sociale, des associations de quartier et des groupes de surveillance de la police à titre d'exemples. Ces sortes de mouvements de bas en haut sont en contradiction flagrante avec ce que seront les efforts de haut en bas de l'État, même dirigé par une administration Obama, pour résoudre les problèmes sociaux. Ces efforts peuvent soulager certains des symptômes, mais laisseront intact les causes profondes des problèmes.

L'autre élément important de l'élection a été la mobilisation de base sans précédent qui a appuyé la campagne de Obama. Sous le signe du changement et de la justice sociale plusieurs milliers de personnes se sont portées volontaires, ont donné de l'argent, ont fait rouler la campagne. Nous considérons cette tendance avec grande excitation. Imaginez ce qui pourrait être obtenu si cette concentration sur le travail d'organisation à la base était transposés dans les communautés où nous vivons, dans des actions directes en notre nom au lieu d'appels au pouvoir.

Nous demandons instamment que cette énergie et cette créativité aille dans des mouvements indépendants des politicienNEs. Nous encourageons le soutien aux syndicats, à la démocratie de quartier, à la résistance à la brutalité policière, au soutien aux prisonnierEs politiques, à des modèles d'éducation de masse et aussi un mouvement avec des dents. Par-dessus tout, nous devons nous battre pour ce dont nous avons besoin, pas ce que le système est prêt à nous donner.

En outre, nous devons tous et toutes guetter les expressions de haine raciste et des mouvements fascistes organisés dans les mois et les années après l'élection. La vérité est que de nombreux AméricainEs blancHEs sont encore ouvertement racistes, et il ya des groupes qui exploitent ça, et la véritable colère des questions sociales, pour créer des mouvements violents. La nouvelle d'une église noire brûlée à Springfield, MA, quelques heures à peine après l'élection n'est pas surprenante, et nous devons utiliser tous les moyens nécessaires pour mettre fin à de tel mouvements.


LA NEFAC USA
Novembre 2008

["Traduction" par Phébus (UCL-Québec)]

(*) Aux États-Unis les libéraux désignent les progressistes.

dimanche, décembre 14, 2008

La vidéo du jour: Bush attaqué lors d'une conférence de presse.

En visite en Irak, le président États-Unien, s'est fait lancer une paire de chaussures durant une conférence de presse. Le journaliste, Muntadar al-Zeidi, un correspondant pour la chaîne de télévision iraquienne Al-Baghdadia, basée en Égypte, lui aurait d'ailleurs gueulé en arabe: "C'est le baiser de l'adieu, espèce de chien !" après lui avoir balancé ses chaussures, quitte à ne pas pouvoir lui foutre son pied au cul... Malheureusement, ni la chaussure droite, ni la chaussure gauche n'ont atteint le futur ex-président, puisque le journaliste visait comme un pied!
On peut dire que l'expression, se mériter une paire de "claques", prend ici tout son sens.

Grève générale en Italie: Nous ne paierons pas pour la crise!

Communiqué traduit de Libcom.org (source).
Des centaines de milliers de travailleurs ont répondu à l’appel d’une grève générale de 4 heures et sont descendu dans la rue vendredi, en Italie, en scandant : "Nous ne paierons pas pour la crise!"

La grève appelée par la Confédération Générale des Travailleurs Italiens (CGIL), a interrompu les services postaux, le transport et le service aérien dans plusieurs villes. De plus,la grève a touché de nombreux manufacturiers automobiles. À plusieurs endroits de nombreux-euses grévistes ont été rejoints-es par des membres d’autres syndicats.

En dépit de la pluie diluvienne, des dizaines de milliers de travailleurs-euses ont marché dans les rues de Rome, 30 000 à Turin, 50 000 à Milan, 40 000 à Naples, 10 000 à Gènes ainsi que dans plusieurs autres villes.
Face à la crise, alors que l’Italie est officiellement en récession, les travailleurs-euses exigent des hausses de salaires, des meilleurs fonds de retraite et de meilleurs droits du travail.

À quand des grèves générales ici?

Solidarité avec les travailleurs-euses en lutte!!

Archives vidéo: Front libertaire (1975)

(Tiré de Voix de Faits)

En 1975, des membres de l'Organisation révolutionnaire anarchiste (ORA) ont eu la possibilité de faire une tribune libre sur un poste de télévision français (FR3). Voilà un témoignage vidéo rare du renouveau communiste libertaire des années 1970. À voir, c'est quelque chose...

Cliquez pour aller voir le film (ça dure 15 min)

Nous sommes ici / Nous sommes partout / Nous sommes une image du futur .


Les émeutes en Grèce se poursuivre après plus d'une semaine d'affrontements. hier, des communiqués faisaient état que les manifestants avaient attaqué les bureaux du Ministère d’aménagement et des travaux publics en solidarité avec la lutte des résidentEs du village Leukimi à Corfu, village dans lequel une femme du village à été assassinée par la police l’été dernier. De plus, deux banques ont été saccagé et incendié ainsi que des boutiques haut-de-gamme. (source).

De plus, en France, lors d'une manifestation vendredi devant l'ambassade grecque en solidarité avec la jeunesse grecque à l'appel d'organisations syndicales, associatives et politiques françaises, six militants ont été arrêtés alors qu'ils prenaient la direction de Franklin-Roosevelt. Un rassemblement de solidarité a d'ailleurs été appelé hier pour exiger leur libération(Alternative Libertaire).

Par ailleurs,(blog Émeutes et amour) voici un communiqué écrit par l’assemblée d’occupation de l’École des Affaires d’Athènes, vendredi le 12 décembre.

C’est en serrant les dents de peur que les chiens grognent : Retour à la normalité – le festin est terminé ! Les philologues de l’assimilation ont déjà commencé à affûter leurs caresses les plus tranchantes : “Nous sommes prêts à oublier, à comprendre, à excuser la promiscuité des derniers jours, mais maintenant tenez vous bien ou alors nous emmèneront nos sociologues, nos anthropologues, nos psychiatres ! Comme de bons pères nous avons toléré avec retenue vos éruptions émotionnelles – maintenant regardez comment les comptoirs, les bureaux et les magasins sont vides ! Le temps est venu d’en revenir, et qui que ce soit qui refuse cette tâche sacrée sera durement frappé, sociologisé, psychiatrisé. Une injonction plane sur la ville : “Es-tu à ton poste ?” La démocratie, l’harmonie sociale, l’unité nationale et tous les autres grands coeurs puant la mort ont déjà tendus leurs bras morbides.

Le pouvoir (depuis le gouvernement jusqu’à la famille) vise non seulement à réprimer la généralisation de l’insurrection, mais à produire une relation d’assujettissement. Une relation qui définit la vie politique comme une sphère de coopération, de compromis et de consensus. “La politique à suivre est une politique du consensus; le reste nous mènerait à la guerre, aux émeutes et au chaos”. La vraie traduction de ce qu’ils nous disent, de l’effort qu’ils mettent à nier le cœur de notre action, à nous séparer et à nous isoler de ce que nous pouvons faire : non pas d’unir les deux dans l’un, mais bien de rompre sans cesse l’un en deux. Leurs appels répétés à l’harmonie, à la paix et à la tranquillité, à la loi et à l’ordre, nous demandent de développer une dialectique. Leurs vieux trucs sont désespérément transparents et leur misère est visible dans les gros ventres des patrons syndicaux, dans les yeux délavés des intermédiaires qui sont comme ceux des charognards qui tournent autour des conflits pour manger le cadavre de toutes passions pour le réel. Nous les avons vu en Mai, nous les avons vu à Los Angeles et à Brixton, et nous les voyons faire lorsqu’ils grugent les os de la Polytechnique en 1973. Nous les avons encore vu hier lorsque, plutôt que d’appeler à une grève générale permanente, ils se sont mis à genoux devant la légalité en annulant la manifestation de grévistes. Ils savent très bien que la route pour la généralisation d’une insurrection passe par le champ de la production – à travers l’occupation des moyens de production de ce monde qui nous écrase.

