vendredi, mai 21, 2010

Communiqué de Common Cause sur l'incendie d'une banque en Ontario.

Via Voix de Faits

Nos camarades de l'organisation anarchiste Common Cause, en Ontario, ont réagi par voie de communiqué aux allégations médiatiques à l'effet que l'incendie d'une succursale de la Banque Royale de la région d'Ottawa soit l'oeuvre d'anarchistes.

21 mai 2010
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Incendie d'une succursale de la Banque Royale
Les anarchistes servent de boucs émissaires


Malgré les affirmations largement répandues dans les médias, il n'y a aucune indication que le récent incendie d'une succursale de la Banque Royale, à Ottawa, ait été perpétré par des "anarchistes".

Il n'est affirmé nulle part dans la déclaration ou la vidéo qui ont été publiées en ligne que les responsables sont des anarchistes.

Prétendre sans aucune preuve, comme le font les médias, que c'est l'œuvre d'anarchistes frise la calomnie et mérite la note F en journalisme élémentaire.

Nous n'avons aucune idée des convictions politiques de ceux et celles qui ont fait ça. Nous ne pouvons d'ailleurs pas exclure la possibilité que ce soit le fait d'agents-provocateurs.

"Cet acte devrait également être placé dans le contexte de la violence significative perpétrée sur une base quotidienne par l'État capitaliste comme la violence de la guerre, la pauvreté, le colonialisme et la destruction de l'environnement. Bien que nous cherchions à construire une résistance basée sur des mouvements populaires de masse, nous comprenons pourquoi les gens sont en colère contre les banques", dit Kyle James, membre de la section locale d'Ottawa de Common Cause.

L'anarchisme n'est pas la violence et le chaos. L'anarchisme veut créer une société hautement organisée et démocratique, libérée de la hiérarchie et de l'exploitation.

Comme anarchistes, nous soutenons la construction de mouvements de masse révolutionnaires et démocratiques, qui s'attaqueront directement au capitalisme par un travail d'organisation syndicale et communautaire en utilisant l'action directe de masse comme les grèves, les lignes de piquetages et les occupations.

Nous croyons en la puissance de millions de personnes de la classe ouvrière se tenant toutes ensemble debout contre les banquiers, les patrons, et leurs états. Nous avons besoin de grèves générales illimitées de tous les travailleurs et toutes les travailleuses partout au Canada et à l'étranger pour vaincre les attaques capitalistes contre la classe ouvrière.

Les travailleurs et les travailleuses, y compris les employé-e-s de banque, n'ont rien à craindre des anarchistes.

Unie, la classe ouvrière a le pouvoir de mettre le système capitaliste tout entier à genoux et de relancer le travail pour nos propres besoins plutôt que les profits des patrons.

Common Cause est une organisation anarchiste d'Ontario avec des sections locales à Ottawa, London, Toronto et Hamilton.

[Traduction: secrétariat externe de l'Union communiste libertaire (Québec)]

Québec: L’écart entre les riches et les pauvres s’accentue


Les écarts entre les riches et les pauvres se sont creusés au Québec, alors que les plus pauvres travaillent plus pour gagner moins et que les 70% les plus pauvres reçoivent moins qu’il y a 30 ans, conclu une récente étude.
L’écart actuel entre les revenus des riches et les revenus des autres Québécois.e.s est le plus grand jamais observé depuis 30 ans et pourrait bien croître à cause de la récession, selon cette étude, co-publiée par l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) et le Centre canadien de politiques alternatives (CCPA), qui trace le portrait des inégalités entre les familles du Québec ayant des enfants de moins de 18 ans.


Les chercheur.e.s y font la démonstration que les inégalités n’ont cessé de croître entre 1976 et 2006. En fait, si l’on compare avec la génération précédente, 70% des familles du Québec d’aujourd’hui reçoivent une plus petite part de l’ensemble des revenus.

« Les Québécois.e.s ont travaillé plus et l’économie a crû de 71% pendant cette période, pourtant ce n’est pas tout le monde qui en a tiré les mêmes bénéfices. La part du lion revient au 10% le plus riche, alors que la majorité des Québécois.e.s – les premiers 70% – reçoivent moins de revenus », souligne Bertrand Schepper, chercheur à l’IRIS et co-auteur de l’étude.

Les mesures de redistribution de la richesse aident à réduire les écarts entre les riches et les pauvres, souligne l’étude, mais la mauvaise nouvelle est que les mesures de réduction des dépenses publiques, les baisses d’impôt pour les riches et l’augmentation de la tarification des services publics ont pour effet de s’attaquer à une partie du revenu des travailleurs.

Quelques conclusions marquantes de l’étude :
- Les familles québécoises travaillent en moyenne 321 heures de plus par année depuis 1996, ce qui représente huit semaines complètes de plus.
- L’augmentation du temps de travail a surtout été réalisée par la moitié la plus pauvre de la population alors que les revenus de ces familles ont diminué par rapport à la génération précédente.
- Les familles du décile le plus riche gagnent plus aujourd’hui qu’il y a 30 ans sans avoir à passer plus de temps au travail. Plus on grimpe l’échelle des revenus, plus les gains en revenus sont importants par rapport à la génération précédente.

