mercredi, août 13, 2008

Réclame ta rue à Québec

Comme à chaque année, les camarades de Québec mobilisent pour la manifestation Réclame ta rue. Voici donc le communiqué...(source)

Cette année, le désormais traditionnel «Réclame ta rue» aura lieu le 1er septembre (rdv à 12h30 sur le parvis de l'Église Saint-Roch).

Decossé?

«Réclame ta rue» est un évènement dur à classer. Disons que c'est ni une manif, ni un party de rue. En fait, c'est une manif qui fini en party... Le mieux est sans doute de laisser la parole aux organisateurs:

Cette année encore, à l’occasion de Réclame ta Rue, pète ta coche et viens jouer dans le trafic! Plus que jamais, la déstabilisation est l’invitée d’honneur. Dépassez-vous, testez vos limites. Les barrières bloquent la rue, mais ouvrent la voie : les voitures ne circulent plus, le travail ne ponctue plus le temps, l’argent ne limite pas nos folies… Renouez avec vos désirs. Faites tout ce dont vous rêvez!

Il est temps de cacher le honteux béton des villes avec nos drapeaux, nos corps, nos revendications et nos cris, et d’imaginer un monde où, entre les maisons, la rue grouille de vie et de créativité. Ce monde n’est pas seulement un rêve, puisque le lundi 1er septembre 2008, nous prendrons la rue !

Extrait du site de RTR


N.B.: L'an passé nous avions publié:


mardi, août 12, 2008

Non à la guerre au Caucase!

Un communiqué provenant de la Fédération des travailleurs de l’éducation, des sciences et techniques de la section Russe de l’AIT (KRAS-AIT).(source)

L’éruption des actions militaires en Géorgie et en Ossétie du Sud menacent de se transformer en une guerre à grande échelle entre la Géorgie soutenue par le bloc de l’OTAN, d’une part, et l’état Russe, d’autre part. Des milliers de personnes ont déjà été tuées et blessées - principalement, des habitants pacifiques ; des villes et des villages entiers ont été anéantis. La société a été submergée par un flot boueux d’hystérie nationaliste et chauvine.

Comme toujours et partout dans les conflits entre les Etats, il n’y a pas et ne peut pas y avoir de justes dans cette nouvelle guerre du Caucase, il n’y a que des coupables. Pendant des années ils ont attisé les charbons qui se sont maintenant embrasés dans un feu militaire. Le régime de Saakashvili en Géorgie maintient deux tiers de la population dans un état de pauvreté. Plus s’accroît le mécontentement interne dans son pays, plus s’accroît son désir de trouver une issue à cette impasse, pour faire oublier son bilan, sous forme d’une "petits guerre victorieuse".

Les gouverneurs de la Russie quant à eux sont remplis de la détermination de maintenir leur hégémonie sur le Caucase. Ils voudraient aujourd’hui prendre la pose de défenseur des faibles, mais leur hypocrisie est très claire : en fait, Saakashvili ne fait que répéter ce que la soldatesque Poutiniste a fait, il y a 9 ans, en Tchétchénie. Les cercles dirigeants d’Ossetie comme d’Abkhazie aspirent à renforcer leur rôle exclusif d’alliés de la Russie dans la région, et en même temps à rallier la population appauvrie autour de concepts déjà éprouvés dans ce genre de situation, tels que "le sentiment national" ou encore "la défense du peuple".

Les dirigeants des États-Unis, des Etats européens et l’OTAN, au contraire, veulent affaiblir autant que possible l’influence des dominateurs Russe sur le Caucase, pour se garantir à eux-mêmes le contrôle sur les ressources en pétrole de la région et les moyens de leur livraison (gazoduc et oléoduc). Ainsi, nous sommes devenus les témoins et les victimes du prochain cycle de la lutte mondiale pour le pouvoir, le pétrole et le gaz.