Demain est encore un jour où rien n’est certain. Et qu’est-ce qui pourrait être plus libérateur que cela après tellement de longues années de certitude ? Une balle a été capable d’interrompre la séquence brutale de tous ces jours identiques. L’assassinat d’un garçon de 15 ans a été le moment d’un déplacement suffisamment fort pour renverser le monde. Et ce qui semblait si difficile s’est avéré être si simple.

C’est ce qui est arrivé, c’est tout ce que nous avons. Si quelque chose nous fait peur c’est bien de revenir à la normalité. Parce que dans la destruction et le pillage des rues de nos villes de lumières nous ne voyons pas seulement les résultats de notre rage, mais aussi la possibilité de commencer à vivre. Nous n’avons plus rien d’autre à faire que de nous installer dans cette possibilité pour la transformer dans une expérience vécue : en nous basant sur le plan de la vie quotidienne, notre créativité, notre pouvoir de matérialiser nos désirs, notre pouvoir non pas de contempler mais de construire le réel. Ceci est notre espace vital. Tout le reste est mort.

Ceux qui veulent comprendre comprendront. Il est maintenant temps de briser les chaînes invisibles qui nous maintenait tous et chacun dans notre petite vie pathétique. Cela ne demande pas seulement ou nécessairement d’attaquer une station de police ou de brûler des commerces ou des banques. Le temps où quelqu’un s’extirpe de son sommeil et de la contemplation passive de sa vie, de sortir dans la rue pour parler et écouter, en laissant derrière lui ou elle tout ce qui est privé, suppose au plan de la sphère sociale la force déstabilisante d’une bombe nucléaire. Notre séparation alimente le monde capitaliste. Voilà le dilemme : avec les insurgés ou bien seuls, chacun de notre côté. Et c’est maintenant l’un des très rares moments où un tel dilemme peut prendre corps de manière si absolue et si réelle.


Pour ceux et celles qui désirent suivre au quotidien, les évènements en Grèce, nous vous ajoutons dans la marge droite de ce blogue les principaux liens relatant les évènements avec les mises à jour de l'actualité là bas.

jeudi, décembre 11, 2008

Les manifestations en Grèce s'étendent au reste de l'Europe.

Après 6 jours de manifestations et d'affrontements contre la flicaille en Grèce, les manifestations se sont déplacées au reste du continent européen. L'Espagne et l'Italie vivent maintenant des manifestations et des émeutes pour protester contre la mort de notre jeune camarade de 16 ans, Alexandros Grigoropoulos. Voici une dépêche du journal Le Monde (via AFP).


Nous sommes une images du futur...(graffiti dans l’université occupée d’Economie d’Athènes)



Le peuple aura le dernier mot/ Ce sont les nuits d’Alexis.(slogan scandé dans les rues d'Athènes)

Les manifestations contre la mort d'un jeune Grec gagnent d'autres villes européennes

Tandis qu'en Grèce, pour la sixième journée consécutive, quinze établissements universitaires et une centaine de lycées étaient toujours occupés, jeudi 11 décembre au matin, le mouvement de protestation contre la mort d'un adolescent tué samedi à Athènes par la police a, de façon inattendue, gagné l'Espagne et l'Italie mercredi soir, où des manifestations ont dégénéré en affrontements avec la police.
A Barcelone, près de 400 jeunes, dont un grand nombre d'origine grecque, ont défilé à partir de 21 heures avec des pancartes afin de protester contre la mort du jeune Grec, certains brûlant du mobilier urbain ou attaquant des agences bancaires. A la suite d'affrontements avec la police, deux manifestants, dont une jeune fille d'origine grecque, ont été arrêtés et deux policiers locaux légèrement blessés.
La tension a été plus vive à Madrid, où quelque 200 jeunes ont attaqué un commissariat du centre-ville, près de la Gran Via, brisant les vitres aux cris de "police assassine", selon le quotidien El Mundo. Plusieurs policiers auraient été blessés. La police anti-émeute est intervenue, arrêtant cinq manifestants, avant de poursuivre les protestataires dans les rues alentours et d'en arrêter quatre autres après que des conteneurs ont été brûlés et une agence bancaire criblée de pierres dans le centre-ville, selon un reponsable de la police.
Des incidents similaires se sont par ailleurs produits en Italie, lors de manifestations à Rome et à Bologne. A Sofia, en Bulgarie, des manifestants se sont aussi rassemblés devant l'ambassade de Grèce en signe de protestation.
NOUVELLE MANIFESTATION PRÉVUE À ATHÈNES

A Athènes, dans le quartier d'Exarchia, où a été tué l'adolescent samedi, les jeunes et les policiers se faisaient toujours face aux abords de l'Ecole polytechnique : tôt jeudi matin, une quarantaine de jeunes ont jeté des pierres contre les forces anti-émeutes, qui ont riposté par des tirs de gaz lacrymogène pour les disperser. Trois personnes ont été interpellées.
A Salonique, des dizaines de jeunes restaient retranchés dans l'enceinte de l'université de la ville, où selon la loi, la police n'a pas le droit d'intervenir. Des déprédations ont eu lieu au sein de l'établissement : plusieurs professeurs ont indiqué aux médias locaux que leurs bureaux avaient été saccagés et leurs archives déchirées.
Les étudiants doivent se réunir de nouveau jeudi pour décider de la poursuite de l'occupation des universités alors qu'une nouvelle manifestation d'étudiants est prévue jeudi soir à Athènes, selon le ministère de l'intérieur.

Victoire pour la classe ouvrière américaine

Je vous ai parlé (ici) de l’occupation d’une usine, à Chicago. Si on fait le calcul, aujourd’hui, ça aurait fait six jours. Mais… c’est déjà réglé! Hier soir, les travailleuses et les travailleurs se sont réuniEs dans la cafétéria de leur usine pour connaître l’avancement des négos. En ces temps de crise, où la classe ouvrière se mange jour après jour quelques coups de plus sur la gueule, ça semble incroyable : l’offre, acceptée à l’unanimité, est une réelle victoire pour les membres du local 1110 de l’UE*.

Deux mois de salaire payés (prévus par la loi, initialement refusés par l’employeur), deux mois d’assurance-santé, et la rémunération de tous les congés accumulés non-utilisés. L’argent (pour un total de 1.75 M$), qui provient de la JPMorgan Chase et de la Bank of America, est prêté aux patrons mais sera placé dans un fond indépendant et ne pourra servir à rien d’autre qu’à payer les employéEs. V’là une semaine, c’était rien, zéro. La phrase d’un délégué syndical résume bien toute la situation : “We fought to make them pay what they owe us, and we won.” (On s’est battuEs pour leur faire payer ce qu’ils nous devaient, et on a gagné.)

