vendredi, octobre 10, 2008

Un rap en hommage à Freddy Villanueva


Un rap intitulé Villeneuve avec SP, Cobna, la dame de pique, Le Voyou, Dramatik, Cris de Metazon, Clermont, Vagalam & Dupuis. À écouter...

le mp3

La campagne de terreur du Journal de Montréal



De toute évidence, le SPVM sent que ça chauffe dans les quartiers populaires de Montréal et que les jeunes immigréEs en ont marre de l’impunité policière. La SPVM préfère jouer la carte de l’intimidation comme l’a démontré l’arrestation de nos trois camarades d’Hors-d'Øeuvre car ceux-ci distribuaient des tracts dans le quartier Montréal-Nord, ce quartier où Freddy Villanueva reçu trois balles par un policier. Main-dans-la-main avec les médias de masses, le SPVM et le Journal de Montréal entament une campagne de peur auprès des citoyenNEs du quartier et de la communauté montréalaise.

En première page du Journal de Montréal du jeudi 9 octobre , on pouvait lire en gros caractère gras : « Les agitateurs s’en mêlent» , en qualifiant les organisateurs de la manifestation qui aura lieu ce samedi 11 octobre. Les «agitateurs» ainsi dénoncés sont nuls autres que Montréal-Nord Républik et le Collectif opposé à la brutalité policière (COBP). Par contre, cela paraît plutôt étrange que la journaliste Joanie Godin omit de détailler d’avantage à propos du travail politique du COBP. Depuis 1997, le COPB enquête sur les bavures policières et dénoncent sur la place publique le mauvais traitement qu’infligent ces policiers fautifs à leurs victimes. De plus, une large enquête fut produite par le COBP qui s’intitule :« D’Anthony Griffin à Mohamed Anas Bennis: Enquête sur 40 personnes tuées par la police de Montréal en 20 ans (1987-2006)»(censurée par le syndicat des policiers). Pas une ligne sur ces rapports produits par nos camarades! La seule chose que Joanie Godin a retenu, c’est la casse du traditionnel 15 mars, dont elle attribue entièrement au COPB. Il ne fait aucun doute pour ce qui est de l’objectivité de l’article, Godin est dans le champs.

Puis, Godin enchaîne en affirmant que le SPVM donna des avertissements aux commerçants du Quartier pour risque de grabuge concernant la manifestation de samedi « pas nécessairement pacifique». Si ce n’est pas une campagne de peur, qu’est-ce que c’est? Donc, si on comprend bien le discours du SPVM et de la journaliste du Journal de Montréal, tirer et matraquer comme bon leur semble n’est pas aussi grave qu’une couple de vitrines cassées et de pare-brises fendus? Il y a mort d’homme, et les flics et Godin passent ça sous silence. Ensuite, elle termine son article en diabolisant le groupe Montréal-Nord Républik en les peignant comme de dangereux sanguinaires:« Pourtant, même si la manifestation prévue se dit familiale, le groupe n’écarte pas la possibilité d’avoir recours à la violence dans un communiqué publié sur son site Internet et qui invite les gens à participer. « Tant qu’on ne fournira pas à toute la population des conditions de vie dignes des possibilités humaines, des révoltes légitimes éclateront», peut-on lire». C’est à se demander si la journaliste sait lire. MNR n’affirme pas d’entamer une insurrection armée, il affirme tout simplement qu’après une injustice commise comme ce fut le cas avec Freddy Villanueva, il ne faut pas s’étonner si des émeutes surgissent! Ce genre d’évènement se produit généralement dans des quartiers pauvres et voici les explications du MNR. C’est sûrement pas à Westmount que des émeutes exploseront. Les biens nantis ont tendance à garder leur fric pour eux et de tenir ça mort. Pour la désinformation, Godin remporte la palme d’or.

En conclusion, la raison d’être de Montréal-Nord Républik et le collectif opposé à la brutalité policière n’est pas de foutre la pagaille, mais plutôt de dénoncer l’impunité policière. Car dans pratiquement tout les cas, les policiers fautifs sont acquittés par leurs alliés les juges. Nous avons un cas précis avec cet article du rôle des médias de masse dans notre société capitaliste. Il est clair que le Journal de Montréal possède comme rôle dans ce cas-ci de défendre les intérêts de la police, qui elle sert la cause des riches. Dans un tel contexte, la liberté d’expression est quasiment inexistante.

jeudi, octobre 09, 2008

Plus Jamais ! Samedi GRANDE MANIFESTATION FAMILIALE!


MISE À JOUR :

Durant les derniers jours le SPVM et les médias ont mené une campagne de salissage et de peur afin de dissuader les gens de participer à cette manifestation. Le Collectif Opposé à la Brutalité Policière a publié un communiqué afin répliquer aux accusations, tandis que le groupe No One Is Illegal publie Douze raisons de descendre dans les rues de Montréal-Nord. Soyons nombreux et nombreuses à cette manifestation!


Alors que la répression bat son plein à Montréal Nord, il faut plus que jamais être présent dans la rue samedi pour dénoncer le meurtre de Villanueva, tomber sous les balles de la flicaille...


Il y a deux mois, Fredy était assassiné de trois balles dans Montréal-Nord.

Il y a un an, Quilem était tué de six décharges de taser dans St-Michel.

PLUS JAMAIS!

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11 OCTOBRE 2008
GRANDE MANIFESTATION FAMILIALE
14h00 au parc Pilon (coin Henri-Bourassa et Pie-IX)
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[Pour se rendre au lieu de départ de la manifestation (parc Pilon), vous pouvez:
-> vous rendre au métro Pie-IX et prendre l'autobus 139 nord jusqu'à la rue d'Amos, qui est face au parc Pilon;
-> vous rendre au métro Henri-Bourassa et prendre l'autobus 69 est jusqu'à la rue Gariépy, qui est l'arrêt tout juste avant le boul. Pie-IX, en face du parc Pilon.]


