mardi, novembre 18, 2008
Anarkismo lance un communiqué international communiste libertaire sur la crise économique mondiale et la réunion du G20.
1. La crise actuelle est typique de celles qui apparaissent régulièrement dans l’économie capitaliste. La « surproduction », la spéculation et les krachs qui s’ensuivent sont inhérents au système. (Comme Alexander Berkman et d’autres l’ont fait remarquer, ce que les économistes capitalistes appellent surproduction est en fait de la sous-consommation : le capitalisme empêche un grand nombre de personnes de subvenir à leurs besoins, minant ainsi ses propres marchés.)
2. La solution à la crise proposée par les capitalistes et les gouvernements demeurera une solution capitaliste. Ce ne sera pas une solution pour la classe populaire. En effet, comme dans toutes les crises, les travailleurs, les travailleuses et les pauvres payent – tandis que le capital financier est renfloué avec des sommes énormes. Il est probable que cela continue. Aucun changement au sein du capitalisme ne peut résoudre les problèmes des classes populaires ; il est plus improbable encore qu’une telle solution vienne de politiciens comme Barack Obama. Tout ce que ces politiciens peuvent faire est de contribuer à offrir une échappatoire aux capitalistes, en laissant peut être quelques miettes à la classe populaire au passage.
3. Le renflouement des banques ne montre pas seulement les intérêts que l’Etat sert, mais aussi l’hypocrisie de l’attachement des capitalistes au libre marché. A travers l’histoire, les capitalistes se sont accommodés du marché quand il leurs convenait, et de la régulation étatique et des subventions quand ils en avaient besoin.
4. Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et ailleurs, les plans de sauvetage ont pris la forme de nationalisations des institutions financières en détresse – avec le soutien total du capital. Cela montre que les capitalistes n’ont aucun problème fondamental avec la propriété d’Etat, et que les nationalisations n’ont rien à voir avec le socialisme. Cela peut être aussi une méthode pour semer le trouble au sein de la classe populaire. C’est nous, et non l’Etat, qui devons prendre le contrôle de l’économie.
5. Etant donnée la mondialisation du capital dans l’ère néo-libérale, la classe dirigeante reconnaît que la solution doit être globale. Le G20 s’est réuni le 15 novembre pour discuter de la crise. Cela est significatif. Les dirigeants des Etats-Unis, de l’Europe et du Japon en viennent à réaliser qu’ils ne peuvent faire face à la crise tout seul, qu’ils ont besoin, non seulement l’un de l’autre, mais aussi d’autres puissances, notamment la Chine (qui émerge en ce moment comme un des principaux producteurs industriel mondial, et est en passe de devenir la troisième économie mondiale). L’Inde, le Brésil et d’autres économies « émergentes » pourront également prendre part aux discussions. Cela pourrait marquer une reconnaissance – en discussion depuis plusieurs années – que le G8 n’est plus le seul décideur de l’économie mondiale. Cela signale peut-être un changement dans la conduite du système économique mondiale.
6. Nous ne plaçons aucun espoir dans l’inclusion de ces nouveaux pouvoirs capitalistes. Les dirigeants chinois peuvent bien prétendre être socialistes, d’autres, comme Lula au Brasil et mothlanthe en Afrique du Sud, peuvent bien se présenter par moment comme les idoles des pauvres. En fait, tous sont des défenseurs du capitalisme, exploiteurs et oppresseurs du peuple de leur propre pays et, de plus en plus, exploiteurs impérialistes ou sous-impérialistes des peuples d’autres pays.
7. Si l’on veut que la crise mène à quoique ce soit d’autre qu’à la défaite complète des classes populaires mondiales, la pauvreté, l’exploitation et la guerre, les classes populaires doivent mobiliser. Nous devons exiger des plans de sauvetage, pas pour les capitalistes, mais pour nous. En tant que communistes libertaires, nous nous battrons pour que ceux qui ont acheté des maisons avec des crédits hypothécaires à risque soit renfloués et puissent garder leur maison. Nous continuerons à nous engager et à soutenir les luttes pour un travail mieux payé, la réduction du temps de travail, le logement, les services publics, le système de santé, l’aide sociale et l’éducation, la protection de l’environnement. Nous nous battons pour l’arrêt des guerres impérialistes et pour l’arrêt des répressions contre notre classe et contre ses luttes.