D’autre part, les camarades de Republic Windows & Doors ont mis sur pied une fondation – la Fondation « Fenêtre d’opportunité » – qui, en plus des milliers de dollars reçus en solidarité pendant l’occupation, servira à amasser des fonds pour la réouverture de l’usine. C’est donc un dossier à suivre.

Avec le titre de ce billet, certaines personnes auront peut-être l’impression que je monte sur mes grands chevaux. Mais je crois réellement que cet épisode servira (ou devrait servir) d’exemple pour tous les travailleurs et toutes les travailleuses, qui font face à l’incertitude, à l’injustice, à des jours difficiles. C’est une preuve assez claire qu’en s’organisant de façon démocratique et combattive, on peut obtenir satisfaction.

Un autre aspect très positif : la solidarité internationale. En cinq jours, des lettres d’appui, d’encouragement et de solidarité ont été envoyées de partout, du Mexique au Japon. Devant la mondialisation de l’économie, les travailleurs et les travailleuses du monde entier ont grandement besoin de sortir du cadre étouffant des nationalismes. Contre le capitalisme, nos luttes sont sans frontières!

Pour conclure, une phrase, cruellement d’actualité, scandée hier soir par les syndiquéEs qui sortaient de l’usine : « Power to the workers ! »

* Si vous lisez l’anglais, je vous suggère le site du syndicat, l’UE (pour United Electrical, Radio and Machine Workers of America), véritable syndicat de combat.

Maxi toujours en grève...

Nos camarades de Québec(via Voix de Faits) ont écrit un excellent article sur la grève chez Maxi, que voici.

La ligne de piquetage devant le Maxi Fleur de lys. Photo: Roxane Larouche (TUAC-503)

Depuis le 22 octobre, une grève frappe certaines épiceries «Maxi» de l'est de la province. Au total, ce sont 789 membres de la section locale 503 du syndicat des Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce (TUAC) qui ont croisé les bras de Trois-Rivières à Sept-Îles. Des lignes de piquetage ont été dressées devant sept commerces de la région, dont les «Maxi» de Place Fleur de lys, à Vanier, Lebourgneuf et Louis XIV à Charlesbourg. Il s'agit d'un conflit majeur pour le syndicat, qui cherche à uniformiser les conditions de travail dans l'ensemble de la bannière.

Comment des salariés au statut somme toute précaire, 60% de temps partiel, en sont-ils venus à prendre le sentier de la grève? «Les dernières années ont été difficiles dans le domaine de l'alimentation, surtout chez Maxi, explique André Dumas, président des TUAC-503. L'employeur a restructuré son entreprise et a fermé ses boucheries. Il y a toujours un département de viandes mais il n'y a plus de boucher actif qui coupe la viande dans les épiceries. C'était le meilleur travail, en tout cas le mieux rémunéré dans les épiceries. De plus, à la suite de ça, les gens les mieux payés ont vu leurs salaires gelés pendant plus de 8 ans.» Or Maxi est une bannière rentable, en fait, c'est la bannière qui s'en tire le mieux actuellement au Québec et elle appartient à la chaîne la plus riche. Alors, il y a deux ans, le syndicat a lancé un processus pour identifier avec les membres les revendications qui permettraient d'améliorer leurs conditions.

«Nous, ce qu'on a identifié, c'est d'avoir une convention collective pratiquement uniforme dans toute la bannière, raconte André Dumas. On s'est assis avec les délégués et on a monté un projet très réaliste et terre-à-terre et on l'a négocié dans un premier Maxi, à Baie-Comeau. Ça a pris un bon bout de temps, mais on en est venu à une bonne entente, les gens étaient satisfaits, et on a demandé la même entente dans les autres établissements Maxi, ce que l'employeur refuse.» En cas de refus, les syndiqués avaient voté massivement pour la grève dans 13 Maxi sur 14 (dans le cas du Maxi d'Estimauville, l'offre finale patronale a été présentée aux membres et acceptée à 62.5%). De plus, le syndicat a déposé une nouvelle demande d'accréditation syndicale unique pour une quinzaine de Maxi de l'est de la province, marquant ainsi sa volonté d'en arriver à une seule et même convention collective.

Écoutez notre entrevue avec le président du syndicat local:







Diviser pour régner

Face à cette stratégie, la compagnie applique la tactique de diviser pour régner. Elle argue offrir des conditions en fonction des conditions locales du marché de l'emploi et du volume de vente de chaque magasin. «C'est une grève de solidarité, explique Guy(*) un gréviste rencontré en face du Maxi Fleur de lys, parce qu'on aurait pu obtenir ce qu'on voulait dans la plupart des magasins mais certains n'avaient pas les mêmes choses que nous autres. Pourtant, le gars qui place du lait, que ce soit dans le magasin de Sainte-Anne-de-Beaupré, par exemple, versus celui de Lebourgneuf, il fait la même job, c'est pour ça qu'on demandait la même chose.»

Curieusement, les fissures dans le front commun syndical ne sont pas venues des magasins «les mieux nantis» mais plutôt de petits établissements au nom desquels les autres font la grève. Ainsi en est-il dans la région du Maxi Louis XIV. Là-bas, une pétition a été initiée exigeant un vote sur les offres finales de l'employeur et le retour au travail avant les fêtes. Sur place, nous avons rencontré des piqueteurs furieux qui, sous le couvert de l'anonymat, en avait long à dire sur leurs «collègues». Selon la rumeur, il s'agirait d'une mouvement dirigée par une assistante gérante et «l'équipe du jour», des gens qui trouvent leur compte dans les offres actuelles. «Ils ne sont pas venus aux assemblées, à quoi ils pensaient?, lâche un gréviste amer. On est pas tout seuls là-dedans, le vote de grève a été pris à 100% ici, à cause d'eux-autres on est gênés de dire qu'on vient de Louis XIV dans les manifs.» Plusieurs craignent un retour au travail particulièrement difficile avec les «collègues».

Les demandes

Les principales demandes des syndiquéEs concernent quatre points. Tout d'abord, les grévistes veulent des augmentations salariales de 3%. Mais ce n'est pas le principal, selon les grévistes rencontrés. Les demandes «normatives» sont en effet beaucoup plus importantes parce qu'elles vont vraiment changer les conditions de travail. Il y en a trois principales. La première est une protection des employés régulier. La seconde est la rotation pour la journée du dimanche, afin de permettre aux étudiantEs d'avoir au moins une journée de congé de temps en temps. La dernière est finalement le choix des horaires par ancienneté.

Bloquage de l'entrepôt Provigo par 352 gréviste le 26 novembre dernier.
Photo: Roxane Larouche (TUAC-503)



Les patrons exigent auprès de la Commission des relations de travail que les employéEs puissent voter sur les «offres finales» de la compagnie, ce que conteste le syndicat. Au moment d'écrire ces lignes, les actions d'éclat se multiplient aux quatres coins de la province mais des rencontres de conciliation avec un médiateur du Ministère du travail sont à l'agenda. Les propriétaires perdent au moins 6,5 M$ par semaine durant la grève. Afin d'hâter le réglement du conflit, les grévistes demandent aux clientEs de s'abstenir d'acheter dans les Maxis toujours ouvert.

(*) Sans revendiquer l'anonymat, Guy a «oublié» de nous donner son nom de famille.