Tout le monde connaît l'histoire de Fredy Villanueva, cet adolescent lâchement assassiné par la police dans un parc de Montréal-Nord pendant que deux de ses amis étaient grièvement blessés. Depuis 1987, c'était la 43e fois qu'une personne était tuée par des agents du Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM), qui n'ont jamais été condamnés, dans tous ces cas, ni pour meurtre ni pour homicide involontaire.

On sait que le SPVM a procédé à l'arrestation violente de Villanueva sans lui dire qu'il était en état d'arrestation. On sait aussi que l'agent Lapointe, pour pouvoir enfin se sentir en sécurité, a dû tirer trois balles dans le corps de Fredy, pourtant non-armé. Pour faire la lumière sur les évenements, le gouvernement utilisera une méthode douteuse: ce sera la police qui enquêtera sur la police.

Il y a à peine un an, Quilem Registre était tué par six décharges de tasers à Saint-Michel. Les policiers impliqués n'ont jamais été interrogés par les enquêteurs. Quant à Mohamed Anas Bennis, ce musulman sans histoire a été tué alors qu'il circulait à proximité d'une opération anti-terroriste. Selon la version officielle, il aurait attaqué un policier à l'aide d'un couteau de cuisine sur lequel les enquêteurs n'ont même pas pris la peine de relever les empreintes.

Face à de tels constats, on ne peut que réclamer la tenue d'une enquête publique et indépendante sur la mort de Fredy. Mais cette simple revendication ne s'acquiert pas facilement. Ça a pris plus de deux ans de lutte pour que l'État accepte de mener une telle enquête sur la mort de Bennis et elle est actuellement contestée devant les tribunaux par la Fraternité des policiers et policières de Montréal. Comment veulent-ils qu'on ait confiance en eux s'ils s'opposent par tous les moyens à un peu plus de transparence?

Le profilage racial, le harcèlement envers les jeunes qui chillent, les fouilles abusives, etc. sont des pratiques courantes employées par les policiers. En janvier dernier, le SPVM était d'ailleurs formellement déclaré coupable de pratiques discriminatoires et de profilage racial par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Dans les quartiers pauvres de Montréal, tous les jeunes ont des histoires choquantes à conter sur les flics. Ce n'est pas compliqué, peu à peu, la crainte du SPVM s'est durablement installée au sein des populations pauvres, jeunes et immigrantes. Le lendemain de la mort de Fredy, dans les quartiers défavorisés de Montréal, la question était sur toutes les lèvres: «Et si ça avait été mon ami, mon frère, ma soeur?»

Nous ne tomberons pas dans la dénonciation facile des émeutes, comme l'ont fait quelques groupes communautaires en manque de fonds gouvernementaux. Ce type d'événement, qui ne cesse de se reproduire dans le monde entier, est inévitable lorsqu'une classe sociale sans avenir se retrouve confrontée à la mort de proches. Tant qu'on ne fournira pas à toute la population des conditions de vie dignes des possibilités humaines, des révoltes légitimes éclateront.

Nous devons le crier haut et fort: plus jamais nous ne voulons que l'un de nos frères tombent sous les balles du SPVM! Nous devons organiser, dans la rue, une réponse politique collective. Sinon, les forces policières profiteront des événements pour augmenter la répression. Nous devons donc être présent en grand nombre à la grande manifestation familiale, le samedi 11 octobre à 14h.

source

Le Collège Lionel-Groulx ferme ses portes sous de faux prétextes, l’État policier débarque en banlieue !


Ste-Thérèse - Mercredi 8 octobre - Alors que des étudiants et étudiantes de plusieurs polyvalentes, cégeps et universités ont prévu de converger vers le Collège Lionel-Groulx pour assister à un événement politique, la direction de l’établissement, afin de s’assurer que ce dernier n’aura pas lieu, choisit de fermer ses portes pour la journée en s’embourbant dans toutes sortes de manigances.

L’administration a d’abord prévu de changer le lieu du Conseil d’administration du 7 octobre vers l’Hôtel Hilton de Laval prétextant de faux problèmes techniques, ce qui a effectivement été fait hier. Puis, il s’agissait de fermer l’institution pour la journée du 8 octobre toujours et encore sous de faux motifs.

Elle le fait en ayant préalablement manigancé un quelconque problème de force majeur et ainsi, déjoue et ment délibérément à toute la communauté collégiale. Il est ici essentiel de se demander ce qui peut motiver, ce qui peut pousser ces gestionnaires à agir de cette façon.

La direction du cégep a eu peur que nous tenions un événement politique, libre et ouvert à tous et toutes permettant de discuter, d’échanger et de débattre sur les enjeux qui touchent et le mouvement étudiant et la jeunesse en général, en dépassant le cadre trop étroit de la politique qu’on nous présente lors des élections.

Aujourd’hui cette direction ferme le Cégep sous de faux prétextes en ayant au préalable manigancé un plan construit sur des mensonges.

L’Administration a d’abord déplacé la réunion du Conseil d’Administration du 7 octobre à l’Hôtel Hilton de Laval, en prétextant de graves problèmes techniques dans la Salle du Conseil (alors que celle-ci était parfaitement fonctionnelle). Aujourd’hui, elle continue à utiliser des mensonges pour justifier sa décision de fermer tout bonnement le Cégep en prétextant un quelconque cas de force majeure. La direction du Cégep ment délibérément aux étudiantes et étudiants et à toute la communauté collégiale.

Ce comportement hypocrite ne fait que témoigner de la mauvaise foi de la direction.

