jeudi, décembre 11, 2008

Victoire pour la classe ouvrière américaine

Je vous ai parlé (ici) de l’occupation d’une usine, à Chicago. Si on fait le calcul, aujourd’hui, ça aurait fait six jours. Mais… c’est déjà réglé! Hier soir, les travailleuses et les travailleurs se sont réuniEs dans la cafétéria de leur usine pour connaître l’avancement des négos. En ces temps de crise, où la classe ouvrière se mange jour après jour quelques coups de plus sur la gueule, ça semble incroyable : l’offre, acceptée à l’unanimité, est une réelle victoire pour les membres du local 1110 de l’UE*.

Deux mois de salaire payés (prévus par la loi, initialement refusés par l’employeur), deux mois d’assurance-santé, et la rémunération de tous les congés accumulés non-utilisés. L’argent (pour un total de 1.75 M$), qui provient de la JPMorgan Chase et de la Bank of America, est prêté aux patrons mais sera placé dans un fond indépendant et ne pourra servir à rien d’autre qu’à payer les employéEs. V’là une semaine, c’était rien, zéro. La phrase d’un délégué syndical résume bien toute la situation : “We fought to make them pay what they owe us, and we won.” (On s’est battuEs pour leur faire payer ce qu’ils nous devaient, et on a gagné.)

D’autre part, les camarades de Republic Windows & Doors ont mis sur pied une fondation – la Fondation « Fenêtre d’opportunité » – qui, en plus des milliers de dollars reçus en solidarité pendant l’occupation, servira à amasser des fonds pour la réouverture de l’usine. C’est donc un dossier à suivre.

Avec le titre de ce billet, certaines personnes auront peut-être l’impression que je monte sur mes grands chevaux. Mais je crois réellement que cet épisode servira (ou devrait servir) d’exemple pour tous les travailleurs et toutes les travailleuses, qui font face à l’incertitude, à l’injustice, à des jours difficiles. C’est une preuve assez claire qu’en s’organisant de façon démocratique et combattive, on peut obtenir satisfaction.

Un autre aspect très positif : la solidarité internationale. En cinq jours, des lettres d’appui, d’encouragement et de solidarité ont été envoyées de partout, du Mexique au Japon. Devant la mondialisation de l’économie, les travailleurs et les travailleuses du monde entier ont grandement besoin de sortir du cadre étouffant des nationalismes. Contre le capitalisme, nos luttes sont sans frontières!

Pour conclure, une phrase, cruellement d’actualité, scandée hier soir par les syndiquéEs qui sortaient de l’usine : « Power to the workers ! »

* Si vous lisez l’anglais, je vous suggère le site du syndicat, l’UE (pour United Electrical, Radio and Machine Workers of America), véritable syndicat de combat.

Maxi toujours en grève...

Nos camarades de Québec(via Voix de Faits) ont écrit un excellent article sur la grève chez Maxi, que voici.

La ligne de piquetage devant le Maxi Fleur de lys. Photo: Roxane Larouche (TUAC-503)

Depuis le 22 octobre, une grève frappe certaines épiceries «Maxi» de l'est de la province. Au total, ce sont 789 membres de la section locale 503 du syndicat des Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce (TUAC) qui ont croisé les bras de Trois-Rivières à Sept-Îles. Des lignes de piquetage ont été dressées devant sept commerces de la région, dont les «Maxi» de Place Fleur de lys, à Vanier, Lebourgneuf et Louis XIV à Charlesbourg. Il s'agit d'un conflit majeur pour le syndicat, qui cherche à uniformiser les conditions de travail dans l'ensemble de la bannière.

Comment des salariés au statut somme toute précaire, 60% de temps partiel, en sont-ils venus à prendre le sentier de la grève? «Les dernières années ont été difficiles dans le domaine de l'alimentation, surtout chez Maxi, explique André Dumas, président des TUAC-503. L'employeur a restructuré son entreprise et a fermé ses boucheries. Il y a toujours un département de viandes mais il n'y a plus de boucher actif qui coupe la viande dans les épiceries. C'était le meilleur travail, en tout cas le mieux rémunéré dans les épiceries. De plus, à la suite de ça, les gens les mieux payés ont vu leurs salaires gelés pendant plus de 8 ans.» Or Maxi est une bannière rentable, en fait, c'est la bannière qui s'en tire le mieux actuellement au Québec et elle appartient à la chaîne la plus riche. Alors, il y a deux ans, le syndicat a lancé un processus pour identifier avec les membres les revendications qui permettraient d'améliorer leurs conditions.

«Nous, ce qu'on a identifié, c'est d'avoir une convention collective pratiquement uniforme dans toute la bannière, raconte André Dumas. On s'est assis avec les délégués et on a monté un projet très réaliste et terre-à-terre et on l'a négocié dans un premier Maxi, à Baie-Comeau. Ça a pris un bon bout de temps, mais on en est venu à une bonne entente, les gens étaient satisfaits, et on a demandé la même entente dans les autres établissements Maxi, ce que l'employeur refuse.» En cas de refus, les syndiqués avaient voté massivement pour la grève dans 13 Maxi sur 14 (dans le cas du Maxi d'Estimauville, l'offre finale patronale a été présentée aux membres et acceptée à 62.5%). De plus, le syndicat a déposé une nouvelle demande d'accréditation syndicale unique pour une quinzaine de Maxi de l'est de la province, marquant ainsi sa volonté d'en arriver à une seule et même convention collective.