[Texte à paraître dans Droit de Parole - Entrevue diffusée à l'émission Voix de faits sur les ondes de CKIA 88,3 FM les 10 et 11 décembre 2008]


mardi, décembre 09, 2008

Des nouvelles du front Grec....

Pour ceux et celles qui sont intéressé-es à avoir un peu plus d'information sur la situation en Grèce, voici un blogue qui donne de l'information de façon assez soutenue en anglais. Beaucoup d'informations et de détails dont les médias bourgeois ne traiteront pas. Solidarité avec nos camarades grecs!
Pour consulter le blogue: On the Greek Riots

EDIT: Tel que mentionné en commentaire(merci de m'avoir fait connaitre ce lien), il existe aussi un équivalent francophone de ce blogue que vous pouvez consulter ici:
Émeutes et amour


Ils ont d'ailleurs créer une carte dynamique des émeutes et des occupations à Athènes que voici:



Agrandir le plan

Pour voir la carte plus en détails: Ici.

Les abstentionnistes toujours en tête de scrutin!

Une autre campagne de terminée, une autre s'enclenchera possiblement en janvier au fédéral. Une campagne qui fut éclipsée par la crise au fédéral et qui somme toute démontre le dégout des gens pour notre système politique. Un taux record depuis 1927 (44,62%) d'abstention soit 42,67%. En chiffres, ça signifie que 2 248 750 inscritEs sur 5 738 811 n'ont pas été voter. Ce qui est significatif de la déchéance de notre système politique alors que nous sommes en plein coeur d'une des pires crises du capitalisme.

Un gouvernement libéral majoritaire (42,05% des bulletins "valides") a obtenu dans les faits 24,1% des votes des inscritEs. Le PQ récolte quant à lui 20,15% du scrutin total. Encore une fois, l'absurdité du système est démontrée, le PLQ et le PQ ensemble n'ont même pas obtenu autant de voix que les abstentionnistes...

Autre bonne nouvelle, Mario Dumont, quitte l'ADQ. Nos camarades de Québec ont d'ailleurs écrit un billet à ce sujet. Serait-il possible que son refus de commenter la crise au fédéral et sa démission hier soir, camouflerait un passage au fédéral? On peut toujours s'amuser à spéculer. Mais avec une élections prochaine au fédéral, Mario serait-il tenté de passer au Conservateurs? De plus en plus de rumeurs circulent à ce sujet, mais les prochaines semaines nous en approndront plus...

Par ailleurs, l'élection du premier candidat de Québec solidaire, soit Amir Khadir, ne fera que démontrer une fois de plus l'inutilité d'une gauche parlementaire. Mais, à quand une première scission au sein du parti?

La désillusion des gens face au système politique et un gouvernement libéral majoritaire qui va tout faire pour reprendre son programme de coupures, ne peuvent qu'accroître la grogne des gens. Les mobilisations de masse et le début d'une guerre sociale semblent maintenant inévitables pour l'élite dirigeante...

Manifestation 13 décembre:Des bavures policières, des enquêtes biaisées, l'impunité... PLUS JAMAIS!


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Tournoi de dés -- Rassemblement festif -- Bouffe sur place
Samedi le 13 décembre 2008
14 heures
Parc Henri-Bourassa
coin Rolland et Pascal
Montréal-Nord
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La Coalition contre la Répression et les Abus Policiers (CRAP) dénonce le blanchiment lundi de l'agent Jean-Loup Lapointe qui a tué Fredy Villanueva le 9 août 2008 à Montréal-Nord, dernière preuve que l'impunité policière est bien vivante au Québec. Au cours d'une conférence de presse devancée après que des médias aient annoncé sa décision avant lui, le directeur des poursuites criminelles et pénales Louis Dionne a annoncé qu'aucune accusation ne serait portée contre l'agent Lapointe ou sa partenaire Stéphanie Pilotte car ils n'auraient commis "aucune infraction criminelle". Nous continuons d'exiger la justice pour Fredy et que l'agent Lapointe soit accusé pour le crime qu'il a commis en tirant 4 balles sur des jeunes qui jouaient aux dés dans le parc Henri-Bourassa, en tuant un et en blessant deux autres.

Le résultat de l'enquête de la SQ est révoltant, mais pas surprenant car elle n'avait aucune crédibilité dès le départ. En effet, quand la police enquête sur la police, le résultat est tout le temps le même: la soi-disant enquête policière ne fait que confirmer la version policière de l'évènement et il ne reste ensuite aux procureurs qu'à blanchir les agents. C'est pourquoi sur les 43 personnes tuées par la police de Montréal depuis 1987, les agents n'ont été accusés que dans 4 cas: 2 agents ont été acquittés (Gosset et Stante), dans un cas un policier a été reconnu coupable et a fait des travaux communautaires (agent Markovic) et dans l'affaire Barnabé des agents ont été reconnus coupables, mais ils ont ensuite réintégré la police de Montréal. En plus, le procureur François Brière qui a raconté aux médias la version policière de la mort de Fredy est le même qui avait décidé de ne pas porter d'accusations contre les agents Thibert et Bordeleau qui ont tué Quilem Registre en lui donnant 6 décharges électriques de Taser en octobre 2007 à St-Michel! Les dés étaient donc pipés dès le départ.

Quant à l'enquête publique annoncée par le ministre de la Sécurité Publique et ministre de la Justice Jacques Dupuis, elle pourra nous permettre d'en apprendre plus sur les circonstances de la mort de Fredy, mais ce n'est qu'une mince consolation pour le déni de justice que constitue le refus de porter des accusations contre les policiers assassins. Nous saluons l'annonce que la famille Villanueva va poursuivre au civil la Ville de Montréal et l'agent Lapointe, un des seuls moyens légaux d'espérer obtenir la justice.

Enfin, nous devons souligner le fait que ces annonces ont été faites le jour même où une vigile soulignait les 3 ans de la mort de Anas sous les balles de l'agent Yannick Bernier à Côte-des-Neiges. Or, dans ce dossier comme dans la plupart des autres cas de bavures où il n'y a pas eu d'émeutes, le minstre Dupuis n'a jamais ordonné la tenue d'une enquête publique. La famille Bennis lutte contre la Fraternité des Policiers et Policières de Montréal qui veulent faire empêcher une enquête publique, comme ils le font dans le dossier de Michel Berniquez, tué en 2003 par des policiers à Montréal-Nord...

Pour toutes ces raisons, nous organiserons un rassemblement familial et festif à Montréal-Nord qui aura lieu le samedi 13 décembre 2008 à 14h au parc Henri-Bourassa (coin Pascal et Rolland).

Justice et Vérité pour Fredy Villanueva! Accusez l'agent Lapointe!

lundi, décembre 08, 2008

L'occupation de la Polytechnique d'Athènes publie un communiqué

Vous avez peut-être entendu parler de ce qui se passe en Grèce? Sinon, le billet d'un camarade de Voix de Faits fournit une introduction : .

Bref, ça brasse. L'université polytechnique d'Athènes est sous occupation, et un communiqué vient d'être publié. Ma traduction :

Samedi, 6 décembre 2008, dans le quartier d'Exarchia, Alexandros Grigoropoulos, un camarade âgé de 15 ans, a été assassiné, de sang froid, d'une balle policière à la poitrine.