Cette guerre n’apportera rien aux travailleurs - Géorgiens, Ossètes, Abkhasiens ou Russes - si ce n’est du sang et des larmes, des désastres incalculables et des privations. Nous exprimons notre profonde sympathie aux parents, proches et amis des victimes, aux personnes qui sont restées sans un toit au-dessus de la tête et sans moyens de subsistance par suite de cette guerre.

Nous ne devons pas tomber sous l’influence de la démagogie nationaliste qui exige de notre part l’unité avec" nos "gouverneurs battant pavillon de la « protection de la terre natale ». Le principal ennemi des gens simples ne sont pas leurs frère pauvres et dominés de l’autre côté de la frontière ou d’une autres nationalité. Leurs ennemis sont les patrons et les dirigeants de toutes sortes, présidents et ministres, hommes d’affaires et généraux, ceux qui génèrent les guerres pour multiplier leur puissance et leur richesse. Nous appelons les travailleurs en Russie, en Ossetie, en Abkhazie et en Géorgie à rejeter un le piège du nationalisme et du patriotisme et à retourner leur colère contre les riche et les dirigeants des deux côtés de la frontière.

Aux soldats russes, géorgiens, abkhazes et ossètes ! N’obéissez pas aux ordres de vos commandants, tournez vos armes contre ceux qui vous envoient faire la guerre ! Ne tirez pas sur les soldats "adverses" - fraternisez avec eux, la baïonnette plantée dans le sol !

Travailleurs de l’arrière ! Sabotez les efforts militaires, organisez des réunions et des manifestations contre la guerre, organisez vous par vous-mêmes et déclenchez la grève contre la guerre !

Non à la guerre et à ses organisateurs - les dirigeants et les riches ! Oui à la solidarité des travailleurs par dessus les frontières et les lignes de front !

Fédération des travailleurs de l’éducation, des sciences et techniques de la section Russe de l’AIT


La carte des oléoducs et pipeline pétroliers du Caucase :

lundi, août 11, 2008

Les employé-e-s du Hyatt acceptent l'entente de principe

Réuni-e-s en assemblée générale aujourd'hui, les employé-e-s en grève de l'hôtel Hyatt Regency de Montréal ont accepté l'entente de principe survenue samedi entre les représentants syndicaux et la partie patronale. Après trois semaines de grève soutenue par des actions diversifiées dont une manifestation vendredi le 8 août où les employé-e-s d'une quinzaine d'hôtel de la région se sont rejoints au Hyatt, les grévistes ont accepté de retourner au travail compte tenu de la satisfaction de leurs revendications. D'après le syndicat, c'est une entente modèle pour la suite des négociations dans le secteur de l'hôtellerie. Pour l'instant, impossible de savoir les termes exacts de l'entente, aucun communiqué officiel du syndicat n'étant encore disponible.

À suivre...!

Montréal-Nord à feu et à sang

Montréal-Nord a été le lieu de violents affrontements entre la police et de nombreux jeunes du quartier hier soir, le lendemain du meurtre d'un jeune du quartier de 18 ans par une policière.

Vendredi soir, Dany Villanueva jouait aux dés en compagnie de quelques amis dans un parc du quartier lorsqu'il fut interpellé par un policier qui patrouillait les environs. Suite à quelques échanges d'insultes, les jeunes étant probablement trop habitués à se faire harceler par les flics, le policier se jeta sur Villanueva et commença à le ruer de coups. À ce moment, son frère Fredy ainsi qu'un ami s'interposent et tentent de restreindre le policier. Réaction : quatre coup de feu sont tirés sur les jeunes, faisant un mort, Fredy Villanueva, et deux blessés.

Alors que la police fait état d'un véritable encerclement et d'armes que les jeunes avaient possiblement en leur possession, de nombreux témoins de la scène affirment que la police était entièrement responsable de l'incident initial et que la réaction qui suivi fut totalement disproportionnée. Suite au drame, aucune arme ne fut retrouvée sur les jeunes.

Vingt-quatre heures après, la colère éclate dans la rue. Une manifestation spontanée tourne à l'émeute et la police se déploie en force dans tout le quartier. Mais ce n'est pas une histoire de casse gratuite : tous les reportages de l'événements (même les plus réacs) signalent que c'est un ras-le-bol généralisé contre la police qui s'est exprimé la nuit dernière.

