mercredi, juin 10, 2009

Du sexisme chez les anars?

En tant qu'anarchiste, je suis évidemment contre toutes formes d'oppression. Je suis aussi un homme, blanc, dans une relation hétérosexuelle. Je ne crois pas que ça m'empêche de lutter contre le sexisme, le racisme ou l'homophobie, mais je ne peux prétendre le faire de la même façon que les femmes, les non-blancHEs ou les LGBT. Dans ces exemples, je me retrouve du côté des privilégiés, et c'est en reconnaissant cette condition que je peux aspirer à m'en débarasser.

Pourquoi parler de tout ça? Simplement parce qu'on a tendance à croire que la situation serait moins pire dans les milieux progressistes; t'sais, on est de gauche, on a le coeur à la bonne place, nous autres. Et pourtant...

Et pourtant, on vit dans la même société que tout le monde, on a reçu la même éducation genrée, on peut reproduire les mêmes comportements oppressants pour ceux et celles qui nous entourent. Ce n'est toutefois pas caractéristique des anarchistes : c'est vrai aussi pour les maos, pour les trotskistes ou pour la gauche réformiste. Et des fois, une petite tappe sur la gueule ne fait pas de tort!

En fin de semaine passée se tenait à Londres une "Conférence du mouvement anarchiste". Dans l'appel adressé aux anarchistes britanniques, l'organisation disait :


We make no pretence. This is a conference by and for anarchists. And by anarchists, we mean those opposed to the state, all forms of nationalism, capitalism, sexual/race/gender oppression and all forms of exploitation and domination.
Dimanche après-midi, des féministes masquées ont jugé qu'une de ces petites tappes sur la gueule était de mise et ont fait irruption dans la conférence, interrompant les discussions pour dénoncer le sexisme de l'État, mais aussi celui du "mouvement". Elles ont également diffusé le court film que voici.



Si vous lisez l'anglais, vous pouvez consulter leur message intégral par ici : http://nopretence.wordpress.com/

15 commentaires:

Anonyme a dit…

Ça me rappelle ce qu'un invité de France disait à propos de la NEFAC et de son esthétique ouvriériste.

Anonyme a dit…

C'est la descente dans le post-modernisme?

Un ouvrier blanc est privilégié par rapport à une femme de la bourgeoisie?

ri-di-cule!

Philou a dit…

Un maoïste m'avait dit, à ce sujet, qu'il prenait un certain plaisir à imaginer qu'une femme bourgeoise se fasse violer. Je ne crois pas avoir besoin d'expliquer largement le caractère complètement disjoncté d'un tel raisonnement.

Marx lui-même, dans L'Origine de la famille, de la propriété privée et de l'État, écrivait que « Dans la famille, l’homme est le bourgeois; la femme joue le rôle du prolétariat. »

Cette accusation de sombrer dans le post-modernisme est soit naïve, soit de mauvaise foi; dans les deux cas trop facile. Si l'on présume effectivement qu'il n'existe qu'une simple échelle d'oppression, non, l'ouvrier n'est pas privilégié par rapport à la bourgeoise. Mais se pose un autre problème : il l'est par rapport l'ouvrière, comme le bourgeois l'est par rapport à la bourgeoise.

D'où l'intérêt, peut-être, d'analyser les oppressions sous une forme pyramidale? Si une patronne est évidemment économiquement privilégiée, cela ne la met pas à l'abri d'être agressée, parce qu'appartenant à la classe des femmes.

Anonyme a dit…

Je vois pas ce que vous voulez dire par "classe" des femmes. La bourgeoisie et le prolétariat sont des classes sociales. On peut imaginer un monde sans classes sociales, par contre, il m'est difficile d'imaginer une société humaine sans hommes et femmes. Je ne nie pas l'oppression effective des femmes, je vois simplement pas cela comme une oppression de classe.

Pour ce qui est du post-modernisme, le post original semble dire qu'on est automatiquement responsable de l'oppression patriarcale quand on est homme. Même chose pour l'orientation sexuelle, on est pas privilégié d'être hétérosexuel et ce n'est pas parce qu'on l'est qu'on est automatiquement participant dans l'homophobie ambiante.