Contrairement aux dires des politiciens et des journalistes, complices de ce meurtre, il ne s'agit pas d'un "incident isolé", mais d'un débordement de la répression étatique qui cible, systématiquement et de façon organisée, ceux et celles qui résistent, qui se révoltent, les anarchistes et les anti-autoritaires.

C'est la pointe du terrorisme d'État qui s'exprime par l'amélioration du rôle des mécanismes de répression, leur armement continu, l'augmentation du niveau de violence qu'ils utilisent, avec la doctrine de la "tolérance zéro" et la propagande médiatique diffamatoire qui criminalise celles et ceux qui luttent contre l'autorité.

Ce sont ces conditions qui préparent le terrain pour une intensification de la répression, en tentant d'abord d'extraire le consentement social, et en armant les assassins en uniforme de l'État.

La violence létale dirigée contre le peuple dans les luttes sociales et de classes a pour objectif la soumission de toute la population, servant de sentence exemplaire et répandant la peur.

Ce meurtre fait partie de l'attaque plus large de l'État et des patrons contre l'ensemble de la société, et vise à imposer des conditions d'exploitation et d'oppression plus rigides, à consolider leur contrôle et leur répression. Des écoles et universités aux donjons de l'esclavage salarié, avec ses centaines de morts dans les prétendus "accidents de travail" et une bonne partie de la population vivant dans la pauvreté... des champs de mines situés aux frontières, des pogroms et des meurtres de réfugiéEs, d'immigrants et d'immigrantes aux nombreux "suicides" dans les prisons et les commissariats de police... des "coups de feu accidentels" des barrages policiers à la répression violente des résistances locales... La démocratie montre les dents!

Immédiatement après le meurtre d'Alexandros, des manifestations et des émeutes spontanées ont éclaté dans le centre d'Athènes, la Polytechnique, les Écoles d'Économie et de Droit sont occupées et les attaques contre l'État et le capitalisme se propagent dans les différents quartiers et dans le centre de la ville. Manifestations, attaques et affrontements éclatent à Thessalonique, Patras, Volos, Héraklion et La Canée en Crète, en Giannena, Komotini et de nombreuses autres villes. Dans la ville d'Athènes, sur la rue Patission - où se trouvent la Polytechnique et l'École d'Économie - des affrontements se poursuivent toute la nuit. Les brigades anti-émeutes tirent avec des balles de plastique.

Dimanche le 7 décembre, des milliers de personnes manifestent en direction des quartiers généraux de la police à Athènes et attaquent l'escouade anti-émeute. Des affrontements d'une ampleur sans précédent se multiplient dans les rues du centre de la ville et durent jusqu'à tard dans la nuit. Plusieurs manifestantes et manifestants sont blesséEs, dont une partie est détenue par la police.


Nous maintenons l'occupation de l'École polytechnique, qui dure depuis samedi soir, offrant ainsi un espace de rassemblement pour toutes les personnes qui luttent, et un centre permanent de résistance de plus dans la ville.
Sur les barricades, dans les occupations d'universités, dans les manifestations et dans les assemblées, nous gardons vivante la mémoire d'Alexandros, mais aussi celle de Michalis Kaltezas et des autres camarades assassinéEs par l'État, renforçant la lutte pour un monde sans maîtres ni esclaves, sans police, sans armées, sans prisons, sans frontières.

Les balles des meurtriers en uniforme, les arrestations et les contrôles musclés des manifestants et manifestantes, la guerre de gaz chimique lancé par les forces de police, non seulement ne peuvent imposer le silence et la peur, mais deviennent pour le peuple la raison de soulever contre le terrorisme étatique les cris de la lutte pour la liberté, d'oublier leurs craintes et de se rejoindre - de plus en plus à chaque jour - dans les rues de la révolte. Pour laisser déborder la rage, jusqu'à ce qu'elle les noie!

Le terrorisme de l'État ne passera pas!

Nous demandons la libération immédiate des camarades arrêtéEs les 7-8 décembre.

Nous envoyons notre solidarité à celles et ceux qui occupent les universités, qui manifestent et qui affrontent les assassins de l'État d'un bout à l'autre du pays.

- L'occupation de l'École polytechnique d'Athènes

Source : Libcom.

dimanche, décembre 07, 2008

Après 5 ans et demi, Adil Charkaoui va subir un simulacre de procès...sans preuves!

La Coalition Justice pour Adil Charkaoui lance un appel à la solidarité dans le cadre du "procès" public qui se déroulera bientôt à la cour fédérale de Montréal. Après des mois et des mois d'emprisonnement, de restrictions sévères sur sa vie, de salissage médiatique et d'impossibilité pour sa famille de mener une vie normale, Adil Charkaoui doit maintenant subir un procès complètement factice, monté de toute pièces sur des "preuves" probablement extrêmement fragiles ou peut-être même inexistantes. Pour ne pas perdre la face, et au nom de la sainte "sécurité nationale", l'État canadien s'apprête à conclure son procès tout à fait kafkaesque d'Adil Charkaoui. Ne laissons pas faire!

APPEL URGENT AUX PERSONNES QUI ONT À COEUR LA JUSTICE, AUX AMI-E-S ET ALLIÉ-E-S DE CHARKAOUI :

REMPLISSONS LA COUR DÈS LE 9 DÉCEMBRE !

Mardi le 9 décembre à 9h30
Premier jour du simulacre de procès
Cour fédérale, 30, rue McGill (métro Square Victoria), Montréal

*Afin d'éviter de vous présenter en cour après que l'audience soit terminée, veuillez appeler l'un de ces numéros avant de vous déplacer : 514-222-0205 ou 514-516-2793.

APPEL URGENT À LA SOLIDARITÉ EN COUR

Dès le mardi 9 décembre, Adil Charkaoui entreprendra la partie publique de son procès secret. Pourtant, on vient d'apprendre que le SCRS n'a même présenté de preuve à la cour.

Pour la première fois depuis le début de l'affaire Charkaoui, la cour examinera publiquement le « caractère raisonnable » du Certificat de sécurité qui a été émis contre Adil.

Nous pouvons nous attendre à un véritable procès-spectacle : pas d'accusations ; aucune preuve (apparament même le juge ne détient pas de preuves à l'appui des rapports secrets du SCRS) ; des soupçons secrets (Adil lui-même n'a pas accès aux rapports secrets) ; des normes faibles (le juge n'a pas à décider si les allégations sont vraies, il doit seulement se prononcer sur leur caractère « raisonnable »). Pendant ce temps, le juge, le gouvernement et les deux avocats spéciaux ont déjà tenu des audiences secrètes.

CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE : VENEZ AUX AUDIENCES !

Deux semaines ont été allouées à ce soi-disant « débat sur le certificat », bien que comme d'habitude, on ne puisse prédire le nombre de jours où Adil sera présent en cour. Nous demandons ainsi aux gens de venir au tribunal les deux premiers jours du procès et de rester en contact avec des membres de la Coalition afin d'être mis au courant des développements de l'affaire.

Il est extrêmement important de remplir la salle d'audience chaque jour où Adil et sa famille seront soumis à ces procédures biaisées et démoralisantes. Ce procès se déroule à un moment clé quant à l'urgence de la situation dans laquelle se trouve Adil et les 4 autres détenus en vertu des Certificats de sécurité : plus que jamais, le soutien du public est essentiel.

*Afin d'éviter de vous présenter en cour après que l'audience soit terminée,*
Appelez l'un de ces numéros *avant* de vous déplacer : 514-222-0205 OU 514-516-2793.