"On se calme", clame aujourd'hui la police, évidemment. À quoi ils s'attendent, cette bande d'imbéciles dangereux, qu'ils peuvent tuer (une fois de plus) un des nôtres en toute impunité et sans conséquences?

vendredi, août 08, 2008

Antifa: Chasseurs de skins, en grande primeur...

Voilà, la sortie officielle du DVD en France et la Commune vous ajoute en ligne le documentaire au complet...
Pour plus d'infos, voir le billet précédent...
Bon visionnement...

Partie 1

Partie 2

Partie 3

Partie 4

Partie 5

Partie 6

La tournée des hôtels des grévistes...

Un vidéo montrant la journée d'action du 25 juillet 2008 des grévistes et leur tournée des hôtels. Solidarité avec touTes les travailleurs-euses en lutte!!

Montréal se mettent en grève pour faire une tournée des hôtels. Une moitié visitent le Maritime Plaza, l'autre manifestent devant le Delta Centre-ville puis tout le monde se retrouve au Holiday Inn de Longueuil dans le hall duquel ils célébreront une union toute spéciale. La journée se termine par une manifestation d'appui aux grévistes du Hyatt Regency.

jeudi, août 07, 2008

Un jeudi matin en hip hop...

Un petit classique du hip hop étatsunien. Dead Prez, en dépit de leurs affilitions maoïstes, ont écrits de bon textes sur le racisme, la pédagogie critique,l'hypocrisie des différents gouvernements Américains des dernières décennies et en particulier sur le contrôle tentaculaire des grandes entreprises sur les médias.

Dead Prez-Police State



Un petit extrait :

I want to be free to live, able to have what I need to live
Bring the power back to the street, where the people live
We sick of workin for crumbs and fillin up the prisons
Dyin over money and relyin on religion for help
We do for self like ants in a colony
Organize the wealth into a socialist economy
A way of life based off the common need
And all my comrades is ready, we just spreadin the seed

mercredi, août 06, 2008

Et ça continue!!


Dans le secteur de l’hôtellerie à Montréal, la grève se poursuit de plus belle. C’est au tour des 600 travailleurEs du Reine-Élizabeth de lutter afin d’améliorer leurs conditions de travail. Leur entrée dans cette grève à débuté mardi soir. À l’heure actuelle, la durée du conflit s’avère indéterminé. La CSN a convoqué ses membres en assemblée générale afin d’obtenir un mandat pour une grève générale illimitée. De plus, mis en lock-out par le patronat, les travailleurEs de l’hôtel des Gouverneurs ont voté en assemblée générale aujourd’hui pour une grève indéterminée. Ils ont entamé leurs moyens d’action dès aujourd’hui en occupant le hall de l’hôtel des Gouverneurs sous le regard des clientEs. Par ailleurs, les travailleurEs du Hyatt Regency en grève depuis bientôt 3 semaines, ont démontré une belle solidarité ouvrière en allant manifester devant l’Hôtel de la place Dupuis afin de démontrer leur appui aux employéEs du Reine-Élizabeth. Ensuite n'oublions pas les travailleurEs du Holiday Inn à Longueuil qui sont toujours en lock-out depuis deux semaines.

En ce moment, près de 5500 syndiquéEs de 41 hôtels au Québec sont en période de négociation avec leurs patrons réciproques. Ainsi, c’est 11 500 chambres que devront nettoyer à eux-seules les cadres tant et aussi longtemps que le patronat s’en-tête à ne pas répondre aux revendications des travailleurEs.