Écoutez notre entrevue avec le président du syndicat local:







Diviser pour régner

Face à cette stratégie, la compagnie applique la tactique de diviser pour régner. Elle argue offrir des conditions en fonction des conditions locales du marché de l'emploi et du volume de vente de chaque magasin. «C'est une grève de solidarité, explique Guy(*) un gréviste rencontré en face du Maxi Fleur de lys, parce qu'on aurait pu obtenir ce qu'on voulait dans la plupart des magasins mais certains n'avaient pas les mêmes choses que nous autres. Pourtant, le gars qui place du lait, que ce soit dans le magasin de Sainte-Anne-de-Beaupré, par exemple, versus celui de Lebourgneuf, il fait la même job, c'est pour ça qu'on demandait la même chose.»

Curieusement, les fissures dans le front commun syndical ne sont pas venues des magasins «les mieux nantis» mais plutôt de petits établissements au nom desquels les autres font la grève. Ainsi en est-il dans la région du Maxi Louis XIV. Là-bas, une pétition a été initiée exigeant un vote sur les offres finales de l'employeur et le retour au travail avant les fêtes. Sur place, nous avons rencontré des piqueteurs furieux qui, sous le couvert de l'anonymat, en avait long à dire sur leurs «collègues». Selon la rumeur, il s'agirait d'une mouvement dirigée par une assistante gérante et «l'équipe du jour», des gens qui trouvent leur compte dans les offres actuelles. «Ils ne sont pas venus aux assemblées, à quoi ils pensaient?, lâche un gréviste amer. On est pas tout seuls là-dedans, le vote de grève a été pris à 100% ici, à cause d'eux-autres on est gênés de dire qu'on vient de Louis XIV dans les manifs.» Plusieurs craignent un retour au travail particulièrement difficile avec les «collègues».

Les demandes

Les principales demandes des syndiquéEs concernent quatre points. Tout d'abord, les grévistes veulent des augmentations salariales de 3%. Mais ce n'est pas le principal, selon les grévistes rencontrés. Les demandes «normatives» sont en effet beaucoup plus importantes parce qu'elles vont vraiment changer les conditions de travail. Il y en a trois principales. La première est une protection des employés régulier. La seconde est la rotation pour la journée du dimanche, afin de permettre aux étudiantEs d'avoir au moins une journée de congé de temps en temps. La dernière est finalement le choix des horaires par ancienneté.

Bloquage de l'entrepôt Provigo par 352 gréviste le 26 novembre dernier.
Photo: Roxane Larouche (TUAC-503)



Les patrons exigent auprès de la Commission des relations de travail que les employéEs puissent voter sur les «offres finales» de la compagnie, ce que conteste le syndicat. Au moment d'écrire ces lignes, les actions d'éclat se multiplient aux quatres coins de la province mais des rencontres de conciliation avec un médiateur du Ministère du travail sont à l'agenda. Les propriétaires perdent au moins 6,5 M$ par semaine durant la grève. Afin d'hâter le réglement du conflit, les grévistes demandent aux clientEs de s'abstenir d'acheter dans les Maxis toujours ouvert.

(*) Sans revendiquer l'anonymat, Guy a «oublié» de nous donner son nom de famille.

[Texte à paraître dans Droit de Parole - Entrevue diffusée à l'émission Voix de faits sur les ondes de CKIA 88,3 FM les 10 et 11 décembre 2008]


mardi, décembre 09, 2008

Des nouvelles du front Grec....

Pour ceux et celles qui sont intéressé-es à avoir un peu plus d'information sur la situation en Grèce, voici un blogue qui donne de l'information de façon assez soutenue en anglais. Beaucoup d'informations et de détails dont les médias bourgeois ne traiteront pas. Solidarité avec nos camarades grecs!
Pour consulter le blogue: On the Greek Riots

EDIT: Tel que mentionné en commentaire(merci de m'avoir fait connaitre ce lien), il existe aussi un équivalent francophone de ce blogue que vous pouvez consulter ici:
Émeutes et amour


Ils ont d'ailleurs créer une carte dynamique des émeutes et des occupations à Athènes que voici:



Agrandir le plan

Pour voir la carte plus en détails: Ici.

Les abstentionnistes toujours en tête de scrutin!

Une autre campagne de terminée, une autre s'enclenchera possiblement en janvier au fédéral. Une campagne qui fut éclipsée par la crise au fédéral et qui somme toute démontre le dégout des gens pour notre système politique. Un taux record depuis 1927 (44,62%) d'abstention soit 42,67%. En chiffres, ça signifie que 2 248 750 inscritEs sur 5 738 811 n'ont pas été voter. Ce qui est significatif de la déchéance de notre système politique alors que nous sommes en plein coeur d'une des pires crises du capitalisme.

Un gouvernement libéral majoritaire (42,05% des bulletins "valides") a obtenu dans les faits 24,1% des votes des inscritEs. Le PQ récolte quant à lui 20,15% du scrutin total. Encore une fois, l'absurdité du système est démontrée, le PLQ et le PQ ensemble n'ont même pas obtenu autant de voix que les abstentionnistes...