* Si l'audience est annulée ou si elle termine tôt.*
Des membres de la Coalition se rencontreront et feront du travail de liaison afin de mobiliser plus de soutien en cour pour les jours à venir. D'une manière ou d'une autre, votre temps sera consacré à appuyer la campagne contre les Certificats de sécurité. Lorsque vous téléphonez aux numéros mentionnés ci-dessous, nous vous donnerons les renseignements concernant ce rendez-vous si l'audience est annulée.

* Groupe de surveillance de la Cour fédérale (pour les organisations)*
Nous invitons toutes les organisations à se joindre au Groupe de surveillance de la Cour fédérale. Plus précisément, nous demandons que les organisations désignent deux membres qui seront présents en cour au moins l'une des journées d'audience (si deux de vos membres peuvent se présenter à tous les jours, c'est encore mieux !). Veuillez se joindre ou nous informer des journées où des membres de votre organisation seront présents : justiceforadil@riseup.net.

MISE À JOUR SUR LA SEMAINE PASSÉE

Vendredi matin, le juge a conclu que l'Association du Barreau du Québec pourra intervenir dans le dossier d'Adil. (Vous pouvez consulter leurs arguments écrits.) L'Association du Barreau du Québec est l'instance qui supervise la pratique juridique professionnelle partout au Québec, et est l'organisation professionnelle officielle des avocat-e-s du Québec.

D'AUTRES MOYENS D'ÊTRE SOLIDAIRES

Si vous ne pouvez pas vous presenter en cour, veuillez participer à la journée pan-canadienne d'action contre les certificats de sécurité, le mercredi 10 décembre :

- À Montréal : Action théâtrale à MIDI devant la Cour fédérale (30 Rue McGill, métro Square-Victoria), mercredi 10 décembre.

- À Toronto: communiquez avec tasc@web.ca (anglais)

- À Ottawa: communiquez avec justicepourmohamedharkat@yahoo.ca ou veuillez voir www.justiceforharkat.com.

Vous pouvez suivre le développement de cette affaire à http://www.adilinfo.org

samedi, décembre 06, 2008

Occupation d'usine à Chicago

En gros, la petite histoire commence mardi passé, quand les boss de Republic Windows & Doors (une compagnie dans le nord de Chicago) annoncent que l'usine devait fermer vendredi, pour des raisons de manque de cash (la Bank of America a racheté la banque avec laquelle la compagnie avait une entente pour 5M$ en aide et a décidé que ça faisait plus son affaire). Dans ces cas-là, y'a le Worker Adjustment and Retraining Notification (WARN) Act, loi datant de 89, qui protège une partie de la classe ouvrière américaine en prévoyant un délai de 60 jours avant qu'un patron puisse mettre la clef dans la porte (peut aussi choisir de payer 60 jours de salaire). Et la loi de l'État de l'Illinois prévoit un 15 jours supplémentaire.

Sauf que les 240 travailleurs et travailleuses de la place n'ont rien eu et ont donc organisé un sit-in, vendredi, qui a viré en occupation. Une rencontre devait avoir lieu avec la banque et RW&D, mais la compagnie ne s'est pas pointée. Les camarades ont affirmé leur volonté de rester jusqu'à ce qu'ils et elles obtiennent, au moins, l'indemnisation prévue par la loi, ou jusqu'à ce que la police les tasse par la force.

Comme si c'était pas assez, y'a un politichien démocrate qui s'en mêle, et, de ce que j'ai cru comprendre, une partie des ouvriers et ouvrières l'encourageait d'un glorieux : "Si se puede" (Yes we can, le slogan de campagne d'Obama).

C'est donc une histoire à suivre, qui servira, je l'espère, à montrer que la solidarité et la combativité sont nos armes face aux temps durs qui s'en viennent.

EDIT: Des photos de l'occupation de l'usine sont disponibles sur l'Indymedia Chicago.

jeudi, décembre 04, 2008

Chronique L’impasse afgane (1/6) : Quand l’occupant était russe

Un de nos camarade du collectif de Montréal, publiera 6 chroniques dans le mensuel d'Alternative Libertaire. La chronique qui s'intitule L'impasse Afghane, a débuté dans le no. du mois de novembre. Nous publions donc ici la première partie.

Entre 1979 et 1989, l’Afghanistan a connu une terrible guerre opposant l’Armée rouge aux moudjahidin. Les arguments pour justifier l’intervention soviétiques ressemblaient singulièrement à ceux de l’Otan.

L’URSS est présente en Afghanistan dès 1919, et y joue un rôle important : en 1978, son aide financière fournit 40 % du budget afghan [1]. En avril 1978, le Parti démocratique populaire d’Afghanistan prend le pouvoir sous la direction de Taraki et se rapproche de l’URSS. Les États-Unis tentent alors de déstabiliser le pays, en finançant une trentaine de groupes de moudjahidin. Le président Taraki est assassiné par Amin, dont le coup d’État déclenche une guerre civile. Plus de 600 membres du parti communiste sont alors exécutés [2]]]. Mais ce chef d’État est à son tour assassiné en décembre 1979, par un homme de main du KGB à Kaboul.

70 ans de présence soviétique

L’Armée rouge envahit à ce moment l’Afghanistan, sous prétexte d’une attaque imminente des États-Unis, qui mettrait en péril la révolution Afghane. Elle invoque une intervention en conformité avec le Traité soviético-afghan, à la demande d’un gouvernement ami aux prises avec une insurrection subventionnée par les États-Unis (article 51 de la Charte des Nations unies). Selon la Pravda, cette intervention humanitaire devait prévenir l’instauration d’un régime terroriste, protéger le peuple afghan d’un génocide et repousser une éventuelle agression étrangère [3].

La propagande à l’Est et à l’Ouest

Mais les dirigeants de l’Occident voient la réalité d’une toute autre façon, et soutiennent la guérilla anticommuniste, qu’ils jugent tout à fait légitime. Ronald Reagan compare même Ben Laden et un groupe de rebelles afghans, qu’il reçoit, à « l’équivalent moral des pères fondateurs des États-Unis » 1. Car l’Occident sait que l’URSS a des intérêts impérialistes dans le contrôle des ressources du Moyen-Orient. Un intérêt crucial également pour les pays de l’Otan, car le nord de l’Afghanistan constitue une route alternative pour le pétrole du Kazakhstan et de l’Azerbaïdjan, deux régions qui représentent 4 à 5 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz naturel [4].

Les peuples n’aiment pas les libérateurs bottés

En mars 2008, dans des débats au parlement canadien, un soldat soviétique, qui a servi en Afghanistan en 1987, déclare que « son unité livrait de la nourriture, du bois de chauffage, des vêtements […] aux Afghans ordinaires. Elle a construit des lignes de transport d’électricité, protégé les médecins soviétiques ». Ces soldats considéraient donc « que toute personne qui leur offrait une résistance était nécessairement mauvaise », puisqu’ils étaient là pour aider ces gens [5]. Récemment, une militaire canadienne déclarait : « Ce sont les Américains qui font la guerre. Nous, on est en Afghanistan pour la paix. On bâtit des écoles, on essaie d’aider le monde. » [6] Malheureusement, en dépit des « nobles intentions », autant des soviétiques que de l’Otan, tous se foutent éperdument de la population afghane.

