Falardeau est finalement allé rejoindre ses semblables dans les poubelles de l'histoire. Bon débarras, « pourriture »!
dimanche, septembre 27, 2009
Bon débarras, pourriture!
Falardeau est finalement allé rejoindre ses semblables dans les poubelles de l'histoire. Bon débarras, « pourriture »!
L'ASSÉ dénonce la décision de hausser les frais de scolarité.
En réaction à la décision prise cette fin de semaine par le Parti libéral du Québec d'instaurer des frais de scolarité au collégial, l'ASSÉ vient de diffuser un communiqué de presse pour dénoncer la hausse de tarification dans les services publics. Voici le communiqué:
Frais de scolarité au collégial : "Inacceptable !", clame l’ASSÉ
MONTRÉAL, le 27 sept. /CNW Telbec/ - L’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) se scandalise de la décision du congrès du Parti libéral du Québec (PLQ) d’instaurer des frais de scolarité au collégial. "Cette mesure des libéraux va avoir comme conséquence directe de nuire à l’accessibilité aux études", affirme Christian Pépin, porte-parole de l’ASSÉ.
"Contrairement à ce que dit le PLQ, le dégel des frais de scolarité nuit à l’accès aux études. Pour preuve, le récent dégel des frais de scolarité au niveau universitaire empêchera, selon une étude du gouvernement, 6000 étudiant-es d’aller sur les bancs d’écoles. Encore une fois, le gouvernement libéral poursuit une logique d’utilisateur-payeur néfaste pour les étudiant-es, leur faisant payer la note des dérives du système économique mis de l’avant par ce même gouvernement", s’indigne le porte-parole de l’ASSÉ.
L’ASSÉ tient de plus à rappeler qu’il existe actuellement des frais administratifs dit "champignons" au Québec, qui sont une façon déguisée pour les administrations de tout de même percevoir des frais de la part des étudiant-es. L’ASSÉ se positionne contre ce type de frais, dans le but d’instaurer une réelle gratuité scolaire au niveau collégial au Québec.
"La tarification des services publics n’est pas la solution à la récession actuelle au Québec. Que se soit des hausses de tarifs en éducation, au niveau d’Hydro-Québec, ou plus tard au niveau des garderies et de la santé, notre réponse est la même : non à toute hausse de tarifs !", rétorque Christian Pépin. "Dans un contexte de crise économique, la classe moins aisée a au contraire besoin d’avoir accès aux services essentiels. Le gouvernement devrait plutôt, entre autre, proposer des solutions pour contrer l’évasion fiscale, et instaurer une imposition plus progressive au Québec", propose-t-il.
Seule association étudiante nationale comprenant des membres de tous les cycles d’enseignement supérieur confondus, l’ASSÉ regroupe actuellement plus de 40 000 membres à travers le Québec. Elle milite depuis sa création pour l’accessibilité à un système d’éducation gratuit, public et de qualité. Renseignements : Anne-Marie Provost, secrétaire aux communications pour l’ASSÉ, (514) 882-8726 ; Bureau de l’ASSÉ : (514) 390-0110 ; http://www.asse-solidarite.qc.ca/
Artistes contre l’apartheid IX
Lundi, le 28 septembre à 20h00
10$ à l’avance | 15$ à la porte
au Café Campus
57, rue Prince-Arthur Est
Montréal, Québec
*****************************************
Nous vous invitons à une magnifique soirée avec DAM, le groupe de hip hop engagé du Moyen-Orient le plus populaire au monde, dans le cadre de la série de concerts Artistes contre l’apartheid en appui à la campagne internationale de boycott, désinvestissement et sanctions contre l’apartheid israélien.
DAM
DAM, le célèbre groupe de hip hop palestinien de Lyd, en Palestine, avec Suhell Nafar, Tamer Nafar and Mahmoud Jreri. DAM est né dans les années 90, d’un mélange de rythmes de percussions arabes, de mélodies moyen-orientales et de hip hop urbain.
Les paroles des chansons de DAM prennent racine dans la lutte palestinienne pour la liberté et l’égalité et elles parlent aussi des réalités sociales comme la drogue et l’égalité entre les sexes. En 2001, DAM a lancé le très populaire album « Min Irhabi » (Qui est le terroriste?), dont la chanson titre a été téléchargée plus d’un millions de fois durant le premier mois.