L’étude est disponible gratuitement en français à www.iris-recherche.qc.ca et en anglais à www.policyalternatives.ca

dimanche, mai 16, 2010

"Sleep with the right people" : une solidarité intéressante


Qu'on regarde à peu près n'importe où, on a souvent l'impression que l'ampleur des attaques et des oppressions que subissent les gens mériterait une riposte beaucoup plus forte. Et même en se penchant sur les luttes qui se mènent, on a parfois le malheur de découvrir un corporatisme un peu crasse, souvent dû à un manque de vision globale et/ou à une structure bureaucratique qui empêche à ses membres de vraiment faire quoi que ce soit.

Bref, je viens de découvrir Sleep with the right people, une coalition entre Unite Here!, une organisation syndicale de plus 300 000 membres au Canada et aux États-Unis, et la communauté GLBT (gais, lesbiennes, bisexuelLEs et transgenres). Un bel exemple de solidarité et de reconnaissance de nos intérêts communs au-delà des divisions traditionnelles de sexe, d'orientation sexuelle, d'origine et autres.
We are stronger together than alone when combating wealthy individuals and corporations, who stand in the way of us achieving full civil and economic equality. In recent months, members of the LGBT community and UNITE HERE have joined forces to take on Hyatt, a company that is both anti-worker and anti-gay.
Le mouvement de lutte dans le secteur de l'hôtellerie prend de l'ampleur aux États-Unis, et déjà quelques gros hôtels sont officiellement ciblés par une campagne de boycott. Il y a quelques jours, des militantes et des militants GLBT ont fait une petite action en appui aux travailleurs et aux travailleuses de l'hôtel Westin St. Francis, à San Francisco.

Tandis que plusieurs chaînes d'hôtel du coin misent gros sur le tourisme LGBT (et les événements de la Fierté qui auront lieu en juin), leur action, filmée, a déjà été vue au-dessus de 100 000 fois sur Youtube.

dimanche, mai 09, 2010

Photo-reportage: Le comité d'accueil de Charest à Chicoutimi

 Un photo-reportage tiré du blogue de nos camarades du Collectif Emma Goldman.

En pleine tourmente dans son parti, Jean Charest est aujourd'hui venu prendre un brin d'air au Saguenay, précisément à l'Université du Québec à Chicoutimi. La venue de notre premier frisé avait pour motif la graduation de la première cohorte de médecins au Saguenay. Cherchant ainsi à passer l'image que son gouvernement tient à la médecine régionale, alors qu'il privatise graduellement les services publics et nous sert des hausses très considérables des tarifs dans son dernier budget. Ceux et celles qui "vivent au-dessus de leur moyen", ce n'est pas l'ensemble de la population québécoise ; c'est les grandes entreprises et la classe dirigeante du Québec. Afin de souligner le mécontentement généralisé contre le dernier budget anti-social du gouvernement libéral, des organismes communautaires, syndicaux et étudiants de la région ont réalisé un comité d'accueil à l'ignoble Charest alors présent dans les murs de l'UQAC. Malheureusement, les quelques 150 manifestant-e-s sont demeuré-e-s sur leur faim, ne pouvant "botter le cul" de Charest, comme le disait leurs slogans!

Bien que la "mobilisation éclair" n'ait été lancé qu'il y a quelques jours, l'événement a rassemblé un nombre important de personnes, ce qui s'avère prometteur pour un Automne chaud! Les manifestant-e-s présent-e-s ont démontré leur ras-le-bol face aux politiques néo-libérales, qui en ces temps de crise, suscitent la colère partout dans le monde. Parcontre, on peut critiquer la rencontre de certains groupes communautaires et syndicaux avec le premier ministre la veille, après quoi certains d'entre eux se sont dits satisfaits de la rencontre à la radio. Ce n'est pas en collaborant avec le gouvernement que nous pourrons le faire reculer. Quelque soit la couleur du parti au pouvoir(et de leurs enveloppes!),
Seule la lutte paie!

Voici notre photo-reportage:


Vers la grève sociale!

Il n’y a plus qu’une seule chose à régler: nos comptes avec le capital et son État

Un texte publié par des camarades communistes libertaires grecs, "l’agence de notation de crédit des prolos et des pauvres". Plusieurs traductions différentes sont disponibles sur le web,  nous publions donc celle-ci.

