mardi, janvier 25, 2011
Réplique au buycott
mercredi, janvier 19, 2011
Archives en-ligne des publications francophones de la NEFAC

Avec la publication récente des numéros 1, 2 et 3 de la revue Ruptures sur notre site web, CauseCommune.net, celui-ci contient désormais la collection numérique complète de la revue francophone de la NEFAC, la Fédération des communistes libertaires du nord-est, dont l'UCL est aujourd'hui héritière.
On y retrouve aussi en format numérique tous les numéros publiés du journal Cause Commune, fondé par l'Union régionale de la NEFAC il y a sept ans, en 2004.
Les archives de ces deux publications peuvent être accédées à :
Pour l'occasion, nous avons élaboré une liste de suggestions de lecture tirées des sept premiers numéros de la revue Ruptures. Ces textes ont été choisis pour leur qualité et les débats qu'ils ont suscité tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de notre organisation.
Ruptures #1 : Question d'organisation : NOUS SOMMES PLATEFORMISTES!
Ruptures #2 : Les femmes, l'État et la famille
Ruptures #3 : La question de l'organisation révolutionnaire anarchiste
Ruptures #4 : Notes sur la maudite question nationale québécoise...
Ruptures #4 : Retour vers le passé : Portrait de l’extrême droite au Québec
Ruptures #5 : Chemin faisant, nous apprenons - Les cinq premières annéesde la NEFAC
Ruptures #5 : La gauche révolutionnaire et les mouvements sociaux
Ruptures #6 : Position de la NEFAC sur le syndicalisme et les luttes surles lieux de travail
Ruptures #7 : Une certaine conception de la Nature: Quand l’extrêmedroite se mêle de santé et d’environnement
Ruptures #7 : Autodéfense : la domestication de la violence commestratégie d'émancipation
D'autres textes sont aussi disponibles sur notre site web dans la
section « Éditions Ruptures », où des nouvelles brochures seront
ajoutées au fil du temps.
Bonne lecture!
Tunisie : la révolution n'est pas finie

Déclaration de plusieurs organisations membres de Anarkismo.net sur la situation actuelle en Tunisie.
Après un mois d'insurrection populaire, le tyran est tombé. Ben Ali et sa clique ont pris le chemin de l'exil. C'est une immense victoire pour le peuple tunisien qui ne peut que réjouir toute personne éprise de liberté. C'est aussi un exemple et un grand espoir pour les peuples de la région qui vivent dans des régimes policiers.
Lire la suite...
samedi, janvier 15, 2011
Manifestons samedi contre les massacres en Tunisie

L'Union communiste libertaire (UCL) participera aux manifestations de Québec et de Montréal organisées par le Collectif de solidarité avec les luttes sociales Québec-Tunisie. Pour nous trouver, cherchez les drapeaux rouge et noir.
Depuis plus d'un mois, les manifestations sociales se multiplient en Tunisie. La répression est féroce, les sources syndicales parlent de plus de 75 morts, le régime chancelle. En fait, tout indique que le pays est en pleine révolution.
Plus que jamais la solidarité internationale est essentielle pour stopper le bain de sang et l'instauration d'une dictature militaire.
Journée internationale contre les massacres en Tunisie
Montréal, rassemblement à 14h et départ de la marche au Square Dorchester (coin René-Lévesque et Peel)
Québec, rassemblement à 13h30 et départ de la marche au Centre Lucien-Borne (coin chemin Sainte-Foy et Salaberry)
mercredi, janvier 12, 2011
Solidarité avec le peuple tunisien en lutte!
Un article dans le journal Libé en fait un compte-rendu:
«Une trentaine de policiers en civil sont venus chez nous pour arrêter Hamada et l'ont pris sans nous dire où ils l'emmenaient. Quand nous avons demandé pourquoi ils l'arrêtaient, ils ont répondu: “Il sait pourquoi"», expliquait jeudi à Reuters, Hamdi Ben-Amir, le frère du rappeur tunisien Hamada Ben-Amor.Source Libé
Plus connu sous le pseudo d'El general, le jeune homme de 22 ans avait été arrêté jeudi à Sfax. Le rappeur, dont les morceaux sont devenus l'hymne de la jeunesse contestataire de Tunisie, a finalement été libéré dimanche. « Après trois journées difficiles, mon frère est revenu chez nous sans incident », a raconté Hamdi Ben-Amir.