Autre bonne nouvelle, Mario Dumont, quitte l'ADQ. Nos camarades de Québec ont d'ailleurs écrit un billet à ce sujet. Serait-il possible que son refus de commenter la crise au fédéral et sa démission hier soir, camouflerait un passage au fédéral? On peut toujours s'amuser à spéculer. Mais avec une élections prochaine au fédéral, Mario serait-il tenté de passer au Conservateurs? De plus en plus de rumeurs circulent à ce sujet, mais les prochaines semaines nous en approndront plus...

Par ailleurs, l'élection du premier candidat de Québec solidaire, soit Amir Khadir, ne fera que démontrer une fois de plus l'inutilité d'une gauche parlementaire. Mais, à quand une première scission au sein du parti?

La désillusion des gens face au système politique et un gouvernement libéral majoritaire qui va tout faire pour reprendre son programme de coupures, ne peuvent qu'accroître la grogne des gens. Les mobilisations de masse et le début d'une guerre sociale semblent maintenant inévitables pour l'élite dirigeante...

Manifestation 13 décembre:Des bavures policières, des enquêtes biaisées, l'impunité... PLUS JAMAIS!


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Tournoi de dés -- Rassemblement festif -- Bouffe sur place
Samedi le 13 décembre 2008
14 heures
Parc Henri-Bourassa
coin Rolland et Pascal
Montréal-Nord
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La Coalition contre la Répression et les Abus Policiers (CRAP) dénonce le blanchiment lundi de l'agent Jean-Loup Lapointe qui a tué Fredy Villanueva le 9 août 2008 à Montréal-Nord, dernière preuve que l'impunité policière est bien vivante au Québec. Au cours d'une conférence de presse devancée après que des médias aient annoncé sa décision avant lui, le directeur des poursuites criminelles et pénales Louis Dionne a annoncé qu'aucune accusation ne serait portée contre l'agent Lapointe ou sa partenaire Stéphanie Pilotte car ils n'auraient commis "aucune infraction criminelle". Nous continuons d'exiger la justice pour Fredy et que l'agent Lapointe soit accusé pour le crime qu'il a commis en tirant 4 balles sur des jeunes qui jouaient aux dés dans le parc Henri-Bourassa, en tuant un et en blessant deux autres.

Le résultat de l'enquête de la SQ est révoltant, mais pas surprenant car elle n'avait aucune crédibilité dès le départ. En effet, quand la police enquête sur la police, le résultat est tout le temps le même: la soi-disant enquête policière ne fait que confirmer la version policière de l'évènement et il ne reste ensuite aux procureurs qu'à blanchir les agents. C'est pourquoi sur les 43 personnes tuées par la police de Montréal depuis 1987, les agents n'ont été accusés que dans 4 cas: 2 agents ont été acquittés (Gosset et Stante), dans un cas un policier a été reconnu coupable et a fait des travaux communautaires (agent Markovic) et dans l'affaire Barnabé des agents ont été reconnus coupables, mais ils ont ensuite réintégré la police de Montréal. En plus, le procureur François Brière qui a raconté aux médias la version policière de la mort de Fredy est le même qui avait décidé de ne pas porter d'accusations contre les agents Thibert et Bordeleau qui ont tué Quilem Registre en lui donnant 6 décharges électriques de Taser en octobre 2007 à St-Michel! Les dés étaient donc pipés dès le départ.

Quant à l'enquête publique annoncée par le ministre de la Sécurité Publique et ministre de la Justice Jacques Dupuis, elle pourra nous permettre d'en apprendre plus sur les circonstances de la mort de Fredy, mais ce n'est qu'une mince consolation pour le déni de justice que constitue le refus de porter des accusations contre les policiers assassins. Nous saluons l'annonce que la famille Villanueva va poursuivre au civil la Ville de Montréal et l'agent Lapointe, un des seuls moyens légaux d'espérer obtenir la justice.

Enfin, nous devons souligner le fait que ces annonces ont été faites le jour même où une vigile soulignait les 3 ans de la mort de Anas sous les balles de l'agent Yannick Bernier à Côte-des-Neiges. Or, dans ce dossier comme dans la plupart des autres cas de bavures où il n'y a pas eu d'émeutes, le minstre Dupuis n'a jamais ordonné la tenue d'une enquête publique. La famille Bennis lutte contre la Fraternité des Policiers et Policières de Montréal qui veulent faire empêcher une enquête publique, comme ils le font dans le dossier de Michel Berniquez, tué en 2003 par des policiers à Montréal-Nord...

Pour toutes ces raisons, nous organiserons un rassemblement familial et festif à Montréal-Nord qui aura lieu le samedi 13 décembre 2008 à 14h au parc Henri-Bourassa (coin Pascal et Rolland).

Justice et Vérité pour Fredy Villanueva! Accusez l'agent Lapointe!

lundi, décembre 08, 2008

L'occupation de la Polytechnique d'Athènes publie un communiqué

Vous avez peut-être entendu parler de ce qui se passe en Grèce? Sinon, le billet d'un camarade de Voix de Faits fournit une introduction : .

Bref, ça brasse. L'université polytechnique d'Athènes est sous occupation, et un communiqué vient d'être publié. Ma traduction :

Samedi, 6 décembre 2008, dans le quartier d'Exarchia, Alexandros Grigoropoulos, un camarade âgé de 15 ans, a été assassiné, de sang froid, d'une balle policière à la poitrine.