Malgré de nombreuses rencontres avec des étudiants organisateurs de l’événement, l’administration du Collège Lionel-Groulx sans raison justifiée a décidé de bafouer le droit à la liberté d’expression dans un établissement d’éducation et d’ouverture intellectuelle, l’administration a aujourd’hui fait le choix de fermer l’établissement.

Le comité organisateur du 8 octobre, dont la section locale est composé d’une dizaine d’étudiants et étudiantes du Collège souhaite tenir diverses activités de discussions, d’échanges et de débats sur des thématiques alternatives, dans le cadre du quarantième anniversaire des occupations d’octobre 68, qui avait débuté au Collège Lionel-Groulx. L’Association des Étudiants et Étudiantes du Collège Lionel-Groulx (AGEECLG) a appuyé l’événement, car elle y a vu une occasion pour les jeunes d’aujourd’hui de s’approprier la politique à leur manière, au-delà du contexte électoral, d’occuper politiquement c’est-à-dire par leur simple présence et les débats qui s’y feront, un espace libre et disponible dans une institution qui se veut publique.

L’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante appuie l’Association générale des étudiants et étudiantes du Collège de Lionel-Groulx (AGEECLG) dans sa dénonciation de l’attitude répressive de la direction du Collège Lionel-Groulx

30-

Renseignements :
Porte-parole de l’Association générale des étudiants et étudiantes du Collège de Lionel-Groulx (AGEECLG) : (819) 660-1687

source

mercredi, octobre 08, 2008

Cause commune no 22



Le numéro 22 de Cause commune, le journal de la NEFAC au Québec, est maintenant disponible sur le web. 4000 exemplaires papier de ce journal sont distribués gratuitement par des militantEs libertaires, membres ou non de l’organisation. Cause commune se veut un tremplin pour les idées anarchistes, en appui aux mouvements de résistance contre les patrons, les proprios et leurs alliés au gouvernement. Si le journal vous plaît et que vous voulez aider à le diffuser dans votre milieu, contactez le collectif de la NEFAC le plus près de vous.

Un pdf à basse résolution --format tabloïd-- est disponible.

Au sommaire du no 22 (format HTML)


mardi, octobre 07, 2008

Répression politique à Montréal-Nord


Des militantEs du collectif Hors-d'Øeuvre ont été arrêtéEs alors qu'ils-elles tractaient dans St-Michel jeudi dernier. Le collectif a publié un communiqué que nous vous transmettons.

Hors-d'Øeuvre vient de produire un nouveau tract au sujet de la crise de Montréal-Nord. Plusieurs milliers d'exemplaires ont été distribués au début du mois d'octobre à des heures d'affluence dans les quartiers pauvres de la ville. Dans ce pamphlet, HØ appelle à la constitution d'une organisation révolutionnaire similaire à celle des Black Panthers. Le récit fictif du tract relate l'évolution politique d'une bande de jeunes depuis la mort de Fredy Villanueva.

Au cours du tractage, la police et les agents du communautaire n'ont pas tardé à réagir devant toute la lucidité des propos diffusés. Jeudi à Saint-Michel, après avoir été intimidés par un travailleur social, des éléments de HØ ont été fouillés et détenus provisoirement. Les flics ont passé les menottes à l'un d'eux pour des tickets impayés. Vendredi, les motherfucking cops, avertis par la direction et le personnel communautaire d'une école secondaire, ont procédé à trois arrestations au parc Henri-Bourassa, lieu où le jeune Fredy Villanueva a été assassiné de trois balles par un tireur fou. Les militant-es ont alors été intimidés par dix policiers envoyés sur les lieux en moins de cinq minutes. Tous les tracts ont été saisis. La police a menacé d'arrêter immédiatement quiconque distribuerait à nouveau ce pamphlet. Elle a aussi laissé entendre que des accusations pourraient être portées à posteriori.

L'exercice a permis de constater à quel point la population de Mtl-Nord est sous haute surveillance. L'atmosphère paramilitaire entretenue par les flics explique en bonne partie la réaction positive que le tract a suscitée là-bas. Il est à noter que la police ne respecte pas ses propres lois en ce qui a trait à la liberté d'expression, de réunion et d'association. C'est pourquoi nous appelons les camarades à faire circuler le tract aussi largement que possible et à soutenir HØ dans un éventuel procès politique.

HØ

Entrevue sur l'abstention de la NEFAC Montréal.


Des camarades de la NEFAC ont fait une entrevue à l'émission En Profondeur à CKUT, portant sur notre campagne abstentionniste.

Pour écouter l'entrevue (19 à 29 ième minute) ici.

lundi, octobre 06, 2008

Solidarité avec les travailleurs de l'usine L'Amour

On vous transmet un appel à la solidarité du Centre des Travailleurs Immigrants :

Rassemblement Pour Venir En Aide Au Travailleurs De L’usine de Textile L’Amour

=============================>
Mercredi, Le 8 Octobre 12:00
Ministre de L’emploie et de La Solidarité Sociale
Édifice Tour de la Place Victoria
800, rue de Square-Victoria,
(Métro Square-Victoria)
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Les travailleurs de l'usine l'Amour n'ont pas reçu aucune compensation deleur employeur. Pourtant, plus de 500 d’entre eux se sont fait virer de l'usine au courant de période de l'année 2005 à 2008. Pendant plus de dix ans, la majorité de ces employées ont travaillés pour l'usine l'Amour. Au lieu de leur récompenser pour leur dévouement et travail acharnée envers la compagnie, l'employeur a choisit de voiler la loi qui s'applique aux employés leur du virement. Cette violation a fait en sorte que les travailleurs immigrant virés de cet entreprise ne puisse pas être éligible pour de récompense sur une période de 12 mois suivant leur perte d'emploie. De plus la création du syndicat Jaune a empiré les choses puisqu'il n'a pas vraiment intervenue dans l’intérêt des travailleurs. Présentement, les plus chanceux d'entre eux se retrouve avec du travail à temps partiel dans des agences contractuels.