8. Nous présentons ces revendications en réponse à la réunion du G20, et nous continuerons à les revendiquer dans le futur. A travers de telles revendications, et tout au long de l’action directe qui permettra de les réaliser, nous travaillerons à construire un mouvement mondial des classes populaires qui puisse conduire à la destruction du capitalisme, de l’Etat et des crises qu’ils engendrent.
Premiers signataires :
Alternative Libertaire (France)
Federazione dei Comunisti Anarchici (Italie)
Melbourne Anarchist Communist Group (Australie)
Zabalaza Anarchist Communist Front (Afrique du Sud)
Source: Anarkismo
samedi, novembre 15, 2008
L'ultra-gauche bientôt accusée d'avoir fomenté la crise financière ?
Un texte intéressant suite aux arrestations en lien avec les sabotages des voies ferrées en France qui seraient, selon l'état Français, attribuable à l'ultra-gauche.Il fallait un ennemi qui fasse l'unanimité. Les Etats-Unis ont Al Qaida, la France aura dorénavant l'Ultra-gauche. Des terroristes indicibles, indétectables, surentrainés, des experts... des anarchistes !
27500 actes de malveillances en 2007 contre les biens et les installations de la SNCF. Mais ceux-là sont très particuliers, ils ont été réalisés par des experts. Des gens qui possédaient des manuels pour résister aux interrogatoires de la police, des gens qui se réunissaient en secret pour refaire le monde, qui lisaient des livres sur l'anarchisme et, comble de l'extrémisme... ils possédaient des ordinateurs ! Ils avaient même réussi à se faire apprécier de leur village. C'est dire...
Des spécialistes surarmés
Sur TF1, on détaille les techniques des terroristes à grand renfort de détails. Au péril de leurs vies, ils se hissent sur les caténaires à 7 mètres de hauteur sur un câble de 25000 volts, et y posent un crochet qui, au passage du TGV, arrachait tout sur son passage. Curieusement, la plupart des incidents sont décrits comme ayant été provoqués par des blocs de béton déposés sur la voie, mais l'enquête journalistique suit son cours. Sur France 2, on évoque un attirail impressionnant, découvert lors des perquisitions : des livres, des barres métalliques, des cagoules, des fumigènes, des gilets pare-balles, ou encore... des tiges de fer. Armés jusqu'aux dents !Une nébuleuse internationale
Autre détail croustillant, sur France 3 : ils ont protesté contre le CPE ! Et les images violentes défilent à l'écran. Ils ont manifesté en Allemagne ! Et les images violentes défilent à l'écran. Ils ont défilé aux Etats-Unis devant une caserne militaire ! Et les images violentes défilent à l'écran. D'ailleurs, cette caserne a été la cible d'un attentat un mois après, bizarre... Autre détail très important, l'opération de sabotage a été saluée par un groupe libertaire est-allemand. La preuve !... surveillée par la police et le FBI
On en appelle aussi à l'expertise des techniciens de la SNCF. Aucun doute, il s'agit de sabotage, si quelqu'un en doutait encore. On en appelle aussi à l'expertise des experts, aucun doute, l'ultra-gauche est dangereuse, car indépendante et hors de contrôle : anarcho-autonomes, selon le ministère de la Justice. D'ailleurs, de nombreux rapports des RG le soulignent : les gens dangereux sont dangereux. La presse se risque même à reproduire les propos d'Alain Bauer, spécialiste parmi les spécialistes, sarkozyste parmi les sarkozystes, qui ose un rapprochement avec le groupe terroriste "Action Directe". Sur France 3, Michèle Alliot-Marie déclare que ces gens étaient sous surveillance depuis longtemps, qu'ils ont été vus à proximité de voies TGV, que des rapprochements ont été faits, qu’ils étaient aussi sous surveillance du FBI, etc. La police et le FBI les auraient donc laissé faire ? "Il s'agissait donc bien d'actes de terrorisme" conclut le journaliste. CQFD.Jugement sans appel d'une habitante de Tarnac : "On n'imaginait pas qu'ils étaient à la limite du terrorisme. Vous savez, les RG, en général, ils ne font pas de descente pour rien"... Tout est dit. Mais à chaque fois, après ce déferlement de témoignages à charge, un journaliste conclut le reportage, devant un bâtiment officiel orné de drapeaux tricolores, par une résurgence d'esprit journalistique : "on ne sait pas grand chose, il n'y a pas de preuve". Ce qui a été confirmé par plusieurs sources judiciaires. Aucune preuve. Rien... au moment où l'on vous parle.