La musique de DAM est de plus en plus connue partout dans le monde et est bien implantée dans le mouvement international, toujours grandissant, de boycott contre l’apartheid israélien.
http://www.myspace.com/damrap et http://www.dampalestine.com
Yassin Alsalman, le célèbre chanteur de hip hop irakien The Narcicyst, mélange des rythmes uniques à des paroles intelligentes et engagées qui tissent un récit complexe, qui fait le pont entre le monde arabe et occidental. Alsalam est originaire de Basra en Irak, a été élevé à Dubaï et vit présentement à Montréal.
The Narcicyst a récemment lancé son huitième album, éponyme, qui attire l’attention partout sur la planète. P.H.A.T.W.A., le premier single de l’album, est accompagné d’une vidéo tape-à l’oeil, qui raconte un interrogatoire post 11 septembre à la frontière américaine, vécu par Alsalam quand il se rendait à New York pour un concert.
Alsalam a partagé la scène avec les grands du hip hop comme Talib Kweli, Kanye West, A-Trak et Dead Prez, et on a beaucoup parlé de lui dans les média nord-américain et moyen-orientaux.
http://www.narcy.net/
Ce concert est le neuvième de la série Artistes contre l’apartheid, dans le cadre de la campagne internationale de boycott désinvestissement et sanctions contre l’apartheid israélien.
Café Campus : 57 Prince-Arthur Est
Middle East Bookstore : 877, boul. Décarie
Off the Hook : 1021a Ste-Catherine Ouest
Réseau Admission : www.admission.com
* Tadamon! Boycott, désinvestissement et sanctions
* Ce concert est co-commandité par Solidarité pour les droits humains en Palestine (SPHR)
Tadamon! Montréal
Tél: 514 664 1036
email: info[at]tadamon.ca
web: http://www.tadamon.ca
Obama et la crise...
samedi, septembre 26, 2009
Assassins Inc.
Selon les sources, les policiers pakistanais auraient perquisitionné les bureaux d'une firme à Islamabad du nom d'Inter-Risk, qui officiellement assure la sécurité de l'ambassade américaine dans la capitale pakistanaise. Deux employés ont été arrêtés et accusés de possession d'armes prohibées. En effet, cette firme aurait importé illégalement plus de 80 armes interdites, soit plus d'une soixantaine de fusils à pompe et des revolvers. Le directeur de la firme était d'ailleurs activement recherché. Cette firme, selon certains hauts gradés de l'armée pakistanaise, ne serait qu'un prête nom pour Xe (2). Évidemment, les gouvernements américains et pakistanais ont nié publiquement la présence de Xe au Pakistan. Différentes sources rapportent que Xe opérerait au Pakistan et en Afghanistan sous différents noms. L'une de ces firmes, Creative Associates International Inc., aurait ouvert plusieurs centre de recrutements au Pakistan. Son président, Craig Davis, a d'ailleurs été expulsé du Pakistan le mois passé, après son arrestation pour des activités douteuses, sans que plus de détails ne soient révélés (3).
Comme si ce n'était pas assez, un journal pakistanais, révelait quelques jours auparavant, que les assassinats de Benazir Bhutto, l'ancienne première ministre du Pakistan abattue en 2007, ainsi que de l'ancien premier ministre libanais Rafik Hariri abattu en 2005, auraient été executés par, vous aurez deviné, la firme Blackwater. Ces déclarations faites par un général pakistanais à la retraite, Mirza Aslam Beg, interviennent au même moment ou une éditorialiste et professeure Shireen Mazari, se voyait interdire par l'ambassadeur américain à Islamabad, la publication d'un article relatant la présence de Blackwater au Pakistan (4). Quoi qu'il en soit, il semble que les États-Unis utilisent de plus en plus leurs mercenaires privés pour des boulots de déstabilisation à grande échelle en dehors de l'Irak et de l'Afghanistan (5). Il est de plus en plus difficile de comprendre quelle est la stratégie à long terme des américains, mais il semble que rien, de l'assassinat au terrorisme en passant par la guerre, ne les détournera de leur objectifs visant le contrôle des gigantesques ressources pétrolifères de la mer Caspienne.