Pendant que les employés souffrent du congédiement, la compagnie continue à s’agrandir et à faire des profits à travers le monde. Entre-autre, durant l'année 2007, la compagnie a dirigé plus de 2500 employées dans le monde avec succès. En plus, les dirigeants de l'entreprise ont aussi acheté Tarramar Sports, une nouvelle compagnie de textile situe dans l'État de New York. Cette nouvelle compagnie annonce présentement être le meilleur au monde dans l'industrie de textile.

En tenant comptes du fait que la compagnie est entrain à s’agrandir avec succès à travers le monde, pourquoi les travailleurs de l'usine L'Amour n'ont pas étaient récompense pour leur perte d'emploi.

Joignez-vous à la cause des travailleurs de L'Amour, leurs familles et du Centre de Travailleurs et Travailleuses Immigrants dans le but d’obtenir Justice, Dignité et Respect pour les travailleurs.

1- Que les travailleurs pour l'Amour soient récompensés de façon juste pour chaque cinq ans de service

2-Que le Ministre de l'emploi rend public les informations sur les conditions de travail pour les employées de l'usine l'Amour

3-Que le ministre s'assure que l'Amour soit tenu responsable selon la loi de renvoi-collectives pour que les employées puissent être éligibles pour le programme compensatoire pour les employés renvoyés en textile

4- Que leurs demandes soient reçues et entendues devant la Commission des Normes du Travail

Justice pour les travailleurs de l’industrie du textile!!!

La campagne pour les travailleurs de l’industrie du textile est supporté par:

-Le Centre des travailleurs et travailleuses immigrants
-Centre d'appui aux Philippines
-PERSONNE N'EST ILLÉGAL -Montreal
-Solidarité sans frontières
-Pinay
-Québec solidaire
-Syndicat des travailleurs et travailleuses des poste

info: www.iwc-cti.ca
iwc_cti@yahoo.com
514-342-2111

La crise pour les nuls


On a tendance à nous rassurer, surtout en ces temps où l'ombre d'une récession se fait de plus en plus présente, que l'économie va bien. Et que donc, par extension, le portefeuille de la majorité est plutôt plein que vide. De toute façon, précisons que nous sommes au Canada, un pays industrialisé membre du G8 plusieurs fois titré du « plusse meilleurs pays du monde », titre envieux s'il en est un.

Nous qui disons à longueur de temps qu'il faut s'organiser dans nos quartiers, à la base, avec les gens autour de nous qui composent la vie quotidienne, je me suis dis qu'il fallait bien vérifier un peu. J'habite Centre-Sud, à Montréal, précisément entre Ontario et Maisonneuve et Amherst et Papineau, pour faire large. Ça fait trois ans. J'ai entendu aujourd'hui au journal Harper dire que la crise économique ne concernait pas les banques canadiennes. Ben sûr, c'est vrai, ça ne concerne pas les BANQUES CANADIENNES et je pense que personne n'a attendu qu'il y ait crise économique à l'échelle du capitalisme financier international pour s'apercevoir que...il y avait déjà crise depuis longtemps dans certains quartiers. Et notamment à Centre-Sud.

La Presse a publié il y a quelques semaines un reportage voyeur où une journaliste, entre autre, allait habiter trois semaines dans un crack-house de Centre-Sud. En gros, elle a été effarée de constater ce qu'elle a vu, là comme dans le quartier. C'est vrai que c'est ben dur de juste traverser la rue Sherbrooke et descendre vers le fleuve quand t'habites près du parc Lafontaine pis que tu travailles à La Presse. Ce qui sépare le Plateau de Centre-Sud ? La rue Sherbrooke...pis des flics. Il n'y a qu'à faire un petit tour sur Ontario en direction de l'est pour en croiser toute une fourmillère : en char le plus souvent, mais aussi à pieds, en vélo...et avec leurs jolis pantalons paramilitaires, ce qui fait nous rappeler les sages paroles d'Yves Francoeur, président du syndicat des cochons, si progressiste qu'il n'est même pas d'accord avec Harper sur les politiques sécuritaires en plus de s'être présenté aux funérailles de Fredy Villanueva, quelle honte pour un policier : « Il faut se rappeler que la police est avant-tout une organisation paramilitaire », dixit le toujours puant et soporifique Richard Martineau dans sa chronique du Journal.

Mais il faut quand même dire que la grosse Presse n'était pas aussi inutile que ça dans son reportage, des chiffres m'ont quand même parlés, même si ça parle pas pareil que quand tu te tapes une discution Ontario/Papineau à 3 heures du mat : l'espérance de vie pour un homme de Centre-Sud est de 69 ans, soit cinq ans de moins que dans le reste de l'île, le tiers des habitants vit sous le seuil de la pauvreté dont près de la moitié des familles sont monoparentales, 38% des jeunes sont des décrocheurs, le quartier a le plus haut taux de suicide de tout Montréal et, finalement, le taux de grossesse à l'adolescence y est deux fois plus élevé qu'ailleurs.

