jeudi, octobre 22, 2009
La domination masculine
Peut-on croire qu’au XXIème siècle, des hommes exigent le retour aux valeurs ancestrales du patriarcat : les femmes à la cuisine et les hommes au pouvoir ? Peut-on imaginer que des jeunes femmes instruites recherchent un « compagnon dominant » ? Que penser d’hommes qui subissent une opération d’allongement du pénis, « comme on achète une grosse voiture » ?
Si ces tendances peuvent de prime abord sembler marginales, le film nous démontre que nos attitudes collent rarement à nos discours. L’illusion de l’égalité cache un abîme d’injustices quotidiennes que nous ne voulons plus voir. Et où chacun joue un rôle.
A travers des séquences drôles, ahurissantes et parfois dramatiques, le film nous oblige à nous positionner sur un terrain où chacun pense détenir une vérité.
« La Domination masculine » jette le trouble à travers le féminisme d’un homme qui se remet en question. Une provocation qui fera grincer des dents…
mardi, octobre 20, 2009
Mauvaise nouvelle

samedi, octobre 17, 2009
Lagacé et ses pitounes
Vous croulez sûrement sous les réponses suite à votre dernière chronique. Je suis désolée d'ajouter mon grain de sel, mais votre article vient de canaliser tout ce qui me tracasse dans les médias populaires. Je m'en sers comme catharsis. Vous m'excuserez.
"Mais les militants n'ont, justement, pas d'humour. C'est universel. Islamistes, féministes, communistes, animalistes, qu'importe: ces gens-là ne rient pas. Le militant ne sait faire qu'une chose quand on lui met un micro sous le nez: monter au créneau."
LA COLÈRE : Évidemment que les militants montent au créneau. Il faut bien que quelqu’un y monte, au créneau. Qui risque d’y monter, pour demander une plus grande justice sociale, vous ? Facile d’adopter une attitude paternaliste face aux militants, de leur donner un petit bec sur le front en leur conseillant de rire plus souvent, lorsqu’on n’a pas les deux pieds sur le terrain et les deux mains à l’ouvrage. Les militants, Mr Lagacé, œuvrent généralement bénévolement, ou pour un salaire médiocre, dans des organismes sous-subventionnés où ils se dévouent entièrement à faire du monde un lieu plus juste. Vous les poussez sur une tribune et leur demandez ce qu’elles pensent de George Laraque. Elles s’en crissent de Laraque. Parce que la plupart des militantes féministes travaillent avec de vraies femmes qui ont de vrais problèmes, au quotidien. Elles ont probablement une mère monoparentale sur l’autre ligne qui demande à être orientée vers des ressources pour effectuer un retour aux études. "Pour déconner j’ai répondu « les maudites féministes. »" Et bien, croyez-moi, la maudite féministe a autre chose à faire qu’à répondre à un chroniqueur de variétés qui l’appelle pour la niaiser.
LA RAISON : Le Centre de Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle représente une partie du paysage féministe. Les femmes qui travaillent pour cet organisme sont en faveur de l’abolition du travail du sexe, une position défendue par de brillantes théoriciennes comme Catharine MacKinnon ou Andrea Dworkin durant les années 80. Leurs écrits sont extrêmement provocants et complexes mais ils méritent d’être pris au sérieux et se positionner face à leurs écrits représente un exercice intellectuel et humain des plus exigeants. Cependant, cette position a été hautement critiquée par d’autres groupes du milieu féministe (Gayle Rubin, Pat Califia ou encore Sallie Tisdale seraient des lectures qui pourraient vous surprendre). L’organisme Stella, par exemple, est un organisme créé par des travailleuses du sexe et pour des travailleuses du sexe dont le but n’est pas d’abolir le travail du sexe, mais plutôt de militer pour que des droits soit reconnus aux travailleuses du sexe pour afin qu’elles puissent effectuer leur métier dans la dignité, la sécurité et le respect. Et pourtant, les filles de Stella et les filles du CLES se réclament toutes du féminisme. Ça vous donne un aperçu des débats qui se tiennent au sein du mouvement, de son éclectisme et de son dynamisme. À mon avis, il est fort malheureux que les journalistes se tournent le plus souvent vers des organismes abolitionnistes pour leur demander de parler au nom des « féministes ». Saviez-vous que les Feminist Porn Award se tiennent à chaque année à Toronto ? Faites un petit effort de recherche, offrez une voix aux groupes que l’on tente de faire taire dans les médias. C’est beaucoup plus facile de perpétuer le stéréotype de la féministe fâchée. Du coup ça ridiculise tout un mouvement, ça fait taire les voix dissidentes, l’ordre social n’en est que maintenu et ça conforte une partie de votre lectorat dans son statut quo intellectuel.