Pour en savoir plus sur les négociations: http://www.fc.csn.qc.ca/nego2008

Arrestations de leaders syndicaux en Corée du Sud

Faisant suite aux mouvements de grèves déclenchés en protestation contre l'importation du boeuf américain, contre la privatisation des services publics et pour des mesure pour contrer la hausse généralisée du coûts de la vie en Corée du Sud, le gouvernement a décidé de passer à l'offensive en déclarant ces grèves illégales et "motivées politiquement". Des mandats d'arrêts ont donc été émis contre plusieurs leaders syndicaux. Alors que certains ont déjà été arrêtés, la plupart demeurent en cavale, la police de Séoul ayant récemment encerclé l'édifice de la Korean Confederation or Trade Unions (KCTU). Voici la traduction de quelques passages de leur appel à la solidarité :
Dans la foulée des vigiles à la chandelle appellant à une renégociation du Protocole du 18 avril sur l'importantion de boeuf américain, KTCU décidait de se mettre en grève générale le 2 juillet pour appeller à la protection du droit à la santé et à la renégociation du Protocole du 18 avril sur l'importantion de boeuf américain, afin de refléter l'inquiétude générale au sujet de la sécurité alimentaire. La Korean Metal Workers' Union (KMWU) joua un rôle d'avant-plan dans cette grève générale. Le procureur et le Ministre du Travail déclaraient cette grève clairement illégale, et avant même le déclenchement de celle-ci, le 30 juin, les 66 procureurs séniors convoquaient une réunion d'urgence où la grève générale fut qualifiée de "grève motivée politiquement" et où on annonça qu'ils lançaient une enquête contre les hors-la-loi.

Le procureur émit des mandats d'arrestation et procéda à l'arrestation du leadership de la KCTU, KMWU et Hyundai Motor Branch sous prétexte "d'obstruction aux affaires", de la section 314 du Code Pénal. Cela inclut Mr. Lee Suk-haeng (Président de KCTU), Ms. Jin Young-ok (Premier vice-présidentde KCTU), Mr. Lee Yong-shik (Scrétaire générale de KCTU), Mr. Jung Gab-deuk (Pésident de KMWU), Mr. Nam Taek-gyu (Premier vice-président de KMWU) et les 6 officiers principaux de la Hyundai Motor Branch (Mr. Yoon Hae-mo, Mr. Kim Tae-gon, Kim Jong-il, Mr. Jung Chang-bong, Mr. Joo In-koo, Mr. Jo Chang-min) qui avaient tous participé activement à la grève. Des mandats de perquisition aux domiciles de tous ceux visés par des mandats d'arrêts ont également été émis.


Depuis l'émission des mandats d'arrêts des leaders de la KCTU, le 24 juillet dernier, des centaines de policiers ont encerclé le siège social de la KCTU, et arrêtant et fouillant tous ceux qui entrent dans l'édifice. Puis, le 27 juillet, la police arrêta de Premier vice-président Jin Young-ok dans le centre-ville de Séoul, alors qu'elle allait rejoindre sa famille. Suite à l'émission des mandats d'arrêt, la police commença une surveillance à l'extérieur des domiciles des leaders de la KCTU, et ont pu ainsi suivre le mari de la Première vice-présidente et procéder à son arrestation. Elle est maintenant en détention au poste de police de Youngdeungpo.

Lire la suite (en anglais)...

L'Afrique du Sud paralysée par la grève


Tel qu'annoncé par la Congress of South African Trade Unions (COSATU), les quelques deux millions de membres de l'organisation syndicale sont tombés en grève aujourd'hui. Selon les médias, la grève massive affecte tous les secteurs de l'économie, avec la BBC affirmant que l'économie du pays est effectivement freinée.

Officiellement, l'appel à la grève fait suite à une hausse de 27,5% du prix de l'électricité (avec tout ce que ça implique pour les salaires de travailleurs et travailleuses et l'impact sur les plus pauvres) mais les grévistes mobilisés en ont plus gros sur le coeur, pour le moins dire...

En effet, mis à part cette hausse faramineuse du coût de l'électricité, les licenciements dans le secteur minier, la pénurie d'emplois et particulièrement la hausse généralisée des coûts de la nourriture et des carburants sont visés par la grogne générale. La COSATU étant une alliée traditionnelle du parti actuellement au pouvoir, l'African National Congress (ANC), en dit long sur l'ampleur du mécontentement des travailleurs et travailleuses qui était sans doute devenu très difficile à contrôler...