Fin décembre, El general avait mis en ligne un titre intitulé Raïs Lebled («Le chef du pays», ndlr), qui interpellait directement le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali sur la misère sociale du pays, la violence du régime et le chômage des jeunes.
La petite vidéo en question:
En ce qui concerne la Tunisie, si vous voulez vous informer un peu plus sur la situation je vous conseille vivement le podcast de l'émission sur France Inter-Là bas, si j'y suis. Un bon topo avec des entrevues intéressantes qui nous en apprend un peu plus (pour les néophytes comme moi en ce qui concerne la Tunisie) sur la situation politique là bas et les raisons de l'insurrection populaire.
Solidarité avec nos camarades tunisiens!
dimanche, janvier 09, 2011
Un poème de Louise Michel
Je pourrais raconter sa vie, mais vous n'avez qu'à fouiller un peu sur internet ou passer à la librairie anarchiste l'Insoumise - au 2033 St-Laurent - pour trouver un bouquin d'elle (ou à propos d'elle).
Je vais donc me contenter de vous partager un de ses poèmes, La nuit de la mort de Vaillant. S'agit d'Auguste Vaillant, anarchiste guillotiné en 1894 après avoir lancé une bombe à clous, deux mois plut tôt, dans la chambre des députés. Faut savoir que ce sont les belles (et brèves) années de la propagande par le fait, durant lesquelles quelques anarchistes pensaient que l'action individuelle directe suffirait à entraîner un soulèvement, par un effet boule de neige. Comme on le sait, c'est pas exactement comme ça que ça s'est passé... La répression qui a suivi a plutôt contribué à mettre sur le cul ce qu'il pouvait y avoir de mouvement anarchiste organisé. En dehors de périodes révolutionnaires, Vaillant est d'ailleurs le seul Français condamné à mort pour un crime n'ayant tué personne.Dies irae, Dies illaOn dira ce qu'on voudra : les poètes d'aujourd'hui sont bien tranquilles.
Solvet scelum in favilla.
Jamais ne viendra donc la fin?
Dorment-ils tous, les meurt-de-faim?
Jamais, jamais le dernier jour
Ne les jettera-t-il à leur tour
Dans les angoisses de la mort,
Ces bandits que la rage mord?
Toujours, esclaves et bourreaux,
Pâtiront-ils leurs échafauds?
Amis, dans l’ombre entendez-vous
Gronder la mer aux noirs remous?
Elle monte et les couvrira.
Dies irae, Dies illa...
Elle couvre, pourpre de sang,
L'Élysée et le Vatican.
Compagnons, arrachons nos cœurs,
Ne soyons plus que des vengeurs.
Passons, effrayants et maudits,
Afin que les maux soient finis.
Comblons l’abîme avec nos corps.
Amis, n’oubliez pas les morts...
La légende des temps nouveaux
Fleurira parmi les tombeaux.
C’est le destin ; le maître est dur.
C’est pourquoi le fer sera pur.
Dies irae, Dies illa,
Solvet scelum, in favina.
vendredi, janvier 07, 2011
Duhaime, la liberté et Pinochet
Sam Hamad – Le miracle chilien dont vous avez parlé, c’est bien en 1980. C’est Pinochet, c’est le miracle de Pinochet ? Est-ce que c’est ça ?
Eric Duhaime – Bien écoutez, monsieur le ministre en tout respect.
Sam Hamad : Est-ce que c’est ça?
Eric Duhaime : Oui, c’est ça. Je voudrais juste répondre à ça. Je peux vous dire qu’en matière de droit de la personne, ce n’était pas un gouvernement qui était recommandable, vous avez tout à fait raison et je partage votre opinion, mais je ne pense pas que parce qu’un gouvernement a des failles à un niveau qu’on ne peut pas regarder ce qui est fait de positif ailleurs, et qu’on doit se limiter à regarder juste ce qui s’est fait au Québec depuis 40 ans.
Certains y verront une contradiction flagrante avec les idées de « liberté » prônées par le capitaine America de la belle province, mais il n’en est rien : Pinochet avait nommé sa Constitution de la Liberté en hommage au grand papi du néolibéralisme, Friedrich von Hayek. Il n’y a donc là rien de surprenant, et Duhaime est en parfaite concordance avec sa filiation idéologique.