Ç'est la même chose avec la situation socio-économique des afro-américains aux États-Unis. Un travailleur blanc peut bénéficier d'avantages sociaux par rapport au travailleur noir mais même s'il est pas raciste, il n'a pas le pouvoir de changer la situation du travailleur noir.

Ce qui est important de faire, selon moi, cest de toujours mettre les oppressions spécifiques en relief de la guerre de classe. C'est seulement dans ce sens qu'on peut les résoudre car si le prolétaire ne prend pas le pouvoir(en tant que classe), il a beau reconnaître sa condition de façon psychologique, ça changera rien puisque le pouvoir de changer les choses est toujours hors de ses mains.

Pour finir, est-ce que le but du "mouvement" est de créer un environnement sans oppression pour les militantEs, en admetant que ce soit possible, ou est-ce que c'est de changer la société? Bref je vois pas ce que ça changerait pour la condition féminine dans la société si le mouvement anar était moins sexiste. C'est bien sur souhaitable mais pas un but en soit selon moi.

Anonyme a dit…

En passant c'est Engels qui a écrit L'Origine de la famille, de la propriété privée et de l'État

Pwel a dit…

Ce qu'on veut dire par classe de femme c'est la construction dans laquelle elles n ont pas le choix de se placer et les limitations matérielles qu'elles doivent vivre, pas une définition sur une particularité anatomique.

On peut imaginer un monde sans classe sociales? Alors on peut imaginer un monde sans classes de sexe; sans qu'un groupe précis ait des avantages sur un autre groupe précis juste parce qu'il a eu la chance d'être dans le bon.

Et pour ce qui est de changer la sociéte... Je vois mal en quoi ce n'est pas compatible avec créer un environnement sans oppression pour les militantEs... En fait dans ma tête les deux sont nécessairement intimement liés... Pourquoi je lutterais contre une sorte d'oppression pour mieux en tolérer une autre?

Merci pour la vidéo:)

typhaine a dit…

Merci pour la video. les commentaires sur cette pages font la preuve de sa pertinence...

en reponse a :
"Pour ce qui est du post-modernisme, le post original semble dire qu'on est automatiquement responsable de l'oppression patriarcale quand on est homme. Même chose pour l'orientation sexuelle, on est pas privilégié d'être hétérosexuel et ce n'est pas parce qu'on l'est qu'on est automatiquement participant dans l'homophobie ambiante.

Ç'est la même chose avec la situation socio-économique des afro-américains aux États-Unis. Un travailleur blanc peut bénéficier d'avantages sociaux par rapport au travailleur noir mais même s'il est pas raciste, il n'a pas le pouvoir de changer la situation du travailleur noir."

L'idee de "responsabilite" n'est pas de se sentir personellement coupable d'etre un homme, d'etre hetero, d'etre blanc-he mais plutot de s'investir a mettre fin aux systemes d'opression en question.

En tant que femme blanche, je ne suis pas personnellement coupable pour tous les actes de racisme et d'homophobie. Par contre, je me sens responsable de m'eduquer sur les mechanisme qui reproduisent les inegalites raciales et sexuelles de facon institutionelle et systematique, et de travailler a y mettre fin. Dans un systeme raciste et heterosexiste, personne n'est neutre. personne n'est "pas raciste" ou "pas sexiste" : soit on choisit d'ignorer l'importance cruciale de ces problemes, et on est complice de leur reproduction; soit on est anti-raciste et feministe et on envisage un monde sans opression pour tous et toutes.

J'ai de la difficulte a comprendre comment quelqu'un-e qui se definit comme anarchiste peut envisager un mouvement pour "changer la societe" qui ne commence pas par questionner les inegalite en son sein. l'action directe, c'est pas seulement une affaire de commando secret, c'est la creation d'initiative egalitaires et libertaires au niveau local. c'est en mettant en place des relations de genre alternatives a petite echelle qu'on peut esperer transformer "la condition féminine dans la société"

Anonyme a dit…

Donc chaque oppression identitaire spécifique crée une classe? Il y a donc une classe femme, une classe homosexuel, une classe noir?