Une enquête ? Quelle enquête ?
Pire, même. Selon une information Europe 1, les dix gardés à vue n'ont pas été interpellés dans le cadre de l'enquête sur les sabotages de la SNCF, mais dans celui d'une enquête préliminaire ouverte le 16 avril par le parquet anti-terroriste. Cette enquête vise aujourd'hui à établir leur rôle dans des violences qui ont eu lieu lors de manifestations à Vichy début novembre et à Thessalonique début septembre. SNCF : "donner au train des idées d'avance", dit le slogan, et aux journalistes, aussi...Et si on trouvait des traces d'un compte bancaire, on pourrait aussi les accuser d'avoir fomenté la crise financière ? Les journalistes veillent au grain...
source
jeudi, novembre 13, 2008
Conférence-Débat: La voie parlementaire est-elle le terrain de lutte de la classe ouvrière ?

Vous êtes tous et toutes convié-es à un panel de discussion. À quoi servent les élections ? Du point de vue des travailleurs et des travailleuses, la participation aux élections est-elle un piège ou peut-elle représentée un pas en avant ? C'est à partir de perspectives historiques, politiques, économiques, nationales et internationales, que nous débattrons de ce sujet en compagnie d'organisations qui se réclament de différents courants révolutionnaires.
Panel :
Sibel Ataogul (Socialisme international)
Richard St-Pierre (Groupe Internationaliste
Ouvrier)
François Jean (NEFAC)
David Mandel (Gauche Socialiste)
Samedi 29 novembre 2008, 15h00
Grande salle du Comité Social
Centre-Sud, 1710 Beaudry
Entrée gratuite, bienvenue à tous et à
toutes!
mercredi, novembre 12, 2008
Grèce:Plus de 5000 détenus font la grève de la faim.

Le 3 novembre, les prisonniers des 21 prisons Grecques(la totalité des prisons) ont entamé une campagne en 3 étapes, afin de réclamer une réforme en 45 points, afin d'améliorer leurs conditions de détentions. Leurs réclamations concernent entre autres l'abolition des prisons juvéniles, une plus grande liberté, des meilleurs conditions et ils s'opposent à la réduction des services pénitentiaires.
La première étape de leur lutte, pour laquelle plus de 8000 prisonniers ont pris part (sur 15000 au total), consistait a refuser la nourriture de la cafétéria.
Le 7 novembre, 7 100 détenus ont décidé de passer à la deuxième étape de leur lutte, soit la grève de la faim. Et en date d'hier(11 novembre), plus de 5120 étaient toujours en grève de la faim. 17 détenus ont d'ailleurs cousu leur lèvre, afin qu'ils ne soient gavé de force.
La troisième étape, si leurs revendications ne sont pas entendues, consistera en un soulèvement général, accompagné d'une campagne massive à l'extérieur des murs de leurs prisons (manif, concert de soutien, actions directs), par le biais des nombreux groupes de solidarité qui les soutiennent.
Pour lire leur 45 revendications(ici).
En parallèle, le 8 novembre à Athènes, des immigrantEs en attente d'obtenir un statut, ont bloqué les rues pendant plus de 5 heures à l'aide de barricades(article). Les émeutes furent déclenchés en solidarité avec leur camarades, alors que la police anti-émeute avaient chargé la file d'immigrantEs en attente devant le centre d'immigration. Une manifestation de quelques milliers de personnes avaient d'ailleurs eu lieu le 27 octobre, pour les mêmes raisons.