La grève devrait se terminer aujourd'hui mais la COSATU assure qu'une autre journée de grève générale aura lieu le mois prochain.

mardi, août 05, 2008

Menace de grève générale mercredi en Afrique du Sud....


Nos camarades sud-africains de ZACF (Zabalaza Anarchist Communist Front), ont envoyé un communiqué pour appuyer la grève générale du COSATU (Congress of South African Trade Unions), représentant plus de 2 millions de travailleurs-euses. Cette grève est une riposte à la crise de l'électricité (27,5% de hausse du prix-accepté par l'équivalent de leur régie de l'énergie), et contre les hausses désastreuses des prix du pétrole et des aliments. Plus d'infos à venir...

Pour lire leur communiqué(en anglais):

The Zabalaza Anarchist Communist Front (ZACF) expresses its solidarity with the rank and file workers of the Congress of South African Trade Unions (Cosatu), as their national campaign of rolling mass action against the electricity crisis culminates in a national strike and stayaway throughout the country on Wednesday, 6th August.

Mass action on one issue...
We share Cosatu's concern that Eskom's 27.5% increase in electricity prices (which can be increased still further by municipalities) as allowed by the National Energy Regulator of South Africa, to help fund Eskom's R343-billion expansion plans, will be felt most heavily by the poor and working poor. This increase in tariff will put thousands more jobs at risk as, already confronted by large increases in fuel prices and interest rates, companies will try to maintain their profit margins by retrenching workers, and may even be forced to close operations.

The decision by Eskom to reduce electricity supply to the mining and other industries, as well as their threat to oppose any new major construction initiatives, could likewise result in loss of jobs; it is probably already doing so. But as a result of incompetence by the state and Eskom, neo-liberal cost cutting and privatisation and a failure to properly invest in the nineties, these power cuts are probably unavoidable. Without them we would probably still have chronic and unpredictable load shedding hitting industry and consumers, rich and poor alike. Electricity cannot be wished into existence. The shortage is real and can't be bypassed. What we need is for the working class to take a lead in demanding alternate energy sources be explored and implemented as soon as possible, with a priority on supplying energy to poor communities and to industry to maintain - and increase - the number of jobs.

We therefore support Cosatu, as an organisation of the working class, in its endeavor to find a solution to the current crisis of power-cuts and power shortages, which affects not only all South Africans - as stated by Cosatu - but all people currently residing in South Africa, regardless of their nationality.

We are adamant that government’s programme for providing electricity to poor households, which is insufficient at best, must not be compromised by the electricity crisis and recent price increases and that the costs of the power-cuts not be borne by the poor and working poor.
...no action on others
In his statement of August 1st 2008, in response to accusations that the strike was demanding zero-rating of already zero-rated foodstuffs, Cosatu General Secretary Zwelinzima Vavi said that the current protest action is "essentially a protest against the 27% increase in the price of electricity", and not against rising food and fuel prices and interest-rate hikes. We have to ask ourselves then, if Cosatu is not taking action on these issues, why not? The working class is getting very seriously done in, as Cosatu well knows. Cosatu leaders must know that the market isn't going to solve this problem, and they certainly know that the interest rate hikes - which are meant to control inflation - aren't making things any better either. Why isn't the most powerful working class organisation in the country taking some action on this?

How does Vavi think the "separate processes in Nedlac on some of these issues" are going to deal with the food, fuel and interest-rate crises? What kind of workers' leader is this who calls for direct action on one issue but just sits and talks to the enemy about other intimately related issues? This confusion on the facts undermines the working class.
The market is the problem...
It is ridiculous that, in a food producing country, South Africa has such high levels of starvation and malnutrition, while big brands make millions on price speculation and starvation. When speaking of rising food prices it is important to acknowledge that the market is the problem. One aspect of the neoliberal era - beginning in the 1970s - is that food prices, along with other commodities and currency exchange rates, were allowed to move a lot more freely and with less regulation. This leads to increased vulnerability for consumers and small farmers, and to the dominance of big capital in the form of agribusiness (notably in the US), food processing companies (Tiger Brands in SA), and retailers. South Africa's abolition of apartheid-era agricultural marketing boards in the nineties was part of a global trend. While far from ideal, we believe that state regulation of prices and subsidies for farmers are preferable to a "free market" that gives speculators and cartels free rein.

