
Si vous ne savez pas quoi faire de votre soirée!!
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Quand? Dimanche le 1 juin--Rendez-vous à 14h00-Départ à 14h30 pile
Où?Coin St-Joseph et St-Laurent à Montréal
Nous ne voulons pas retourner en arrière ! NON au C-484 ! Le 21 novembre 2007, le député conservateur Ken Epp déposait, à
Le projet de loi C-484 vise à amender le Code criminel afin de punir tout acte de violence entraînant la mort d’un « enfant à naître ». Ce projet de loi cherche implicitement à accorder une identité juridique au foetus alors qu’il n’en détient pas dans les lois actuelles. La redéfinition juridique du statut du foetus permettra aux anti-choix de rouvrir le débat sur la « légalité » de l’avortement. Cette tactique a été utilisée par la droite américaine pour criminaliser l’avortement.
Le corps des femmes a toujours été considéré comme une propriété publique. Lorsque la femme est enceinte, son corps lui appartient encore moins: elle ne peut plus fumer, boire d’alcool, faire de vélo, etc. Cette loi donnera un contrôle légal de plus sur le corps des femmes. Cette tentative de restreindre la liberté des femmes utilise un univers peu connu de la population : le droit. En donnant à « l’enfant non encore né » un statut juridique distinct de la mère, le projet de loi C-484 affirme que la femme enceinte n’est plus une seule personne. Les droits du foetus ne cesseront de limiter ceux des femmes. Le projet de loi C-484 ouvre ainsi la porte à une série de réinterprétations juridiques quant à la responsabilité d’une femme enceinte à l’égard du foetus qu’elle porte.
Ce projet de loi est présenté pour protéger les femmes enceintes face à des actes criminels. La violence envers les femmes, qu’elles soient enceintes ou non, est toujours inacceptable. Quand la violence conjugale apparaît lors d’une grossesse, elle doit être dénoncée en tant que telle. La reconnaissance de droits au foetus n’empêche pas les violences faites aux femmes. La maternité doit demeurer un choix pour toutes les femmes; tout comme les moyens de contraception et l’éducation sexuelle doivent être accessibles à toutes.
Les femmes ont arraché à la droite religieuse et conservatrice le droit de décider de leur corps. Nous ne voulons pas retourner en arrière. Soyons dans la rue le 1er juin pour envoyer un message clair à Ottawa! Non au projet de loi C-484 !
Une initiative de féministes opposées au projet C484
Lorsque les gens de l’Atelier de création libertaire, les éditeurs de ce magnifique témoignage de la révolution espagnole, reçurent le manuscrit de « Commissaire de choc », ils furent à prime abord repoussé par ce titre plutôt provocateur. Un titre qui allait à l’encontre de la position traditionnelle des anarchistes qui s’opposèrent à la création de l’armée populaire en 1936, lors de la révolution espagnole. Ce livre, « Commissaire de choc » c’est avant tout l’engagement d’un jeune militant de L’auteur, Joan Sans Sicart, est né le 16 mai 1915 à Barcelone d’une famille de la petite bourgeoisie « éclairée ». Son père, militant, doit quitter avec sa famille en 1929 l’Espagne, alors sous la dictature de Primo de Rivera, pour se réfugier en France à Perpignan. En 1930, alors âgé de 14 ans, Joan retourne avec sa famille en Catalogne où il côtoiera les anarchistes, parmi les plus influents de leur époque, qui se réunissaient chez lui. On peut penser à Peirõ, Montseny, Pou, Buenasaca, et de nombreux militants de
En juillet 1936, alors que les troupes rebelles, sous le commandement du général fasciste Franco, tentent un coup d’état, la révolution espagnol éclate. Sans Sicart part volontaire dans l’armée de la république, sous les drapeaux de
Il faut savoir que les défaites militaires d'août et septembre 1936, et la désorganisation totale du front, ont durement ébranlé les partisans du maintien des milices. Plusieurs anarchistes influents tels que Durruti, Garcia Oliver et Mera, demandent alors la mise en place d’une organisation unifiée sous un commandement unique. Une politique largement imputable au parti communiste stalinien. Il était primordial, selon ces anarchistes, d’instaurer une discipline de fer au combat et dans le service, d’élaborer une stratégie de combat efficace ainsi que de coordonner le ravitaillement, l’équipement et les communications. Une prise de position qui ne sera pas sans soulever multitudes de débats et de luttes parfois violentes au sein du front populaire. Autant certains anarchistes supportaient cette militarisation autant d’autre l’ont qualifié de prémisse à la « contre-révolution stalinienne ». Mais c'est à partir de ce moment que débutèrent les divergences politiques au sein des révolutionnaires. Les anarchistes tentent alors de réaliser ces transformations dans le cadre des milices, en maintenant l'élection des officiers, la solde unique et la suppression des grades.
