dimanche, octobre 28, 2012

Vidéo "L'autre blocus 138" - Résistance Innue au Plan Nord

http://documentairesemences.blogspot.ca/

 http://noticierosemillas.blogspot.ca/

cliquez ici pour connaitre les idées derrières le projet semences

 

Ces images relatent les événements survenus à la mi-octobre 2012 sur la Côte-Nord, dans la communauté de Ushat mak Mani-Utenam. Devant des préoccupations grandissantes sur la façon dont les projets de développement minier et hydro-électrique sont imposés dans la région, des militantEs InnuEs de Ushat et de Maliotenam organisèrent un « deuxième » blocus sur la 138, à la hauteur de Maliotenam. Au début du mois de mars de la même année, un « premier » blocus avait été réalisé en réaction à la non-reconnaissance, par Hydro-Québec, des résultats de référendums populaires : suite à deux refus de la communauté de Uashat mak Mani-Utenam, la mise en place de lignes de transmission (partie du projet hydro-électrique la Romaine), qui s'étendront sur 500km de territoire ancestral, est poursuivie. 

La destruction accélérée de territoires ancestraux par des projets discutés lors de « consultations » (entre le gouvernement et les conseils de bande) et donnant naissance à des ententes (entre les entreprises et les conseils de bande) souvent signées à huis-clos, génère la nécessité d'actions concrètes. Par leur voix, les militantEs rappellent au nouveau gouvernement -- et à sa société d'État -- que le Peuple n'oublie pas la façon dont les « consultations » auprès des premières nations sont réellement menées. Notons, par ailleurs, qu'au moment où le blocus se réalisait, Madame Marois, qui avait maintes fois critiqué le « Plan Nord » de Charest, était partie en France pour y rassurer des dirigeants d'entreprises --minières et autres— qui craignaient déjà pour leur investissements dans le Plan d'ouverture des marchés des ressources du « Nord québécois ». 

Les Innus, utilisateurs du territoire depuis toujours, n'en sont pas à leur premier « Plan Nord ». Le Nitassinan est pillé depuis la colonisation, et si les méthodes ont changées, le non-respect des droits ancestraux --désormais supposément reconnus par le système judiciaire canadien— perdure. Aujourd'hui, une fois de plus, plusieurs se lèvent et appellent à la protection de la Terre-Mère et des prochaines générations qui y vivront. Ils et Elles demandent le respect et la solidarité entre les peuples. 

Ce blocus aura laissé des effets considérables dans la communauté et dans la province. Une semaine après son démantèlement, des jeunes de Uashat mak Mani-Utenam érigeaient le « troisième » blocus 138 de l'année 2012, à l'intention des véhicules se dirigeant au chantier de la Romaine. Le cumul de ces pressions populaires aura entre autres poussé le conseil de bande à adopter une résolution prévoyant l'arrêt des discussions avec les entreprises du sud, et forcé les élus à s'engager à refuser tous les projets de développement à propos desquels les membres de la communauté n'auraient pas été consultés. Reste à voir si ces mesures seront réellement respectées, et si elles sont suffisantes. 

En attendant, la résistance se sera solidifiée dans la communauté, ouverte aux autres nations, et étendue entre les opposants aux politiques colonialistes et capitalistes des élites économiques et politiques.

mardi, octobre 23, 2012

BANDIT!

Ah! je fouillais dans mes affaires a soir et je suis tombé là-dessus... un bon vieux texte de Flores Magon, révolutionnaire mexicain, écris il y a plus de 100 ans et pourtant tellement d'actualité! Maudit que c'est bon...

Un texte rempli de sagesse, absolument a lire alors qu'à tous les jours la "corruption" fait la une avec leurs cochonneries à la Commission Charbonneau, Zambito le héros de TLMEP, et tous les autres beaux parleurs, qui vont continuer a se faire du cash sur notre dos, pendant qu'on nous demande de serrer la ceinture. Les mots me manquent.

BANDIT! 