C'est intéressant...

BlackBloc a dit…

>>Donc chaque oppression identitaire spécifique crée une classe? Il y a donc une classe femme, une classe homosexuel, une classe noir?

Non. De l'existence d'une classe *matériellement* exploitée nait l'oppression identitaire. Le Fait précède l'Idéal.

Les femmes depuis un temps immémorial sont effectivement exploitées par les hommes en tant que classe. Que ce soit par le 'travail gratuit' qui composait une large part du revenu de la famille paysanne traditionelle au 'double shift' qui est toujours fréquent dans les familles modernes (ou la femme se tape a la fois le boulot hors de la maison et a la maison, sans compensation additionelle). Le patriarcat est une construction idéologique servant à expliquer, justifier et perpétuer un fait historique et économique. La critique de postmodernisme s'applique surtout a certaines féministes (de tendances libérales) qui s'attaquent aux ombres que l'oppression économique des femmes tracent sur la toile culturelle plutôt que de s'attaquer à la racine du problème (on n'est radical ou on l'est pas?).

Quand à la bourgeoise: est-ce qu'on sombre dans la définition de classe sociale comme simple reflet du revenu, ou bien on continue à utiliser la définition reposant sur le contrôle des moyens de production? Bien que cela a un peu changé dans les dernières années (du fait des luttes féministes), reste que en cas de divorce, la plupart d'entre nous pouvons prévoir qui entre l'homme bourgeois et sa femme restera maître et propriétaire des moyens de production...

Anonyme a dit…

mais l'avez vous regarder la vidéo?
il vous est clairement dit dedans:
on en a marre des étiquettes!
on s'en fout que les femmes les queer les... soient une classe ou non
c'est épuisant d'avoir à dire à des alliés que faire la grande révolution totale c'est bien peu attrayant si tout ce temps il faut être donnnt patiente en sachant qu'une fois la révolution faite, "l'autre"révolution pourra commencer...

come on les gars: suffit les discours...
move!
l'équité et la réciprocité avec nos amis on la veut maintenant
nos amis, on s'attend à ce qu'ils cherchent par eux même leurs comportement sexistes et prennent immédiatement la responsabilité de les transformer
ce qui implique également d'en communiquer la recherche et les actions à leurs camarades...

BlackBloc a dit…

>>on s'en fout que les femmes les queer les... soient une classe ou non

Si tu veux dire du point de vue de le legitimite des luttes, certainement pas. Mais si on parle de quelles methodes on va utiliser pour le combat, alors oui ca a franchement de l'importance!

Quelque chose de purement ideologique/culturel peut etre combattu par du 'consciousness raising', mais si il y a un interet economique en arriere de tout ca, tu peux faire autant de consciouness raising que tu veux, ca va donner que dalle, sauf pour un petit groupe de 'traitres de classe' (ou pour le patriarcat, je suppose des 'traitres de genre') qui sont prets a saboter leurs propres interets. Pas qu'on ait un probleme avec les traitres de classe, ca en prend, mais tu peux pas avoir une base revolutionaire solide juste avec ca...

Ou pour citer The Iron Heel, les bourgeois tu peux les attaquer autant que tu veux dans leur moralite, ils s'en fouteront tant que c'est par leur porte-monnaie auquel tu t'attaques.