Sans Sicart qui désirait plus que tout la victoire face aux fascistes, fut de ceux qui supportèrent ces mesures et devint alors commissaire politique. C’est dans cette optique qu’il accepte, à la demande de
Puis ce fut la déroute des troupes républicaines et la fuite vers
« Commissaire de choc » est une biographie aux allures de roman, qui nous transportent à travers les milles et unes péripéties d’un milicien ordinaire qui a vécu une époque extraordinaire. Mais c’est avant tout un livre qui regorge de détails sur les lieux et les évènements de 1936 à 1939. Un livre qui relate au jour le jour, les batailles et la vie sur le front durant cette guerre, qui fut l’un des plus beaux espoirs révolutionnaires du 20ième siècle. C’est aussi le récit des expériences, des batailles, des bagarres, des amours et de l’autodiscipline exemplaire d’un militant qui désirait avant tout la victoire contre le fascisme et qui a tout donné pour que cette révolution puisse enfin voir le jour.
Mais c’est aussi un livre qui nous fournit une vision diamétralement opposée de la vision figée des anarchistes espagnoles qui s’opposèrent à la création de l’armée populaire. Un point de vue qui ne peut nous laisser froid et nous force à reconsidérer d’un point de vue positif certains aspects de cette militarisation, qui pour beaucoup d’anarchistes, fut le tombeau de cette révolution.
L’Atelier de création libertaire qui devait faire paraître ce livre en octobre 2007 envoya les épreuves à Joan, qui était entre temps tombé gravement malade. Joan s’est éteint le 30 septembre, à 9h45. Il a eu le temps de voir avec émotion le tirage numérique de son livre avant de quitter cette vie qui fut plus que remplie.
Un livre à lire absolument cet été....
Salud Joan!
Joan Sans Sicart, Commissaire de choc – L’engagement d’un jeune militant anarchiste dans
Disponible à la librairie l’Insoumise (Montréal) au coût de 22$.

Largement ouverts à la « société civile » les statuts de la CSI prévoient même l’existence de « membre associé ». Étrangement, ces membres associés, pourront être invités dans les congrès et s'exprimer sans limitation de durée. Par contre, les représentants syndicaux des organisations syndicales constitutives de la CSI, seront limités à des interventions de 5 minutes et à tout moment le président de séance pourra couper le micro s’il juge les propos hors sujets (source). Sans toutefois juger leur constitution, on peut quand même se questionner quels membres de la société civile auront préséance sur les syndiqués et à quel point les intérêts de classe seront substitués à la bonne entente avec le patronat international?
Quelles perspectives?
La création récente de ces 2 internationales syndicales, qui au premier regard, semble avoir des approches totalement différentes, soit la CSI qui ne cache pas sa politique de conciliation avec les grandes institutions capitalistes, la société civile et le patronat et de l'autre, la CSA, qui semble désirer un renouveau du syndicalisme plus "combatif", soulève de nombreuses interrogations sur les perspectives internationalistes syndicales.
Sommes-nous sur le point de créer des organisations qui seraient l'embryon de grandes luttes internationales face au capitalisme qui attaque chaque jour de plus en plus les droits des travailleurs-euses? Ce qui permettrait minimalement de reprendre les grandes idées du syndicalisme du début du 20ième siècle, soient une solidarité internationale de classe dans le but ultime, dans un avenir lointain, de renverser le système capitaliste au moyen de mesures industrielles, telle que la grève générale. Ce qui paverait la voie à une plus grande solidarité des travailleurs-euses et permettrait ainsi d'accroître simultanément et internationalement, du moins dans un avenir rapproché, les conditions de travail. Et qui de plus, permettrait un rapport de force gigantesque face aux grandes transnationales qui se délocalisent à chaque fois que les travailleurs-euses gagnent des luttes, en les combattant peu importe où ils se relocalisent.
Ou nous sommes à l'aube de l'accentuation de l'encadrement des luttes des travailleurs-euses par des bureaucraties internationales, qui en se rapprochant encore plus des institutions capitalistes, ne feront que d'enterrer à jamais le potentiel du syndicalisme international?