Voilà le nom que nous donnent les gens qui représentent l'ordre. Pourquoi? Parce que nous enseignons à nos frères de misère que tout ce qui existe doit appartenir à tous et nous les invitons à ce qu'ils en prennent possession. Qui a fait la terre?... Est-ce que ce sont ces messieurs en habits et à gants blancs qui l'ont faite et qui disent qu’elle leur appartient?... Non, la terre est un bien naturel, un bien commun à tous les êtres vivants. Qui a fait les maisons, les vêtements, tout ce qui rend notre vie plus confortable?... Est-ce que ce sont ces messieurs qui vivent dans des palais ou des hôtels de luxe?... Non, tout ça est sorti des mains des pauvres personnes qui s'amoncellent dans des taudis, qui pourrissent au bagne, qui se vendent dans les bordels et qui meurent dans les hôpitaux, bien avant leur temps, ou dans un échafaudage, peu importe l'endroit… Bandits! Les bandits sont ceux qui ne veulent pas qu'il y ait de bandits. Non, messieurs les bourgeois; les bandits ce sont vous qui, sans aucun droit, se sont appropriés les produits du travail des hommes et tous les biens naturels que vous n'avez pas encore transformés. Tout cela sans jamais laisser tomber une goutte de sueur. Ce sont vous les bandits messieurs les bourgeois qui, illégalement, parce que la loi est entremetteuse de votre esprit rapace, avez pris la majeure partie du produit du travail des hommes sans qu'il n'y ait de danger de vous retrouver un jour au bagne. Et bien, entre bandit et bandit, moi je préfère celui qui, couteau à la main et l'esprit résolu, sort d'un coin sombre en criant : "Ton argent ou ta vie!". Je préfère, et j'insiste, celui là, que le bandit qui assis à son bureau, froidement, l'esprit tranquille, sereinement, suce le sang de ses travailleurs. Et pour le premier bandit, celui qui attaque audacieusement et courre les risques dans cette aventure, il y à la prison ou le peloton d'exécution; pour l'autre bandit, celui aux gants blancs, il y a le respect, l'honneur, le bonheur. Voilà comment les choses sont présentement dans ce système d'injustice sociale. Pour ces personnes "honnêtes" et qui respectent l'ordre, voler n'est pas un crime si le vol est considérable. Les banquiers, les commerçants ont des combines qui augmentent la faim et la tristesse dans plusieurs centaines de lieux; mais ça passe comme une opération financière habillement faite. Un homme qui souffre de faim prend dans un magasin un morceau de pain; c'est lui qui sera appelé voleur. L'autorité, encore plus vile que la loi puisqu'elle est son exécutrice, soutien tout cela. 

Mort à l'autorité! 

Regeneraciòn, no. 67, 9 décembre 1911

Ceci n’est pas une matraque : C’est la domination.

Comparativement à la brutalité policière tolérable, selon « l’opinion », en plein crise étudiante, la nouvelle récidive de la matricule 728 du Service de police de la Ville de Montréal sème visiblement l’émoi, alimentée par des témoignages sensationnels abondants dans les médias. L’Union Communiste Libertaire joint sa voix au flot de consternation. Mais, une fois de plus, l’empire du 1% a absolument « les deux mains sur le volant » pour contrôler et canaliser une contestation « raisonnable » vers la perpétuation de l’establishment. La plus grande forme de violence, disait Emma Goldman, c’est l’ignorance. Contrairement à la vision du monde négatrice imposée par la classe dominante, la société est marquée de nets conflits non moins violents dans l’écrasement et l’exploitation au quotidien des classes opprimé-e-s par les privilégié-e-s. Nous ne prétendons pas à la neutralité. L’UCL se portera toujours à la défense des classes opprimé-e-s.

Si nous encourageons la mobilisation populaire contre la brutalité policière, nous ne pensons pas moins que « l’incident 728 » est un nouveau fait divers de la domination en tant que rapport social. Depuis sa création, l’institution policière fut le bras armé de l’État pour maintenir un ordre factice, par une force corrélée à la pugnacité et l’indépendance des classes dominées. Autochtones et métis, femmes, pauvres, personnes immigrantes, rebelles anarchistes et socialistes, précaires et syndiqué-e-s, queers, chômeurs et chômeuses,… : les principales cibles désigné-e-s comme criminel-le-s, et ainsi profilé-e-s, taxé-e-s de tickets, harcelé-e-s, battu-e-s, puis emprisonné-e-s… pour la prospérité et la sécurité de quelques aristocrates plein de vanité, au sommet de cette pyramide sociale.