Contrairement aux dires des politiciens et des journalistes, complices de ce meurtre, il ne s'agit pas d'un "incident isolé", mais d'un débordement de la répression étatique qui cible, systématiquement et de façon organisée, ceux et celles qui résistent, qui se révoltent, les anarchistes et les anti-autoritaires.

C'est la pointe du terrorisme d'État qui s'exprime par l'amélioration du rôle des mécanismes de répression, leur armement continu, l'augmentation du niveau de violence qu'ils utilisent, avec la doctrine de la "tolérance zéro" et la propagande médiatique diffamatoire qui criminalise celles et ceux qui luttent contre l'autorité.

Ce sont ces conditions qui préparent le terrain pour une intensification de la répression, en tentant d'abord d'extraire le consentement social, et en armant les assassins en uniforme de l'État.

La violence létale dirigée contre le peuple dans les luttes sociales et de classes a pour objectif la soumission de toute la population, servant de sentence exemplaire et répandant la peur.

Ce meurtre fait partie de l'attaque plus large de l'État et des patrons contre l'ensemble de la société, et vise à imposer des conditions d'exploitation et d'oppression plus rigides, à consolider leur contrôle et leur répression. Des écoles et universités aux donjons de l'esclavage salarié, avec ses centaines de morts dans les prétendus "accidents de travail" et une bonne partie de la population vivant dans la pauvreté... des champs de mines situés aux frontières, des pogroms et des meurtres de réfugiéEs, d'immigrants et d'immigrantes aux nombreux "suicides" dans les prisons et les commissariats de police... des "coups de feu accidentels" des barrages policiers à la répression violente des résistances locales... La démocratie montre les dents!

Immédiatement après le meurtre d'Alexandros, des manifestations et des émeutes spontanées ont éclaté dans le centre d'Athènes, la Polytechnique, les Écoles d'Économie et de Droit sont occupées et les attaques contre l'État et le capitalisme se propagent dans les différents quartiers et dans le centre de la ville. Manifestations, attaques et affrontements éclatent à Thessalonique, Patras, Volos, Héraklion et La Canée en Crète, en Giannena, Komotini et de nombreuses autres villes. Dans la ville d'Athènes, sur la rue Patission - où se trouvent la Polytechnique et l'École d'Économie - des affrontements se poursuivent toute la nuit. Les brigades anti-émeutes tirent avec des balles de plastique.

Dimanche le 7 décembre, des milliers de personnes manifestent en direction des quartiers généraux de la police à Athènes et attaquent l'escouade anti-émeute. Des affrontements d'une ampleur sans précédent se multiplient dans les rues du centre de la ville et durent jusqu'à tard dans la nuit. Plusieurs manifestantes et manifestants sont blesséEs, dont une partie est détenue par la police.


Nous maintenons l'occupation de l'École polytechnique, qui dure depuis samedi soir, offrant ainsi un espace de rassemblement pour toutes les personnes qui luttent, et un centre permanent de résistance de plus dans la ville.
Sur les barricades, dans les occupations d'universités, dans les manifestations et dans les assemblées, nous gardons vivante la mémoire d'Alexandros, mais aussi celle de Michalis Kaltezas et des autres camarades assassinéEs par l'État, renforçant la lutte pour un monde sans maîtres ni esclaves, sans police, sans armées, sans prisons, sans frontières.

Les balles des meurtriers en uniforme, les arrestations et les contrôles musclés des manifestants et manifestantes, la guerre de gaz chimique lancé par les forces de police, non seulement ne peuvent imposer le silence et la peur, mais deviennent pour le peuple la raison de soulever contre le terrorisme étatique les cris de la lutte pour la liberté, d'oublier leurs craintes et de se rejoindre - de plus en plus à chaque jour - dans les rues de la révolte. Pour laisser déborder la rage, jusqu'à ce qu'elle les noie!

Le terrorisme de l'État ne passera pas!

Nous demandons la libération immédiate des camarades arrêtéEs les 7-8 décembre.

Nous envoyons notre solidarité à celles et ceux qui occupent les universités, qui manifestent et qui affrontent les assassins de l'État d'un bout à l'autre du pays.

- L'occupation de l'École polytechnique d'Athènes

Source : Libcom.

dimanche, décembre 07, 2008

Après 5 ans et demi, Adil Charkaoui va subir un simulacre de procès...sans preuves!

La Coalition Justice pour Adil Charkaoui lance un appel à la solidarité dans le cadre du "procès" public qui se déroulera bientôt à la cour fédérale de Montréal. Après des mois et des mois d'emprisonnement, de restrictions sévères sur sa vie, de salissage médiatique et d'impossibilité pour sa famille de mener une vie normale, Adil Charkaoui doit maintenant subir un procès complètement factice, monté de toute pièces sur des "preuves" probablement extrêmement fragiles ou peut-être même inexistantes. Pour ne pas perdre la face, et au nom de la sainte "sécurité nationale", l'État canadien s'apprête à conclure son procès tout à fait kafkaesque d'Adil Charkaoui. Ne laissons pas faire!

APPEL URGENT AUX PERSONNES QUI ONT À COEUR LA JUSTICE, AUX AMI-E-S ET ALLIÉ-E-S DE CHARKAOUI :

REMPLISSONS LA COUR DÈS LE 9 DÉCEMBRE !