Je pense pas qu'ici y aurait beaucoup de gens qui pensent que d'aller faire des ateliers de consciousness raising chez les patrons pour leurs expliquer les bienfaits de l'autogestion ca marcherait fort... Pour moi, le probleme a la base du patriarcat est de niveau economique, et ca necessite une restructuration radicale de la societe elle-meme avant meme que tu puisses penser voir un changement dans l'organisation revolutionaire anarchiste. Exemple: pourquoi c'est toujours nos camarades de genre feminin qui se ramassent les taches de garderie? Parce qu'elles ont ete socialisees des la naissance a faire ce boulot la, pas les hommes, et que quand vient le temps d'assigner des taches c'est toujours plus facile de couper les coins ronds et de tout donner aux camarades feminines qu'aux camarades masculins et de faire l'effort de donner le training adequat. C'est desolant, mais c'est ca. En partant ya un biais qui est externe a l'organisation revolutionaire a proprement parle, et 'there's only so much you can do' avec juste de la responsabilite individuelle. J'ai souvent eu l'experience d'etre le seul gars de corve de vaisselle, par exemple, et je considere que ca decoule plus du fait que j'ai ete eleve par une unioniste (CSN, mais bon, on peut pas tous avoir des parents revolutionaires!) feministe que de la 'moralite' exceptionnelle qui m'habite. :P

Anonyme a dit…

cher camarade,

Ces femmes là
comme moi et comme un nombre de camaradEs que tu ne peux probablement même pas compter
te parlent à toi
toi personnellement Black Block
toi personnellement cher méprisant: descente-dans-le-post-modernisme


on on te le dit: les discours de classe finissent par nous faire chier jusqu'à la lie
si
toi
personnellement
tu commences
immédiatement
pas seulement te gratifier de faire la vaisselle de temps en temps

torche les les kids
et demande toi comment ça se passe la résolution de conflit avec tes amies , amantes, amoureuses,
transforme now
tes propres comportements
après ça
on jasera de lutte de classe tant que tu voudras
et on citera marx et engels dans l'texte parfaitement
on est plusieurEs à être très fortes dans le placement de classiques
et Crois-moi

on sait ce que c'est que le conscious raising...
et tu sais quoi?
on en a plein l'cul
MOVE!

BlackBloc a dit…

De un : je vais supposer qu'il y a eu un travers de communication parce que je te sens aggressi(f/VE) envers moi alors que j'abonde plus ou moins dans ton sens, excepté que j'ai voulu apporté une précision parce que je pensais qu'on jettait le bébé avec l'eau du bain en rejetant toute analyse de classe du phénomène patriarcal sous la critique (méritée) que plusieurs s'en servent pour dénigrer les mouvements autres que prolétariat VS bourgeoisie. J'aimerais aussi rappeler que le fait que j'aille une analyse de classe ne préclut pas le fait que je puisse aussi (en même temps!) travailler au quotidien dans mes relations personelles, professionelles et militantes sur la question de mon privilège masculin.

Comme la communication se fait aussi bien par l'envoyeur que le récipient, je vais partir du principe que j'ai du mal m'exprimer si mes propos ont étés interprétés comme une attaque ou comme méprisants. Je donnais des exemples, entre autres, de la façon dont les femmes font encore le 'double shift' dans les associations militantes. L'idée étant, entre autre, de montrer le bien fondé des accusations de nos camarades anar-feministes. Aussi, mon allusion a "ma moralité exceptionelle" était une blague (self-deprecating comme dirait les anglos) qui voulait en fait montrer que c'est plus mes circonstances matérielles qu'un excès de ferveur révolutionaire personnelle qui a contribué à mon 'awareness'. Et je ne suis pas celui qui a fait une remarque désobligeante comme quoi on sombrait dans le post-modernisme, je répliquais à cette remarque!

Je crois pas enseigner grand choses a nos camarades féministes du point de vue de la théorie, et tout ce que je peux vraiment leur enseigner (et qu'elles peuvent m'enseigner) est plus du côté pratique. Je m'en vais sur la 30aine et j'ai environ 10 ans d'expérience dans des mouvances de gauche (pas toujours anarchistes), sans compter mes années de red diaper baby qui ne comptent pas vraiment comme de la militance de ma part mais m'ont exposées à différents mouvements sociaux. Mon cynisme grandissant me laisse croire que de travailler sur son personnel, même si ca m'a grandement apporté *a moi et a ceux et celles qui m'entourent* a fait peu progresser 'le mouvement' en général au point de vue féministe du terme. Je vois pas vraiment de différence dans la division de travail entre les genres comparé à il y a 10 ans. Et c'est pas la première fois qu'on entend nos camarades nous critiquer sur la question. Je comprend parfaitement mes camarades d'être, disons, tannées en osti. C'est le cas pour moi aussi.