Le niveau d’expression et l’apparence physique de la policière ont soulevé un grand nombre de propos et « blagues » à caractère sexiste, homophobe et misogyne que nous ne dénonçons pas moins que l’incident en soi. Pour le Comité Femmes de l’UCL, celles-ci renforcent des rôles et rapports de genre dans lesquels les femmes sont les principales victimes de la violence, et pas seulement de la part de la police. Les hommes portant ces propos dénigrants sapent carrément le potentiel de mobilisation populaire. À ceux qui se disent favorables à l’égalité entre les sexes, nous leur disons que leurs prétentions ne valent rien du haut de leurs privilèges de genre. S’ils sont sincères, ils peuvent faire réfléchir les autres hommes qui portent de tels propos et jugements.

À l’heure où c’est la police qui enquête sur la corruption des partis politiques, nous devrions nous questionner sur la culture mafieuse existant au sein même de celle-ci. L’absence de recours face aux abus de la police laisse ses victimes sous la coupe de celle-ci. Que penser d’un système de déontologie où des agents se permettent de refuser des plaintes lorsqu’il en est de leur intérêt. Un système où, dans un même poste de police, un agent « enquête » sur ses collègues. Où, dans très peu de cas, les plaintes ont pour conséquence des blâmes, et dans pratiquement aucun (même quand la police assassine), ne mettent un terme à la carrière des dangereux. Le cercle de discussion policier, racontée par une témoin, dans lequel la matricule 728 a changé la version des événements avec une dizaine de ses collègues, est tout à fait représentatif de la culture du silence dans la police (et son bien officiel « Serment de discrétion »). Rappelons seulement qu’en 2008, un agent du poste de Sept-Îles ayant rompu le silence face au trafic d’arme de son chef et ses collègues fut victime d’harcèlement et d’accusations (« menaces de mort ou de lésions corporelles à l'endroit d'un supérieur hiérarchique ») – une histoire beaucoup plus répandue que l’on pense.

Comme communistes libertaires, nous cherchons à construire une société dans laquelle nous pourrons supprimer la violence de nos rapports sociaux, une société dont l’ordre sera autorégulé par la combinaison de la pleine égalité et pleine liberté de chacune et chacun et de la gestion collective et fédérale par démocratie directe de nos défis. Malgré la nouvelle tendance de diffusion sur les médias sociaux, est-il nécessaire de rappeler que la plus grande partie de la brutalité policière continue de se passer dans l’indifférence et la tolérance quasi-générale? Que ce que les contestataires du printemps viennent de vivre est ce que beaucoup d’autres couches encore plus marginalisé-e-s de la population souffrent depuis des lustres? Il est vain d’attendre une réforme de la police. Demandez aux milliers de victimes de la sévère crise humanitaire causée par la police au G20 de Toronto, qui ont vu toutes leurs réclamations d'enquête indépendante tournées en ridicule! À travers de nouvelles crises sociales, nous ferons la gymnastique historique nécessaire pour développer l’auto-organisation populaire en mesure de rompre le mauvais sort.

Union Communiste Libertaire
18 octobre 2012

jeudi, octobre 18, 2012

Projection-débat 24 octobre 19h30 - Mirages d'un Eldorado (compagnies minières)




Description du film par le réalisateur Martin Fringon
Tiré du site web des productions de cinéma engagé Multi-Monde:


Mirages d'un Eldorado nous amène au coeur de la Cordillère des Andes du Chili où les communautés s'opposent aux compagnies minières étrangères, parmi lesquelles Barrick Gold et son projet Pascua Lama. Notre "western engagé" révèle les bons, les brutes et les puissants de cette histoire et confronte leurs visions d'un Eldorado.


La projection sera suivie d'une discussion collective. Une personne du Projet Accompagnement Solidarité Colombie (PASC) sera également présente!





Quand? Mercredi 24 octobre, 19h30
Où? DIRA, 2033-2035 St-Laurent (entre Ontario et Sherbrooke)
 Confirmez votre participation via Facebook


Site internet de l'UCL : http://www.causecommune.net/
Site internet du PASC :
 http://www.pasc.ca/fr/


Bande annonce du film


Revue de presse

lundi, octobre 08, 2012

La police grecque dans le rôle d’agent de sécurité de l’Aube dorée


http://diktio.org/node/811 Communiqué du Réseau pour les Droits politiques et sociaux, 01/10/2012