Mardi le 9 décembre à 9h30
Premier jour du simulacre de procès
Cour fédérale, 30, rue McGill (métro Square Victoria), Montréal

*Afin d'éviter de vous présenter en cour après que l'audience soit terminée, veuillez appeler l'un de ces numéros avant de vous déplacer : 514-222-0205 ou 514-516-2793.

APPEL URGENT À LA SOLIDARITÉ EN COUR

Dès le mardi 9 décembre, Adil Charkaoui entreprendra la partie publique de son procès secret. Pourtant, on vient d'apprendre que le SCRS n'a même présenté de preuve à la cour.

Pour la première fois depuis le début de l'affaire Charkaoui, la cour examinera publiquement le « caractère raisonnable » du Certificat de sécurité qui a été émis contre Adil.

Nous pouvons nous attendre à un véritable procès-spectacle : pas d'accusations ; aucune preuve (apparament même le juge ne détient pas de preuves à l'appui des rapports secrets du SCRS) ; des soupçons secrets (Adil lui-même n'a pas accès aux rapports secrets) ; des normes faibles (le juge n'a pas à décider si les allégations sont vraies, il doit seulement se prononcer sur leur caractère « raisonnable »). Pendant ce temps, le juge, le gouvernement et les deux avocats spéciaux ont déjà tenu des audiences secrètes.

CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE : VENEZ AUX AUDIENCES !

Deux semaines ont été allouées à ce soi-disant « débat sur le certificat », bien que comme d'habitude, on ne puisse prédire le nombre de jours où Adil sera présent en cour. Nous demandons ainsi aux gens de venir au tribunal les deux premiers jours du procès et de rester en contact avec des membres de la Coalition afin d'être mis au courant des développements de l'affaire.

Il est extrêmement important de remplir la salle d'audience chaque jour où Adil et sa famille seront soumis à ces procédures biaisées et démoralisantes. Ce procès se déroule à un moment clé quant à l'urgence de la situation dans laquelle se trouve Adil et les 4 autres détenus en vertu des Certificats de sécurité : plus que jamais, le soutien du public est essentiel.

*Afin d'éviter de vous présenter en cour après que l'audience soit terminée,*
Appelez l'un de ces numéros *avant* de vous déplacer : 514-222-0205 OU 514-516-2793.

* Si l'audience est annulée ou si elle termine tôt.*
Des membres de la Coalition se rencontreront et feront du travail de liaison afin de mobiliser plus de soutien en cour pour les jours à venir. D'une manière ou d'une autre, votre temps sera consacré à appuyer la campagne contre les Certificats de sécurité. Lorsque vous téléphonez aux numéros mentionnés ci-dessous, nous vous donnerons les renseignements concernant ce rendez-vous si l'audience est annulée.

* Groupe de surveillance de la Cour fédérale (pour les organisations)*
Nous invitons toutes les organisations à se joindre au Groupe de surveillance de la Cour fédérale. Plus précisément, nous demandons que les organisations désignent deux membres qui seront présents en cour au moins l'une des journées d'audience (si deux de vos membres peuvent se présenter à tous les jours, c'est encore mieux !). Veuillez se joindre ou nous informer des journées où des membres de votre organisation seront présents : justiceforadil@riseup.net.

MISE À JOUR SUR LA SEMAINE PASSÉE

Vendredi matin, le juge a conclu que l'Association du Barreau du Québec pourra intervenir dans le dossier d'Adil. (Vous pouvez consulter leurs arguments écrits.) L'Association du Barreau du Québec est l'instance qui supervise la pratique juridique professionnelle partout au Québec, et est l'organisation professionnelle officielle des avocat-e-s du Québec.

D'AUTRES MOYENS D'ÊTRE SOLIDAIRES

Si vous ne pouvez pas vous presenter en cour, veuillez participer à la journée pan-canadienne d'action contre les certificats de sécurité, le mercredi 10 décembre :

- À Montréal : Action théâtrale à MIDI devant la Cour fédérale (30 Rue McGill, métro Square-Victoria), mercredi 10 décembre.

- À Toronto: communiquez avec tasc@web.ca (anglais)

- À Ottawa: communiquez avec justicepourmohamedharkat@yahoo.ca ou veuillez voir www.justiceforharkat.com.

Vous pouvez suivre le développement de cette affaire à http://www.adilinfo.org

samedi, décembre 06, 2008

Occupation d'usine à Chicago

En gros, la petite histoire commence mardi passé, quand les boss de Republic Windows & Doors (une compagnie dans le nord de Chicago) annoncent que l'usine devait fermer vendredi, pour des raisons de manque de cash (la Bank of America a racheté la banque avec laquelle la compagnie avait une entente pour 5M$ en aide et a décidé que ça faisait plus son affaire). Dans ces cas-là, y'a le Worker Adjustment and Retraining Notification (WARN) Act, loi datant de 89, qui protège une partie de la classe ouvrière américaine en prévoyant un délai de 60 jours avant qu'un patron puisse mettre la clef dans la porte (peut aussi choisir de payer 60 jours de salaire). Et la loi de l'État de l'Illinois prévoit un 15 jours supplémentaire.

Sauf que les 240 travailleurs et travailleuses de la place n'ont rien eu et ont donc organisé un sit-in, vendredi, qui a viré en occupation. Une rencontre devait avoir lieu avec la banque et RW&D, mais la compagnie ne s'est pas pointée. Les camarades ont affirmé leur volonté de rester jusqu'à ce qu'ils et elles obtiennent, au moins, l'indemnisation prévue par la loi, ou jusqu'à ce que la police les tasse par la force.