Vous qui travaillez dans les médias, vous devez bien être au fait de leurs fonctionnements internes. Un mouvement subversif ? Bang ! On prend ce qui s’est dit de plus radical, on le sort de son contexte et on monte l’histoire en épingle. Bang ! On vient de ridiculiser des gens qui travaillent d’arrache-pied pour faire de cette société un environnement plus juste et équitable. Merci bonsoir, je retourne m’écraser dans mon confort.
Marie-Sophie Banville
Féministe fâchée, anarchiste finie, conspirationiste paranoïaque, végétarienne rachitique and so on and so on qui vous souhaite néanmoins une bonne journée.
jeudi, octobre 15, 2009
Un nouveau blogue sur l'athéisme.

Un camarade vient de lancer un nouveau blogue qui portera sur l'athéisme, un débat trop souvent mis de côté par les libertaires. À l'heure des accommodements raisonnables, des guerres religieuses, et des débats sur le port du voile, c'est une question qui mérite d'être remise sur l'avant-scène.
Voici un extrait de son premier billet:
Face à cet état de fait, à une situation qui ne cesse d'empirer, nous devons lancer un cri de ralliement, haut et fort. Les athée doivent recommencer à intervenir publiquement en faveur de leurs objectifs. La simple défense de la laïcité ne suffit pas. Notre athéisme doit être militant. À défaut de convaincre les croyants qu'ils se trompent (ce qui n'est pas possible, la croyance rend aveugle), nous devons les remettre à leur place, et prendre la nôtre. Nous devons leur dire: Dieu? Pas besoin!
À lire sur Dieu? Pas besoin
samedi, octobre 10, 2009
Prix nobel de la paix sociale
Obama récipiendaire du prix Nobel de la paix, ça vous étonne vraiment? C'est vrai qu'on se rapproche drôlement du parti totalitaire du 1984 d'Orwell : « La guerre, c'est la paix » (la liberté, c'est l'esclavage, pis l'ignorance c'est la force). Je ne vais évidemment pas tenter de justifier l'injustifiable. En apparence, on s'explique mal qu'un millionnaire à la tête d'un pays en guerre reçoive un prix pour la paix, simplement parce qu'il a réussi à berner tout le monde avec des promesses en apparence plus crédibles que ses prédécesseurs. Ces promesses sont d'ailleurs la justification du comité de sélection - pensez-vous que j'aie des chances pour le Nobel de littérature si je promets solennellement d'écrire le meilleur livre de tous les temps?De son côté, Howard Zinn rappelle que Woodrow Wilson, Theodore Roosevelt et Henry Kissinger, dont il étale quelques exactions meurtrières, ont eux aussi reçu le très prestigieux prix. Critique des belles promesse d'Obama, Zinn tire toutefois une conclusion plutôt limitée, demandant le transfert des fonds du comité de sélection du Nobel de la paix à une organisation internationale pacifiste.
Barack Obama s'est payé la campagne électorale la plus dispendieuse de l'histoire des États-Unis, avec pour résultat d'avoir réussi à faire gober qu'il était un messie, prophète de l'espoir de changement (qui ne viendra pas). Cette confiance aveugle qu'il a pu imposé à une majorité de l'électorat contribue à étouffer toute possibilité de révolte contre un monde d'exploitation, d'oppression, de violence. Comme l'église, Obama nous demande d'attendre encore un peu, de courber l'échine, de manger de la marde en attendant qu'il transforme nos vies d'exploitéEs en véritable paradis. Mais la seule paix qu'Obama a intérêt à maintenir, c'est la paix sociale, cette fausse impression d'harmonie qui masque notre impuissance à nous débarrasser des profiteurs de son espèce.
Rappelons par ailleurs que le prix Nobel a été créé suite à la demande posthume d'Alfred Nobel, grâce à son testament qui léguait ainsi la fortune accumulée lors de sa vie de gros fabricant d'armes. Tandis qu'il créait par sa richesse ce prix destiné à d'autres "grands" de ce bas-monde, il aura au moins eu l'amabilité de nous laisser un petit quelque chose.
mercredi, octobre 07, 2009
Anarchisme, insurrections et insurrectionnisme.