Si nous avions les mêmes contacts que Duhaime avec l’Empire, nous pourrions faire grand cas de ces déclarations. Imaginez un peu qu’Amir Khadir appuie un argumentaire sur la politique stalinienne ou que Jack Layton affirme s’inspirer du régime de Tito, vous croyez que les journalistes s’enfargeraient dans la mise en contexte et les nuances ? Absolument pas. Cela leur couterait probablement leurs élections. On crierait - et pour cause! - au nom respect des victimes de ces régimes de terreur. Malheureusement, notre campagne de salissage à nous est trop humble, et elle est à la hauteur des rapports de force en présence. Éric Duhaime, cet espèce de Bock-Côté fédéraliste au régime, est de la droite économique radicale, et c’est précisément pour cette raison qu’on l’entend partout.
Finalement, je révise ma position, j’avais tout faux, ce n’est pas parce qu’il est fendant qu’il a la voix fêlée, mais bien parce qu’il est totalement fêlée qu’il a une voix fendante.
Lien
mercredi, janvier 05, 2011
Pour bien commencer l’année
Parmi la quantité infinie de sujets pertinents à traiter, Le Soleil nous éclaire déjà de sa lumineuse contribution à l’échafaudage de la pertinence (édition du 5 janvier). Comment diantre ? Mais avec cette nouvelle, ma foi on ne peut plus excitante et trépidante, qui veut que le Réseau Liberté Québec (RLQ), selon ce qu’affirme sa porte-parole, la subtile Mme Marcotte, prendra pour cible, dans les mois qui s’en viennent, le Parti québécois. « On n’a pas encore trouvé la salle, mais c’est certain que notre assemblée se tiendra à Montréal. Et le plus près possible du Palais des congrès, où sera le PQ », explique Marcotte, cofondatrice du RLQ.
A seulement trois mois de la dite rencontre, il faut dire que le temps presse. La confondatrice ajoute qu’il ne faudrait pas que la course à la chefferie nuise à la diffusion de ses idées : « J’espère que les médias ne parleront pas que de cela. Ça n’intéresse pas les citoyens, ces choses-là. Au pis aller, les gens vont voir que, pendant que le PQ déblatère sur le leadership de Pauline Marois, nous parlons d’idées politiques, de liberté et de responsabilité individuelle ».
Ne soyez pas inquiète Mme Thatcher, les journalistes tiennent à leur emploi, ils vous donneront la parole. Ils connaissent les liens que vous entretenez avec l’empire Quebecor . Et si jamais ce n’est pas assez (« sky is the limit », on le sait), vous pourrai toujours demander à votre ami, M. Duhaime, cet homme persécuté qui écrit seulement dans le Journal de Québec, le National post, sur Canoë, sur le blogue Les analystes.ca, qui est chroniqueur à Dumont 360, à Radio-Pirate et à CHOI de vous donner un coup de main dans la diffusion de vos idées pleines de glaciale fraîcheur. Même si votre quête est celle de la raison instrumentale et de l’égoïsme, M. Duhaime saura certainement vous donner un coup de main pour l’avancement d’une cause si noble.
Et si jamais vous manquez d’argent pour le payer, vous pourrez toujours faire une quête auprès de vos amis de l’Institut Fraser, de l’Institut économique de Montréal ou - pourquoi pas? - aller sonner directement à la porte de vos contacts chez Péladeau ou Koch industries. Quoi ? C’est déjà fait… Alors, allons, je vous en pris, arrêtez de vous en faire… Le temps travaille pour vous, comme on dit. Et contrairement aux travailleurs, il ne demande pas de congés parentaux et de pauses syndicales.
jeudi, décembre 30, 2010
Un spectre hante le Québec*
Ces tenants de la « liberté » se rendent-ils comptent que ce sont eux qui s’en prennent aux droits démocratiques les plus élémentaires en tenant en tel discours ? Quel genre de démocratie considère que le boycottage est un mode d’action « extrémiste » et que la social-démocratie est non conforme avec la civilisation ? Sont-ils seulement conscients que leurs propos ne font que trahir leur propre extrémisme?
Afin de projeter une image du réel conforme à ses croyances, – et c’est ce qu’elle a fait cette année sur toutes les tribunes de la province – la droite se doit de donner à l’expérience humaine une image fausse, inversée. Ce reflet mystificateur est indispensable à la perpétuation du statu quo économique et politique. Sans ce voile, sans ce que Luc Boltanski appelle « l’Esprit du capitalisme », la droite se révélerait directement comme la représentante des riches et des puissants. Cette position, bien entendu, ne serait pas tenable.