Pendant plus de neuf ans, 250 000 soldats soviétiques ont constamment occupé le pays, 14 000 ont été tués et 75 000 blessés. De l’autre côté, 1 242 000 morts Afghans sont estimés, dont 80 % de civils. Aujourd’hui, comment l’occupation de l’Otan, qui repose sur les mêmes raisons fallacieuses que celle de l’URSS, peut-elle espérer réussir avec 70 000 hommes ?


[1] Dupuis Déri F., L’Ethique du vampire. De la guerre d’Afghanistan et quelques horreurs du temps présent, Lux, 2007.

[2] PCUS, Report on Events in Afghanistan on 27-28 December 1979, sur www.alternativeinsight.com.

[3] Lyahovsky, A. A., & Zabrodin, V. M., Taini Afganskoi Voini [Secrets of the Afghan War], Moscow, Planeta, 1991.

[4] Genté R., « Du Caucase à l’Asie centrale, « grand jeu » autour du pétrole et du gaz », Le Monde diplomatique, juin 2007.

[5] http://www2.parl.gc.ca

[6] « S’engager… sans vouloir combattre », La Presse, 12/10/08.

Dico anticapitaliste : Qu’est-ce que l’Impérialisme ?


Nos camarades d'Alternative Libertaire, définissent chaque mois dans leur mensuel, un concept du mouvement libertaire. Ce mois-ci c'est le concept d'impérialisme qui est défini.

Chaque mois, un mot ou une expression passée au crible par Jacques Dubart.

« Là où sont les intérêts, là doit être la domination » disait Charles Dilke, un politicien britannique de la fin du XIXe siècle. De fait l’impérialisme est d’abord une histoire de domination, même si celle-ci a revêtu des formes et des intensités très variables. Il y a un impérialisme colonial, qui a été celui de l’Afrique jusqu’aux années 1960, caractérisé par la brutalité et le racisme ; il y a les « protectorats » comme la Palestine, le Liban avant 1948, l’Irak ou l’Afghanistan aujourd’hui ; il y a la soumission des pays pauvres d’Afrique, d’Amérique et d’Asie par le biais des règles du commerce international ; il y a enfin les provinces dominées culturellement et économiquement au sein d’un empire (Tchétchénie, Tibet, Dom-Tom).

Mais il y a des constantes. Quand un pays est dominé par un État impérialiste, son économie est orientée en fonction des intérêts de son tuteur, au détriment de ceux de sa population. Les marchés locaux sont plus ou moins détruits par l’importation de produits industriels à bas prix, les secteurs industriels qui subsistent sont mis sous la tutelle des compagnies financières de la puissance impérialiste, la terre peut même être confisquée aux agriculteurs locaux.

L’impérialisme est synonyme de violence : guerres de conquête, répression des soulèvements « indigènes », destruction des structures sociales qui lui font obstacle, imposition de sa culture, de sa langue voire de sa religion, mise en place d’une administration limitant ou supprimant la souveraineté du pays considéré…

L’impérialisme divise les populations qui cohabitent sur un même territoire. En dressant les « petits blancs » des colonies contre les « indigènes » pour éviter qu’ils ne fassent alliance contre leurs exploiteurs ; en divisant les « indigènes » entre eux, à coup de théories racialistes (les Hutus et les Tutsis du Rwanda en sont des victimes exemplaires). Le général français Gallieni, bourreau de l’Afrique ne disait-il pas que les « premiers efforts de tout commandant territorial » doivent tendre à « l’étude des races », des « haines » et des « rivalités » qui les opposent, que « toute action politique dans la colonie doit consister à discerner et mettre à profit les éléments locaux utilisables, à neutraliser et détruire les éléments locaux non utilisables » ?

Aujourd’hui l’Union européenne, les États-Unis, la Russie et la Chine sont les principales puissances impérialistes sur la planète. « Imaginons un instant les États-Unis et l’Europe sans le flux constant de matières premières, de main-d’œuvre immigrée, de biens manufacturés produits avec des salaires de misère, sans les flux financiers allant du Sud vers le Nord, écrivait Jean Bricmont dans Le Monde diplomatique d’août 2006. Nos économies […] sont pour le moment, droguées à l’impérialisme ; mais cette drogue ne sera peut-être pas éternellement fournie aux conditions actuelles. »

mercredi, décembre 03, 2008

La carte de la crise sociale.

Des camarades français m'ont envoyé un lien très intéressant. Il s'agit de la carte de la crise sociale en France. Cette carte représente en temps réel, les suppressions d'emplois annoncées depuis septembre 2008 en France. C'est significatif de l'état de dégénérescence du capitalisme mondiale présentement. Il serait très pertinent de pouvoir réaliser ce truc pour le Québec, afin de démontrer à tous et toutes la situation critique actuelle et la nécessité d'un changement radical de société...


Agrandir le plan

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Carte réalisée par la rédaction de Mediapart (www.mediapart.fr)

Des bavures policières, des enquêtes biaisées, l'impunité... PLUS JAMAIS!

Communiqué de la Coalition contre la Répression et les Abus Policiers (CRAP)

Des bavures policières, des enquêtes biaisées, l'impunité... PLUS JAMAIS!

Montréal, le 3 décembre 2008-La Coalition contre la Répression et les Abus Policiers (CRAP) dénonce le blanchiment lundi de l'agent Jean-Loup Lapointe qui a tué Fredy Villanueva le 9 août 2008 à Montréal-Nord, dernière preuve que l'impunité policière est bien vivante au Québec. Au cours d'une conférence de presse devancée après que des médias aient annoncé sa décision avant lui, le directeur des poursuites criminelles et pénales Louis Dionne a annoncé qu'aucune accusation ne serait portée contre l'agent Lapointe ou sa partenaire Stéphanie Pilotte car ils n'auraient commis "aucune infraction criminelle". Nous continuons d'exiger la justice pour Fredy et que l'agent Lapointe soit accusé pour le crime qu'il a commis en tirant 4 balles sur des jeunes qui jouaient aux dés dans le parc Henri-Bourassa, en tuant un et en blessant deux autres.


Le résultat de l'enquête de la SQ est révoltant, mais pas surprenant car elle n'avait aucune crédibilité dès le départ. En effet, quand la police enquête sur la police, le résultat est tout le temps le même: la soi-disant enquête policière ne fait que confirmer la version policière de l'évènement et il ne reste ensuite aux procureurs qu'à blanchir les agents. C'est pourquoi sur les 43 personnes tuées par la police de Montréal depuis 1987, les agents n'ont été accusés que dans 4 cas: 2 agents ont été acquittés (Gosset et Stante), dans un cas un policier a été reconnu coupable et a fait des travaux communautaires (agent Markovic) et dans l'affaire Barnabé des agents ont été reconnus coupables, mais ils ont ensuite réintégré la police de Montréal. En plus, le procureur François Brière qui a raconté aux médias la version policière de la mort de Fredy est le même qui avait décidé de ne pas porter d'accusations contre les agents Thibert et Bordeleau qui ont tué Quilem Registre en lui donnant 6 décharges électriques de Taser en octobre 2007 à St-Michel! Les dès étaient donc pipés dès le départ.