Comme si c'était pas assez, y'a un politichien démocrate qui s'en mêle, et, de ce que j'ai cru comprendre, une partie des ouvriers et ouvrières l'encourageait d'un glorieux : "Si se puede" (Yes we can, le slogan de campagne d'Obama).

C'est donc une histoire à suivre, qui servira, je l'espère, à montrer que la solidarité et la combativité sont nos armes face aux temps durs qui s'en viennent.

EDIT: Des photos de l'occupation de l'usine sont disponibles sur l'Indymedia Chicago.

jeudi, décembre 04, 2008

Chronique L’impasse afgane (1/6) : Quand l’occupant était russe

Un de nos camarade du collectif de Montréal, publiera 6 chroniques dans le mensuel d'Alternative Libertaire. La chronique qui s'intitule L'impasse Afghane, a débuté dans le no. du mois de novembre. Nous publions donc ici la première partie.

Entre 1979 et 1989, l’Afghanistan a connu une terrible guerre opposant l’Armée rouge aux moudjahidin. Les arguments pour justifier l’intervention soviétiques ressemblaient singulièrement à ceux de l’Otan.

L’URSS est présente en Afghanistan dès 1919, et y joue un rôle important : en 1978, son aide financière fournit 40 % du budget afghan [1]. En avril 1978, le Parti démocratique populaire d’Afghanistan prend le pouvoir sous la direction de Taraki et se rapproche de l’URSS. Les États-Unis tentent alors de déstabiliser le pays, en finançant une trentaine de groupes de moudjahidin. Le président Taraki est assassiné par Amin, dont le coup d’État déclenche une guerre civile. Plus de 600 membres du parti communiste sont alors exécutés [2]]]. Mais ce chef d’État est à son tour assassiné en décembre 1979, par un homme de main du KGB à Kaboul.

70 ans de présence soviétique

L’Armée rouge envahit à ce moment l’Afghanistan, sous prétexte d’une attaque imminente des États-Unis, qui mettrait en péril la révolution Afghane. Elle invoque une intervention en conformité avec le Traité soviético-afghan, à la demande d’un gouvernement ami aux prises avec une insurrection subventionnée par les États-Unis (article 51 de la Charte des Nations unies). Selon la Pravda, cette intervention humanitaire devait prévenir l’instauration d’un régime terroriste, protéger le peuple afghan d’un génocide et repousser une éventuelle agression étrangère [3].

La propagande à l’Est et à l’Ouest

Mais les dirigeants de l’Occident voient la réalité d’une toute autre façon, et soutiennent la guérilla anticommuniste, qu’ils jugent tout à fait légitime. Ronald Reagan compare même Ben Laden et un groupe de rebelles afghans, qu’il reçoit, à « l’équivalent moral des pères fondateurs des États-Unis » 1. Car l’Occident sait que l’URSS a des intérêts impérialistes dans le contrôle des ressources du Moyen-Orient. Un intérêt crucial également pour les pays de l’Otan, car le nord de l’Afghanistan constitue une route alternative pour le pétrole du Kazakhstan et de l’Azerbaïdjan, deux régions qui représentent 4 à 5 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz naturel [4].

Les peuples n’aiment pas les libérateurs bottés

En mars 2008, dans des débats au parlement canadien, un soldat soviétique, qui a servi en Afghanistan en 1987, déclare que « son unité livrait de la nourriture, du bois de chauffage, des vêtements […] aux Afghans ordinaires. Elle a construit des lignes de transport d’électricité, protégé les médecins soviétiques ». Ces soldats considéraient donc « que toute personne qui leur offrait une résistance était nécessairement mauvaise », puisqu’ils étaient là pour aider ces gens [5]. Récemment, une militaire canadienne déclarait : « Ce sont les Américains qui font la guerre. Nous, on est en Afghanistan pour la paix. On bâtit des écoles, on essaie d’aider le monde. » [6] Malheureusement, en dépit des « nobles intentions », autant des soviétiques que de l’Otan, tous se foutent éperdument de la population afghane.

Pendant plus de neuf ans, 250 000 soldats soviétiques ont constamment occupé le pays, 14 000 ont été tués et 75 000 blessés. De l’autre côté, 1 242 000 morts Afghans sont estimés, dont 80 % de civils. Aujourd’hui, comment l’occupation de l’Otan, qui repose sur les mêmes raisons fallacieuses que celle de l’URSS, peut-elle espérer réussir avec 70 000 hommes ?


[1] Dupuis Déri F., L’Ethique du vampire. De la guerre d’Afghanistan et quelques horreurs du temps présent, Lux, 2007.

[2] PCUS, Report on Events in Afghanistan on 27-28 December 1979, sur www.alternativeinsight.com.

[3] Lyahovsky, A. A., & Zabrodin, V. M., Taini Afganskoi Voini [Secrets of the Afghan War], Moscow, Planeta, 1991.

[4] Genté R., « Du Caucase à l’Asie centrale, « grand jeu » autour du pétrole et du gaz », Le Monde diplomatique, juin 2007.

[5] http://www2.parl.gc.ca

[6] « S’engager… sans vouloir combattre », La Presse, 12/10/08.

Dico anticapitaliste : Qu’est-ce que l’Impérialisme ?