La police grecque a prouvé [le 30 septembre au] soir qu’elle avait assumé le rôle de chien de garde de l’Aube dorée. Depuis plus de trois ans, la police non seulement tolère, mais encourage en réalité l’activité terroriste des « sections d’assaut » à Agios Panteleïmonas (quartier populaire d’Athènes où l’Aube Dorée agit en toute impunité). Hier, un de ces « sections d’assaut » a entrepris d’attaquer la manifestation antifasciste de motards organisée par le milieu anarchiste. Résultat : il y a eu accrochage. Et, puisque les « sections d’assaut » se trouvent en difficulté lorsqu’ils n’ont pas en face d’eux des immigrés isolés et sans défense, l’unité DIAS (section motorisée à deux roues) est venue à leur secours et a attaqué violement la manifestation des motards. Le scénario des bastonnades sauvages et des interpellations massives s’est poursuivi, plus tard, à Exarchia.  A l’heure où ces lignes sont écrites, les 23 antifascistes sont toujours en garde à vue, alors qu’aucune accusation n’a été prononcée contre eux, et sans qu’ils puissent communiquer avec un avocat.

C’est un véritable scandale que la police ne procède à aucune arrestation, alors même que les nazis commettent quotidiennement  des crimes abominables contre les immigrés et que la police ne procède à aucune arrestation. Mais le scandale devient encore plus grand lorsque la police protège les criminels en interpellant… les anarchistes. Il s’agit d’une collusion politique et d’une opération conjointe entre Etat et organisations paramilitaires. La carte du fascisme, c’est-à-dire du terrorisme réactionnaire ouvert, est la dernière que conserve le bloc de pouvoir du Mémorandum. C’est une question centrale pour le mouvement populaire que d’abattre ses propres cartes pour gagner la partie.
Libération immédiate de tous les antifascistes interpellés !

dimanche, septembre 30, 2012

Retour sur la grève des enseignant-e-s de Chicago

//Photos de Chicago Tribune//
Si vous êtes de ceux et celles qui aiment suivre l'actualité des luttes syndicales en Amérique du Nord, vous serez probablement intéressé-e-s par la récente grève des enseignant-e-s du secondaire à Chicago, membres du Chicago Teachers Union - CTU. Cette grève qui aura durée près d'une semaine visait à contrer un projet de réforme de l'enseignement s'alignant sur des attaques contre les syndicats en perspective de privatisation du réseau, dont voici quelques-unes des mesures imposées:  nouvelle évaluation des enseignant-e-s basée sur la performance des élèves, l'augmentation de la taille des classes, l'augmentation des heures des journées d'enseignement (exactement tel que proposé par la CAQ ici même au Québec) et la fermeture de certaines écoles.

Alors que les grandes lignes de ces réformes étaient soutenues à la fois par le Parti Républicain et les Démocrates; que les syndicats enseignants ont mauvaise presse dans les médias américains, les grévistes se sont engagé dans une lutte pour améliorer les conditions d'enseignement et pour l'amélioration de leur propres conditions de travail. L'initiative de cette grève marque en soi un précédent relativement important dans le contexte des États-Unis. Elle aura su rapprocher et solidariser les parents, les élèves et les enseignent-e-s comme jamais auparavant. Malgré cela, le contrat accepté lors du retour au travail n'assure pas que certaines écoles ne seront pas fermées. C'est pourquoi pour certain-e-s, la lutte doit continuer malgré le retour en classe.

Puisque le mouvement pour la réforme capitaliste de l'éducation est mené à la grandeur du pays, une caravane de syndiqué-e-s a été lancée afin de sensibiliser et mobiliser autour des enjeux qui ont été soulevés lors de cette grève. Il se pourrait donc qu'on puisse observer à d'autres endroits aux É-U des conflits de travail ou des projets de réforme semblables.

Pour en savoir plus sur le sujet:

Sur le site du magazine syndical états-unien Labor notes
Chicago Teachers Raise the Bar

http://labornotes.org/2012/09/chicago-teachers-raise-bar


Sur le site communiste-libertaire plateformiste Anarkismo
The Chicago Teachers Strike and the Privatization of a Generation

http://anarkismo.net/article/23950


Discours de la présidente du CTU lors du début de la grève

More at The Real News


Dernier épisode de la série de reportage sur cette grève (réalisée par The Real News Network)


More at The Real News


voir la série complète de vidéos sur le sujet réalisée par le réseau indépendant The Real News Network.
Cet épisode en particulier montre le rôle hypocrite du Parti Démocrate face à la lutte du syndicat.


samedi, septembre 29, 2012

Anarchisme en Asie de l'Est (3/3) - Le Japon





Kōtuku fut un précurseur du syndicalisme au Japon. Né à Nakamura, il emménage à Tokyo où il devient journaliste en 1893. Il fonde le Parti social-démocrate en 1901, traduit le Manifeste du parti communiste et est emprisonné en 1905 pour son opposition virulente à l'impérialisme japonais.