Par ailleurs, le printemps passé, une manifestation de plus de 35000 personnes à Athènes, contre la privatisation des universités, avaient été le théâtre de violents affrontements entre manifestantEs et policiers.
La Grèce serait-elle sur le point de se soulever??
dimanche, novembre 09, 2008
Photos du jour...
Les soldats en Irak ne peuvent s'exprimer librement à la presse, en raison de la censure gouvernementale. Ils est donc impossible pour eux de divulguer publiquement leurs opinions politiques. Les toilettes des bases militaires servent donc maintenant de tribune politique pour tousTes ces soldats dégouté-es par cette guerre absurde. Voici donc quelques clichés photographiés par ce journaliste qui témoignent bien de la haine qu'ils ont à l'encontre de leur président actuel GW Bush. Combien de temps cela prendra-t-il avant d'avoir les mêmes clichés contre Obama?
Pour consulter les autres photos vous pouvez aller sur son blogue ou consulter sa page web.
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Urgent!Levée de fond afin de financer un documentaire:Myths for Profit: Canada's Role in Industries of War and Peace.

Des camarades tentent actuellement de finaliser un documentaire intitulé:Myths for Profit: Canada's Role in Industries of War and Peace. Comme vous vous en doutez, les coupures effectuées par le gouvernement Harper nuisent grandement au travail des réalisateurs indépendants, et surtout si ils et elles dénoncent les politiques du gouvernement canadien et sa politique étrangère.
Les fonds amassés serviront à finaliser le documentaire et à permettre aux réalisateurs d'aller présenter leur film dans plus de 40 communautés au Canada afin de faire de l'éducation populaire.
Afin de financer le documentaire, vous êtes invité-e en tant qu'individu ou en tant que groupe à acheter en pré-vente le dvd au prix suggéré de 15$.
Il est aussi possible, si vous êtes membre d'un groupe pour la paix ou d'un groupe luttant pour la justice sociale, d'être un commanditaire pour le film.
Si vous êtes intéressé-e à commander en pré-vente votre copie de "Myths for Profit: Canada's Role in Industries of War and Peace", vous pouvez l'acheter via paypal à amy@resist.ca ou effectuer un virement bancaire par courriel, si vous posséder un compte bancaire canadien. Il est aussi possible de payer par chèque en le postant au nom de
Amy Miller
6674 Rue Alma, Montreal, QC H2C 2W5
Pour plus d'informations, vous pouvez consulter leur site web.
Voici un extrait du documentaire...bon visionnement.
samedi, novembre 08, 2008
La NEFAC en tournée à Drummondville!

Chers et Chères Camarades,
La NEFAC sera à Drummondville mercredi prochain, soit le 12 novembre pour faire une conférence sur l'anarchisme suivie d'une discussion sur la pertinence de créer un collectif libertaire à Drummondville.
Ainsi :Conférence de la NEFAC (Fédération des communistes libertaires du Nord-Est) sur l'anarchisme Mercredi 12 novembre, 19h Au local 2304 (local d'histoire et de
géographie) du Cégep de Drummondville (960 rue St-Georges)
Suivie d'une discussion sur la création d'un collectif libertaire à Drummondville.
La conférence s'adresse à tous et toutes, peu importe leur degré de militantisme ou de théorie. L'important, c'est d'être intéressé-e par le sujet. Venez en grand nombre et invitez vos ami-e-s!
Pour plus d'infos: mtl@nefac.net
Répression contre les enseignants au Mexique
Sous la plage, les pavés!
vendredi, novembre 07, 2008
La Nefac au Forum social de l'Outaouais
Campus Taché (283, boul. Alexandre-Taché à Gatineau)
Pour plus d'infos sur le forum: http://forumsocialoutaouais.blogspot.com/
Le Forum comptera des ateliers pratiques et théoriques, des tables rondes, des conférences et des documentaires engagés sur des sujets allant de l’environnement aux droits de la personne, en passant par la présentation d’alternatives au modèle politico-économique actuel.