Un compte-rendu des luttes récentes en Grèce
Dans les périodes de crise, telles que la période actuelle de suraccumulation, les capitalistes manient la politique de « dette publique » de sorte à inventer de nouvelles façons d’intensifier l’exploitation. Au contraire des embellies capitalistes, lorsque la dette privée s’accroit, les récessions sont caractérisées par l’accroissement de la « dette publique ». L’investissement privé en obligations d’État garantit des profits qui proviennent des contributions directes et indirectes des travailleurs, dans le but de percevoir des dividendes et menant, finalement au renforcement du secteur bancaire. Ainsi, la « dette publique », contrairement à ce qui est généralement annoncé, vient en aide au capital privé et, de la sorte, doit être comptabilisée au titre de ses profits.

De plus, sur les 2 dernières années, la « dette publique » a triplé dans 20 des 27 pays de l’UE, du fait des dépenses massives pour renflouer le secteur financier. Cet argent ne fut pas distribué par le biais de prêts au capital privé (non bancaire) pour des investissements productifs. En outre, les emprunts publics furent et continuent à être faits suivants des conditions qui outrepassent largement le taux de profit moyen, rendant les investissements en obligations d’État bien plus rentables que les investissements pour la création d’unités de production et, a fortiori donc, d’autant plus intéressants que ce genre d’investissement est exempt des risques de luttes sur les sites de production.

La récession économique généralisée des années précédentes, qui est la manifestation la plus récente de la crise de reproduction permanente du capital, ces 35 dernières années – une crise que viennent juste interrompre des rétablissements temporaires –, a touché de façon inéluctable l’accumulation sur l’aire nationale. Toutefois, hormis les conséquences de la réduction de l’activité économique globale sur les exportations de capital grec, en particulier dans le fret maritime et le tourisme, la récession est aussi devenue l’occasion de mettre à jour la crise permanente dans la mise au pas et l’exploitabilité du prolétariat.

Après la période qui court du milieu des années 90 au milieu des années 2000, lorsque le capital était parvenu à accroitre le taux d’exploitation et à augmenter sa rentabilité, la rentabilité du capital en Grèce a ralenti sans interruption ces dernières années, du fait de la faible hausse de productivité en regard des salaires. En conséquence, elle a commencé à chuter davantage depuis 2006, jusqu’à s’écrouler, au premier semestre 2009, de 51,5 % par rapport au premier semestre 2008, du fait de la récession globale. La chute du chiffre d’affaires et de la rentabilité dans les entreprises privées a conduit à son tour à une importante réduction des investissements du fait de l’incapacité croissante des entreprises à obtenir des crédits de la part des banques. De plus, les banques étaient directement touchées, puisque leurs profits déclinaient dramatiquement à cause de l’augmentation significative des pertes provenant des retards de paiement ou des prêts impayés ; elles avaient, en sus, un problème de liquidités plus général à cause de la crise financière globale.

samedi, mai 08, 2010

Vigile de solidarité avec nos soeurs et frères de Oaxaca

Des paramilitaires massacrent une caravane de solidarité en route vers San Juan Copala, Oaxaca.
Appel à une vigile
En solidarité avec les peuples autochtones et communautés en résistance et en lutte pour leur autonomie au Mexique et en dénonciations de la répression systématique des mouvements sociaux par les pouvoirs mexicains et leurs mercenaires.
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Mercredi, le 12 mai 2010
11h30-13h00
Consulat du Mexique
2055, rue Peel, suite 1000
Métro Peel.
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[reprise d’un texte du Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte, Paris]

Dans l’État d’Oaxaca le 27 avril, une caravane de solidarité formée par des membres d’organisations civiles mexicaines et internationales a été attaquée alors qu’elle se rendait à la communauté indienne autonome de San Juan Copala. Une vingtaine de paramilitaires de l’organisation Ubisort (Union pour le bien-être social de la région triqui) affiliée au parti au pouvoir dans l’État, le PRI (Parti révolutionnaire institutionnel), a mitraillé le convoi, faisant deux morts et une quinzaine de blessés. Certains participants ont été capturés, d’autres ont réussi à s’enfuir dans les montagnes. Alberta « Bety » Cariño, directrice du collectif CACTUS, et Tyri Antero Jaakkola, observateur international finlandais, ont perdu la vie dans cette embuscade meurtrière et préméditée. Deux des personnes blessées, David Cilia et Erika Ramirez, du journal Contralinea, qui avaient réussi à s’enfuir malgré leurs blessures, viennent tout juste d’être secourus après avoir dû se cacher dans la montagne pendant trois jours.