En prison, il lit Kropotkine et devient anarchiste. Il traduit la Conquête du pain et lance le journal anarchiste Heimin Shimbum («Le journal du peuple»). En 1911, vingt-six anarchistes sont déclarés coupables de complot visant à assassiner l'empereur. Kōtuku, qui n'est pas impliqué dans ce qui sera appelé l’Incident de Haute Trahison, est frappé par la répression qui s'abat. Il est pendu avec onze autres anarchistes en janvier 1911.

Le syndicalisme japonais prend de l'ampleur dans les années qui suivent, particulièrement les années 1910. En 1916, il y a ainsi un syndicat d'imprimeurs (Shinyūkai) et le Mouvement Syndical (Rōdō Undō). Le syndicat des travailleurs et travailleuses de journaux (Seishinkai) se forme en 1919. Les anarchistes sont aussi actifs et actives dans le Yūaikai, un syndicat moderne qui s'est développé au sein de la Fédération japonaise du travail (Nihon Rōdō Sōdōmei, souvent abrégée à Sōdōmei) en 1921. Il y eut notamment une tentative de fusionner le Shinyūkai, le Seishinkai et le Sōdōmei.

Les relations se détériorent entre les syndicats modérés et anarchistes et aboutissent à la fin des coopérations qui avaient lieu. La première fédération anarcho-syndicaliste – la Zenkoku Jiren - est formée en 1926 : elle est alors forte de 15 000 membres. Des conflits internes entre syndicalistes et anarchistes pur-e-s. conduit à une scission en 1928. Les syndicalistes quittent alors pour fonder la Nihon Jikyo. Les deux fédérations anarchistes atteignent des sommets en 1930 : la Zenkoku Jiren a alors 16 300 membres, et le Nihon Jikyo environ 3000. Elles se refusionnent en 1934 - en partie parce que plusieurs anarchistes pur-e-s sont revenu-e-s à une approche syndicaliste -, mais le Japon évolue alors vers un État semi-fasciste. L'anarchisme sera bientôt écrasé.

Il y eut également des syndicats parmi les Coréens et Coréennes au Japon, notamment le Kokurōkai (fondé en 1921), le Dong Heong (fondé en 1926) et le Syndicat coréen de travail libre (fondé en 1927).

*  *  *

Extrait tiré de Black Flame, pages 168-169

Pour aller - un peu - plus loin (en anglais) : http://libcom.org/history/anarchism-in-japan

Un autre texte plus complet disponible en ligne (encore en anglais) : http://flag.blackened.net/af/ace/japan.html

dimanche, septembre 23, 2012

Réflexion Post-Grève

Cette réflexion vous interpelle? commentez-la!

Post-grève

La grève est maintenant terminée, faut-il pour autant abandonner le combat? Il est évident que non!

Nous avons à peine réussi à freiner le recul social, nous sommes loin d’une lutte vers un progrès social. La hausse des frais de scolarité est abolie scande la nouvelle première ministre du Québec, Pauline Marois, fait également répété par les médias de masse. Cependant, les frais de scolarité seront de 2168$ pour l'année scolaire de 2012-2013, ce qui représente une hausse importante. En 2007, l'année où la hausse des frais de scolarité commença, les frais étaient de 1668$ par année scolaire universitaire. C'est donc dire que la première ministre a seulement annulé la deuxième vague de hausse en méprisant le fait que les frais de scolarité sont en hausse depuis 2007. En bref, les étudiantes et étudiants auront à encaisser 500$ de hausse, dans «l'annulation de la hausse» du Parti Québécois. La première ministre dit également ouvertement qu’elle ne croit pas à la gratuité scolaire et qu’elle veut indexer les frais de scolarité au coût de la vie.