Il faut donc espérer que les grandes centrales du nord, prendront exemple sur la plus grande "combativité" des syndicats du sud et non l'inverse. Parce qu'ici, les politiques de concertation/conciliation et le réformisme sans saveur, mises en place par les bureaucrates, démontrent de plus en plus l'inefficacité des syndicats dans la pratique et ne cessent d'accroître la grogne des travailleur-euses face à des organisations qui à l'origine devait défendre leurs intérêts de classe. Mais ce n'est un secret pour personne, le mouvement syndicale actuel plutôt que de chercher à mettre un terme à l’exploitation capitaliste, n’envisage que les moyens de la rendre plus acceptable.
Sans toutefois espérer que ces organisations, dans leur forme actuelle, deviennent des mouvements "révolutionnaires", on peut toutefois espérer qu'ils (re)deviennent des organisations plus combatives et efficaces dans la pratique. Bref, que l'internationalisme de ces luttes soit désormais le cheval de bataille de ces gigantesques organisations. Ces organisations, par le biais de l'échange, de la solidarité et par la conscientisation des travailleurs-euses à leurs intérêts de classe, pourront peut être éventuellement découler en de nouvelles structures qui seront un jour, enfin nous l'espérons, de véritables organisations de luttes révolutionnaires. Mais ce travail ne se fera pas seul!C'est à nous tous et toutes libertaires et révolutionnaires de tenter de prôner à travers ces organisations nos modes d'organisations, tels que la démocratie directe et l'autogestion, afin qu'un vrai changement radical puisse enfin s'opérer.
Travailleurs-euses de tous les pays, unissez-vous!!

- la crise de l'immobilier aux États-Unis s'est en effet transformée en crise financière internationale, ponctuée par des alertes retentissantes d'insolvabilité d'établissements bancaires américains et européens1. Ceux des établissements menacés qui n'ont pas fait faillite le doivent à des plans de sauvetage impliquant l'intervention de l'État et il existe les pires craintes que de nombreux établissements financiers, qui étaient jusque là réputés à l'abri de tout risque de ce type, se trouvent à leur tour en situation de faillite potentielle, nourrissant ainsi les conditions d'un Krach financier majeur.
- les perspectives sont clairement au ralentissement de l'activité économique, voire à la récession pour certains pays comme les États-Unis. La bourgeoisie a surmonté les différentes récessions qu'elle a dû affronter depuis les années 1970 au moyen d'un endettement supplémentaire, à chaque fois plus important que les précédents, pour des résultats toujours plus modestes. Pourra-t-elle une nouvelle fois juguler la future récession alors qu'il n'existe pour cela pas d'autre moyen qu'une augmentation considérable de la dette mondiale avec le risque que cela comporte d'un effondrement du système international de crédit ?
- la baisse des cours de la Bourse, ponctuée par des chutes brutales, ébranle la confiance dans la base même de la spéculation boursière dont les succès avaient pourtant permis, en grande partie, de masquer les difficultés de l'économie réelle. Ces succès avaient notamment contribué fortement à la hausse des taux de profit des entreprises depuis le milieu des années 1980, et se trouvaient également à l'origine du mythe solidement ancré, mais aujourd'hui mis à mal, selon lequel les valeurs boursières ne pourraient en définitive que monter, quels que soient les aléas.
- les dépenses militaires, comme on le voit clairement dans le cas des Etats-Unis, constituent un fardeau de plus en plus insupportable pour l'économie. Cependant, celles-ci ne peuvent être réduites à volonté. En effet, elles sont la conséquence du poids croissant que prend le militarisme dans la vie de la société alors que, confrontée à des difficultés de plus en plus insurmontables sur le plan économique, chaque nation est poussée dans la fuite en avant vers la guerre.
- le retour de l'inflation constitue, à double titre, une hantise pour la bourgeoisie. D'une part, elle contribue à freiner les échanges commerciaux du fait qu'elle entraîne des fluctuations, de plus en plus difficilement prévisibles, du coût des marchandises produites. D'autre part, bien plus que la riposte aux attaques comme les licenciements, la lutte revendicative de la classe ouvrière pour l'augmentation des salaires en permanence rognés par la hausse des prix est propice à la généralisation des combats par delà les secteurs. Or, les leviers dont dispose la bourgeoisie pour contenir l'inflation, politiques de rigueur et de réduction des dépenses de l'État, s'ils étaient actionnés de façon conséquente, ne pourraient qu'aggraver le cours actuel vers la récession.