Avouez que ça veut dire quelque chose. Faisons le calcul. On parle d'un quartier qui s'arrête au passage de la track de chemin de fer sur Ontario. Bon...Quel est le quartier qui le jouxte ? Hochelaga-Maisonneuve. J'ai pas vu les stats, mais ça doit être super joyeux aussi, et de toute façon si tu vas au Bar des Patriotes, le midi t'as le spaghetti à 2$, ça te donne une idée. C'est aussi à Hochelaga que la compagnie qui produit les bières « Big Ten » (pour 10% d'alcool) avait mené une campagne de publicité exclusive dans ce quartier, en faisant de la promotion sur les prix. Il me semble que si on se dit que Centre-Sud débute, mettons, au Carré Berri et qu'on va jusqu'à la fin de Hochelaga, disons métro Viau puisqu'après c'est plutôt Mercier, et bien...ça fait un gros bout de territoire.

Il y a certes des poches de gentrification qui sont importantes, par exemple, dans le cas de Centre-Sud une partie de la rue Sainte-Catherine et quelques rues adjacentes. On y retrouve de l'argent et des commercants...mais la particularité de ce secteur, qui n'est pas par exemple équivalent à la rue Prince-Arthur, c'est la propension à la consommation et à la prostitution, les deux n'étant pas forcément liés, comme c'est justement un peu plus le cas trois rues au nord. Ce qui me fascine à Montréal, c'est la facilité qu'on a à aller d'endroits diversifiés à un autre. Une rue d'un quartier peut être antagoniste à l'ensemble du dit quartier. Les frontières sont claires. Il y a des zones tampons aussi, comme ce passage toujours très démonstratif lorsqu'on va vers l'ouest sur Sainte-Catherine, entre le Carré Berri et Saint-Laurent.

Parlant de gentrification, voilà que l'administration Tremblay, décidémment aussi incapable que toutes les précédentes avant elle, se met à reconstruire certains trottoirs de Centre-Sud. Je me suis réveillé un matin, à cause des pelleteuses et du bruit tonitruant - il était peut-être 8 heures. Je regarde à travers la fenêtre...qu'est-ce que c'est ? Non ?! Ils refont...le trottoir ? Me semble que j'arrivais à marcher dessus. Je n'ai jamais planté dans ma rue, même en sortant du Yer-Mad, un bon bar du coin il va sans dire. Y-a-t-il d'autres priorités dans le quartier que de refaire ces maudits trottoirs ? C'est pas un peu crosseur cette histoire là ? Que dire aussi des magasins qui se construisent sur Ontario, et aussi, des condos. Moins qu'à Hochelaga, où là c'est affreux, mais c'est la même logique. L'arrondissement souhaite que la Promenade Ontario s'étire jusqu'à chez nous. Je conseille à tous ceux et toutes celles qui ont une certaine mémoire historique et qui connaissent assez bien l'est de Montréal de se rendre au coin des rues Ontario et Valois. C'est pas pour dire, mais y'a un bon magasin de fromages là, à seulement 6 $ le petit bout, mais il a peut-être la listériose alors mieux vaut sûrement acheter celui qui est importé à 8 $…

Mais ce n’est pas tout. Le Journal a voulu copier La Presse en mutant eux-aussi un journaliste dans « un quartier chaud », à savoir Montréal-Nord, précisément au quadrilatère exact où les émeutes ont été le plus intenses, « pour voir la réalité du quartier ». C’est une zone de quelques pâtés de maisons que le journaliste a qualifié de ghetto, de bronx, où il interview un jeune homme qui dit texto que « le policier mérite une balle dans la tête ». Voilà que ces gens découvrent aujourd’hui qu’il existe des endroits, des zones habitables étendues à Montréal où la vie est de moins bonne qualité qu’ailleurs. Il faudrait un reportage d’un insignifiant pour s’en rendre compte. Centre-Sud, Hochelaga-Maisonneuve, Montréal-Nord, mais aussi Saint-Michel, Parc-Extension, Côtes des Neiges par bouts, Verdun et Saint-Henri…mais où est-ce que les politiciens mettent le nez ? Sûrement dans un bon verre de vin au gré des soirées mondaines auxquelles ils s’invitent. Pas dans une Big Ten sur Ontario en tout cas.

La réalité de Montréal ne se vit pas au journal de RDI. La crise économique, il y en a plusieurs qui n'ont pas attendu qu'elle soit médiatisée pour la vivre.

Dico anticapitaliste : Qu’est-ce que la lutte des classes


Nos camarades d'Alternative Libertaire, définissent chaque mois dans leur mensuel, un concept du mouvement libertaire. Ce mois-ci c'est le concept de luttes des classes qui est défini.