Le Forum débutera le vendredi 7 novembre par un grand spectacle d’ouverture. Le samedi, des dizaines d’ateliers seront offerts à la population, ainsi que des performances artistiques et d’autres activités, dont un service d’animation et des ateliers pour les enfants. Les participantes et participants pourront aussi visiter les tables d’information de divers organismes de la région et même faire quelques emplettes auprès de vendeurs de produits équitables et écologiques. En soirée le samedi, tout l’Outaouais sera convié à une grande conférence qui réunira une brochette d’invités locaux et internationaux. Enfin, le Forum se terminera le dimanche 9 novembre par le rassemblement des mouvements sociaux et une grande marche festive.
L'Union Locale de Montréal de la NEFAC, sera présente et donnerait une conférence intitulée « Introduction au Communisme Libertaire ». Nous discuterons aussi de la refondation de notre organisation afin de créer une fédération québécoise et un pôle communiste libertaire en dehors des grands centres. À l'heure ou le capitalisme est en crise, l'organisation et la lutte sont plus que jamais nécessaire. De plus, des membres de la NEFAC tiendront une table ou le matériel de la fédération (journaux, Ruptures, NEA, brochures...) seront disponibles. Nous vous convions à venir discuter avec nous d'un projet alternatif de société et des perspectives d'une société révolutionnaire.
Notre atelier se donnera le 9 novembre de 9h à 10h30 au local B1210.
mercredi, novembre 05, 2008
Pour un système public, libérons-nous du privé !
Nous sommes étudiantes et étudiants, nous sommes travailleurs et travailleuses, sans emploi, immigrantes et immigrants, autochtones ; nous sommes la société civile. Nous constatons que nos acquis sociaux sont en constante régression et nous en avons assez. Parce que notre éducation, notre santé, notre travail, nos droits ne sont pas monnayables !
À bas le règne du marché !
Le libéralisme économique règne à l’échelle du globe. Les entreprises multinationales et les grandes institutions financières règlent l’ordre du jour des États en fonction de leurs besoins particuliers. Les gouvernements sont la courroie de transmission de cette vision qui confond bien communs et intérêts capitalistes.
Le Québec, où le gouvernement veut imposer ses mesures néolibérales sous le couvert de la nécessité économique et de la fatalité, n’est pas épargné. Dans le secteur public, le gouvernement cède la place aux entreprises privées pour masquer le choix idéologique que sous-tendent les baisses d’impôts. Cela a pour effet de plonger dans la précarité une part croissante de la population. Il est urgent d’établir un système d’imposition juste et progressif afin de financer correctement notre bien-être collectif.
Nos droits sociaux charcutés !
L’élite politique et économique prône des valeurs destructrices : la concurrence entre les différents acteurs de la société, la rentabilité au détriment de la justice sociale, la productivité au grand dam d’un environnement sain, bref, la soumission de la vie en collectivité aux exigences du profit. Leurs intérêts nous sont présentés comme la solution à nos problèmes : arrêtons de nous faire berner ! Mobilisons-nous et réaffirmons nos positions face à cette élite de plus en plus arrogante.
Les attaques subies par le système public de santé sont un exemple flagrant du règne d’une vision qui privatise les gains pour collectiviser les pertes. La santé, l’éducation, le transport, tout y passe : le gouvernement nie ses responsabilités pour se soumettre aux lois du libre marché. On voit apparaître des programmes d’études conçus sur mesure pour des entreprises privées. Les cafétérias et autres services sont devenus la propriété de grandes corporations. Dans nos milieux de vie et de travail, les entreprises privées sont omniprésentes et nous bombardent constamment de propagande mercantiliste. Face à cette situation, nous ne pouvons que revendiquer une gestion et un financement de nos services complètement libres des diktats du privé.
Le privé c’est la précarité !
La mauvaise gestion et le sous-financement servent d’alibi au gouvernement afin d’offrir plus de pouvoir aux entreprises privées dans nos programmes sociaux. Ces entreprises, avides de profit, offrent des produits et services dont l’accessibilité et la qualité sont souvent inférieures à celles offertes par le système public, tout en offrant des conditions de travail peu enviables à leurs employé-e-s.
