dimanche, mai 24, 2009

Conseils pour patrons séquestrés

On vous a parlé des séquestrations de patrons qui ont récemment eu lieu en France. Le Financial Times, quotidien économique britannique, s'est intéressé à ce phénomène peu connu en Grande-Bretagne, et a publié ses Conseils de survie, si le pire devait arriver.

Si vous lisez l'anglais, l'article original est par ici.


Sinon, voici les huits conseils du FT pour un patron séquestré :

- Réfléchissez soigneusement à l'endroit où vous allez réunir vos employéEs. Faire un meeting dans une usine qui va fermer peut enflammer une situation déjà tendue.

- Préparez le lieu en stockant discrètement des vêtements de rechange, une brosse à dents et des lingettes près de l'endroit où vous serez assis. Ayez si possible un vaporisateur d'eau et quelque chose à grignoter.

- Enregistrez les numéros de téléphone de la famille dans la mémoire de votre cellulaire.

- Allez aux toilettes avant toute rencontre avec les salariéEs. Récemment, un otage a raconté son humiliation de devoir demander à ses salariéEs l'autorisation d'aller aux WC. Le philosophe de gauche Jean-Paul Sartre, qui avait encouragé les séquestrations de patrons dans les années 1970, faisait remarquer que « quand un patron en est rendu à demander la permission d'aller pisser, un grand pas en avant a été fait. »

- Restez calme. La plupart des séquestrations se passent paisiblement, avec des salariéEs qui souvent fournissent des boissons et de quoi manger. Le principal objectif de ce type d'action est souvent de médiatiser les revendications des syndicats. Les otages sont généralement libéréEs dans la journée.

- Si vos ravisseurs deviennent menaçants, signez tout ce qu'ils demandent. Les textes signés sous la contrainte ne sont pas valables, d'après la loi française.

- Faites venir des observateurs extérieurs, comme des médiateurs, lors des négociations. Ils peuvent empêcher par leur présence les actions radicales.

- Dernier conseil, n'oubliez pas que les prises d'otages restent rares. Dix en deux mois, ça ne représente pas grand chose quand des centaines de sociétés françaises suppriment des emplois et ferment des usines. Si vous avez été finalement retenus par vos salariéEs, c'est peut-être que vous n'avez pas vu venir les signaux d'alarme...

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