Chaque mois, un mot ou une expression passée au crible par Jacques Dubart.
Il est de bon ton, chez les bien-pensants, d’enseigner au bon peuple, avec une pointe de nostalgie dans la voix, que « la lutte des classes, ça n’existe plus ». Si en effet, on imagine que la « lutte des classes » correspond à des batailles homériques mettant en scène des quarterons de patrons en queue-de-pie et haut-de-forme, assiégés dans leurs manoirs par des bataillons de prolétaires en bras de chemise, la casquette enfoncée sur les yeux et la clef anglaise à la main… alors oui la lutte des classes ça n’existe pas ! Ou plutôt… disons que ça peut exister sous cette forme colorée, mais à de rares moments de l’histoire.
En réalité, la lutte des classes n’est pas réductible à une forme particulière (grève, manifestation, guerre sociale, révolution, etc.). Elle est tantôt latente, tantôt explosive. Elle est plus ou moins virulente et politisée, selon les moments de l’histoire, en fonction de la conscience qu’ont les travailleurs et les travailleuses de former une classe – ce qu’on appelle la « conscience de classe ».
La lutte des classes caractérise les enjeux de pouvoir et d’exploitation entre les classes sociales d’une société. Entre une classe productrice de richesse, et une classe qui accapare une partie de ces richesses. Elle n’est pas limitée au système capitaliste, qui rappelons-le ne domine l’économie que depuis deux siècles. Elle a eu d’autres expressions en d’autres circonstances : rapports entre les esclaves et les maîtres dans les sociétés esclavagistes ; entre la bourgeoisie et la noblesse à la veille de la Révolution française ; entre les salarié-e-s et leurs employeurs dans la société capitaliste moderne ; entre la bureaucratie rouge et les travailleurs dans le système soviétique ; entre les castes en Inde ; entre colons et indigènes dans les colonies, etc.
Dans le système capitaliste actuel on distingue deux classes-clefs (ce qui n’exclut qu’il en existe d’autres) :
– les capitalistes ou « bourgeois », classe dominante qui se définit ainsi : elle possède le capital financier ou matériel (entreprises, machines, etc.) et fait travailler le prolétariat à son profit en le salariant, c’est-à-dire en achetant sa force de travail ;
– les salarié-e-s, ou « prolétariat », regroupant les personnes qui n’ont pas de capital et vivent en vendant leur force de travail manuel ou intellectuel pour subsister.
Quand elle leur explose à la figure, avec des grèves par exemple, les idéologues libéraux sont bien obligés de reconnaître l’existence d’une « conflictualité sociale ». Mais c’est aussitôt pour signaler qu’il s’agit d’un archaïsme à résoudre. Argument purement moral, mais nullement réaliste. Il ne s’agit pas d’être pour ou contre la lutte des classes, ce que ne comprennent pas les libéraux. Il s’agit de constater qu’elle existe. Autant aujourd’hui qu’hier. Et d’agir avec.

jeudi, octobre 02, 2008

Manifestation Fredy Villanueva le 11 octobre.


Grande manifestation familiale samedi 11 octobre 14h au coin Pie IX et Henri-Bourassa
Revendications

1. Une enquête publique et indépendante sur la mort de Fredy Villanueva;
2. La fin du profilage racial, des abus et de l'impunité policière;
3. La reconnaissance du principe selon lequel tant qu’il y aura des inégalités économiques, il y aura de l’insécurité sociale.

Claims

1. A public and independent investigation on the death of Fredy Villanueva.
2. The end of the racial profiling, of abuses and of police impunity.
3. The recognition of the principle according to which as long as there would be economic inequalities, there will be social insecurity.

Plus jamais!

Tout le monde connaît l'histoire de Fredy Villanueva, cet adolescent lâchement assassiné par la police dans un parc de Montréal-Nord pendant que deux de ses amis étaient grièvement blessés. Depuis 1987, c'était la 43e fois qu'une personne était tuée par des agents du Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) qui n'ont jamais été condamnés, dans tous ces cas, ni pour meurtre ni pour homicide involontaire.

On sait que le SPVM a procédé à l'arrestation violente de Villanueva sans lui dire qu'il était en état d'arrestation. On sait aussi que l'agent Lapointe, pour pouvoir enfin se sentir en sécurité, a dû tirer trois balles dans le corps de Freddy, pourtant sans armes. Pour faire la lumière sur les événements, le gouvernement utilisera une méthode douteuse: ce sera la police qui enquêtera sur la police. Il y a à peine un an, Quilem Registre était tué par six décharges de tasers à Saint-Michel. Les policiers impliqués n'ont jamais été interrogés par les enquêteurs. Quant à Mohamed Anas Bennis, ce musulman sans histoire a été tué alors qu'il circulait à proximité d'une opération anti-terroriste? Selon la version officielle, il aurait attaqué un policier à l'aide d'un couteau de cuisine sur lequel les enquêteurs n'ont même pas pris la peine de relever les empreintes.

Face à de tels constats, on ne peut que réclamer que la tenue d'une enquête publique et indépendante pour la mort de Fredy. Mais cette simple revendication ne s'acquiert pas facilement. Ça a pris plus de deux ans de lutte pour que l'État accepte de mener une telle enquête sur la mort de Bennis et elle est actuellement contestée devant les tribunaux par la Fraternité des policiers et policières de Montréal. Comment veulent-ils qu'on ait confiance aux flics qui s'opposent par tous les moyens à un peu plus de transparence?

Le profilage racial, le harcèlement envers les jeunes qui chillent, les fouilles abusives, etc. sont des pratiques courantes employées par les policiers. En janvier dernier, le SPVM était d'ailleurs formellement déclaré coupable de pratiques discriminatoires et de profilage racial par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Dans les quartiers pauvres de Montréal, tous les jeunes ont des histoires choquantes à conter sur les flics. Ce n'est pas compliqué, peu à peu, la crainte du SPVM s'est durablement installée au sein des populations pauvres, jeunes et immigrantes. Le lendemain de la mort de Fredy, dans les quartiers défavorisés de Montréal, la question était sur toutes les lèvres: «Et si ça avait été mon ami, mon frère, ma soeur?»

Nous ne tomberons pas dans la dénonciation facile des émeutes, comme l'ont fait quelques groupes communautaires en manque de fonds gouvernementaux. Ce type d'événement, qui ne cesse de se reproduire dans le monde entier, est inévitable lorsqu'une classe sociale sans-avenir se retrouve confrontée à la mort de proches. Tant qu'on ne fournira pas à toute la population des conditions de vie dignes des possibilités humaines, des révoltes légitimes éclateront.

Nous devons le crier haut et fort: plus jamais nous ne voulons que l'un de nos frères tombent sous les balles du SPVM! Nous devons organiser, dans la rue, une réponse politique collective. Sinon, les forces policières profiteront des événements pour augmenter la répression. Nous devons donc être présent en grand nombre à la grande manifestation familiale, le samedi 11 octobre à 14h, coin Pie IX et Henri-Bourassa.


NEVER AGAIN!