Quant à l'enquête publique annoncée par le ministre de la Sécurité Publique et ministre de la Justice Jacques Dupuis, elle pourra nous permettre d'en apprendre plus sur les circonstances de la mort de Fredy, mais ce n'est qu'une mince consolation pour le déni de justice que constitue le refus de porter des accusations contre les policiers assassins. Nous saluons l'annonce que la famille Villanueva va poursuivre au civil la Ville de Montréal et l'agent Lapointe, un des seuls moyens légaux d'espérer obtenir la justice.


Enfin, nous devons souligner le fait que ces annonces ont été faites le jour même où une vigile soulignait les 3 ans de la mort de Anas sous les balles de l'agent Yannick Bernier à Côte-des-Neiges. Or, dans ce dossier comme dans la plupart des autres cas de bavures où il n'y a pas eu d'émeutes, le minstre Dupuis n'a jamais ordonné la tenue d'une enquête publique. La famille Bennis lutte contre la Fraternité des Policiers et Policières de Montréal qui veulent faire empêcher une enquête publique, comme ils le font dans le dossier de Michel Berniquez, tué en 2003 par des policiers à Montréal-Nord...

Pour toutes ces raisons, nous organiserons une autres manifestation à Montréal-Nord qui aura lieu le samedi 13 décembre 2008 à 14h au parc Henri-Bourassa (coin Pascal et Rolland).
Justice et Vérité pour Fredy Villanueva! Accusez l'agent Lapointe!

Pour plus d'informations: coalitioncrap@hotmail.fr

source

lundi, décembre 01, 2008

Un nouveau blog d'un collectif de l'UCL.

Après Montréal, Québec, Sherbrooke et le Saguenay, c'est au tour de Drummondville de lancer son blogue. Le collectif La Barricade a lui aussi maintenant son blogue. La diffusion des idées libertaires au Québec continue son chemin...

Un blogue amenant un point de vue communiste libertaire sur l'actualité locale ou extérieure, voilà ce que nous vous proposons. Vous y trouverez des analyses, de la documentation, des vidéos, des éditoriaux, des nouvelles sur le mouvement, bref tout ce qui pourra vous être utile pour bien comprendre le mouvement communiste libertaire, plus précisément, l'Union communiste libertaire.

Nous croyons qu'il est important de parler de ce qui se passe à Drummondville et sa région puisque nous sommes tous et toutes aussi touché-e-s par les différents système d'oppression qu'ailleurs, mais d'une autre façon. De plus, nous croyons qu'il est primordial d'étendre la lutte dans les régions souvent qui sont souvent mises de côté. Finalement, avec les nombreuses fermetures d'usine, nous croyons qu'il est essentiel d'amener un point de vue qui représente vraiment l'intérêt des travailleurs et des travailleuses et non celui des exploiteurs et exploitrices qui contrôle les partis politiques et les médias.

Pour le visiter: Ici...

Développement dans l'affaire Villanueva

Selon toute invraisemblance, à TVA, nous venons d'apprendre que l'agent Lapointe n'aurait possiblement aucune accusations de portées contre lui pour avoir froidement abattu Freddy Villanueva à Montréal Nord, en août dernier! Rien d'étonnant, mais on peut se questionner sur les raisons qui permettraient de rejeter les accusations de meurtre. Nous savions déjà que les dés étaient pipés d'avance, mais y'a tout de même des limites à l'injustice!!Un flic assassin, aussi flic soit-il, c'est tout de même un assassin!(source) et (source).

Les autorités ont pris leur décision dans le dossier de la mort de Fredy Villanueva, tombé sous les balles d'un policier à Montréal-Nord le 9 août dernier.

Selon ce que TVA a appris, il n'y aura pas d'accusation portée contre le policier Jean-Lou Lapointe.

Demain, il y aura conférence de presse à 13h30 au Palais de justice de Montréal.

Le directeur aux poursuites criminelles et pénales, Me Louis Dionne, va expliquer sa décision à la suite de l'examen de l'enquête de la Sûreté du Québec.

Reste maintenant à savoir s'il y aura une enquête publique, comme la réclame la famille de la victime.

Si la Couronne ne porte pas d'accusation, une déclaration du ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, est déjà prévue en après-midi.

Il devrait alors s'adresser à la presse pour parler de la suite des événements.

Plus d'infos à venir...

Conférence-débat de samedi dernier

Comme on l'avait annoncé, samedi s'est tenue au 1710 Beaudry une conférence-débat pour tenter de répondre à la question : la voie parlementaire est-elle le terrain de lutte de la classe ouvrière?

Si vous n'avez pu y participer, nous vous offrons d'écouter l'intégralité de l'évènement tel que capté par un camarade sur place. Par ici.

samedi, novembre 29, 2008

Une porte-parole de l'UCL au Saguenay en entrevue sur l'abstentionnisme

(via le blogue du CRAC) Une porte-parole du collectif local saguenéen de l'Union communiste libertaire à accordé une excellente entrevue sur l'abstentionnisme sur les ondes de Radio-Canada cet après-midi. L'émission à été diffusé dans le cadre de l'émission "L'heure de pointe", une émission régional diffusée sur la première chaîne. Vous pouvez écouter l'émission ici sous le titre "N'allez pas voter!" dans l'émission du 27 novembre 2008.
source

vendredi, novembre 28, 2008

Rappel:Samedi--Conférence-Débat: La voie parlementaire est-elle le terrain de lutte de la classe ouvrière ?


Vous êtes tous et toutes convié-es à un panel de discussion. À quoi servent les élections ? Du point de vue des travailleurs et des travailleuses, la participation aux élections est-elle un piège ou peut-elle représentée un pas en avant ? C'est à partir de perspectives historiques, politiques, économiques, nationales et internationales, que nous débattrons de ce sujet en compagnie d'organisations qui se réclament de différents courants révolutionnaires.


Panel :

Sibel Ataogul (Socialisme international)
Richard St-Pierre (Groupe Internationaliste
Ouvrier)
François Jean (NEFAC)
David Mandel (Gauche Socialiste)


Samedi 29 novembre 2008, 15h00
Grande salle du Comité Social
Centre-Sud, 1710 Beaudry
Entrée gratuite, bienvenue à tous et à
toutes!

mercredi, novembre 26, 2008

Lac Barrière: Réclamons les ondes!


SAMEDI, le 29 novembre
19h00 (Projection de films) et 21h00 (fête avec dj's)
Centre des médias indépendants,
2035 St-Laurent, 2e étage

Film: Un poquito de tanta verdad (espagnol, sous-titré en anglais), Danse: DJ Medja et DJ Aaron Maiden

Entrée: $5-10 (selon vos moyens) OU par don d'un radio AM/FM

T-shirts, boissons, et collations sur place

Les algonquins de Lac Barrière, avec le soutien du Collectif de solidarité avec Lac Barrière, sont en train d'établir une station de radio FM de 15 watts : Mitchikinabiko'inik Nodaktcigen (Radio Lac Barrière) sur leur réserve, Rapid Lake. La communauté travaille pour ramasser $3 000, le montant nécessaire pour mettre en pied le projet. Le but principal du projet est de servir la communauté de Lac Barrière, avec l'intention de renforcer leur langue, autonomie, culture, et traditions.
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À ce sujet, un petit video sympathique filmé lors de la dernière action de la communauté de Lac Barriere sur la route 117. Merci aux camarades qui sont allé montrer leur support!


Collectif de Solidarité Lac Barrière

http://solidaritelacbarriere.blogspot.com/
barrierelakesolidarity-at-gmail.com