En ces premiers jours du mois de mai, nous souhaitons également nous souvenir de la lutte de San Salvador Atenco et appeler à la liberté pour les prisonnières et prisonniers politiques (pour plus d’informations) : http://cspcl.ouvaton.org/rubrique.php3?id_rubrique=22
MISE EN CONTEXTE
La caravane avait pour but de briser le siège maintenu par les paramilitaires autour du village de San Juan Copala depuis octobre 2009. Ils bloquent les accès à la communauté, interdisent tout approvisionnement et font régner la panique par de nombreux assassinats. Cette terreur est exercée pour anéantir le processus d’autonomie proclamé et mis en pratique depuis janvier 2007 par l’assemblée communale. Les conflits intenses avec le pouvoir qui traversent les régions indiennes d’Oaxaca depuis des décennies ont culminé lors du soulèvement de 2006 contre le gouverneur corrompu Ulises Ruiz avec la création de l’APPO (Assemblée populaire des peuples d’Oaxaca). D’abord contraint à la fuite par l’ampleur du mouvement et sa capacité d’auto-organisation, le gouvernement n’a pu reprendre, six mois plus tard, le contrôle de l’État qu’avec le soutien du pouvoir fédéral par l’emploi pur et simple de la terreur (assassinats, disparitions, emprisonnement et torture). L’attaque de cette caravane, durant laquelle les meurtres ont été perpétrés au vu de tous, montre bien que cette guerre sociale franchit un nouveau palier dans la barbarie et ne cherche même plus à se dissimuler.
Oaxaca ne fait pas figure d’exception. Dans les États voisins du Chiapas, du Guerrero et du Michoacán, les populations indiennes sont également soumises au harcèlement permanent, militaire, paramilitaire mais aussi judiciaire. Au Chiapas, où les communautés zapatistes mettent en pratique leur autonomie depuis seize ans, l’occupation du territoire par l’armée fédérale permet aux groupes paramilitaires de multiplier les agressions impunément. Ainsi l’organisation paramilitaire « Armée de Dieu » cherche par l’emploi de la terreur quotidienne à expulser les habitants de la communauté Mitziton afin de s’emparer des terres où le gouvernement veut faire passer une autoroute. Sur la côte du Michoacán, à Santa Maria Ostula, où les paysans nahuas ont repris possession de leurs terres et constitué une garde communale, les enlèvements, disparitions et assassinats se multiplient depuis un an.
Ces politiques criminelles trouvent leur justification dans l’application des accords de libre-échange avec les États-Unis d’Amérique et l’Europe. Le prétendu développement économique livre les ressources du pays au pillage des multinationales et pousse les habitants vers les frontières infranchissables des pays riches, dont ils deviennent la main-d’œuvre asservie.

Par-delà les continents, la lutte pour l’autonomie et la liberté réunit des hommes et des femmes décidés à reprendre en main le destin qu’on prétend leur arracher. Au Mexique, les peuples indiens se battent contre leur anéantissement. La solidarité entre les projets menés à la base, organisés en assemblées par la démocratie directe, est inséparable de la transformation des rapports sociaux. Confrontés à la même logique de destruction, nous trouverons toujours comment nous unir contre la dévastation planifiée de la Terre.

Pour nos camarades qui se battent à Oaxaca et au Mexique :

Halte aux attaques paramilitaires du gouvernement assassin d’Ulises Ruiz ! 
Retrait immédiat du blocage paramilitaire de la commune autonome de San Juan Copala ! 
Halte au financement, à l’armement et à l’impunité dont jouissent les groupes paramilitaires dans les États d’Oaxaca, du Chiapas, du Guerrero et du Michoacán !

Solidarité et mémoire historique pour la lutte de San Salvador Atenco!

jeudi, mai 06, 2010

A propos des trois personnes décédées en Grèce...

Vous avez sans doute entendu parler dans la presse bourgeoise des trois personnes décédées dans l'incendie d'une banque mercredi 5 mai en Grèce, alors que le pays était paralysé par une grève générale d'une ampleur rarement égalée. Les lignes qui suivent restituent le contexte de cet évènement tragique est offrent une lecture des évènements tout à fait différente de celle qui nous est "vendue" dans les médias de masse.

Avant toutes choses, il faut avoir conscience que cet événement sert actuellement le gouvernement grec qui - à travers le médias - minimisent la mobilisation et ne parle que de la mort de ces 3 personnes. En ce qui nous concerne, il nous importe d'en dire au moins un mot: la mobilisation de ce mercredi 5 mai fut la plus grande depuis 10 ans dans le pays. Rien qu'à Athènes, entre 150 000 et 200 000 personnes ont défilé dans les rues pour s'opposer à la "stratégie du choc" mise en place par le FMI et les pays de la zone euro pour "sauver" l'économie agonisante du pays au moyen de politiques budgétaires réactionnaires. De plus, depuis mercredi, tout un espace politique (les anarchistes) est ciblé et calomnié (l'après-midi même s'est produite une invasion de flics dans un squat-local anarchiste avec à la clé plusieurs arrestations).

Un compte-rendu de la journée de mercredi: http://juralibertaire.over-blog.com/

***
Athènes - A propos de l’incendie mortel de la Marfin Egnatia Bank
(Texte traduit sur Indymedia Paris).

Les trois personnes décédées sont des employés de la banque Marfin Egnatia Bank. Il s’agit de Paraskeui Zoulia (35 ans), Aggeliki Papathanasopoulou (32 ans) et de Epameinondas Tsakalis (36 ans) : un homme et deux femmes, dont une était enceinte.

