mardi, octobre 02, 2007

Résultats officiels des votes de grève au CEGEP du Vieux Montréal

RÉSULTAT VOTE DE GRÈVE - 1er OCTOBRE 2007
Suite au vote secret tenu le 1er octobre 2007 à l'assemblée générale, avec la question suivante:

Êtes-vous pour ou contre que l’AGECVM se dote d’un mandat de grève générale illimitée selon les modalités suivantes:
- Qui sera effective lorsqu’une Assemblée générale de déclenchement de grève constatera qu’au moins sept Associations étudiantes représentant minimalement vingt-cinq mille membres se soient dotées d’un même mandat;
- Que les stages soient maintenus?

Les résultats sont:

39,9% (551) POUR
59,3% (819) CONTRE
00,4% (6) abstentions
00,4% (5) votes annulés

Total des votes: 1381 (20,6% des membres)

Laurent Levesque, directeur de scrutin
Estelle Desjarlais, secrétaire de scrutin

Source AGECVM

Appel à une contre-manifestation pro-choix



Appel lancé par le Collectif Anarchiste La Nuit (NEFAC-Qc)

Dimanche prochain, des réactionnaires vont manifester en face du CHUQ, à Sainte Foy,pour s’opposer à l’avortement et, surtout, au droit des femmes de choisir librement. ConscientEs du danger que constituent les mouvements antiféministes dans le contexte actuel, nous appelons à manifester massivement notre opposition à ce discours haineux lors d’une contre-manifestation pro-choix.
Des intégristes chrétiens
La manifestation réactionnaire de dimanche est organisée par un petit comité composé d’intégristes chrétiens basé dans l’ouest de la capitale et appuyé par un lobby anti-choix (www.rvme.org). Présidé par Bernard Westerveld, pasteur de l’Église réformée de Sainte-Foy, la cheville ouvrière du comité est Stefan Jetchick, l’un des principaux animateurs à Québec du Parti de l’héritage chrétien et du site http://www.inquisition.ca/ (si! si!). Ces gens-là sont dangereux. Nous refusons leur délire religieux!

Pour le droit à l’avortement

Le droit des femmes de choisir est selon nous une conquête très importante. Cela ne fait que 20 ans que l’avortement est décriminalisé au Canada. C’est une victoire encore fragile et de nombreux groupes de pression s’agitent dans l’ombre pour nous faire reculer là dessus. Le droit de choisir d’avoir (ou non) des enfants (et du moment d’en avoir) nous semble fondamental dans une société évoluée. Une grossesse, ou devenir parent, ce n’est pas banal! Ce n’est pas aimer les enfants que d’exiger que chaque grossesse, peu importe le contexte, soit menée à terme. Du reste, nous savons toutes et tous que même lorsque l’avortement était interdit, il se pratiquait quand même dans la clandestinité (ce qui était extrêmement dangereux). Nous refusons de revenir en arrière!
Pour le droit à l’avortement, libre et gratuit!
Nous aurons les enfants que nous voudrons, quand nous voudrons!

Contre-manifestation pro-choix
Dimanche 7 octobre 2007De 13h30 à 15h00
Rendez-vous à l’arrêt des métrobus en face de Place Laurier
Un appel du Collectif anarchiste La Nuit (NEFAC-Qc) et du Collectif de l’émission féministe libertaire «Ainsi-squattent-elles»
P.s.: les organisations voulant endosser cet appel peuvent écrire à nefacquebec (arobas) yahoo (point) ca

lundi, octobre 01, 2007

Dernière heure:Vote de grève au Cégep du Vieux-Montréal

Selon des sources à l'interne le vote de grève au Cégep du Vieux Montréal, a été battu à 59% contre. Il y'aurait eu environ 1400 personnes présentes à l'Assemblée générale.
Plus d'infos sous peu. Et merde.....!
Quelques détails non officiels

Violence de classe : le gouvernement saccage l’école.

Classes en lutte, le mensuel de la Confédération Nationale du Travail - Fédération des Travailleuses/eurs de l'Éducation (CNT-FTE) vient de lancer son no. d'octobre sur la thématique du saccage de l'école par l'État. Il est intéressant de voir de quelle manière les gens s'organisent et se mobilisent ailleurs, dans ce cas-ci en France, contre la marchandisation de l'éducation.

Violence de classe : le gouvernement saccage l’école
Classes en lutte / n°84 octobre 2007 un numéro spécial de 4 pages

Télécharger Classes en lutte... n°84


Engagez-vous qu’ils disaient.