L’expansion du privé touche particulièrement les femmes, qui représentent les trois quarts des employé-e-s au sein des services publics. Elles se retrouvent, par conséquent, plus affectées par les coupures et par la détérioration de leurs conditions de travail, mais aussi par la diminution de l’accessibilité aux services publics. Nous ne pouvons pas laisser s’étendre les injustices sociales et les discriminations sexistes et économiques. Cette situation a assez duré !
Nocive, la logique du privé s’oppose à une conception solidaire de la société : l’individualisme est encouragé, la responsabilité se limite au « chacun-pour-soi » et le marché semble être l’unique source de valeur. Alors que les richesses s’accumulent en haut de la pyramide sociale, la population, elle, continue de s’appauvrir.
Des solidarités à construire !
Sur les campus, dans nos hôpitaux et nos autobus, les intérêts du marché sont maintenant plus influents que le pouvoir populaire. Le droit au profit est mieux défendu que le droit à des conditions matérielles et intellectuelles décentes. Les gains des mouvements sociaux du passé sont menacés, voire même complètement niés. Reprenons notre société en main ! Il est temps de réaffirmer notre désir de construire une société solidaire, juste et équitable.
Nous dénonçons les intérêts et la logique du privé dans les institutions publiques. Pour lutter contre cette ingérence du privé, nous revendiquons un investissement public massif dans les services publics, mais aussi que soit rétablie la primauté de l’être humain sur les profits. Il faut expulser l’entreprise privée des instances décisionnelles, établir un processus démocratique participatif et prendre en main notre destin collectif.
Parce que tout gain réel s’obtient par la lutte, sommons le gouvernement d’assumer ses responsabilités sociales.
Si votre organisme désire appuyer le manifeste veuillez communiquer avec nous en suivant ce lien
Source (ainsi que pour signer le manifeste...)
Le cirque électoral recommence...
Ça y est, Jean Charest a rencontré le lieutenant-gouverneur et demandé la dissolution de l'Assemblée nationale. Oh, joie! Nous sommes à nouveau en période électorale. Pour souligner l'occasion, nos camarades du Collectif de résistance anti-capitaliste (le CRAC) viennent d'éditer une affiche.Téléchargez une copie haute-résolution (JPEG)
Téléchargez une copie de l'affiche (PDF)
Oh, et comme il n'y a pas que les élections dans la vie, les camarades ont également édité une affiche et deux stickers contre l'occupation de l'Afghanistan.
Les élections chez nos voisins du sud...
Aujourd'hui, plutôt que d'écrire une analyse de la situation, nous vous proposons plutôt de voter et de nous faire part de vos analyses dans la section commentaires...
Survey Results - GlowDay.com
Pour voir le résultat...
lundi, novembre 03, 2008
Québec : Faible loyer + autogestion ? C’est la coopérative d’habitation
Dans la Belle Province, les luttes populaires des années 1970 ont imposé une forme originale de logement social. Une partie du budget public va au financement de coopératives formées par les habitantes et les habitants eux-mêmes. Un aperçu.
Quand les camarades de l’étranger débarquent dans l’immeuble baptisé Les Pénates, à Québec, ils sont toujours un peu perplexes et émerveillés. Voilà une petite communauté d’une cinquantaine de personnes qui autogèrent un immeuble, et d’où essaime une foule de projets allant du jardin sur les toits à l’atelier de sérigraphie, en passant par un site de compostage et l’incontournable barbecue collectif. Ni squat, ni commune, les Pénates sont l’une des 1 200 « coopératives d’habitation » qui existent au Québec.