Cette banque est propriété du magnat grec Andreas Vgenopulos, surnommé le “nouvel Onassis”, est considéré comme un des hommes les plus riches du pays : propriétaire de Olympic Air et d’autres entreprises (Marfin Investment Group). On ne connaît pas encore les circonstances exactes de l’incendie. La porte d’entrée en bois aurait été touchée par un cocktail molotov et le feu se serait rapidement propagé dans les étages. D’après les témoins, les pompiers ont remarqué qu’il n’y avait pas d’extincteurs dans la banque et que la sortie de secours était fermée avec un cadenas! Alors que le pays était paralysé par la grève générale, que dans tout le quartier les magasins avaient leurs rideaux baissés, il semble que dans cette banque les employés avaient été contraints de travailler.

Le syndicat des employés de banque (OTOE) a appelé ce soir à une journée de grève pour demain jeudi.

Dans une lettre publiée ce soir mercredi sur le site Indymedia d’Athènes, un employé de la Marfin Egnatia Bank fait une déclaration, demandant qu’elle soit rendue publique.

« Je me sens dans l’obligation vis-à-vis de mes collègues qui sont si injustement morts aujourd’hui de témoigner de quelques faits objectifs. J’envoie ce message à tous les médias. Ceux qui ont encore une conscience le publieront. Les autres peuvent continuer à jouer le jeu dugouvernement.

« Les pompiers n’ont jamais reçu de permis d’exploitation pour le bâtiment en question. L’accord avait été conclu sous la table, comme cela arrive dans presque tous les commerces et entreprises en Grèce.

« Le bâtiment en question n’a aucun mécanisme de sécurité incendie en place, ni de plans pour en installer – c’est-à-dire qu’il n’a ni gicleur au plafond, sortie de secours ou tuyaux d’incendie. Il n’y a que quelques extincteurs portatifs qui, évidemment, ne peuvent en rien aider en cas de feu important dans un bâtiment qui est construit avec des normes de sécurité largement dépassés.


« Aucune agence de la Marfin Bank n’a de membre de son équipe entrainé pour gérer un incendie, ni même dans l’utilisation des rares extincteurs. La direction utilise également les coûts élevés d’une telle formation comme un prétexte et n’a même pas pris les mesures les plus élémentaires pour protéger son personnel.

« Dans toutes les agences de la Marfin Bank, il n’y a jamais eu d’exercice d’évacuation des employés ni d’exercice d’interventions des pompiers pour prévenir de telles situations. Les seuls entrainements qui aient eu lieu à la Marfin Bank concernent les scénarios d’action terroristes et plus précisément, l’évacuation des hauts membres de la direction de leurs bureaux dans une telle situation.

« Le bâtiment en question n’a aucun accord en cas de feu, même sa construction est très sensible et le bâtiment était rempli de matériel du sol au plafond. Matériel qui est très inflammable, comme du papier, des plastiques, des fils électriques ou des meubles. L’architecture du bâtiment ne convient objectivement pas à l’accueil d’une banque.

« Aucun membre de la sécurité n’a une quelconque connaissance des premiers secours ou d’extinction d’incendie et de toutes les façons, ils sont la majeure partie du temps chargés de la sécurité du bâtiment. Les employés de la banque devaient se tourner vers les pompiers ou la
sécurité de l’immeuble selon l’envie de M. Vgenopoulos [propriétaire de la Marfin Bank].

« La direction de la banque a formellement interdit les employés de quitter la banque aujourd’hui, bien qu’ils l’aient demandé avec insistance dès la première heure du matin – tandis qu’elle a aussi forcé les salariés à verrouiller les portes et a confirmé à plusieurs reprises par téléphone que l’établissement resterait fermé pendant la journée. Ils ont même bloqués les connections internet afin d’empêcher les employés de communiquer avec le monde extérieur.

« Depuis plusieurs jours, il y a eu une intimidation totale des employés concernant la mobilisation de ces jours : « soit vous travaillez, soit vous êtes viré ».

« Les deux policiers en civils qui sont affectés sur l’agence en question afin d’empêcher les vols ne sont pas venus aujourd’hui alors que la direction avait promis aux employés qu’ils seraient là.

« Enfin, messieurs, faites votre autocritique et cessez de faire semblant d’être choqué. Vous êtes responsable pour ce qui s’est passé aujourd’hui et dans n’importe quel État de droit (comme ceux que vous souhaitez utiliser de temps en temps comme les meilleurs exemples dans vos émissions de télévision) vous devriez avoir déjà été arrêté pour les raisons définies ci-dessus. Mes collègues ont perdus leurs vies aujourd’hui par préméditation : la préméditation de Marfin Bank et de M. Vgenopoulos qui a explicitement déclaré que quiconque ne viendrait pas travailler aujourd’hui [le 5 mai, journée de grève générale !] n’auraient pas à revenir le lendemain [car ils seraient virés] »

mercredi, mai 05, 2010

Cinquième Festival International de théâtre anarchiste de Montréal


Pour sa cinquième édition, le Festival International de Théâtre Anarchiste de Montréal (FITAM) présente deux nuits de théâtres engagés en français et en anglais mardi 18 et mercredi 19 mai à la Sala Rossa, 4848 boul St-Laurent à 19h30.