L'insurrection - le soulèvement armé du peuple - a toujours été proche du coeur de l'anarchisme. Les premiers documents programmatiques du mouvement anarchiste ont été rédigés par Bakounine et un groupe d'insurrectionnistes républicains de gauche européens lorsqu'ils se rapprochèrent de l'anarchisme en Italie dans les années 1860. Cette démarche ne marqua pas une rupture avec l'insurrectionnisme mais avec le républicanisme de gauche, peu après que Bakounine eut participé à une insurrection à Lyon, en 1870.
La politique révolutionnaire européenne des cent années précédentes avait été dominée par des insurrections depuis que le succès de la révolution française en 1789 avait déclenché le processus qui aboutit au renversement de l'ordre féodal dans tous les pays. La prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, avait montré le pouvoir du peuple en armes, et ce moment insurrectionnel a changé l'histoire de l'Europe alors qu'il mobilisa sans doute seulement quelques milliers de personnes.
Insurrection et politique de classe
1789 a aussi inauguré un modèle politique selon lequel, même si les travailleurs représentaient la masse des insurgés, c'était la bourgeoisie qui en recueillait les fruits et réprimait ensuite les masses lorsqu'elle mettait en place sa domination de classe. Cette leçon ne fut pas perdue pour ceux qui considéraient que la libération devait entraîner la libération économique et sociale de tous, et ne pouvait être réduite au droit d'une nouvelle classe à exploiter « démocratiquement » les masses.
Au cours des insurrections républicaines qui éclatèrent en Europe durant le siècle qui suivit, et en particulier en 1848, le conflit entre les capitalistes républicains et la petite et moyenne bourgeoisie, d'un côté, les masses républicaines de l'autre, devint de plus en plus aigu. Vers les années 1860, ce conflit aboutit à l'émergence d'un mouvement spécifiquement socialiste ; celui-ci comprit que la bourgeoisie républicaine n'allait plus combattre pour la liberté en faveur de tous, mais contre elle, y compris aux côtés des partisans de l'ordre ancien, si nécessaire. C'est l'expérience de l'insurrection polonaise de 1863, à la suite de laquelle il devint clair que les bourgeois républicains craignaient davantage une insurrection paysanne que la domination tsariste, c'est cette expérience donc qui convainquit Bakounine. Désormais le combat pour la liberté allait devoir être mené sous un nouveau drapeau - un drapeau qui chercherait à organiser les masses travailleuses uniquement pour leurs intérêts propres.
Les premiers anarchistes adoptèrent les nouvelles formes d'organisation ouvrière qui étaient en train de naître, et en particulier l'Association internationale des travailleurs, autrement dit la Première Internationale. Mais même s'ils reconnaissaient le pouvoir de la classe ouvrière organisée en syndicats, contrairement à la majorité des marxistes ils ne considéraient pas que cela signifiait que le capitalisme pouvait être réformé. Les anarchistes insistaient sur le fait qu'il faudrait encore des insurrections pour renverser la vieille classe dominante
Pour lire la suite
mardi, octobre 06, 2009
La lutte continue dans le sud-ouest.
Suite au simulacre de démocratie participative des audiences du BAPE sur la réfection de l’échangeur Turcot qui se sont déroulées en juin, les citoyen-nes du sud-ouest continuent de s’organiser contre ce projet que le gouvernement tente de nous imposer. L’UCL impliquée dans cette lutte depuis plusieurs mois*, lance une campagne d’affichage massif dans le sud-ouest montréalais. Cette campagne vise tout d’abord à dénoncer la précarité de plus de 400 habitant-es de St-Henri menacé-es d’expropriation. De plus, elle vise à rappeler aux élus et à l’État que la lutte dans le sud-ouest se poursuit et s’intensifiera dans les prochains mois s’ils continuent à maintenir ce projet et à refuser d’écouter nos voix. C’est à nous, et non pas aux politiciens et aux technocrates, à décider de l’avenir de nos quartiers.
Non aux expropriations!
Des logements, pas du béton!
lundi, octobre 05, 2009
Usines sans patron - une tournée organisée par l'UCL
Usines sans patron : la réponse des classes populaires argentines à la crise économique de 2001 - Tournée panquébécoise de conférencesNous traversons l’une des pires crises économiques de l’histoire du capitalisme et les réponses fournies par l'État et ses laquais sont illusoires. En plus, face à cette impasse nos dirigeant-e-s tentent de faire porter tout le fardeau de la crise aux travailleurs et travailleuses.
Comment pouvons-nous répondre autrement à cette crise économique? Pouvons-nous s’inspirer des expériences de luttes qui se sont passées ailleurs dans le monde?