Nos camarades d'Alternative Libertaire, définissent chaque mois dans leur mensuel, un concept du mouvement libertaire. Ce mois-ci c'est le concept d'impérialisme qui est défini.

Chaque mois, un mot ou une expression passée au crible par Jacques Dubart.

« Là où sont les intérêts, là doit être la domination » disait Charles Dilke, un politicien britannique de la fin du XIXe siècle. De fait l’impérialisme est d’abord une histoire de domination, même si celle-ci a revêtu des formes et des intensités très variables. Il y a un impérialisme colonial, qui a été celui de l’Afrique jusqu’aux années 1960, caractérisé par la brutalité et le racisme ; il y a les « protectorats » comme la Palestine, le Liban avant 1948, l’Irak ou l’Afghanistan aujourd’hui ; il y a la soumission des pays pauvres d’Afrique, d’Amérique et d’Asie par le biais des règles du commerce international ; il y a enfin les provinces dominées culturellement et économiquement au sein d’un empire (Tchétchénie, Tibet, Dom-Tom).

Mais il y a des constantes. Quand un pays est dominé par un État impérialiste, son économie est orientée en fonction des intérêts de son tuteur, au détriment de ceux de sa population. Les marchés locaux sont plus ou moins détruits par l’importation de produits industriels à bas prix, les secteurs industriels qui subsistent sont mis sous la tutelle des compagnies financières de la puissance impérialiste, la terre peut même être confisquée aux agriculteurs locaux.

L’impérialisme est synonyme de violence : guerres de conquête, répression des soulèvements « indigènes », destruction des structures sociales qui lui font obstacle, imposition de sa culture, de sa langue voire de sa religion, mise en place d’une administration limitant ou supprimant la souveraineté du pays considéré…

L’impérialisme divise les populations qui cohabitent sur un même territoire. En dressant les « petits blancs » des colonies contre les « indigènes » pour éviter qu’ils ne fassent alliance contre leurs exploiteurs ; en divisant les « indigènes » entre eux, à coup de théories racialistes (les Hutus et les Tutsis du Rwanda en sont des victimes exemplaires). Le général français Gallieni, bourreau de l’Afrique ne disait-il pas que les « premiers efforts de tout commandant territorial » doivent tendre à « l’étude des races », des « haines » et des « rivalités » qui les opposent, que « toute action politique dans la colonie doit consister à discerner et mettre à profit les éléments locaux utilisables, à neutraliser et détruire les éléments locaux non utilisables » ?

Aujourd’hui l’Union européenne, les États-Unis, la Russie et la Chine sont les principales puissances impérialistes sur la planète. « Imaginons un instant les États-Unis et l’Europe sans le flux constant de matières premières, de main-d’œuvre immigrée, de biens manufacturés produits avec des salaires de misère, sans les flux financiers allant du Sud vers le Nord, écrivait Jean Bricmont dans Le Monde diplomatique d’août 2006. Nos économies […] sont pour le moment, droguées à l’impérialisme ; mais cette drogue ne sera peut-être pas éternellement fournie aux conditions actuelles. »

mercredi, décembre 03, 2008

La carte de la crise sociale.

Des camarades français m'ont envoyé un lien très intéressant. Il s'agit de la carte de la crise sociale en France. Cette carte représente en temps réel, les suppressions d'emplois annoncées depuis septembre 2008 en France. C'est significatif de l'état de dégénérescence du capitalisme mondiale présentement. Il serait très pertinent de pouvoir réaliser ce truc pour le Québec, afin de démontrer à tous et toutes la situation critique actuelle et la nécessité d'un changement radical de société...


Agrandir le plan

Afin de voir la carte interactive--ici

Carte réalisée par la rédaction de Mediapart (www.mediapart.fr)

Des bavures policières, des enquêtes biaisées, l'impunité... PLUS JAMAIS!

Communiqué de la Coalition contre la Répression et les Abus Policiers (CRAP)

Des bavures policières, des enquêtes biaisées, l'impunité... PLUS JAMAIS!

Montréal, le 3 décembre 2008-La Coalition contre la Répression et les Abus Policiers (CRAP) dénonce le blanchiment lundi de l'agent Jean-Loup Lapointe qui a tué Fredy Villanueva le 9 août 2008 à Montréal-Nord, dernière preuve que l'impunité policière est bien vivante au Québec. Au cours d'une conférence de presse devancée après que des médias aient annoncé sa décision avant lui, le directeur des poursuites criminelles et pénales Louis Dionne a annoncé qu'aucune accusation ne serait portée contre l'agent Lapointe ou sa partenaire Stéphanie Pilotte car ils n'auraient commis "aucune infraction criminelle". Nous continuons d'exiger la justice pour Fredy et que l'agent Lapointe soit accusé pour le crime qu'il a commis en tirant 4 balles sur des jeunes qui jouaient aux dés dans le parc Henri-Bourassa, en tuant un et en blessant deux autres.