Les billets sont disponibles au coût de 10 $ à la porte ou à la librairie anarchiste «L'Insoumise » située au 2033, boul St-Laurent (tel: 514- 313-3489).

Pas de réservations. Le programme est en bas.


Mardi 18 mai, Théâtre en français :


- LA DISEUSE QUELQU’UN par la Compagnie Monsieur Madame, avec Maylis Isabelle Bouffartigue (France);

- INSPIREE ET ASCENSEUR POUR LE PARADIS par le ParkerBoro Lab de Rita Parker et Fabio Fabbri (France);

- ET ON DANSERA SUR LES CENDRES par Le Théâtre du fil jaune (Montréal);

- IN-TERREUR-GATION par et avec Bruno Massé (Mtl);

- VOYAGE AU CLUB MED par Geneviève Fortin avec Emilie Monnet (Mtl);

- ORAISON par et avec Marie France Bancel (Mtl)



Wednesday May 19th, English language theatre:


- THE BOMB, A monologue of the Haymarket Riot (based on the Frank Harris novel), by Kevin Mullins and Kevin Kordis from Flat Earth Theatre (USA);


- WORDS OF A REVOLUTIONARY, based on the writings of Kaneko Fumiko, by Cecilia Copeland, with Jessica Rose (Montréal);

- RED RIDING HOOD & THE FREUDIAN EXPERIMENT, by Teatro Experimental del Zurdo (Mtl);


- THE RECESSION OF EVELYN GREY, by La Bouche (Mtl)



En 2009, le FITAM avait présenté au D.B. Clarke Theatre de l’Université Concordia, la troupe mondialement connue « The Living Theatre » de New York. Le FITAM fait partie du Festival de l’Anarchie précédant le Salon du Livre Anarchiste de Montréal, le 29 et 30 mai, 2010.




Pour connaître le programme complet cliquez sur

lundi, mai 03, 2010

Parcours des lieux historiques des luttes anarchistes à Montréal

Parcours des lieux historiques des luttes anarchistes à Montréal
samedi, le 22 mai
13h30
Point de rassemblement - DIRA, 2035 St-Laurent
Métro St-Laurent
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Afin de mieux connaître et de faire connaître l'histoire de luttes anarchistes menées ici même à Montréal, l'Union communiste libertaire (UCL) vous invite à parcourir ensemble un trajet animé qui commémorera quelques évènements et endroits qui ont pour nous une signification importante, qui font de nous aujourd'hui des révolutionnaires!

Des premiers 1e mai, les anciens librairies, l'université ouvrière, les émeutes de la conscription au passage d'Emma Goldman à Montréal, nous allons marcher ensemble dans un esprit festif dans le quartier des Faubourgs et ses alentours. Sortez vos plus beaux habits noirs et chapeaux!

**En cas de pluie, l'évènement sera remis au lendemain, même heure et même lieu.
Un service de garde sera offert pour les enfants.

Cet évènement se passe dans le cadre du Festival de l'anarchie à Montréal!

Pour plus d'informations:
www.causecommune.net
www.salonanarchiste.ca

ucl.montreal@causecommune.net

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Anarchist History Walking Tour of Montreal
Saturday, May 22
1:30pm
Starting point - DIRA, 2035 St-Laurent
Metro St-Laurent
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In the spirit of discovering and exposing local anarchist struggles in Montreal from the past, the Union Communiste Libertaire (UCL) invites you to take part in a guided walking tour which will commemorate some of the important places and events of significance for anarchist movements in our city. It is these places and events which are a part of our tradition, and have led us to be revolutionaries today!

From the first Mayday demonstrations, the old bookshops, the Workers' University, the conscription riots to Emma Goldman's visit to Montreal, we will take you on a festive walking tour of the Faubourg neighorhood and the areas around it. Bring your nicest black clothes and hats!

**In case of rain, the event will be postponed until the day after (May 23), same time and place.
There will be childcare offered for those who need it.

This event is part of the Festival of Anarchy in Montreal!

For more information:
www.causecommune.net
www.anarchistbookfair.ca

ucl.montreal@causecommune.net

Cause Commune no.28


Le numéro 28 de Cause commune, le journal de l'Union communiste libertaire (UCL), est maintenant disponible sur le web.
3500 exemplaires papier de ce journal sont distribués gratuitement par des militantes et des militants libertaires, membres ou non de l’organisation. Cause commune se veut un tremplin pour les idées anarchistes, en appui aux mouvements de résistance contre les patrons, les proprios et leurs alliés au gouvernement. Vous pouvez soumettre un texte ou nous faire part de vos commentaires en écrivant à journal@causecommune.net. Si le journal vous plaît et que vous voulez aider à le diffuser dans votre milieu, contactez le collectif de l’UCL le plus près de chez-vous (voir la liste sur http://www.causecommune.net).