Seul ce renversement mensonger, et sa réception positive dans la population, peut lui permettre d’asseoir sa légitimité. Ce discours inverse les rapports de force qui animent l’expérience humaine. C’est ainsi seulement que la droite peut affirmer qu’il est grand temps que le Québec « sépare l’État de la mosquée » (Éric Duhaime), que les « grands médias capitalistes » sont « a priori sympathiques à la cause anticapitaliste » (Mario Roy) et que le Conseil du patronat n’est pas « de droite » (Johanne Marcotte). C’est également à ce prix qu’on fait d’Israël et des États-Unis des victimes de ceux qui en critiquent la puissance.
Notre univers politique, comme dirait Herbert Marcuse, se referme sur lui-même. Il est clos. En dialogue avec elle même, la droite ne fait que répondre à l’écho de sa propre mystification. Personne dans l’espace public ne lui donne la réplique, sinon elle-même. C’est cet enfermement qui permet aux plus éminents porte-paroles de la droite économique et morale (Bouchard, Facal, Brassard) d'affirmer que le PQ est trop à gauche alors qu’ils en ont tenu la direction pendant de longues années; c’est seulement dans cet univers - comme ce fut le cas en octobre dernier - qu’on peut faire grand cas de sondage à propos d’un parti de droite qui n’existe pas; et c’est encore grâce à lui que la droite radicale a pu affirmer sur toutes les tribunes de la province qu’elle n’était pas entendue.
Loin d’assister à la fin des idéologies, nous sommes plutôt les témoins du triomphe absolu de la droite morale et économique. Sous les fausses apparences du spectacle démocratique se consolident différentes techniques d’aménagement permettant à la Loi divine, celle de l’accumulation de richesse, de proliférer. Plus personne dans l’espace public ne peut remettre en question les croyances qui donnent forme à la société marchande. Du centre-gauche à l’extrême-droite, des patrons aux grandes centrales syndicales, toute pensée respectable se doit d’être en accord avec l’« irrationnelle-rationalité » du processus d’accumulation capitaliste, qui n’est rien d’autre qu’un vaste mouvement infini vers le vide et la destruction.
* Titre original changé par Cyberpresse.
jeudi, décembre 09, 2010
Le FRAPRU occupe présentement les bureaux du ministre Laurent Lessard à Montréal, Québec et Thetford-Mines
Montréal, le 9 décembre 2010 – C’est pour réclamer que le ministre responsable de l’Habitation, Laurent Lessard, se fasse le porteur de demandes ambitieuses d’investissement en logement social en vue du prochain budget du gouvernement Charest que le Front d’action populaire en réaménagement urbain occupe depuis 10h15, ce matin, trois bureaux du ministre à Montréal, Québec et Thetford-Mines. Le FRAPRU entend maintenir ses occupations, tant et aussi longtemps qu’il n’aura pas obtenu un rendez-vous avec le ministre.
À Montréal, l’occupation a lieu au bureau du Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, à la Place Victoria, 800, rue du Square Victoria, troisième étage. À Québec, elle se déroule au Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation dont M. Lessard est aussi titulaire, au 200, chemin Sainte-Foy, douzième étage. À Thetford-Mines, c’est le bureau de comté du ministre qui est occupé. Il est situé au 309, boulevard Frontenac Ouest, bureau 200.
Depuis plusieurs mois déjà, le FRAPRU demande en vain une rencontre avec M. Lessard pour lui faire part de ses revendications, mais aussi pour connaître les demandes que le ministre entend porter auprès du ministre des Finances, Raymond Bachand. L’organisme ne cache pas son inquiétude depuis que le dernier budget a annoncé le financement de 3000 logements supplémentaires dans le cadre du programme AccèsLogis, mais en spécifiant que c’était pour toute la durée du deuxième Plan de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, c’est-à-dire cinq ans.
Si elle devait devenir réalité, une telle annonce signifierait rien de moins que l’arrêt du développement de nouveaux logements sociaux à partir de 2011. Au 31 octobre dernier, il ne restait en effet que 356 logements qui n’étaient pas déjà livrés, en voie de réalisation ou en développement à l’échelle du Québec. Au moment du prochain budget, il n’en restera probablement aucun, ce qui signifierait qu’aucun nouveau projet de logement coopératif ou sans but lucratif pourrait être présenté et voir le jour pour les années à venir.