Des tristes HLM…Le logement social s’est développé tardivement au Québec et, avec seulement 10 % du parc de logements locatifs, il n’occupe pas une place aussi importante qu’en France. La construction de HLM n’y a commencé vraiment qu’en 1968. Le contexte était à la rénovation urbaine, et les HLM servaient essentiellement à reloger la population de vieux quartiers ouvriers voués à la destruction. Mais ce qu’on offrait aux locataires, c’était des tours immenses, mal insonorisées et loin de tout : de vrais ghettos, et, en plus, il n’y en avait pas assez pour tout le monde ! Des luttes urbaines ont alors éclaté pour la réhabilitation des vieux logements et la construction de HLM à échelle humaine, au cœur des quartiers centraux. C’est dans ce contexte que sont apparues, vers 1974, les premières coopératives d’habitation.
…aux coop d’habitationL’enjeu était de sauver ce qui pouvait l’être dans les quartiers populaires, tant les immeubles que les populations traditionnelles. Or, les gens n’ayant pas les moyens de devenir propriétaires, cela ne pouvait passer que par un développement du logement social. Prenant le contre-pied des HLM qui étaient systématiquement des constructions neuves géréEs de façon paternaliste et autoritaire par les municipalités, le mouvement populaire a imposé une forme de logement collectif, autonome et autogéré, financé par l’État : la coopérative d’habitation en occupation continue. Comme les premières coopératives d’habitation étaient le fruit de luttes urbaines, elles étaient porteuses de liens de solidarité dépassant largement la seule question du logement. La coopérative n’était alors qu’un élément parmi d’autres d’un mouvement plus large, actif dans les quartiers et dont l’objectif était de changer la vie.
Il faut toutefois reconnaître que les années 1970 sont derrière nous et que le mouvement populaire est retombé. Les coopératives ont continué de se développer, avec ou sans l’aide des mouvements sociaux. Il y a en a maintenant 1 200, regroupant quelques 50 000 personnes dans 24 000 logements. Le temps a fait son œuvre et, aujourd’hui, le mouvement coopératif a plus tendance à se penser comme une entreprise collective avec un supplément d’âme – l’autogestion – que comme un mouvement social opposé au marché de l’immobilier.
Vivre en coopHabiter une coopérative d’habitation c’est un peu, beaucoup, confronter l’idéal libertaire à la réalité. Pour faire bref, l’autogestion, c’est exigeant ! Peu de coopératives arrivent à maintenir à long terme, c’est-à-dire sur plusieurs décennies, le niveau de mobilisation nécessaire pour fonctionner sur un mode strictement assembléiste et collectif. Dans la plupart des cas, les membres finissent par abdiquer au moins une partie de leurs prérogatives – sauf la question des hausses de loyers ! – à un conseil d’administration et ne font plus d’assemblées générales qu’une fois par an – le minimum légal. Quelques grosses coopératives paient même des employé-e-s pour veiller à la gestion et à l’entretien. Celles qui n’en ont pas les moyens, et elles sont nombreuses, sous-traitent ce qui peut l’être à leur fédération régionale (les deux tiers des coopératives sont fédérées). D’autres encore s’en remettent tranquillement aux inévitables membres qui se dévouent et deviennent quasiment irremplaçables. Dans les pires cas, heureusement rares, le népotisme peut même s’installer – ça peut être aussi ça l’autonomie – et une intervention extérieure devient nécessaire pour assainir la situation.
Pourtant, vivre en coop, ça peut être merveilleux ! Pour peu qu’on s’y mette, c’est la possibilité d’articuler un espace privé à un espace communautaire. C’est pouvoir s’appuyer sur son voisinage pour intervenir sur le quartier et développer autant de projets que l’on veut. C’est l’expérience du collectif, sans le stress permanent de l’expulsion propre aux squats. C’est, enfin, une autre idée de la vie en société.
Nicolas Phébus (Nefac-Québec)
Pour en savoir plus
FRAPRU : www.frapru.qc.ca Fédération canadienne de l’habitation coopérative : www.fhcc.coop
Confédération québécoise des coopératives d’habitation : www.cooperativehabitation.coop
Dico anticapitaliste : Qu’est-ce qu’une société sans classe ?

Nos camarades d'Alternative Libertaire, définissent chaque mois dans leur mensuel, un concept du mouvement libertaire. Ce mois-ci c'est le concept de société sans classes qui est défini.
Chaque mois, un mot ou une expression passée au crible par Jacques Dubart.