Au sommaire du numéro 28:

dimanche, mai 02, 2010

Les bonnes nouvelles du premier mai

Certains camarades profitent de cette période de l'année haute en signification et en lutte pour nous annoncer de bonnes nouvelles!

Nos alliés, dont certains étaient auparavant organisé autour du réseau de militants du Michigan-Minnesota Anarchist Group (MMG) ont finalement formé une organisation: le First of May Anarchist Alliance (M1). Basé dans le midwest américain, ils rejoignent enfin les autres fédérations anarchistes régionales comme Common Cause en Ontario, la NEFAC dans le nord-est des États-Unis, Common Action dans le nord-ouest et nous, l'UCL au Québec. Prochainement ils nous ferons part de leurs positions et de leurs campagnes courantes. Nous leur envoyons nos salutations les plus fraternelles!

Lisez leur communiqué

Puis, les camarades du Workers Solidarity Alliance en on profité pour lancer (ou plutôt relancer) leur périodique Ideas & action en format en ligne seulement cette fois-ci. Faut souligner que c'est un journal qui a déjà une certaine histoire puisque le premier numéros est sorti en 1981

Lisez leur communiqué

jeudi, avril 29, 2010

Premier mai: Fête internationale des travailleurs et travailleuses


Les rendez-vous de l'UCL

Cette année encore, l'UCL vous invite à participer aux différentes activités organisées dans le cadre de la Fête internationale des travailleurs et travailleuses.

Face au budget rétrograde et fortement antisocial du gouvernement, les mouvements sociaux se mobilisent pour construire une opposition à cette mesure. Les manifestations monstres de Montréal et Québec ces dernières semaines sont un signe que la grogne est largement partagée et qu'une lutte chaude s'entame en ce moment même. Soyons de la partie!

À Chicoutimi
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Le Collectif Emma Goldman (UCL-Saguenay) participera le 30 avril prochain à la marche étudiante qui part de l'Université du Québec à Chicoutimi et se rend au vieux-port afin de joindre le rassemblement des organisations sociales et syndicales. Un pique-nique du "1er mai" est organisé afin de souligner la journée internationale des travailleurs et travailleuses. Nous serons organisé en cortège funèbre, de noir vêtu, et transportant la tombe de l'éducation et de la santé gratuite au Québec. Nous voulons ainsi souligner notre indignation face au budget antisocial déposé récemment par le gouvernement.

Départ de l'UQAC à 11h00 devant le pavillon principal.

Pour le 1er mai, nous irons rejoindre les camarades du Collectif La nuit pour participer aux activités qui se déroulent à Québec.

À Québec

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Le Collectif anarchiste La Nuit (UCL-Québec) participera au pique-nique et à la manifestation organisée par les groupes populaires.

Le 1er mai, démasquons les vrais clowns ! Non au cirque de la privatisation et des hausses de tarifs !

==> Pique-nique familial et manifestation

Rendez-vous à 11h00 sur le parvis de l'Église Saint-Roch.
Organisé par le RÉPAC 03-12

==> Cabaret-spectacle du Premier mai

Plus tard en soirée, dès 19h, ne manquez pas le Cabaret-spectacle du Premier mai. C'est à l'agitéE (251, Dorchester). C'est contribution volontaire, tous les profits sont reversés à la librairie sociale autogérée La Page Noire.

À Montréal
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Le collectif local de l'UCL à Montréal sera présent à la manifestation syndicale ainsi que la manifestation anticapitaliste qui suivra. Nous vous invitons également à nous rejoindre au spectacle du 1er mai anticapitaliste qui aura lieu en soirée.

==> Manifestation syndicale

RASSEMBLEMENT à midi derrière la station de métro Lionel-Groulx dans la Petite-Bourgogne. Le cortège se dirigera au parc Saint-Gabriel à Pointe Saint-Charles.

Pour un système de santé public, gratuit et universel; Un réseau public d'éducation accessible et de qualité; Des conditions de travail décentes pour tous et toutes; L'accès à la syndicalisation et à une libre négociation; De vraies mesures pour contrer la pauvreté; Pour la sauvegarde des services publics, non à toute forme de privatisation.

==> Manifestation anticapitaliste

Grande manifestation organisée dans le cadre de la Journée internationale es travailleurs et des travailleuses

Rendez-vous à 16H00 Au Carré St-Louis (en face du métro Sherbrooke)

Organisée par la Convergence des luttes anticapitaliste 2010 (CLAC 2010).
http://www.clac2010.net/

==> Spectacle du 1er mai anticapitaliste

Spectacle du 1er mai anticapitaliste pour la Journée internationale des travailleuses et travailleurs

Avec :
Gadji-Gadjo, Jean-François Lessard, Balthazar, Micros Armés, des membres de Nomadic Massive, Ivy et Chaotic Insurrection Ensemble.