Le FRAPRU considère qu’il s’agirait d’un véritable désastre. La SCHL évalue que 260 700 ménages locataires québécois ont des besoins urgents de logement, parce qu’ils paient un pourcentage trop élevé de leur revenu pour se loger ou parce qu’ils habitent dans des logements qui ne sont pas de qualité ou de taille convenables. La Communauté métropolitaine de Montréal estime que 111 505 de ces ménages résident à Montréal. Selon le FRAPRU, de tels chiffres démontrent la nécessité que le prochain budget Bachand annonce de nouveaux investissements en logement social et que ceux-ci soient réellement à la hauteur des besoins. Il réclame pour sa part le financement de 50 000 nouveaux logements sociaux en cinq ans.
dimanche, novembre 21, 2010
Pour en finir avec la tête de pus
Voici le texte qu'un camarade a présenté lors du Gala Ostie d'raciss présenté par le groupe de défense des droits des immigrants Les Apatrides anonymes vendredi soir dernier à Montréal.--------------------------------------------------------------------
Richard de Mar…Tineau est un réactionnaire-valet-des-notables-à-la-pensée-atrocement-atrofiée-par-la-peur-des-étrangers.
Tout le monde sait ça.
Richard de Mar…Tineau est aussi un démagogue-puant-le-provincialisme-moyenageux-édenté-des-bleus-québécois.
Mais ça aussi, tout le monde le sait.
Richard de Mar… C’est tout à la fois le nationalisme obtu du j’ai-trop-reçu-de-weggie-quand-j’étais-p’tit-de-Bock-Côté-d’Outremont, c'est la finesse d’analyse et l’infatigable verve de Gilles Proulx, c’est l’infinie culture de Mahée Paiement et l’ouverture d’esprit de Jeff Fillion et de ses petits copins de la radio de Québec.
Mais ça, tout le monde sait ça.
Chaque soir, Richard de Mar …Tineau pose les yeux sur le monde. Il prend le réel. Le vire à l’envers. L’aplatit pour être sur de comprendre. En fait une galette plate, qu'il trempe dans une espèce de sauce-grise-beige-brune-qu’on-sait-pas-trio-c’est-quoi-mais-ça-pogne-entre-les-dents, et mange la galette. Pendant la nuit, la nature travaille pour lui. Le lendemain matin, grâce à la magie de la convergence et de la déforestation, les restants de la galette sont étendus sur des centaines de milliers de papiers tachant les doigts.
Mais ça, encore une fois, tout le monde sait ça.
Tout le monde sait ça, mais alors pourquoi les gens le lisent encore? Les gens parlent de lui. Discutent de lui. Débattent de lui. Pourquoi? C’est qu’au fond il se trouve une toute partie de nous même qui aime encore généreusement Martineau. Peut-être est-ce parce qu’en le lisant on se sent inévitablement intelligent. Peut-être est-ce parce qu’au fond de nous se trouve un petit bourgeois en accord avec ses réactions schizophréniques.
Quoiqu’il en soit, il faut remédier à ce problème, qui, vous en conviendrez, a assez duré. Je vais donc, et vous me le pardonnerai puisque c’est pour votre bien, vous faire passer une thérapie-choc. Nous allons faire une overdose de Richard de Mar… Nous allons ce soir en finir une fois pour toute avec Richard de Martineau.
Je vais donc vous lire quelques uns des extraits les plus marquants tirés de ses papiers.Pour être certain de ne pas manquer mon coup, je serai accompagné par la pire musique du monde, soit d’une flute de pan enrobée d’une ambiance année 1980 (synthétiseurs et guitares avec trop de reverb), et je prendrai un accent de type français-répondeur-on-est-en-attente-qui-nous-fait-incontestablement-penser-à-Denise-Bombardier. (Comme vous l’avez peut-être remarqué, ce n’est pas tout à fait mon accent naturel alors je vais devoir croquer dans un citron pour parfaire ma diction).
Alors : musique! Et mets-la en boucle pour être certain qu’il n’y ait pas de temps mort :
« Villanueva avait un frère accoquiné à des gangs de rue. Il a été abattu parce qu'un flic se sentait en danger.
« La vérité est que si Dany Villanueva était un citoyen honnête, son frère serait encore en vie.
« La gauche «domine» l'information; la droite est «trop sévèrement» critiquée; il est impossible de «mettre un pied devant l'autre sans l'aide de l'État»; on vit dans une société dominée par les «valeurs féminines»; il est impossible de critiquer les syndicats sans être « brûlé sur la place publique » (les critiquer serait un geste « révolutionnaire »); le principe d'autorité est désormais « tabou »; les musulmans pourraient bientôt «anéantir» l'Occident.