Loin d’être en soi une utopie, les sociétés sans classes ont été le cadre vécu par l’humanité, de son émergence il y a 120 000 ans, jusqu’à l’invention de l’agriculture (8 000 ans avant notre ère) et jusqu’à aujourd’hui pour quelques populations en Amazonie ou en Océanie. « L’histoire des peuples sans histoire c’est […] l’histoire de leur lutte contre l’État » expliquait l’anthropologue Pierre Clastres en 1974 dans La société contre l’État. Mais ces sociétés ne sont pas pour autant émancipées au sens où, comme il l’écrivait, le propre de la société primitive « c’est d’exercer un pouvoir absolu et complet sur tout ce qui la compose, c’est d’interdire l’autonomie de l’un quelconque des sous-ensembles qui la constituent », au nom d’un ordre sacré que l’humanité ne peut modifier.
Quand, avec l’ère industrielle, le socialisme – anarchiste comme marxiste –, a esquissé le projet d’une société sans classes, il évoquait une société dans laquelle « le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous », comme l’écrit le Manifeste du parti communiste. La différence avec la société sans classes des chasseurs-cueilleurs est évidente.
Le projet socialiste – bien sûr nous ne parlons pas du projet du PS – repose sur la socialisation des moyens de production et d’échange. Avec la conversion des entreprises capitalistes en coopératives ouvrières, il deviendra impossible pour quelque individu que ce soit de faire fortune en s’appropriant la richesse créée par la collectivité des travailleuses et des travailleurs. Il en résultera l’abolition de la classe capitaliste et l’impossibilité qu’une minorité impose sa domination sur la société. D’autres effets seront induits par une telle mutation : l’organisation politique de la société sera profondément modifiée, avec le remplacement de l’État par une démocratie construite à partir de la base de la société.
Ensuite, la fin de la course à l’enrichissement individuel permettra de réorienter les objectifs de production vers la satisfaction des besoins de toutes et de tous, et incitera au développement d’une société solidaire. Malgré tout, il subsistera sans doute au sein de la société des groupes sociaux différentiables. Il sera alors nécessaire d’en redéfinir les frontières en réorganisant les métiers et les services publics et en développant les savoirs et les formations, ceci afin de mettre fin à l’inégalité entre urbains et ruraux, ou travailleurs manuels et intellectuels, comme l’a suggéré Cornelius Castoriadis. Il ne s’agit pas qu’une fois la classe capitaliste disparue, se forme une classe de « techniciens » ingénieurs, intellectuels ou savants, qui piloteraient la société !
Pour finir, une société sans classe n’est pas nécessairement une société sans système de domination – le racisme et le patriarcat par exemple ne disparaîtront pas par enchantement ! Mais le système capitaliste en tire profit et les encourage. Quand il aura disparu, un grand pas aura été franchi !
dimanche, novembre 02, 2008
Petit rappel: Aujourd'hui festival anti-raciste à Montréal...
Antifa Montréal vous invite à une fête de quartier anti-raciste dans Hochelaga-Maisonneuve.----------------------
Dimanche, 2 novembre
14H00 (GRATUIT)
PARC PRÉFONTAINE
Montréal, Québec
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Autrefois un repaire de groupes d'extrême-droite, le quartier Hochelaga-Maisonneuve vit encore aujourd'hui des relents de racisme et de violences fascistes. Cependant, les boneheads n'ont pas les dessus. Par notre implication, nous pourrons enfin briser les plans de ceux qui voudraient implanter la haine autour de nous.
Afin de célébrer notre lutte et notre solidarité dans la différence, Antifa Montréal organise une journée d'événements populaires au Parc Préfontaine. Débutant à 14h, des compétitions de graffiti et de skateboard auront lieu, le tout agrémenté de musique et de bouffe variées. Venez jaser, danser et vous amuser avec nous!
PAS DE FACHOS DANS MON QUARTIER!
PAS DE QUARTIERS POUR LES FACHOS!
Antifa Montréal
http://antifa.ath.cx
comite.anti.racist@gmail.com

