vendredi, novembre 20, 2009

Quand on veut...

Vous avez très certainement déjà entendu l'un des leitmotiv favoris des défenseurs du libre-marché capitaliste. « Quand on veut, on peut ». Comme s'il suffisait d'un brin de volonté pour tout avoir. Comme si, dans un monde dominé par le pouvoir de l'argent, le fait de naître de parents ouvriers garantissait la même étendue de possibilités que d'avoir été conçuE par un couple de patrons... Sans trancher en quelques lignes la question du déterminisme de classe, on n'en trouve pas beaucoup en dehors des rangs des idéologues de droite et des riches pour nier qu'il y a inégalité des chances.

Et pourtant, on nous martèle quotidiennement le contraire à coup d'histoires sensationnelles faisant l'apologie de la pseudo-liberté individuelle. Ce matin, le journal Métro publiait un de ces charmants potins propagandistes, trop beau pour que je ne le partage pas avec vous.

L'histoire n'est pas intéressante, mais j'ai trouvé un peu triste que son protagoniste soit un kid de huit ans. Il possède quatre compagnies et vaut 900 000$. Sa mère citée dans le texte résume, sans doute inconsciemment mais pourtant de façon très éloquente, l'essence même de notre société de classes :

«Il empochait 5 $ l’heure en ne faisant rien, raconte sa mère, Savannah. Ç’a été la même chose avec sa business suivante, une entreprise de nettoyage à pression. On fournissait la machine, il chargeait 200 $ aux clients et il payait l’employé 100 $.»

Pour pousser l'arrogance un peu plus loin, la journaliste ajoute : «Aujour­d’hui, il est propriétaire de six immeubles en Ontario et en Colombie-Britannique.»

2 commentaires:

vincentpainchaud a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
vincentpainchaud a dit…

Je serais très intéressé de connaitre l'origine du capital initial. Je doute fortement que ce soit les droits de propriétés sur les machines durement gagné avec sueur et huile de coude par un ouvrier (de huit ans?!) qui voyait grand, comme essaient de nous le faire croire nos proxénètes