Si le sujet vous intéresse, une chaîne de télé pakistanaise a d'ailleurs produit un reportage fort intéressant à ce sujet (en anglais) que vous pouvez visionner ici.
(1)The NY Times, 20 septembre 2009.
(2)The Arab News, 20 septembre 2009.
(3)The Nation, 15 septembre 2009.
(4)The Tehran Times, 14 septembre 2009.
(5)Cause Commune #25.
vendredi, septembre 25, 2009
Roger vote...
C'est la Table Jeunesse Outaouais qui a mis en ligne un nouveau site web pour susciter le sentiment du devoir citoyen chez les jeunes de la région. D'après la TJO : « Si Roger vote, pourquoi les jeunes n’iraient pas voter eux aussi? » Pourquoi, en effet, puisque comme on le sait, la jeunesse est attardée et n'a donc pas besoin de bonnes raisons pour prendre une décision. Elle n'aspire qu'à faire comme Roger. (?!)
L'autre hypothèse d'Anne Archet (où j'ai pris l'info) est la suivante :
Doit-on comprendre que les gens comme [Roger] sont des imbéciles et qu’il faut donc aller voter pour compenser leur choix nécessairement irréfléchi? Ou doit-on plutôt comprendre qu’ils nous invitent à être aussi idiots que [lui] et aller voter?Allez savoir... (ce sera déjà mieux que d'aller voter).
jeudi, septembre 24, 2009
Le G20 de Pittsburgh vu d'en bas
À voir, par là.
mercredi, septembre 23, 2009
L'ASSÉ en commission parlementaire
Vous vous demandez ce que ça peut donner quand un mouvement social relativement radical décide de se présenter en commission parlementaire? En voici un aperçu...
La langue de la cheuffe!?
Et comme d'habitude, la réflexion (si on peut appeler ça ainsi) se fait à la surface, s'appuie sur des lieux-communs et passe donc inévitablement à côté du fond de la question.
Même en se prêtant temporairement au jeu de l'électoralisme - me pardonnerez-vous cette bassesse?* - j'ai du mal à comprendre qu'on s'en fasse autant pour la langue du maire ou de la mairesse. En politique, c'est pas la langue de bois pour tout le monde?

* Allez, si t'es déçuE par ce petit texte sur les élections qui ne parle même pas d'abstention, va don' te changer les idées avec le sympathique générateur de langue de bois.
Le pouvoir obscur des compagnies.
Vous vous rappelez la tentative avorté d'assassinat contre Evo Morales? Eh bien, en y regardant de plus prêt, on y voit les liens entre la compagnie Shell dont les intérêts sont attaqués par la nationalisation en Bolivie et par un groupe de citoyens en Irlande qui s'opposent à la construction d'un pipe-line, une entreprise de sécurité qui recrute d'ex-soldats qui est engagé par Shell pour assurer la sécurité (et un peu plus...) sur ses sites en Irlande, des mercenaires qui prennent des "vacances" en Bolivie, un groupe d'extrême-droite de l'europe de l'est et l'état et sa police qui laisse faire tout ça...
Je vous invite a lire ce pamphlet ( malheureusement en anglais seulement) des plus intéressant afin de voir clair dans toute cette histoire rocambolesque et qui montre bien jusqu'où les puissants peuvent aller pour obtenir ce qu'ils veulent et comment ceux sensé appliquer la loi peuvent fermer les yeux
mardi, septembre 22, 2009
Brève science:Neurobiologie, torture et CIA.
La scientifique affirme dans son article que les méthodes utilisées pourraient induire chez les victimes la création de faux souvenirs et une croyance en la véracité de ces évènements basés sur les suggestions d'un interrogateur. Selon O'Mara et son équipe, ces techniques, telles que l'exposition prolongée à de la musique forte, les simulations de noyade, le confinement dans des boîtes et la privation de sommeil, perturberaient le fonctionnement de la mémoire et des fonctions clés du cerveau. Vous pouvez d'ailleurs consulter les méthodes cautionnées par l'État Américain, dignes des pires dictatures, sur ce mémo de l'American Civil Liberties Union. Ces méthodes induiraient un stress et le relâchement de différents hormones qui de manières prolongée, induisent des dommages au cerveau et altèrent la mémoire du prisonnier.
