mercredi, janvier 12, 2011

Solidarité avec le peuple tunisien en lutte!

Ce matin, un petit vidéoclip d'un rappeur tunisien qui a été arrêté puis relâché quelques jours plus tard, pour avoir dénoncer le président et la corruption en Tunisie.

Un article dans le journal Libé en fait un compte-rendu:

«Une trentaine de policiers en civil sont venus chez nous pour arrêter Hamada et l'ont pris sans nous dire où ils l'emmenaient. Quand nous avons demandé pourquoi ils l'arrêtaient, ils ont répondu: “Il sait pourquoi"», expliquait jeudi à Reuters, Hamdi Ben-Amir, le frère du rappeur tunisien Hamada Ben-Amor.

Plus connu sous le pseudo d'El general, le jeune homme de 22 ans avait été arrêté jeudi à Sfax. Le rappeur, dont les morceaux sont devenus l'hymne de la jeunesse contestataire de Tunisie, a finalement été libéré dimanche. « Après trois journées difficiles, mon frère est revenu chez nous sans incident », a raconté Hamdi Ben-Amir.

Fin décembre, El general avait mis en ligne un titre intitulé Raïs Lebled («Le chef du pays», ndlr), qui interpellait directement le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali sur la misère sociale du pays, la violence du régime et le chômage des jeunes.
Source Libé

La petite vidéo en question:


En ce qui concerne la Tunisie, si vous voulez vous informer un peu plus sur la situation je vous conseille vivement le podcast de l'émission sur France Inter-Là bas, si j'y suis. Un bon topo avec des entrevues intéressantes qui nous en apprend un peu plus (pour les néophytes comme moi en ce qui concerne la Tunisie) sur la situation politique là bas et les raisons de l'insurrection populaire.

Solidarité avec nos camarades tunisiens!

1 commentaire:

A. Franc-Shi a dit…

La lutte des ivoiriens, des tunisiens, des algériens et même celles des grecques et des français est une lutte contre la collusion et la corruption de l'État. Cet État qui administre non pas dans l’intérêt de sa population, mais de sa bourgeoisie, les corporations internationales et les intérêts capitalistes en général. Ces révoltes sont propulsées par les mêmes ambitions que les Québécois qui réclament passivement une commission d'enquête publique sur la corruption et le financement des partis politiques. Aujourd'hui, avec la diversité des médias sociaux et la facilité à enregistrer et à partager les preuves d'injustices, plus aucun chef d'État ou d'entreprise n'est à l'abri de la foudre des peuples. À Québec, à Ottawa ou à Abidjan, tous doivent faire preuve d'une extrême précaution.

http://unionrevolte.blogspot.com