Action du Collectif de Solidarité anticoloniale et Missing justice

RASSEMBLEMENT -- DÉFENDONS NOTRE TERRE : CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LE PLAN NORD ET LA RÉSISTANCE DES FEMMES AUTOCHTONES -- 
 Quand : le 28 septembre, rassemblement à 11h, conférence de presse à 11h30 
 Où : devant l’hôtel Hyatt, 1255 Rue Jeanne-Mance 

Le Collectif de solidarité anticoloniale et Missing Justice vous invitent à venir manifester votre support aux femmes autochtones en résistance au Plan Nord en grand nombre à la Conférence de presse donnée par Élyse Vollant et Denise Jourdain. Elles se prononceront sur l’événement d’affaire qui se déroulera entre riches emmurés à l’intérieur: Positionnez-vous sur l’Échiquier du Plan Nord. Entre les représentant.e.s de l’industrie minière, les politicien.ne.s et des municipalités concernées, seront présents des chefs autochtones importants sans qui les projets de développement seraient impossibles. Venez en grands nombres supporter les voix des autochtones en résistance! 

 Élyse Vollant est membre des Innushkueuat de la communauté de Uashat mak Mani-utenam. Elle est mère de famille de huit enfants et grand-maman de deux petits enfants. Elle est une des marcheuses qui a marché de Uashat mak Mani-utenam à Montréal à l’occasion de la Journée de la Terre, pour dénoncer le Plan Nord. Élyse est aussi une des douze femmes emprisonnées lors du blocus de la route 138 en mars 2012.

 Denise Jourdain est une Ishkueu de la communauté de Uashat mak Mani-utenam . Elle est présentement enseignante en innu-aimun (langue innue) à l’école primaire de Johnny Pilot. Elle est une descendante directe de la famille Vachon et de la famille Jourdain qui ont milité pour le maintien de leurs droits territoriaux dans les années 50, qui ont défié les autorités municipales, gouvernementales et ecclésiastiques. Elle a aussi été emprisonnée pour avoir défendue ses droits territoriaux en mars 2012 lors du blocus de la 138. 

Dans le cadre du : FORUM ANTI-COLONIAL CONTRE LE PLAN NORD 
Pour un partage des résistances au Plan Nord et au colonialisme 
*Quand : SAMEDI LE **29** SEPTEMBRE**, 10h-17h* 
*Où : le 7ème du Hall, à l’Université Concordia, 1455 boulevard de Maisonneuve Ouest.* https://www.facebook.com/events/438111652891647/?ref=ts 

 DÉFENDRE LA TERRE: la résistance des femmes autochtones au Plan Nord et à la violence dans leur communauté. 
 *Quand : VENDREDI LE **28**SEPTEMBRE**, 18H30-20H30* 
*Où : l’Université Concordia, SGW, 1455 de Maisonneuve West, H-110* 
https://www.facebook.com/events/433435556695635/

samedi, septembre 22, 2012

On a marché malgré la puie... et la météo politique

Un ou deux milliers de motivé-e-s ont répondu à l'appel de la CLASSE malgré les nouvelles annonces du gouvernement péquiste, malgré la fin de session et surtout malgré la pluie. Les tracts et les groupes sociaux ont bravé ces intempéries de météo politique et climatique pour rappeler que la lutte est loin d'être terminée. Sans hésitation, on pourrait dire que l'ensemble des publications distribuées visait à rappeler l'importance de garder le mouvement vivant, de rester mobilisé.

Communiqué - Troisième congrès de l'UCL


Repris du site internet de l'UCL causecommune.net

Septembre 2012 // L’Union communiste libertaire (UCL), une fédération anarchiste québécoise qui aura bientôt quatre ans, a tenu son troisième congrès durant la fin de semaine de la fête du travail au Saguenay. Des participants et participantes des trois collectifs locaux (Québec, Saguenay, Montréal) se sont réuni-e-s afin de planifier la prochaine année et de réfléchir à différentes préoccupations.



Le congrès se tenait dans un contexte d’élections provoquées afin de mettre fin à six mois d’effervescence politique et sociale déclenchés par le mouvement de grève étudiant. Plusieurs perspectives de réflexion et d’action ont été dégagées des discussions. Devant l’engouement que suscitaient des sujets tels que la quête de légitimité des associations étudiantes en grève et de leurs moyens d’action, le traitement médiatique des contestations politiques, la place négligée du féminisme dans la lutte et les moyens utilisés par l’État pour dé-solidariser, intimider, réprimer et pacifier les mouvements sociaux, une campagne portant sur le thème de la démocratie fut adoptée pour la prochaine année. Des tournées dans plusieurs villes seront organisées et des parutions sur le sujet seront diffusées.