O'Mara conclue d'ailleurs en disant que ces méthodes en plus d'être "contre-productives" ne produiraient que l'inverse de l'effet escompté, puisqu'il est impossible ensuite de discriminer le vrai du faux dans les déclarations de ces victimes.
Même si cet article ne nous apprend rien de plus sur les gestes de l'État policier, on peut toutefois continuer à se questionner sur ce champion de la démocratie qui n'a plus rien à envier aux pires dictatures de l'histoire. Maintenant qu'attend-on pour produire des articles scientifiques démontrant l'inefficacité de l'État et la contre-productivité du capitalisme?
Pour lire la version préliminaire de l'article.
samedi, septembre 19, 2009
Rapport du congrès de Common Cause.

Tiré du blogue Voix de Faits.
Nos camarades de l'organisation anarchiste Common cause, en Ontario, ont tenu un congrès au mois d'août. Voici un rapport qu'ils et elles nous ont fait parvenir en français (*).
Ontario, Canada: Rapport de la Conférence de Common Cause 2009
Le 1er et 2 août 2009, dans la ville de Toronto, Common Cause, une organisation anarchiste en Ontario, a tenu sa 3e Conférence annuelle. Des membres des branches d'Ottawa, Toronto et Hamilton et plusieurs nouveaux membres de London y ont participé.
La première journée a commencé par la présentation de rapports de chacun des officiers provinciaux et des branches donnant une vision générale de notre deuxième année en tant qu'organisation. L'année 2008/2009 a été centrée surtout sur l'éducation tant à l'interne qu'à l'externe. À l'interne, nous avons en autre eu notre première journée d'éducation à Hamilton en juin ce qui fût un grand pas vers le développement d'une vision et d'une idée de stratégie commune à travers l'organisation. Nous avons également continué à rester actif au niveau du mouvement anarchiste international en participant à Anarkismo.net par l'entremise d'un délégué et en faisant partie du comité d'organisation du North American Anarchist Class Struggle Conference.
À l'externe, les branches ont organisé avec succès le 2e Salon du Livre Anarchiste à Hamilton (Juin 2009), la première édition de la Conférence Organizing4Justice à Ottawa (Octobre 2008) et ont participé au 1er Toronto Anarchist Gathering (Avril, 2009). La branche d'Hamilton poursuit aussi sa propagande en organisant un groupe de discussion anarchiste mensuel très populaire. La branche de Toronto tente d'organiser une discussion publique similaire dans leur ville et a déjà commencé les démarches. Nous avons également développé une présentation intitulé «Le Role d'une organisation Anarchiste» qui a déjà été présentée dans 3 villes. (Quiconque est intéressé à voir cette présentation dans leur ville devrait contacter le secrétaire provincial. Voir plus bas pour ses coordonnées).
Les membres de Common Cause continuent également d'être actif à divers niveaux dont les groupes de queer et de femmes, la solidarité avec les indigènes, les syndicats, les groupe contre la guerre, le support des prisonniers, la lutte contre les certificats de sécurité et la lutte contre le racisme. Certains membres ont faits parties de deux victoires importantes cette année: le relâchement de la dernière personne encore détenue prisonnière en raison des certificats nationaux de sécurité et la syndicalisation des premiers étudiants au post-doctorat dans l'histoire du Canada.
Suivant les rapports, nous avons discuté et voté sur de nombreuses résolutions. Les résolutions les plus marquantes qui ont passé sont: donner le pouvoir au Conseil des Délégués de voter, entre les Conférences annuelles, sur des propositions de positions politiques, hausser les parts de cotisations allant au niveau provincial de 50% à 60% afin de pouvoir répondre au problème de manque de fond de celui-ci et finalement, crée un groupe de travail de littérature. Nous avons également voté pour un nouveau plan et format de publication de notre journal, Linchpin. Celui-ci sera maintenant publié 2 fois l'an, mais avec davantage de contenu et un plus grand tirage. Cette décision a été prise dans le but d'avoir une publication plus efficace et plus gérable monétairement après avoir dû suspendre notre publication pour l'été par manque de fond.
La 1ère journée s'est terminé par l'élection des officiers provinciaux. À l'exception de la secrétaire internationale/hors de l'Ontario, il y a eu rotation de toutes les positions comme l'année précédente. La venue de nouveaux visage prenant des rôles d'officiers a été très encourageant pour l'organisation.