Samedi 1er mai 2010 20 h 30 (ouverture des portes 19 h 30)

Théâtre Plaza
6505, rue St-Hubert, Montréal
Contribution volontaire suggérée : 5 $
http://www.spectacle1ermai.org

Les paramilitaires passent a l'attaque au Mexique

Le 27 avril dernier, une caravane de solidarité composé d'une centaine de personnes, organisations de défence, médias communautaires et observateurs internationaux a été attaqué. Elle se dirigeait vers San Juan Copola, une municipalité autonome de l'état de Oaxaca, qui est depuis plusieurs mois assiégé par des paramilitaires à la solde du PRI et du tyran Ulises Ruiz Ortiz, le boucher de Oaxaca. Malheureusement deux camarades ont été tué et plusieurs autres sont disparu, dont le camarades David Rey Venegas membre du groupe VOCAL.

San Juan Copola, est une municipalité dans la région des autochtones Triquis ou plusieurs attaques et actes d'intimidation ont eu lieu depuis 2007. En 2008 deux femmes animatrices de la radio libre de San Juan ont été abattu dans une embuscade. Aujourd'hui la route menant à la ville est encore bloqué, l'école est fermé parce que l'enseignant ne peut pas passer les barrages et quiconque sort de la ville est harcelé et intimidé par les supporteurs du PRI et ses paramilitaires.

Solidarité!

voici le communiqué de VOCAL:

Aux médias de communication
Aux peuples du Mexique
Aux peuples du monde
Aux peuples de Oaxaca
Agression armée contre la Caravane d’appui et de solidarité avec la Municipalité de San Juan Copala, Oaxaca.
CONTEXTE
Depuis la journée d’hier, une annonce a été envoyée dans les médias à propose d’une Caravane en solidarité avec la région Triqui, dans notre État de Oaxaca. Les participants à la Caravane incluent des membres de l’Assemblée populaire des peuples de Oaxaca (APPO), la section 22 du syndicat des professeurs, Voix Oaxaquéennes Construisant l’Autonomie et la Liberté (VOCAL), des membres de MULT-I (Mouvement indépendant Triqui d’unification et de luttes), ainsi que des observateurs internationaux.
Tel qu’il avait été prévu et annoncé, la caravane a quitté la ville de Huajuapan de Leon, Oaxaca, à 11 :00 le 27 avril 2010, avec l’objectif de briser le siège de la communauté autonome Triqui, une conséquence de la répression paramilitaire et étatique au processus d’autonomie qui est en train d’être construit par cette communauté. De violentes attaques paramilitaires ont eu lieu à plusieurs reprises durant le processus autonome de San Juan Copala et ont été menées par l’organisation paramilitaire UBISORT (Union de Bien-Être Social de la Région Triqui), qui est actuellement présidée par Rufino Juarez Hernandez et MULT (mouvement d’unification et de lutte Triqui).
Avant le départ de la caravane, le président autonome de San Juan Copala, Jesus Martinez Flurez a déclaré tenir pour responsables de quelque agression que ce soit Evencio Nicolas Martinez, Procureur général de l’État, Jorge Franco Vargas « el Chucky », Secrétaire du gouverneur de l’État et Carlos Martinez, candidat du PRI pour les législatives. Il a également exigé que UBISORT et MULT agissent avec responsabilité et sérieux dans les pourparlers de paix pour le peuple Triqui. 

mercredi, avril 28, 2010

La peur de l'étranger

Lettre ouverte d'Emmanuelle Lippé
L'auteure est une mère de famille qui réside à Montréal.

Dans La Paresse

Si mon fils avait fait ce que Dany Villanueva a fait dans sa supposée carrière de «grand criminel», savez-vous ce qui se serait passé? Il aurait sûrement reçu un sermon de la part de son directeur d'école, de ses professeurs les plus proches, de son père, de ma part et des autres adultes qui l'entourent. Il aurait peut-être été reconnu coupable sous des chefs d'accusation au criminel, fait des travaux communautaires et obtenu son pardon après cinq ans. Il aurait passé, comme on aime à le dire chez nous, un mauvais quart d'heure, ça oui! Mais c'est tout.

lundi, avril 26, 2010

Comment fermer la grande gueule d'un abruti de journaliste de M...


"Le Conseil de presse retient donc la plainte de M. Alexandre Popovic et blâme M. Richard Martineau ainsi que le Journal de Montréal pour information incomplète, pouvant conduire à une interprétation abusive"


Amis, camarades, compagnons et autres honnêtes individus: levons nos verres!

À la santé de la vérité retrouvée! À la santé de l'intelligence! À la santé de tous ceux qui détestent la démagogie! À la santé de la connaissance ! À la santé de la logique! À la santé de Freddy! Et à la santé d'Alexandre Popovic!

Richard Martineau, enfin, pour une fois, se fait fermer la gueule...