Everyone knows the story about Fredy Villanuava, this young teenager cowardly assassinated by police in a Montreal-North park while two of his friends were seriously injured. It was the 43rd time since 1987 that someone was killed by officers of the Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) who were never condemned, in all these cases, of murder or manslaughter.

We know that the SPVM attempted to violently arrest Villanueva without telling him he was under arrest. We also know that officer Lapointe, in order to feel safe enough, had to shoot three bullets into Fredy's body, even though he was unarmed. To shed some light on these events, the government will use a dubious method : the police will investigate the police. Almost a year ago, Quilem Registre was killed in Saint-Michel by six taser discharges. The officers involved were never interrogated by investigators. As for Mohamed Anas Bennis, this Muslim unknown in police circles, was killed as he walked by an anti-terrorist operation. According to the official version of the events, he attacked a policeman with a kitchen knife on which investigators never bothered to look for fingerprints.

In the wake of such facts, we must demand a public and independent investigation into the death of Fredy. However this simple request will not be satisfied easily. It took over two years of struggle so that the state would agree to launch such an investigation into the death of Bennis, and even now it's being contested in the courts by the Fraternité des policiers et policières de Montréal. How could we possibly trust them when they systematically oppose, using any means at their disposal, a little more transparency?

Racial profiling, harassment towards youth hanging out, abusive searches, etc. are common practice by police officers. Just last January, the SPVM was formally declared guilty by the Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse of practicing discrimination and racial profiling. In poor neighborhoods, every youth has shocking stories to tell about cops. It's not complicated, little by little, a lasting fear of the SPVM was established among poor, young and immigrant communities. The day after Fredy's death, in Montreal's disadvantaged neighborhoods, the question was on everyone's mind : « What if it had been my friend, my brother, my sister? »

We won't fall into an easy denunciation of the riots, like some community groups in need of government cash did. These events that happen all the time in the whole world are inevitable when a social class with no future is confronted with the death of loved ones. As long as we won't offer everyone living conditions that match human possibilities, legitimate revolts will occur.

We have to shout it loud : never again do we want one of our brothers to fall under the SPVM's bullets! We have to organize, in the street, a collective political response. If we don't, police forces will take advantage of the events to heighten the repression. We must be there in great numbers at the large family-friendly demonstration on Saturday, October 11th at 2 PM.

Ont signé les revendications...
Maison des jeunes de Côtes-des-neiges
MMM (millions more movement)
Centre d'union multiculturelle et artistiques des jeunes (CUMAJ)
L'institut Barrow de leadership Communautaire
Antifa-Montréal
Association générale étudiante du Cégep du Vieux Montréal (AGECVM)
Syndicat étudiant du Cégep Marie-Victorin (SECMV)
Montréal-Nord Républik
Centre de formation Jean-Paul Lemay
Comité de mobilisation du SECMV
Libertad
Mères et grand-mères pour la vie et la justice (Saint-Michel)
PCR
Nefac
Head and Hands
Collectif opposé à la brutalité policière (COBP)
Progressistes libertaires de l'Université de Montréal (PLUM)

SHOW HIP-HOP "Assez de killer cops!"

Un samedi soir chargé en évènement...

Quoi?SHOW HIP-HOP "Assez de killer cops!" (bénéfice du COBP-Collectif Opposé à la Brutalité Policière.)
Où?Café Chaos (2031 St-Denis)
Quand?Samedi 4 octobre 2008--9hPM Show: 10hPM
Combien? 5$ Portes

avec:
MICROS ARMÉS
Ego RIP
WEBSTER
Syk (Une vie comme la mienne)
& SOCIETIES

Si vous en avez assez des abus policiers, venez nous appuyer!
Bénéfice pour le Collectif Opposé à la Brutalité Policière (COBP)
514-395-9691 - cobp@hotmail.com - http://cobp-mtl.ath.cx
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mercredi, octobre 01, 2008

Dominique Grange et Jacques Tardi à la librairie L’INSOUMISE.


Nous invitons tous les camarades et amis-ies à venir rencontrer Dominique Grange et Jacques Tardi lors d’un 5 à 7, Vendredi le 3 octobre à la librairie anarchiste L’INSOUMISE au 2033 rue St-Laurent.

Leur livre-album CD : «1968...2008 : N'effacez pas nos traces!» sera disponible sur place en spécial. Il s’agit d’une rencontre que nous voulons fraternelle entre ces deux camarades qui, depuis Mai 68, accompagnent et participent, entre autres, au mouvement libertaire selon leurs talents respectifs. Il y aura du vin, des livres et surtout une mutuelle complicité qui enfin se rencontrera au de là des frontières. Nous vous attendons en grand nombre et notez que le 5 à 7 sera limité à cette période à cause d’un horaire chargé.

Rappelons qu’en mai 68, Dominique Grange laisse tomber sa carrière et chante la Révolution dans les usines occupées et la cour de la Sorbonne. Véritable porte-voix par ses chansons du mouvement, elle écrit de vrais chants de lutte comme «Les Nouveaux Partisans» ‘Grève Illimitée’ ‘Chacun de vous est concerné’ etc, qui sont encore chantées dans la rue par les manifestants–tes. Tardi est l'un des plus importants dessinateurs français contemporains. Connu pour la série des Adèle Blanc-Sec, il a aussi marqué de nombreux lecteurs et critiques par ses oeuvres prenant la Guerre 14-18 comme toile de fond. Tardi a également superbement adapté et illustrés les oeuvres de Céline (Voyages au Bout de La Nuit), Léo Malet (Nestor Burma), Daniel Pennac ou Jean Vautrin (Le Cri du peuple). Il a aussi à maintes reprises illustré des affiches de lutte et de solidarité.
N'oubliez pas également le spectacle de Dominique Grange, avec des illustrations de Jacques Tardi. Samedi le 04 octobre à la Fédération ukrainienne, 5213 Hutchison. Des billets seront aussi en vente à la rencontre de Vendredi à l’INSOUMISE.
Et l’exposition de Jacques Tardi 1968-2008.. N'effacez-pas nos traces!
Du 2 au 18 octobre à la galerie Art Mur (5826 St-Hubert). Entrée Libre.