Pour réfléchir à ces questions, l'Union communiste libertaire (UCL) organise cet automne une tournée panquébécoise de conférences sur la réponse des classes populaires argentines face à la grave crise économique qui secoua le pays au début des années 2000.
Du 19 octobre au 15 novembre prochain, un militant anarchiste de l’organisation Red Libertaria (Argentine) parcourra différentes villes du Québec pour nous entretenir sur ce sujet. Il traitera des différentes formes de résistance développées par le peuple argentin pour contrer les effets de la crise: récupération d'usine, création de coopératives autogérées, etc. ainsi que de l'implication des anarchistes dans ces différentes luttes.
La tournée s'arrêtera dans plusieurs villes : Montréal, Saint-Jérôme, Québec, Saguenay, Saint-Félicien, Drummondville, Sherbrooke, etc. Soyez alerte! Les lieux et dates de chaque conférence seront publicisés très bientôt.
Pour plus d'informations : ucl@causecommune.net
U.C.L.
55051 CP Langelier
Québec (Qc) G1K 9A4
--
ucl@causecommune.net
http://www.causecommune.net
dimanche, octobre 04, 2009
Demers apprend à patiner
Mais quelques jours plus tard, la recrue s'est semble-t-il fait expliquer les rudiments de la politique, cette game différente et pourtant si similaire au hockey. Demers devra donc réapprendre à patiner, comme un politicien. Lorsqu'un projet de loi pour l'interdiction des loteries vidéo en dehors des casinos et autres lieux semblables a été mis aux voix, le nouveau sénateur préféré des fans de hockey a préféré s'abstenir.« Le sénateur Nolin m'a expliqué exactement pourquoi on votait, m'a expliqué la situation, et j'ai compris, a relaté Jacques Demers en entrevue à La Presse Canadienne. N'eut été de l'intervention du sénateur Nolin, je me serais fait ramasser, moi. Les gens auraient dit : "mais il a dit ça à la télévision." »
Le projet de loi est sans importance. Ce qui compte dans cette histoire, c'est de voir à quel point le monde de la politique est efficace. À quel point le bon coach de hockey un peu colon a vite fait de rentrer dans les rangs. À quel point ces quelques mots attribués à Louise Michel il y a au-dessus d'un siècle sont toujours aussi vrais.
samedi, octobre 03, 2009
Mexico: "dos de octubre no se olvida!"

Hier, partout au Mexique avait lieu les marches commémoratives du massacre de Tlatelolco ( la Place des Trois Cultures) qui a eu lieu en 1968. Des marches qui ont lieu chaque année depuis. Elles rassemblent toujours de milliers de personnes afin qu'on n'oublie jamais la brutalité de l'État, mais aussi pour que justice soit rendu aux victimes et que les coupables soient condamnés. C'est aussi une occasion pour dénoncer une situation qui perdure encore aujourd'hui au Mexique: la violence, les assassinats, les disparitions et la répression.
Faut dire aussi que cette année la marche avait une signification particulière avec la crise qui frappe fort la population mais aussi toutes les politiques d'austérité du gouvernement, l'augmentation des frais et des impôts et la militarisation complète du pays sous couvert du combat contre le narcotrafique.

Cette année, il y avait quatre marches qui partaient de différents point dans la ville de Mexico. Les marches n'avait pas encore commencé que les "fiers-a-bras" du gouvernement (les fameux "porros") étaient présents sur les lieux pour provoquer la foule et forcer l'intervention de la police. Finalement ce n'est que plus tard que la police interviendra, après qu'elle eut intimidé et harcelé les marcheurs: barrages, bousculades, gaz lacrimogènes. L'affrontement principal, qui eu lieu apres la fin de la marche, a mené a plus de 25 arrestations.
Voici quelques liens pour ceux qui lisent l'espagnol:
kaosenlared...
La Jornada...
centro independiente de noticias... avec plein de photos
vendredi, octobre 02, 2009
Pourriture et clarifications
Falardeau est décédé. Ce n'est, en soi, pas quelque chose de très intéressant. Le buzz aurait toutefois pu être l'occasion d'offrir une critique en bonne et due forme de sa vie politique. Pour des anars, c'est pas la matière à critiquer qui manquait chez lui! J'ai pourtant opté pour deux-trois phrases faciles, humoristiques et méchantes, plus provocantes que ce que j'avais espéré.