Ainsi la situation actuelle n'est pas seulement la répétition en pire de toutes les manifestations de la crise depuis la fin des années 1960, elle concentre ces dernières de façon beaucoup plus simultanée et explosive conférant à la catastrophe économique une qualité nouvelle propice à la remise en question de ce système. Autre signe des temps, distinctif des décennies précédentes : alors que, jusque là, il avait incombé à l'économie de la première puissance économique mondiale de jouer le rôle de locomotive pour éviter des récessions ou en sortir, le principal effet d'entraînement que les États-Unis apparaissent aujourd'hui en mesure d'imprimer au monde, c'est celui vers la récession et l'abîme.

Dans les années qui ont suivi l’évacuation du village, les paysans et les brocanteurs des alentours sont venus lui arracher tout ce qui pouvait encore servir : tuiles, portes, volets, fenêtres, etc. Village fantôme, Ruesta est bientôt devenu village en ruines. Jusqu’à ce qu’en 1988, la Confederacion hidrographico del Ebro confie sa gestion pour cinquante ans aux... anarcho-syndicalistes de la CGT espagnole. Le fait n’est pas exceptionnel : d’autres confédérations syndicales se sont ainsi vu confier des villages abandonnés, en respectant un certain nombre d’engagements en matière d’activités sociales, de réhabilitation du bâti, de protection de l’environnement, etc.
Le castillo
Nos camarades de la CGT ont entrepris l’aménagement d’un terrain de camping, puis la rénovation totale de plusieurs maisons, les transformant en auberge de jeunesse, en centre culturel avec bibliothèque et en lieux d’habitation.
Située sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, l’auberge accueille randonneurs et pèlerins, ainsi que des militants de la CGT-E ou des anarcho-syndicalistes de tous les coins du monde. Le village abrite aussi divers séminaires ou journées de travail et de formation de la CGT. Mais l’ambition est plus vaste.
La nouvelle équipe qui s’occupe de Ruesta entend bien renouer avec le projet initial : faire revivre ce village, y créer une activité économique, en faire un lieu de vie alternatif fonctionnant avec les principes du muncipalisme libertaire.
Ruesta, avec ses 350 hectares de terres, ses paysages magnifiques et ses belles maisons à reconstruire, ne demande qu’à revivre. Nos camarades espagnols font valoir que bien des activités y sont possibles, aussi bien agricoles qu’agro-alimentaires, mais aussi le tourisme ou les nouvelles technologies. Ou encore l’accueil des enfants en colonies de vacances, l’accueil des anciens qui aimeraient retrouver un peu de calme et cultiver leur jardin, la réouverture d’une école dans le village voisin, etc.
Ils tiennent beaucoup à ce que Ruesta devienne un lieu d’échanges et de rencontres internationales. Les anarcho-syndicalistes suédois de la SAC ont d’ailleurs fait part de leur intérêt et entendent s’investir dans le projet. Une belle occasion de passer quelques jours de vacances, soit au camping, soit à l’auberge de jeunesse.
[Bernard, Santé-Social RP]
dans le « Combat syndicaliste », organe de la Confédération nationale du travail.
Pour en savoir plus : http://www.ruesta.com/

De l'autre côté de l'océan, les dockers du port de Umm Qasr et de Khor Al Zubair en Irak ont aussi fait la grève pendant 1 heure afin de protester contre la guerre et contre les attaques antisyndicalistes qu'ils subissent de la part du gouvernement Irakien.
Serions nous en train de voir la résurgence d'une solidarité de classe internationale?
source
Dans son ouvrage le moins étatiste, La Guerre civile en France (1872), Karl Marx donna de la Commune de Paris de 1871 cette description : « Ce ne fut […] pas une révolution contre telle ou telle forme de pouvoir d’État, légitimiste, constitutionnelle, républicaine ou impériale. Ce fut une révolution contre l’État lui-même, cet avorton surnaturel de la société ; ce fut la reprise par le peuple et pour le peuple de sa propre vie sociale. » Ce dont Marx parlait alors, c’était de l’émergence d’une démocratie directe.