Such regulation will only come about, however, as a result of mass direct action by the popular classes; and if the popular classes force the state to introduce such regulation, perhaps we could to some extent dictate its terms and make it serve the interests of the masses. This would be a campaign for Cosatu which we would fully support. It should be noted that this approach is in stark contrast to the position favoured by leading "third world" governments in the WTO talks, which now appear to have collapsed. Governments of so-called developing nations are attacking first world farm subsidies (which are indeed problematic as they tend to favour giant agribusiness) and, regrettably, pushing for more of a free market, the one thing that won't help workers and the poor. Perhaps all these complications - notably the need to attack the market directly, and even more the need to speak out against government policy - have something to do with Cosatu's failure to produce a proper analysis and programme of action.

All these issues tie in to the longer-term problems of the energy crisis and the environmental crisis. The immediate cause of the current disastrous food inflation is the rocketing price of oil - both because of transport and processing costs, and because of the trend towards biofuels. So-called experts differ on whether the oil problem is due to speculation, rent-seeking by Opec, or the approach of peak oil. But even if oil prices settle down for a while, it's clear that a huge crisis looms, and probably sooner rather than later.

Cosatu is right to call for renewable energy, but we are concerned with the risks of taking biofuels as the solution, and must warn against this.
...popular direct action the answer
We believe that Cosatu is on the right track with their demands, but that they do not go far enough; as the most powerful working class organisation in the country Cosatu should be spearheading a campaign for price-caps on all basic food stuffs, as well as for state regulation on prices and subsidies for smaller farmers.

We call on Cosatu to continue with its mass action until the government concedes to invest properly in alternate and sustainable energy sources, with a emphasis on electrification of poor communities and a proviso that the cost of electricity to those communities not be increased.

We call on Cosatu to support the service delivery campaigns of the popular social movements as a means to ensuring sustainable energy for all, and likewise urge the popular social movements, and the population at large, to actively support the Cosatu workers' struggle against the electricity crisis.
Workers and unemployed unite!
Fight for and win affordable food and sustainable energy for all with popular direct action!


source

lundi, août 04, 2008

La grève dans l'hôtellerie: Entrevue de membres de la NEFAC sur les ondes de CKUT.

Des camarades de l'Union Locale de Montréal, on fait un topo sur les grèves au Québec, et plus particulièrement sur la grève dans l'hôtellerie à l'émission "En profondeur" sur les ondes de la radio universitaire de McGill CKUT.

Pour entendre l'entrevue d'une durée d'environ 20 minutes---> entrevue

Jeunes ou vieux, même pourriture....


En congrès ce weekend, les Jeunes Libéraux du Québec ont adoptés de nombreuses résolutions, qui sans grande surprise, sont encore plus anti-sociales et réactionnaires que celles de leurs ainé-es au pouvoir. En gros, ils proposent 3 résolutions:

1-Frais de scolarité triplés;
2-Exigence du vote secret dans les syndicats;
3-Immersion anglaise pour la moitié de la sixième année scolaire au primaire;

Bon, on s'attendait tout de même pas ce qu'ils et elles nous proposent la création de conseils ouvriers(!!), ou du moins des mesures sociales concrètes! Mais de là à demander de tripler les frais de scolarité, et à attaquer encore plus le droit des syndiqué-es à décider eux-même de leur propre fonctionnement à l'interne, afin de mater les derniers vestiges combatifs des syndicats, y'a tout de même des limites! Même leur chef de parti semblait sceptique, c'est tout dire...