Toujours catégorique, voire fermé d'esprit, Falardeau était devenu un gourou. Devant lui, on était soit adepte, soit traitre fédéralisse. Cette vision binaire du « us and them » est d'ailleurs une des premières erreurs des nationalismes, divisant les populations en factions qui n'ont pas lieu d'être et, surtout, qui ne mènent à rien. Même la NEFAC, critiquant ses liens avec le MLNQ dans un texte sur l'extrême-droite au Québec, avait mérité de la part du grand névrosé des accusations d'être à la solde de la police montée; le ridicule ne tue pas. Vous pouvez d'ailleurs vous remémorer cette succulente pièce d'anthologie d'un Falardeau qui s'enfarge dans son vomis (craché en moyenne une fois par trois mots). Les adeptes du bonhomme apprécieront son « style » habituel, les sains d'esprit trouveront presqu'aussi triste que redondant cet étalage de sophismes et de démagogie. La stratégie est la même que celle qu'a récemment utilisée la Liste dite « Anti-Sioniste » de Dieudonné (un bon ami de Falardeau, accessoirement) aux élections européennes : discours irrationnel, hyper-émotif et victimisant, refuge derrière des termes volontairement flous et ambigus, opposition noyée par un flot d'accusations et d'insultes ou tout simplement tournée au ridicule, le tout supporté par une poignée de fidèles souvent tout aussi schizophrènes...
J'aurais également pu (ou dû?) préciser que je n'ai jamais lu un livre de l'auteur ni apprécié un film du cinéaste. On dit qu'on reconnaît la valeur d'une personne à ses actions, pas à ses paroles. Le « Falardeau en vrai » m'a découragé de vouloir m'attarder sur sa production artistico-politique. Chaque fois que j'ai eu le malheur de débattre avec lui ou de l'écouter vider son sac xénophobe, la raison prenait le bord. Devant une opposition le moindrement articulée, il se mettait à crier, à insulter, devenait méprisant. Comme je l'écrivais dans un commentaire suite à la publication de cette petite bassesse, le Falardeau que j'ai connu « était plus près du problème de santé mentale que du nationaliste "respectable" ».
Je l'admets, Mussolini-Falardeau, c'était trop fort. L'un adorait Lionel Groulx, qui lui-même avait un faible bien assumé pour le Duce, mais cela ne justifie pas l'implicite rapprochement des images. Si on veut, je me prends un point Godwin par la gueule. Mais si je l'ai peut-être mal fait, je continue de penser que c'était important de le faire. Guerrilla Poubelle chantait, à juste titre : « Toujours comme ça que ça se passe : quand on est mort, on a la classe. » On a tellement associé le nationalisme à la gauche (tandis qu'on oubliait simultanément ce que celle-ci voulait dire) que même le cheuf de la gauche institutionnalisée Amir Khadir – même si ce n'était que par opportunisme – a pleuré publiquement la mort d'un pareil trou de cul!
Bref, je souhaite m'excuser aux personnes qui ont été déçues par le peu de qualité de cette insolence. La prochaine fois qu'un connard se méritera quelques claques sur la gueule, ce sera fait de façon plus consistante, c'est promis.
dimanche, septembre 27, 2009
Bon débarras, pourriture!
L'ASSÉ dénonce la décision de hausser les frais de scolarité.

En réaction à la décision prise cette fin de semaine par le Parti libéral du Québec d'instaurer des frais de scolarité au collégial, l'ASSÉ vient de diffuser un communiqué de presse pour dénoncer la hausse de tarification dans les services publics. Voici le communiqué:
Frais de scolarité au collégial : "Inacceptable !", clame l’ASSÉ
MONTRÉAL, le 27 sept. /CNW Telbec/ - L’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) se scandalise de la décision du congrès du Parti libéral du Québec (PLQ) d’instaurer des frais de scolarité au collégial. "Cette mesure des libéraux va avoir comme conséquence directe de nuire à l’accessibilité aux études", affirme Christian Pépin, porte-parole de l’ASSÉ.
"Contrairement à ce que dit le PLQ, le dégel des frais de scolarité nuit à l’accès aux études. Pour preuve, le récent dégel des frais de scolarité au niveau universitaire empêchera, selon une étude du gouvernement, 6000 étudiant-es d’aller sur les bancs d’écoles. Encore une fois, le gouvernement libéral poursuit une logique d’utilisateur-payeur néfaste pour les étudiant-es, leur faisant payer la note des dérives du système économique mis de l’avant par ce même gouvernement", s’indigne le porte-parole de l’ASSÉ.