La démocratie directe commence par la prise de parole du plus grand nombre, sans limitation des expressions dissidentes et en veillant à ce que les plus faibles soient écouté-e-s, contrairement à la « démocratie » représentative dont l’objet est d’arbitrer entre les partis et de légitimer leur pouvoir par une élection.
Alors que le mandat délégatif issu des urnes laisse des professionnels de la politique décider au nom de toutes et tous, la démocratie directe cherche à exprimer la volonté générale. Les décisions se construisent au sein de collectivités restreintes en nombre et sont confiées à des délégué-e-s porteurs d’un mandat clair. Mandat « libre » ? Mandat « impératif » ? Attention à ne pas tomber dans une vision caricaturale qui feraient des délégué-e-s soit des plénipotentiaires incontrôlables, soit de simples robots dépourvus de marge de manœuvre.
Mandat libre ou impératif ?
La bonne réponse est entre les deux. L’enjeu réel est le contrôle par les collectivités de base de l’exécution des mandats, avec révocation de ceux ou celles qui ne respectent pas l’« esprit » du mandat.
Il n’y a eu, durablement et à un niveau de masse, de démocratie directe qu’au sein de communautés – l’Ukraine en 1920, l’Espagne de 1936, le Chiapas aujourd’hui – fondées sur l’égalité. Non pas une égalité politique factice comme au sein des sociétés capitalistes, inégalitaires par nature, mais une égalité économique et sociale de toutes et tous.
Avant d’être une question de structure, la démocratie véritable est une question de culture. Liée à une société socialiste, nécessitant une éthique du respect et de la tolérance, elle est le contraire des affrontements entre courants politiques, et nie la prétention de quelque groupe que ce soit à diriger la collectivité.
Dès aujourd’hui des embryons de démocratie directe sont possibles au sein de nos syndicats, de nos associations de lutte, ou d’assemblées générales de travailleuses et de travailleurs, d’étudiants…. Cela donne un sens politique à nos luttes quotidiennes et en permet la maîtrise collective.
Toute la journée, la Place Valois, coin Ontario et Valois, a été animée par les militantes et militants du comité BAILS, qui ont dénoncé la gentrification du quartier, les hausses de loyer et les conditions de plus en plus difficiles que connaît la population du quartier. Vers 17h, la Place s’est remplie pour un repas communautaire, de l’animation et quelques discours. L’ambiance était à la fête, avec la présence de nombreuses personnes du quartier, des travailleurs et travailleuses de tous âges, des familles entières avec leurs enfants. Le contraste était saisissant entre l’ambiance qui régnait et la présence déjà fort agressive du Service de police de la ville de Montréal (SPVM), qui semblait déjà chercher un prétexte pour interdire la manifestation; au moins deux officiers supérieurs du SPVM étaient d’ailleurs présents avec leur mégaphone, prêts à décréter qu’il s’agissait d’un « rassemblement illégal », alors que rien d’illégal ne se produisait et que les participants et participantes ne souhaitaient qu’exercer le droit de manifester officiellement reconnu par les lois canadiennes.
Vers 18h30, la manifestation s’est mise en marche sur la rue Ontario en direction Ouest. La manifestation était animée; la foule criait des slogans et les badauds étaient nombreux à s’approcher pour s’y joindre et s’informer de la raison d’être de la manifestation.
Soudainement, deux personnes notoirement connues dans le quartier comme étant des militants néo-nazis organisés, déguisés avec tout leur attirail, sont apparus au détour d’une intersection pour narguer les manifestantes et manifestants, dans ce qui apparaissait comme une véritable provocation. Rapidement, des manifestantes et manifestants vigilantEs se sont approchés d’eux pour leur faire comprendre que leur présence était pour le moins inappropriée et qu’il était sans doute préférable pour eux de s’éloigner rapidement. Une douzaine de patrouilleurs à vélo du SPVM étaient présents à côté des deux provocateurs lorsqu’ils se sont pointés mail ils n’ont rien fait pour les isoler des manifestantEs.
Après cet incident, il n’a fallu que quelques minutes pour que des hordes de policiers de l’escouade anti-émeute accourent de tous les côtés et se lancent brutalement et sans avertissement sur les manifestantes et manifestants, à coups de matraques et en faisant usage de poivre de cayenne. Rappelons que la foule comprenait un bon nombre de familles, d’enfants et de personnes âgées, ce que les officiers du SPVM présents au rassemblement avaient eux-mêmes pu constater. Les manifestantes et manifestants ont alors tenté de se regrouper pour défendre le rassemblement. Un certain nombre ont réussi à poursuivre la manifestation sur des rues environnantes et à se rendre jusqu’à la station de métro Papineau, où la manifestation s’est terminée.