Outre ces préoccupations, la fédération a pris la décision d'approfondir ses travaux sur les enjeux liés aux luttes environnementales, écologiques et anti-productivistes.

La sensibilité grandissante aux revendications et pratiques féministes a par ailleurs permis de rappeler le caractère indissociable du féminisme et du communisme libertaire – dans la théorie, mais surtout dans la pratique! – par le biais de nouvelles pratiques internes.


Le congrès a été l’occasion de réfléchir aux différentes avenues pour favoriser la participation des personnes intéressées par l’anarchisme, notamment par la mise en place d'un statut ami-e-s. L’élargissement et l’approfondissement des liens avec les organisations régionales et internationales a également été une volonté des personnes réuni-e-s.


Devant l’intérêt grandissant pour de nouvelle formes d’organisation et de contestation, la solidarité et la diffusion des idées et pratiques libertaires est fondamentale. Luttant contre toutes les formes d’oppressions et construisant au quotidien des contre-pouvoirs aux institutions autoritaires, les militants et militantes de l’Union communiste libertaire vous invitent à vous organiser localement et à nous contacter pour participer à des activités conjointes ou encore pour des demandes d’informations ou d’ateliers.

Abrazo libertaire,

mardi, août 28, 2012

Agir au lieu d'élire

Des camarades anarchistes de Montréal ont fait imprimer plusieurs centaines de copies de ces autocollants que vous pouvez vous procurer gratuitement à l'Insoumise. Gâtez vous, après le 4 septembre, ils seront un peu moins d'actualité...
 

jeudi, août 23, 2012

Blanc bonnet, bonnet blanc

Je me souviens plus comment je suis tombé sur ça, mais je voulais le partager avec vous et puis, ça tombe bien, ce soir c'est le lancement de ce nouveau web magazine nommé Nous Autres d'où est tiré l'article.

Au delà de la loi en tant que tel, c'est le jeu politique derrière qui m'a fait le plus sourire; les acteurs, plusieurs encore sur scène, ont des positions opposées a celles d'aujourd'hui, on entends les mêmes bla-blas, les indignations creuses, les larmes de crocodiles et tout le tralala du triste spectacle politicien. Une autre époque, qui nous rattrape aujourd'hui avec la mise en application du fameux article 500,1 du code de la sécurité routière, mais aussi un aide mémoire pour nous rappeler que rouge ou bleu, ils nous saignent a blanc!

* * *

DE LA ROUTE À LA RUE : 
PETITE HISTOIRE POLITIQUE D'UN INSTRUMENT DE RÉPRESSION POLICIÈRE


Ministres et députés sont bien concentrés à débattre des virgules et des termes exacts d’un projet de loi qui pourra les protéger des moyens de pression populaires. Une déclaration récente du premier ministre témoigne de leur état d’esprit : « Il faut que les gens comprennent que ça ne sert à rien de se dresser contre un gouvernement, contre une population [1]».  Pour ces personnes au sommet de l’appareil étatique, il est hors de question que la rue dicte la conduite de l’État, même s’il faut que la Sûreté du Québec intervienne brutalement contre des regroupements citoyens ou que la Ligue des Droits et Libertés en vienne à condamner les méthodes excessives du gouvernement québécois [2].

On se croirait presque en 2012

Pourtant, lorsque ce scénario défile, ce sont les camionneurs indépendants qui dévient de la ligne droite de l’ordre établi, les grandes entreprises de transport qui leur mettent des bâtons dans les roues à coup d’injonctions, le Parti québécois qui tente de freiner leur élan et Lucien Bouchard qui a les deux mains sur le volant du pouvoir. Les enseignants enseignent et les étudiants étudient, après avoir eux-mêmes défié les anciens ministres de l’Éducation Pauline Marois en 1996 (menace de dégel des frais de scolarité) et François Legault en 1999 (contrats de performance universitaires). Nous sommes au printemps 2000 et le gouvernement péquiste se prépare à adopter sans opposition le projet de loi 130 [3] modifiant le Code de la sécurité routière (CSR) [4].