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Du syndicalisme de combat à l'autogestion:Les étudiantes et étudiants de l’UQO ont gain de cause !


À la suite d’une campagne de boycott des services alimentaires gérés par l’entreprise Laliberté et de l’occupation des café-bars dans les deux pavillons de Gatineau de l’Université du Québec en Outaouais qui dure depuis déjà plus de deux semaines, les étudiantes et étudiants ont gain de cause.

La direction de l’UQO et la firme Laliberté en sont venus à une entente de résiliation du contrat de gestion de l’ensemble des services alimentaires de l’Université, qui sera effective le 31 décembre prochain.

Les étudiantes et étudiants impliqué-e-s dans le mouvement pour l’autogestion des café-bars se réjouissent de cette entente et espèrent que l’UQO répondra aussi à leur revendication d’attribuer la gestion du café-bar Taché, et possiblement celui de Brault, à une coopérative étudiante autogérée.

« C’est la preuve que le syndicalisme de combat et l’action directe sont des stratégies efficaces pour contrer l’ingérence du privé dans les services publics », affirme David Clément, porte-parole de l’Association étudiante du module des sciences sociales (AÉMSS).

Pour la reprise en main des café-bars, les étudiantes et étudiants ont lancé le processus de création d’une coopérative de solidarité, qui va bon train et qui sera en mesure de soumissionner afin d’obtenir la gestion légale des cafés-bars.

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Anarchy from A to Z: U for Unity

An invitation to refound organized anarchism
The Quebec collectives of NEFAC are re-organizing themselves. Basically, the Quebec and American sections of the Federation have decided to form two solid but independent organizations. On 22 and 23 November, we will be holding a congress at the Métropole where the manifesto and constitution of a new Quebec-specific anarchist communist organization will be adopted. We will be taking the opportunity to begin a dialogue with comrades who are close to us and see whether it is possible to integrate more militants in this process which will affect all parts of Quebec.
Our basis for unity
Over the past decade of struggles, we have been successful in establishing a serious anarchist communist organization in Quebec. That in itself is a victory but there is still a long way to go, in our opinion, before we can begin to see the type of organization that we have in mind emerging in the province. To ensure the development of organized anarchism in Quebec, a strategy for the many different tasks to be carried out is required. This will demand the establishment of a militant, revolutionary organization for the radical social movements and for the emergence of a wide, open libertarian left.

But first, what type of organization are we talking about? As we see it, it is part of the social struggles. It is a collection of militants on the same wavelength, a meeting-place for debate and the sharing of ideas and experiences, both social and political. It is not a secret group, a private club or an affinity group, but a public organization which anyone who shares its positions can join. Organization is essential in order to share our resources, break with localism and maximise the impact of our libertarian practices by coordinating our political activities. Experience has led us to adopt the platformist principles of organization, i.e. an effective organization is one that is based on:

* theoretic and tactical unity
* federalism and direct democracy
* collective responsibility.

We do not have a dogmatic approach to the "Organizational Platform of Anarchist Communists", the document which "platformism" is based on; it is the starting point of our practice, not the end point. In concrete terms, the search for unity and consistency is a permanent process which takes place through internal debate. Federalism and direct democracy allow us to achieve a certain balance between autonomy and collective force. What is common to us all is collectivized and controlled democratically by the whole organization, but members maintain their full political and organizational autonomy in their local work. Collective responsibility means that the members of the organization participate in the internal debates and decision-making but will adopt the majority position. In short, agree with the positions and campaigns that are adopted and participate in them.
Winning back a social base
Each time anarchism played a role in other countries, there were organized anarchists with deep roots in their societies. It was the case in Spain, in Ukraine, France and Mexico, where organized anarchism had a presence in the majority of localities and in every district of the larger cities, carrying out intense activity in the various social movements and enjoying a lively, diversified press. It could be said that everywhere anarchism made a difference, it was rooted in the movement and had a strong social base. This is something that is lacking in Quebecois anarchism, and something we want to change.

For a long time now, the Quebec anarchist movement has been a generational phenomenon concerning mostly young people. Every new generation of militants drives out the preceding one and has to practically re-invent the wheel. If anarchist communists are to win back a social base, we will have to face the double challenge of rooting ourselves in the social movements on both a medium and long-term basis. And we will have no chance of doing this unless we are unable to develop a militant presence in the struggles of our class. It is time to reconsider a fundamental form of militancy: the mass action of the social movements in our neighbourhoods, schools, campuses, workplaces, etc. It may be somewhat less glorious than certain other forms of "radical" militancy, but we cannot ignore it if we are to be successful in the long term in building an open movement based on the realities of our class.

Organized anarchism cannot confine itself to militant ghettos. It must move out into the neighbourhoods and the places of our daily lives. The anarchist movement must also leave the big cities and establish itself throughout the land. To consolidate anarchism in our class, we are ready to go to places we have practically never been - in the smaller towns of the province.

We will do our best to support, materially and morally, anyone who wants to join an existing group in the new organization or to develop one in their town. Refounding organized anarchism and turning it into a force to be reckoned with in society is no mean task... But if you're interested and if you want your say too, now's the chance. All contributions are welcome!

Article from "Cause Commune", No. 22 (October 2008).

Translation by FdCA - International Relations Office
Related Link: http://www.nefac.net