vendredi, octobre 10, 2008

La campagne de terreur du Journal de Montréal



De toute évidence, le SPVM sent que ça chauffe dans les quartiers populaires de Montréal et que les jeunes immigréEs en ont marre de l’impunité policière. La SPVM préfère jouer la carte de l’intimidation comme l’a démontré l’arrestation de nos trois camarades d’Hors-d'Øeuvre car ceux-ci distribuaient des tracts dans le quartier Montréal-Nord, ce quartier où Freddy Villanueva reçu trois balles par un policier. Main-dans-la-main avec les médias de masses, le SPVM et le Journal de Montréal entament une campagne de peur auprès des citoyenNEs du quartier et de la communauté montréalaise.

En première page du Journal de Montréal du jeudi 9 octobre , on pouvait lire en gros caractère gras : « Les agitateurs s’en mêlent» , en qualifiant les organisateurs de la manifestation qui aura lieu ce samedi 11 octobre. Les «agitateurs» ainsi dénoncés sont nuls autres que Montréal-Nord Républik et le Collectif opposé à la brutalité policière (COBP). Par contre, cela paraît plutôt étrange que la journaliste Joanie Godin omit de détailler d’avantage à propos du travail politique du COBP. Depuis 1997, le COPB enquête sur les bavures policières et dénoncent sur la place publique le mauvais traitement qu’infligent ces policiers fautifs à leurs victimes. De plus, une large enquête fut produite par le COBP qui s’intitule :« D’Anthony Griffin à Mohamed Anas Bennis: Enquête sur 40 personnes tuées par la police de Montréal en 20 ans (1987-2006)»(censurée par le syndicat des policiers). Pas une ligne sur ces rapports produits par nos camarades! La seule chose que Joanie Godin a retenu, c’est la casse du traditionnel 15 mars, dont elle attribue entièrement au COPB. Il ne fait aucun doute pour ce qui est de l’objectivité de l’article, Godin est dans le champs.

Puis, Godin enchaîne en affirmant que le SPVM donna des avertissements aux commerçants du Quartier pour risque de grabuge concernant la manifestation de samedi « pas nécessairement pacifique». Si ce n’est pas une campagne de peur, qu’est-ce que c’est? Donc, si on comprend bien le discours du SPVM et de la journaliste du Journal de Montréal, tirer et matraquer comme bon leur semble n’est pas aussi grave qu’une couple de vitrines cassées et de pare-brises fendus? Il y a mort d’homme, et les flics et Godin passent ça sous silence. Ensuite, elle termine son article en diabolisant le groupe Montréal-Nord Républik en les peignant comme de dangereux sanguinaires:« Pourtant, même si la manifestation prévue se dit familiale, le groupe n’écarte pas la possibilité d’avoir recours à la violence dans un communiqué publié sur son site Internet et qui invite les gens à participer. « Tant qu’on ne fournira pas à toute la population des conditions de vie dignes des possibilités humaines, des révoltes légitimes éclateront», peut-on lire». C’est à se demander si la journaliste sait lire. MNR n’affirme pas d’entamer une insurrection armée, il affirme tout simplement qu’après une injustice commise comme ce fut le cas avec Freddy Villanueva, il ne faut pas s’étonner si des émeutes surgissent! Ce genre d’évènement se produit généralement dans des quartiers pauvres et voici les explications du MNR. C’est sûrement pas à Westmount que des émeutes exploseront. Les biens nantis ont tendance à garder leur fric pour eux et de tenir ça mort. Pour la désinformation, Godin remporte la palme d’or.

En conclusion, la raison d’être de Montréal-Nord Républik et le collectif opposé à la brutalité policière n’est pas de foutre la pagaille, mais plutôt de dénoncer l’impunité policière. Car dans pratiquement tout les cas, les policiers fautifs sont acquittés par leurs alliés les juges. Nous avons un cas précis avec cet article du rôle des médias de masse dans notre société capitaliste. Il est clair que le Journal de Montréal possède comme rôle dans ce cas-ci de défendre les intérêts de la police, qui elle sert la cause des riches. Dans un tel contexte, la liberté d’expression est quasiment inexistante.

1 commentaire:

Editor a dit…

Harakiri a publie un lien sur votre billet: "La campagne de terreur du Journal de Montréal"

http://harakiri.ca/2008/10/10/aujourdhui-dans-les-blogues-de-montreal/