Le comité de liaison de la manifestation anticapitaliste du 1er mai dénonce avec vigueur cette nouvelle bavure du SPVM et cette attaque aux libertés démocratiques. Nous tenons à réfuter tout particulièrement la prétention du SPVM qui affirme être intervenu parce que « des bagarres ont éclaté entre des manifestants ». La vérité est qu’il n’y a jamais eu aucune « bagarre » à l’intérieur de la manifestation; au contraire, l’atmosphère était particulièrement festive et solidaire, dans l’esprit du 1er mai. Comme nous l’avons relaté, l’incident qui est survenu fut le fait de deux provocateurs totalement étrangers à la manifestation. Que les policiers aient préféré se servir de cet incident pour attaquer et disperser une manifestation légitime plutôt que de simplement neutraliser ces provocateurs en dit long sur le fait que leur idée était faite à l’avance : pour eux, les manifestations anticapitalistes n’ont pas droit de cité et il leur appartient de décider si l’orientation politique de telle ou telle manifestation convient à ce qu’ils sont prêts à entendre. De toute évidence, les partisans de l’État policier qui dirigent le SPVM sont plus préoccupés à « neutraliser » les anticapitalistes qu’à s’occuper des néo-nazis qui sèment le trouble dans les quartiers populaires.
Nous dénonçons également le fait que la police ait procédé à au moins trois arrestations; l’une des personnes arrêtées comparaîtra cet après-midi (vendredi) pour faire face à des accusations dont la teneur ne nous est pas encore connue. Nous exigeons sa libération complète et immédiate.
En dépit de cette intervention illégale, injustifiée et brutale du SPVM, la manifestation anticapitaliste du 1er mai aura connu un vif succès. L’enthousiasme des quelque 800 participantes et participants en a fait l’un des plus importants rassemblements anticapitalistes des cinq dernières années à Montréal. Contrairement à la volonté du SPVM, il y aura d’autres manifestations anticapitalistes dans les semaines et les mois qui viennent. Aux militantes et militants anticapitalistes se joindront alors tous ceux et celles qui défendent le droit de manifester et les libertés démocratiques et refusent de vivre dans un État où les flics font leur loi.
Entre temps, nous faisons appel à votre solidarité. Faites parvenir toute information concernant l'intervention du SPVM, les arrestations, les personnes ayant subi des blessures (incluant photos et vidéos) à:
1erMai2008@gmail.com.
Un bref résumé de la manifestation d'hier, d'autres informations suivront...
Aujourd'hui premier mai, est la journée internationale des travailleurs-euses. Nos camarades de la Nuit, on mis un bon texte sur leur blogue, résumant bien l'historique du premier mai (ici).
Le Blogue d’Information Politique du Collectif Local de Montréal, groupe membre de l'Union Communiste Libertaire (UCL), est un nouvel outil de la presse d’agitation montréalaise. La branche de Montréal aura donc, en plus du matériel de l'UCL et du journal Cause Commune, une présence sur le web. Cette nouvelle presse d’agitation nous permettra de réagir immédiatement à l’actualité, de pouvoir se positionner rapidement, de cracher nos coups de gueules autant à gauche qu’à droite, d’analyser l’actualité locale et internationale, de dénoncer, de revendiquer, de provoquer, de débattre et de diffuser le plus largement nos idées… Bref, un blogue d’agitation libertaire!
Le contexte politique étant de plus en plus moribond, il est plus que nécessaire d’agir sur tous les fronts et de tenter d’influencer et de radicaliser autant les mouvements sociaux et la gauche réformiste, que « Mr. et Mme tout le monde », nos voisins ainsi que nos collègues de travail. En tant que communistes libertaires, nous croyons qu’il existe une alternative politique radicale à la démocratie bourgeoise, à la droite sécuritaire et à l’extrême gauche autoritaire. Ce blogue nous permettra donc de continuer notre lutte pour une société libertaire, sans classes et sans État. La classe dominante et sa propagande néolibérale a maintenant un nouvel ennemi dans le maquis de l’information alternative. Nous ne ferons pas de quartier!! Nous en avons marre des compromis et des fausses alternatives, c’est pourquoi nous proclamons la Commune!
Restez branché-e-s, les communards montent aux barricades…