« À quand une école pour gais qui enseigne la grammaire en utilisant le répertoire de Village People? », pourquoi ne créerait-on pas une « Ligue des Blancs du Québec »?
Je sens qu’on commence à toucher à quelque chose mais on y est pas tout à fait… Encore un p’tit effort :
« Tous les hommes savent que les femmes recherchent des mâles protecteurs, c'est un secret de polichinelle vieux de plusieurs milliers d'années […] S'il y a autant d'hommes dominateurs, c'est peut-être parce qu'il y a beaucoup de femmes qui aiment se faire dominer
« Vous en avez ras le bol d'être taxé de misogyne et de macho dès que vous critiquez les dérapages de certaines féministes? » , « C'est ça, le Québec […] Les hommes sont toujours bourreaux. Les femmes sont toujours victimes », Je déteste les doubles standards.
«Il faudrait parler de la violence des patrons, mais pas de celle des syndicalistes? De la violence des hommes, mais pas de celle des femmes? De la violence des Blancs, mais pas de celle des Noirs?
Ça commence à faire effet, mais on y a pas tout à fait encore… allons, un peu de courage, on va y arriver…
« Les militants purs et durs souffrent souvent de presbytie. Ils sont prêts à tout pour aider des inconnus, mais se foutent des gens qui sont près d'eux... Ils veulent changer le monde, mais gâchent la vie de leur propre famille. Au lieu de se jeter dans le travail ou dans l'alcool pour fuir la réalité, ils se jettent dans une cause.
« Entre vous et moi, qui peut dire ce qui est de droite ou de gauche, aujourd'hui? Créer de la richesse pour mieux la distribuer, c'est de droite? Défendre la liberté de religion des extrémistes, c'est de gauche? Demander des peines plus sévères pour les criminels dangereux, c'est de droite? S'agenouiller devant des dictateurs socialistes, c'est de gauche? Critiquer les excès du féminisme, c'est de droite? Défendre des programmes sociaux universels qui bénéficient aux biens nantis, c'est de gauche?
« Quoi qu'en pensent les anti-PPP, le système public a besoin du privé pour se sortir du bourbier où il s'est enfoncé.
Alors… C’est crois que c’est assez. La torture a assez durée. Nous avons arraché le char de Mar… qui se trouvait en chacun de nous. Il faut maintenant refaire le plein de générosité, d’amour et d’intelligence. La question, désormais, n’est donc plus, quoi faire de Richard de Mar…Tineau, mais bien, comment se débarrasser de son cadavre. Il y a quelque temps je vous aurais proposé de le déposer dans une valise de char (avec un oreiller sous la tête juste pour fucker le chien un peu), mais bon… ça fait un peu trop « années soixante ». Laissons-le donc sur le trottoir, en putréfaction, se décomposer, lentement, ça fait une maudite belle cible pour les mouettes et l’odeur de décomposition nous rappellera que si Richard de Martineau est mort, la stupidité, l’ignorance et le racisme, quand à eux, sont toujours bien vivants.
samedi, novembre 20, 2010
100e anniversaire de la révolution mexicaine
Une petite pensée aujourd'hui pour tous nos camarades mexicains qui depuis 1910 ( et bien avant...) jusqu'à aujourd'hui luttent pour mener a bien les idéaux libertaires à la base de la révolution mexicaine. Pour souligner cet évènement, je vous enjoins à lire un petit texte de Ricardo Flores Magon, libertaire mexicain qui participa à la révolution. Un texte qui malheureusement est toujours d'actualité.![]() |
| RFM en personne |
mardi, novembre 16, 2010
Invitation : réunion suite à l'assemblée contre le budget!
dimanche, novembre 14, 2010
vendredi, octobre 29, 2010
Rassemblement en soutien à la grève sociale en France
Samedi 6 novembre, 14h301819 René-Lévesque Ouest / Métro Guy-Concordia
Montreal
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Les gouvernements profitent de la crise économique pour couper dans tous les services publics et abaisser les conditions de travail. « Nous avons dû donner beaucoup d’argent pour sauver l’économie » nous , disent-ils. Cependant, nous ne sommes pas dupes et nous comprenons très bien que ces coupures font partie d’une logique globale des capitalistes pour prendre toujours plus de pouvoirs sur nos vies.
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