Après une belle soirée de socialisation, la deuxième journée a été consacrée au développement de stratégies communes. Cinq sujets étaient au menu: le développement de Common Cause, les campagnes collectives, la lutte des travailleurs et de la communauté, l'éducation politique et le développement de nos idées et finalement, les médias/journalisme/outreach. La discussion a débuté par des ateliers en petit groupes pour se terminer par le rassemblement des idées en grand groupe.
Vers la fin de la Conférence, nous sentions que nous avions accompli beaucoup de choses cette année autant à l'interne qu'à l'externe pour notre relativement petite organisation politique. Cependant, il est évident que nous avons encore beaucoup de chemin à faire avant de pouvoir jouer le genre de rôle que nous voudrions jouer en tant qu'organisation anarchiste en Ontario. Plus spécifiquement, certains membres ont exprimé le désir de voir notre organisation prendre part à des campagnes touchant l'Ontario, d'améliorer notre façon de populariser les idées anarchistes à travers le journal et le web et de développer davantage nos stratégies autour de sujets spécifiques. Les membres ont tous senti le besoin d'attirer de nouveaux membres si nous voulons être capable d'atteindre nos buts en plus d'augmenter les connaissance et les habiletés de nos membres actuels..
Beaucoup de travail nous attend pour ce qui semble être l'année charnière de Common Cause. Avec une conférence aussi productive et bien organisée nous ne pouvons que commencer du bon pied.
Si vous êtes intéressés d'en connaître davantage sur Common Cause ou si vous désiré vous impliqué, vous pouvez nous contacter à : commoncauseontario[a]gmail[point]com, ou utiliser le formulaire sur le site internet à linchpin.ca ou encore nous écrire à P.O. Box 347, Station E, 772 Dovercourt Rd., Toronto, ON, Canada, M6H 4E3
(*) Il faut souligner cette délicate attention, il est en effet rarissime qu'un groupe nord-américain se donne la peine de communiquer avec nous dans notre langue.
mercredi, septembre 16, 2009
La Marseillaise canadienne
La Marseillaise canadienne est à la fois l'un des textes les plus romantiques et… étranges qui soit. Lors d'une manifestation en soutien aux deux députés républicains emprisonnés de Montréal-Ouest, en 1832, la troupe tire sur la foule et fait trois morts (voir la grvure d'époque à gauche). Ces événements seront par la suite connus comme « le massacre du 21 mai ». Des assemblées de protestation sont tenues à Saint-Benoît, à St-Rémy de Napierville, à Chambly, à Saint-Hyacinthe, à L'Assomption, etc., et quelques 5000 personnes de langues et de croyances différentes assistent aux funérailles des martyrs. Une partie d'entre eux entonne « La Marseillaise canadienne ». Alors que la Marseillaise française est à la même époque interdite en France, la version canadienne la dépasse largement en radicalisme. Elle compte même de nombreux appels à l'anarchie au moins 8 ans avant que Proudhon ne fasse usage du terme… soi-disant pour la première fois.Présence d'anarchisme avant l'heure en terre d'Amérique du nord ? Curieux hasard créé par la magie de la poésie ? À vous de juger, l'auteur nous est encore inconnu, de même que le rayonnement véritable qu'a eu cette chanson à l'époque. La seule chose qu'on sait, c'est que la Marseillaise canadienne sera à nouveau transformée plusieurs années plus tard pour devenir un hommage à Louis Riel, le métis pendu en 1885.
La Marseilaise canadienne (1832)
1.
Allons ! Enfants de la patrie,
Le jour de gloire est arrivé;
D'une trop longue tyrannie
Le sceptre de fer est usé (bis)
Entendez-vous tomber les chaînes
Des deux braves concitoyens ?
Le remords brise leurs liens
Liberté tu nous les ramènes!
Campagnards, citadins,
Formez vos bataillons!
Partons! Marchons!
Qu'un peuple entier
Suive nos pavillons
2.
Voyez quelle pompe s'apprête
Pour célébrer un si grand jour
L'anarchie entière est en fête,
Au souvenir de leur retour (bis)
On part, on, court, on a des ailes
Malgré la rigueur des autants,
Troupeaux de vieilles et d'enfants
Encombrent toutes nos ruelles
Campagnards, citadins,
Formez vos bataillons!