L’ASSÉ tient de plus à rappeler qu’il existe actuellement des frais administratifs dit "champignons" au Québec, qui sont une façon déguisée pour les administrations de tout de même percevoir des frais de la part des étudiant-es. L’ASSÉ se positionne contre ce type de frais, dans le but d’instaurer une réelle gratuité scolaire au niveau collégial au Québec.
"La tarification des services publics n’est pas la solution à la récession actuelle au Québec. Que se soit des hausses de tarifs en éducation, au niveau d’Hydro-Québec, ou plus tard au niveau des garderies et de la santé, notre réponse est la même : non à toute hausse de tarifs !", rétorque Christian Pépin. "Dans un contexte de crise économique, la classe moins aisée a au contraire besoin d’avoir accès aux services essentiels. Le gouvernement devrait plutôt, entre autre, proposer des solutions pour contrer l’évasion fiscale, et instaurer une imposition plus progressive au Québec", propose-t-il.
Seule association étudiante nationale comprenant des membres de tous les cycles d’enseignement supérieur confondus, l’ASSÉ regroupe actuellement plus de 40 000 membres à travers le Québec. Elle milite depuis sa création pour l’accessibilité à un système d’éducation gratuit, public et de qualité. Renseignements : Anne-Marie Provost, secrétaire aux communications pour l’ASSÉ, (514) 882-8726 ; Bureau de l’ASSÉ : (514) 390-0110 ; http://www.asse-solidarite.qc.ca/
Artistes contre l’apartheid IX
Lundi, le 28 septembre à 20h00
10$ à l’avance | 15$ à la porte
au Café Campus
57, rue Prince-Arthur Est
Montréal, Québec
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Nous vous invitons à une magnifique soirée avec DAM, le groupe de hip hop engagé du Moyen-Orient le plus populaire au monde, dans le cadre de la série de concerts Artistes contre l’apartheid en appui à la campagne internationale de boycott, désinvestissement et sanctions contre l’apartheid israélien.
DAM
DAM, le célèbre groupe de hip hop palestinien de Lyd, en Palestine, avec Suhell Nafar, Tamer Nafar and Mahmoud Jreri. DAM est né dans les années 90, d’un mélange de rythmes de percussions arabes, de mélodies moyen-orientales et de hip hop urbain.
Les paroles des chansons de DAM prennent racine dans la lutte palestinienne pour la liberté et l’égalité et elles parlent aussi des réalités sociales comme la drogue et l’égalité entre les sexes. En 2001, DAM a lancé le très populaire album « Min Irhabi » (Qui est le terroriste?), dont la chanson titre a été téléchargée plus d’un millions de fois durant le premier mois.
La musique de DAM est de plus en plus connue partout dans le monde et est bien implantée dans le mouvement international, toujours grandissant, de boycott contre l’apartheid israélien.
http://www.myspace.com/damrap et http://www.dampalestine.com
Yassin Alsalman, le célèbre chanteur de hip hop irakien The Narcicyst, mélange des rythmes uniques à des paroles intelligentes et engagées qui tissent un récit complexe, qui fait le pont entre le monde arabe et occidental. Alsalam est originaire de Basra en Irak, a été élevé à Dubaï et vit présentement à Montréal.
The Narcicyst a récemment lancé son huitième album, éponyme, qui attire l’attention partout sur la planète. P.H.A.T.W.A., le premier single de l’album, est accompagné d’une vidéo tape-à l’oeil, qui raconte un interrogatoire post 11 septembre à la frontière américaine, vécu par Alsalam quand il se rendait à New York pour un concert.
Alsalam a partagé la scène avec les grands du hip hop comme Talib Kweli, Kanye West, A-Trak et Dead Prez, et on a beaucoup parlé de lui dans les média nord-américain et moyen-orientaux.
http://www.narcy.net/
Ce concert est le neuvième de la série Artistes contre l’apartheid, dans le cadre de la campagne internationale de boycott désinvestissement et sanctions contre l’apartheid israélien.
Café Campus : 57 Prince-Arthur Est
Middle East Bookstore : 877, boul. Décarie
Off the Hook : 1021a Ste-Catherine Ouest
Réseau Admission : www.admission.com
* Tadamon! Boycott, désinvestissement et sanctions
* Ce concert est co-commandité par Solidarité pour les droits humains en Palestine (SPHR)
Tadamon! Montréal
Tél: 514 664 1036
email: info[at]tadamon.ca
web: http://www.tadamon.ca