L’une des modifications en jeu, l’ajout de l’article 500.1, contient des dispositions et amendes semblables à la loi 12 (projet de loi 78) du printemps dernier [5]. En mettant en place cette nouvelle mesure législative, le ministre des Transports Guy Chevrette espère surtout qu’elle aura un effet dissuasif sur les camionneurs et, éventuellement, fournira au gouvernement un outil punitif pour réagir à de nouveaux blocages des voies de circulation majeures. Ce n’est qu’une douzaine d’années plus tard que l’article 500.1 sera utilisé abondamment pour justifier les arrestations par centaines de manifestants exprimant pacifiquement et publiquement leur mécontentement politique. Signe du destin, l’objet principal du projet de loi est de permettre et d’encadrer le virage à droite au Québec.

lire la suite ici

lundi, août 20, 2012

Haïkus anarchistes pour la campagne électorale




Les élections une-fois-tous-les-quatre-ans, c'est une saison politique plate pour ben du monde, entre autres les anarchistes...

Pour répondre au harcèlement des romantiques du vote, il y a plein d'initiatives qui sont prises, certaines assez articulées.

Mais quand on se fatigue d'argumenter, on peut toujours se rabattre sur ces bons vieux poèmes satiriques que sont les haïkus :).

En voici quelques-uns :


au creux de ma matin
pousse un poil
un bulletin de vote


nouvelle saison électorale
l'odeur du bois mort
à brûler


mon ami-e ira voter
je boirai mon lait -
au chocolat


nouvelle saison électorale
les pancartes tombent plus vite
que les feuilles mortes


tombe le gouvernement
comme un fruit mûr -
le tronc scié








mercredi, août 15, 2012

Pause musicale dans la morne campagne électorale

J'écoutais les "débats" entourant les commentaires de François Legault a propos des jeunes, du travail, de la belle vie et des valeurs ce midi à la radio. Je peux pas m'empêcher de m'emporter quand j'entends les riches se plaindre qu'on travaille pas assez quand on sait que pour eux travailler c'est aller au resto avec des "clients" important, signer de papiers, jouer au golf et comble de tout, appeler le broker pour leurs placements en bourse. Oh! eux ils travaillent vraiment fort... La même bullshit que Lucien nous radotait avec ses lucides.


J'en pouvait plus, alors j'ai mis un peu de musique puis je suis tombé sur un superbe morceau d'un bon vieux groupe punk belge, René Binamé. La chanson s’appelle TicTac. Donc spéciale dédicace a toi, celui qui vit du travail des autres.


Je préfère de nager dans la mer, de faire l'amour au bord de la rivière. Je préfère de câliner sans fin et de boire de la bière sans misère à noyer... que d'aller travailler. Plutôt plutôt jouir que d'aller travailler !
Je préfère de gambader dans la bruyère, de siffler sur la colline, de dormir sur la plage. Je préfère de retourner la terre, de manier la truelle, le ciseau, le laser... que d'aller travailler. Plutôt plutôt jouer que d'aller travailler !
Je refuse d'être tué à la tâche, affamé au chômage pour cracher du profit. Je préfère de suer sang et eau en choisissant pour qui pour quoi où et quand et comment... que d'aller me détruire pour produire des nuisances qui détruisent à leur tour !
Pour découvrir la vie plutôt que la survie, pour ne plus travailler, rien n'est à espérer, tout est à renverser, et sur la table rase, nous pourrons nous aimer...
La chanson fini, et là surprise! un autre bon titre qui cadre parfaitement avec la triste période des moutons qui pensent que les choses changeront le 4 septembre quand ils iront abdiquer leur pouvoir dans l'isoloir.Attention, les paroles sont écoeurante!

Si les élections n'étaient pas indispensables à la prospérité du capital, on ne nous les servirait pas partout, toujours, à coup de fric, à coup de flics.
Si le vote n'était pas le meilleur antidote contre nos grèves et nos révoltes, on ne nous l'assénerait pas, à tous les coups, à coups d'assemblées syndicales.
Si le spectacle électoral n'était pas si propice à l'extension du marché, on ne nous le parachuterait pas en casque bleu, sac de riz à la main, mitraillette à l'épaule.
Quand le cirque politicien ne suffit plus à nous faire parler, à nous faire taire, on maintient l'ordre à coups de sabre, on lâche la bride à la flicaille.
D'ailleurs, au sujet des élections, Hors D'oeuvre a sortie un court ( bon, pas si court) métrage qui fait le lien entre la lutte étudiante, la crise sociale et les élections; Lendemain de grève. Ça vaut le détour....