(…)
3.
Venez célébrer leur mémoire,
Grands politiques journaliers!
Mais, de peur de noircir leur gloire,
Débarbouillez-vous, charbonniers (bis)
Cependant, gardez-vous de croire
Qu'on dédaigne vos noirs chariots!
Non! Ils traîneront nos héros
Aussi bien qu'un char de gloire.
Campagnards, citadins,
Formez vos bataillons!
(…)
4.
Vous que de hautes destinées
Tiennent enchaînés sur nos toits,
En ramonant nos cheminées,
Dites, au moins cent et cent fois (bis)
« Vive notre démocratie!
Patriotes cabaretiers,
Vivent ramoneurs, charbonniers
Nobles champions de l'anarchie!»
Campagnards, citadins,
Formez vos bataillons!
(…)
5.
Mais, peuple souverain, silence!
Voici venir tes défenseurs
Fais tonner ta mâle éloquence,
Grêler tes coups de poings vainqueurs (bis)!
Peins la liberté, ses miracles;
Voilà ses martyrs parmi nous
Qu'ils ne pensent plus aux verrous
Et soient sans cesse nos oracles!
Campagnards, citadins,
Formez vos bataillons!
(…)
6.
Enfin le drapeau tricolore
Vient se déployer à nos yeux!
Sur ce sol va-t-il donc encore
En héros transformer des gueux ? (bis)
N'en doutons point! Ce guet-apens,
Qu'il réunisse – il en est temps –
Les vrais enfants de l'anarchie!
Campagnards, citadins,
Formez vos bataillons!
(…)
7. Mais, si notre réjouissance
Signale leur heureux retour,
Notre vive reconnaissance
Leur droit un tribut en ce jour (bis)
Ce n'est point assez des culottes
Dont nous rappellent leurs menottes !
Campagnards, citadins,
Formez vos bataillons!
(…)
8.
Promenez de ville en village
Tracey, Duvernay, Papineau,
Morin, Lafontaine, Bourdage,
Letourneau, Boissonneau,
Mousseau! (bis)
Que de ces grands noms toute bouche
Publie en baillant les hauts faits!
Qu'en leur honneur tous nos mousquets
Fassent péter une cartouche!
Campagnards, citadins,
Formez vos bataillons!
(…)
Si vous désirez lire en entendre d'autres chants révolutionnaires de l'époque, rendez vous à ce site, dans la section sur les patriotes, vous trouverez paroles, musiques et partitions:
http://anonym.to/?http://www.ph-ludwigsburg.de/html/2b-frnz-s-01/overmann/baf4/quebec/histoire/index.html
mardi, septembre 15, 2009
Beaudet : pas fort..!
Cause Commune #25

Le numéro 25 de Cause commune, le journal de l'Union communiste libertaire (UCL), est maintenant disponible sur le web.
4000 exemplaires papier de ce journal sont distribués gratuitement par des militantes et des militants libertaires, membres ou non de l’organisation. Cause commune se veut un tremplin pour les idées anarchistes, en appui aux mouvements de résistance contre les patrons, les proprios et leurs alliés au gouvernement. Vous pouvez soumettre un texte ou nous faire part de vos commentaires en écrivant à journal@causecommune.net. Si le journal vous plaît et que vous voulez aider à le diffuser dans votre milieu, contactez le collectif de l’UCL le plus près de chez-vous (voir la liste sur http://www.causecommune.net).
Au sommaire du numéro 25:
- Si les élections pouvaient changer la ville... Elles seraient interdites!
- [Perspectives libertaires] La vraie fraude, c'est le capitalisme
- L’anarchie de A à Z: «W» comme Wobblies
- Échangeur Turcot: Des logements, pas du béton!
- Fredy Villanueva : Un an plus tard à Montréal-Nord
- Blackwater USA : Besoin d’une guerre? Nous sommes les spécialistes!
- En Afghanistan pour défendre les droits des femmes?
- Syndicalisation : Starbucks montre son vrai visage
- [Courrier] Qui sème la privatisation, récolte la radicalisation
- [Luttes urbaines] Le centre-ville de Québec dans la mire des promoteurs