Ma conclusion (personelle) c'est que c'est le résultat d'avoir privilégié longtemps des solutions *individualistes* à un problème *social*. Et aussi, en général, que les gens voient ca comme un problème individuel et personnel. Ca prend de la part de l'organisation révolutionaire *en entier* une volonté et une responsabilité *collective* de faire le changement. Ca comprend entre autre de fournir du training dans des tâches traditionnellement associées a un genre à des camarades de l'autre genre (sinon même en s'y prenant de façon méritocratique en prenant le ou la camarade 'meilleurE' pour la tâche, on se retrouve juste à tacitement reconstruire la division de tâches sexiste). Et ca ca coute du temps. Juste attendre que chaque camarade décide individuellement de s'impliquer, même avec du shaming, ca donne pas grand chose, a mon avis et de mon expérience. Peut être que ton expérience diffère de la mienne et j'aimerais bien entendre ton point de vue.

(Et attention, je ne parle bien entendu pas ici que c'est les *femmes* qui devraient être responsables d'entrainer ou de pousser les hommes à faire ces démarches. Je parle de la nécessité du ou des collectifs de le faire.)

Mais bon, j'suis un vieux collectiviste fini et peut être que j'ai tort sur la question.

Anonyme a dit…

mon français est pas bon alors excuse si je fais pas une réponse complète.

mais je veux dire que je comprends cette colère de my sister.

here's a tool for you guys:


ARE YOU A MANARCHIST QUESTIONNAIRE

General Questions:

I. Do you ascribe to either:
A) Passive-Aggressive Patriarchy:" (often come across as a
victim/helpless/in
need/dependent and get women in your life to be your physical and
emotional
caretakers?

to buy you things? to take care of your responsibilities?
pick up your slack? use guilt or manipulation to get out of your
responsibilities
and equal share of the work? do you treat your female partner like a
"mom" or your secretary?)

B) "Aggressive Patriarchy:" (Do you often take charge? Assume that a
woman can’t do something right so you do it for her? Believe that only
you can take care of things? Think that you always have the right
answer?
Treat your female partner like she’s helpless, fragile, a baby or weak?
Do you put down your partner or minimize her feelings? Do you belittle
her opinions?)

2. How do you react when women in your life name something or someone
as patriarchal or sexist? Do you think of her or call her a "PC Thug,"
"Feminazj," "Thin-skinned," "Overly-Sensitive," a "COINTELPRO-esque"
or "Un-fun?"

3. Do you see talking about patriarchy as non-heroic, a waste of time,
trouble making, or divisive?

4. If a woman asks your opinion, do you assume she must not know
anything
about the subject?

5. Do you believe that women have "natural characteristics" which are
Inherent in our sex such as "passive," "sweet," "caring," "nurturing,"
"considerate," "generous," "weak," or "emotional?"

6. Do you make fun of "typical" men or "frat boys" but not ever check
yourself to see if you behave in the same ways?

7. Do you take on sexism and patriarchy as a personal struggle working
to fight against it in yourself, in your relationships, in society,
work,
culture, subcultures, and institutions?

8. Do you say anything when other men make sexist or patriarchal
comments?
Do you help your patriarchal and sexist friends to make change and help
educate them? Or do you continue friendships with patriarchal and
sexist
men and act like there is no problem.


and please aller voir la fin sur
http://www.anarcha.org/sallydarity/AreyouaManarchist.htm

ysengrimus a dit…

Il est de plus en plus observable qu’il existe un féminisme de droite

http://ysengrimus.wordpress.com/2009/10/15/sur-le-feminisme-de-droite/

Nier cette sorte de « consécration » sociale du féminisme, c’est quand même un peu se mentir…
Paul Laurendeau