Si c'est ça la relève du PLQ, et bien on est de mieux de se préparer parce que la lutte elle ne fait que commencée...À ce rythme dans 10 ans, ils et elles auront encore plus massacré nos acquis sociaux que la vieille facho de Tatcher dans les années 80 en Angleterre. Comme quoi la démocratie bourgeoise n'a été, n'est et ne sera toujours qu'un outil au main des riches et des dirigeants de l'économie. Peu importe le parti qui nous dirigera, ça sera toujours pour nous faire crever un peu plus vite.

Nos camarades de la Nuit(Québec) on écrit un texte au sujet de leur proposition anti-syndicale que vous pouvez lire ici.

Nos camarades du Collectif du 19 juillet (Sherbrooke), on fait un billet sur le congrès des jeunes libéruax, à lire par ici.

L'ASSÉ a elle aussi déjà répliquée sur leur proposition débile de tripler les frais de scolarités, que vous pouvez lire ici...

À quand une bonne vieille grève générale??

dimanche, août 03, 2008

Une grève des sauveteurs à Cowansville.

Un autre grève déclenché le 23 juillet, cette fois-ci par les sauveteurs de Cowansville, syndiqué-es à la CSN, afin d'obtenir un rattrapage salarial équivalent aux sauveteurs de Bromont.

Une petite vidéo qui explique leurs revendications et leurs moyens d'action.



Leur communiqué:

Les 22 sauveteurs et moniteurs de la municipalité de Cowansville, en grève depuis le 23 juillet, intensifieront leurs moyens de pression au cours des prochains jours. Ils poursuivront donc leur grève et leurs actions de visibilité afin d’en arriver à un rattrapage salarial avec les municipalités de Granby et de Bromont.

Les membres du Syndicat des employé(e)s des piscines et des plans d’eau de la ville de Cowansville (CSN) distribueront des tracts et interpelleront la population afin de dénoncer l’attitude de la municipalité. Ceux-ci seront donc de plus en plus visibles dans les rues de Cowansville.

« La population doit comprendre les enjeux de cette négociation, car c’est elle qui est touchée au premier chef, explique Charles Brault-Perreault, président du syndicat. Il faut qu’elle sache que si la ville ne nous donne pas des salaires décents, nous ne retournerons pas au travail. À moyen terme, il y aura aussi une pénurie de sauveteurs. Les gens de Cowansville doivent faire comprendre à la ville qu’ils ont droit à des services et que le conflit doit prendre fin. »

Le syndicat demande une augmentation d’environ quatre dollars de l’heure (pour obtenir 15 $ de l’heure pour les sauveteurs et 17,77 $ pour les moniteurs). Ces emplois exigent plusieurs formations (natation, sauvetage et réanimation) et comportent des responsabilités importantes au niveau de la sécurité des baigneurs. Les sauveteurs doivent être rémunérés en conséquence.

« Le rattrapage que nous demandons représente une partie microscopique du budget de la ville. En plus, nous demandons moins que les villes de Granby et de Bromont, ce qui est tout à fait raisonnable. Avec la pénurie de sauveteurs que connaît la région et la province, cette position n’est pas acceptable et même irresponsable à moyen terme, si on y pense bien », estime Charles Brault-Perreault.

Par surcroît, lors des négociations, la ville avait reconnue que les salaires devaient être augmentés à 15 $ et 17,77 $ de l’heure, mais demandait du même coup que le syndicat renonce à appliquer la Loi sur l’équité salariale, ce qui est totalement inacceptable.

Tant qu’une entente satisfaisante ne sera pas conclue, le piquetage se poursuivra et les activités aquatiques de la ville seront perturbées. Après l’été, ce sera la session d’automne des cours de natation et des bains libres qui sera perturbée, ce qui touchera aussi les citoyens de plusieurs municipalités environnantes.

Source : CSN - 1er août 2008
Renseignements :
Pierre-Luc Bilodeau, Service des communications de la CSN, tél. : 514 774-0775

L'économie participative: Une stratégie réformiste?

Une critique paru sur Anarkismo, par Wayne Price (un membre de la NEFAC de New York), a produit quelques remous sur différents sites et forums communistes libertaires et/ou luttes de classistes.