Le résultat de l'enquête de la SQ est révoltant, mais pas surprenant car elle n'avait aucune crédibilité dès le départ. En effet, quand la police enquête sur la police, le résultat est tout le temps le même: la soi-disant enquête policière ne fait que confirmer la version policière de l'évènement et il ne reste ensuite aux procureurs qu'à blanchir les agents. C'est pourquoi sur les 43 personnes tuées par la police de Montréal depuis 1987, les agents n'ont été accusés que dans 4 cas: 2 agents ont été acquittés (Gosset et Stante), dans un cas un policier a été reconnu coupable et a fait des travaux communautaires (agent Markovic) et dans l'affaire Barnabé des agents ont été reconnus coupables, mais ils ont ensuite réintégré la police de Montréal. En plus, le procureur François Brière qui a raconté aux médias la version policière de la mort de Fredy est le même qui avait décidé de ne pas porter d'accusations contre les agents Thibert et Bordeleau qui ont tué Quilem Registre en lui donnant 6 décharges électriques de Taser en octobre 2007 à St-Michel! Les dès étaient donc pipés dès le départ.


Quant à l'enquête publique annoncée par le ministre de la Sécurité Publique et ministre de la Justice Jacques Dupuis, elle pourra nous permettre d'en apprendre plus sur les circonstances de la mort de Fredy, mais ce n'est qu'une mince consolation pour le déni de justice que constitue le refus de porter des accusations contre les policiers assassins. Nous saluons l'annonce que la famille Villanueva va poursuivre au civil la Ville de Montréal et l'agent Lapointe, un des seuls moyens légaux d'espérer obtenir la justice.


Enfin, nous devons souligner le fait que ces annonces ont été faites le jour même où une vigile soulignait les 3 ans de la mort de Anas sous les balles de l'agent Yannick Bernier à Côte-des-Neiges. Or, dans ce dossier comme dans la plupart des autres cas de bavures où il n'y a pas eu d'émeutes, le minstre Dupuis n'a jamais ordonné la tenue d'une enquête publique. La famille Bennis lutte contre la Fraternité des Policiers et Policières de Montréal qui veulent faire empêcher une enquête publique, comme ils le font dans le dossier de Michel Berniquez, tué en 2003 par des policiers à Montréal-Nord...

Pour toutes ces raisons, nous organiserons une autres manifestation à Montréal-Nord qui aura lieu le samedi 13 décembre 2008 à 14h au parc Henri-Bourassa (coin Pascal et Rolland).
Justice et Vérité pour Fredy Villanueva! Accusez l'agent Lapointe!

Pour plus d'informations: coalitioncrap@hotmail.fr

source

lundi, décembre 01, 2008

Un nouveau blog d'un collectif de l'UCL.

Après Montréal, Québec, Sherbrooke et le Saguenay, c'est au tour de Drummondville de lancer son blogue. Le collectif La Barricade a lui aussi maintenant son blogue. La diffusion des idées libertaires au Québec continue son chemin...

Un blogue amenant un point de vue communiste libertaire sur l'actualité locale ou extérieure, voilà ce que nous vous proposons. Vous y trouverez des analyses, de la documentation, des vidéos, des éditoriaux, des nouvelles sur le mouvement, bref tout ce qui pourra vous être utile pour bien comprendre le mouvement communiste libertaire, plus précisément, l'Union communiste libertaire.

Nous croyons qu'il est important de parler de ce qui se passe à Drummondville et sa région puisque nous sommes tous et toutes aussi touché-e-s par les différents système d'oppression qu'ailleurs, mais d'une autre façon. De plus, nous croyons qu'il est primordial d'étendre la lutte dans les régions souvent qui sont souvent mises de côté. Finalement, avec les nombreuses fermetures d'usine, nous croyons qu'il est essentiel d'amener un point de vue qui représente vraiment l'intérêt des travailleurs et des travailleuses et non celui des exploiteurs et exploitrices qui contrôle les partis politiques et les médias.

Pour le visiter: Ici...

Développement dans l'affaire Villanueva

Selon toute invraisemblance, à TVA, nous venons d'apprendre que l'agent Lapointe n'aurait possiblement aucune accusations de portées contre lui pour avoir froidement abattu Freddy Villanueva à Montréal Nord, en août dernier! Rien d'étonnant, mais on peut se questionner sur les raisons qui permettraient de rejeter les accusations de meurtre. Nous savions déjà que les dés étaient pipés d'avance, mais y'a tout de même des limites à l'injustice!!Un flic assassin, aussi flic soit-il, c'est tout de même un assassin!(source) et (source).

Les autorités ont pris leur décision dans le dossier de la mort de Fredy Villanueva, tombé sous les balles d'un policier à Montréal-Nord le 9 août dernier.

Selon ce que TVA a appris, il n'y aura pas d'accusation portée contre le policier Jean-Lou Lapointe.

Demain, il y aura conférence de presse à 13h30 au Palais de justice de Montréal.

Le directeur aux poursuites criminelles et pénales, Me Louis Dionne, va expliquer sa décision à la suite de l'examen de l'enquête de la Sûreté du Québec.

Reste maintenant à savoir s'il y aura une enquête publique, comme la réclame la famille de la victime.

Si la Couronne ne porte pas d'accusation, une déclaration du ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, est déjà prévue en après-midi.

Il devrait alors s'adresser à la presse pour parler de la suite des événements.

Plus d'infos à venir...

Conférence-débat de samedi dernier

Comme on l'avait annoncé, samedi s'est tenue au 1710 Beaudry une conférence-débat pour tenter de répondre à la question : la voie parlementaire est-elle le terrain de lutte de la classe ouvrière?

Si vous n'avez pu y participer, nous vous offrons d'écouter l'intégralité de l'évènement tel que capté par un camarade sur place. Par ici.