Wayne y critique le parecon(participatory economy ou écopar; économie participative) et plus principalement sa stratégie réformiste et non révolutionnaire d'être mise en application.

En résumé l'écopar est:
(...)un modèle économique d’inspiration libertaire dont Michael Albert, militant américain bien connu[, et Robin Hahnel, professeur d’économie à l’Université de Washington, sont les créateurs et il suscite, depuis quelques années, un intérêt croissant.(...) Si on veut décrire très sommairement cette économie, on pourra dire qu’elle veut distribuer de manière équitable les obligations et les bénéfices du travail social; assurer l’implication des membres dans les prises de décision à proportion des effets que ces décisions ont sur eux; développer le potentiel humain pour la créativité, la coopération et l’empathie; enfin, utiliser de manière efficace les ressources humaines et naturelles.(...)(en source et autre source)

Une des principales critiques que Wayne y fait, est principalement sur l'oubli, pour la classe ouvrière, de moyens de se protéger de la contre-révolution, de la répression et des mouvements réactionnaires. À la lecture de l'histoire des différentes révolutions, quelles soient russes, espagnoles, allemande de l'après première guerre, cet "oubli" démontre un ignorance volontaire d'une quasi-constante historique, c'est à dire l'importance de préserver les acquis de la révolution par tous les moyens nécessaires, que ce soit contre les éléments réactionnaires de tout acabit, la gauche réformiste, ou l'extrême gauche autoritariste (par exemple les bolchéviks).

L'article est par contre en anglais, mais la discussion et les commentaires qui suivent l'article valent aussi la peine d'être lu.

At the 2008 New York City Annual Anarchist Bookfair, I was on a panel with a spokesperson for “Parecon” (“participatory economics”; Albert, 2003). Discussing the work of Michael Albert, co-inventer of the Parecon program, I stated that his strategy for getting from capitalism to Parecon was reformist, or at least non-revolutionary. This was vigorously denied by the Parecon spokesperson. This is the topic I want to cover here. I am not discussing Parecon itself, which is a vision of a post-capitalist economy managed neither by the market nor by central planning. Instead there would be planning from below by repeated negotiations among workers’ and consumers’ councils. Without going into it, I believe that this idea has enriched the discussion of how a libertarian socialism might work. My question is how to achieve this new society.

I have previously discussed the reformist strategy of Robin Hahnel (2005), the other co-founder of Parecon (Price, 2005). But Albert states (2006) that the two of them have become estranged (as if Marx and Engels were to split up!). We cannot assume that what Hahnel says is what Albert believes.

Albert has not written much about tactics and strategy for reaching Parecon, as compared to his writing on how a pareconist society might work. One work which did focus on strategy was a little book, The Trajectory of Change: Activist Strategies for Social Transformation (2002). His approach for a movement is stated summarily:

“Short term, we raise social costs until elites agree to implement our demands or end policies we oppose. Longer term, we accumulate support and develop movement infrastructure and alternative institutions, while working toward transforming society’s defining relations.” (2002; p. x)

That is, we cannot force the state to end a particular war or to grant universal health care, but it may do it if the rulers fear that there will be a spread of radicalization among the people; if there is increased militancy among workers, youth, soldiers, and People of Color; if society becomes increasingly polarized and ungovernable. This is precisely what happened in the 60s and which led to the end of legal racial segregation and of the Vietnam war.

So far, so good. A revolutionary anarchist would completely agree with this orientation. As opposed to the liberal strategy of permeating the centers of power and making changes from above, it proposes to pressure the state and capitalists from outside and below. It demonstrates why a revolutionary perspective is relevant even in non-revolutionary periods (which are most of the time): the more militant and disrespectful a movement is (that is, the more revolutionary it is), the more likely it is even to win reforms.
suite de l'article...

Aussi, pour ceux et celles qui voudraient en apprendre un peu plus, voici un petit vidéo qui explique les grandes lignes de l'écopar...



Ainsi qu'une conférence au salon du livre de New York, où Wayne Price y a débattu de l'écopar...