L’agence PC rapporte aujourd’hui, que la GRC n’atteindrait pas ses objectifs de recrutement cette année et lance une campagne nationale afin de « séduire davantage de jeunes personnes » (Ici). En effet, avec un budget de 800 000$ provenant des fonds publics, la campagne « vise tout particulièrement les membres de la tranche d'âge de 18 à 34 ans». De plus, cette campagne « prévoit 34 millions de publicités sur le Web, incluant les sites de stations de radio populaires auprès de la tranche d'âge cible». Comme si ce n’était pas assez de l’armée canadienne qui recrute voilà que la GRC se mêle de la partie. N’est-ce pas une étrange coïncidence dans un contexte d’augmentation de la précarité généralisée et au même moment que le gouvernement provincial nous impose un dégel des droits de scolarités, qui on le sait, aboutira éventuellement à une diminution de l’accessibilité aux études post-secondaires? On pourrait presque croire que le nouveau leitmotiv de l’État est moins d’éducation plus de répression!
Glen Siegersma, l’officier responsable du programme de recrutement lance cet appel : « Tout ce que je leur demande de faire est de prendre un moment (pour réfléchir) et de nous voir comme un employeur potentiel, et de prendre une décision éclairée quant à savoir s'il s'agit de quelque chose qu'ils aimeraient faire plutôt que de nous rejeter en raison de légendes urbaines ». Ces légendes qui consistent à faire croire, selon cet agent, que la GRC « ne souhaite embaucher que des personnes issues des groupes minoritaires, des gens qui sont bilingues ou des diplômés universitaires ». Évidemment, si vous avez pu croire que les agents de la GRC étaient issus des meilleurs universités canadiennes, détrompez vous! En fait, les candidats doivent tout simplement être des citoyens canadiens en santé, âgés d'au moins 19 ans, parlant l'anglais ou le français, comptant un diplôme secondaire et possédant le permis de conduire. Si vous posséder ces aptitudes, vous pourriez vous aussi avoir le plaisir de protéger et servir. À moins que vous ne préfériez « apporter une précieuse contribution aux communautés que vous servez tout en vous épanouissant personnellement et professionnellement », tel que mentionné dans leurs brochures…

Le Front de défense des non-syndiqué-e-s lance sa semaine nationale d'action pour l'augmentation du salaire minimum au Québec.

MONTREAL, le 1er oct. /CNW Telbec/
Le Front de défense des non-syndiqué-e-s (FDNS), coalition de près de 30 groupes populaires et syndicaux, tiendra une semaine nationale d'action pour l'augmentation du salaire minimum au Québec, du 1er au 7 octobre prochains. Cette semaine d'action, de mobilisation et de sensibilisation vise à obtenir un vaste soutien de la population par la signature d'une pétition.

Le FDNS demande au gouvernement du Québec d'augmenter le salaire minimum pour qu'une personne qui travaille 40 heures par semaine ait un revenu annuel équivalent au seuil de faible revenu, avant impôt, établi par Statistique Canada pour une personne seule. Le salaire minimum en 2007 devrait donc atteindre 10,16 $ l'heure. Actuellement, l'écart entre ce seuil et le revenu annuel d'une personne qui travaille 40 heures par semaine au salaire minimum est de 21 %.

Les personnes intéressées à signer la pétition peuvent se rendre dans un centre communautaire ou un centre de femmes près de chez elles ou télécharger la pétition en ligne aux adresses suivantes :




Article de NO Pasaran! sur les libertaires au Québec.


Tiré de Voix de Faits

En mai dernier, la NEFAC accueillait deux camarades du réseau No Pasaran (France). De retour au pays, ils ont cogité sur l'expérience et ont publiés un court texte d'impression sur leur voyage au Québec. Ceux et celles qu'intéresse le regard que peuvent poser deux libertaires français sur notre petit mouvement liront avec intérêt «LIBERTAIRES AU QUEBEC, UN AUTRE CONTINENT POLITIQUE ?»

dimanche, septembre 30, 2007

Cabaret de la rentrée militante

Un moment de répit dans l’engrenage des luttes annuelles
Cabaret de la rentrée militante




...Parce que militer n’a rien de facile en ces jours bien souvent apathiques et empreints de conservatisme ;
...Parce que le mouvement de toutes les révolutions, celui des étudiantEs, est en marche vers une ultime grande grève automnale ;
...Parce que lutter, c’est à l’année et qu’il y a presqu’autant de raisons de lutter qu’il y a de militantEs ;
...Parce qu’il peut être bon, avant de retourner à nos luttes plus spécifiques, de débuter l’année en dilettante...
...Cabaret de la rentrée militante


Quand ? : Jeudi 11 octobre à 19h30
Où ? : au Café Chaos (2031 St-Denis)
Combien ? : donnez ce que vous pouvez/voulez


Mettant en musique
Paul Cargnello
Norman Nawrocki
Ève-Marie-Claude
Bernard et ses désaccords
Mitch L’affront
Du faim-fond d’notre ruelle
Amerythmes
Lydia et Virginy (duo comique)
Jean-François Lessard

Infos : Café Chaos
- Par téléphone : (514) 844-1301
- Par courriel : bdesaccords@yahoo.ca

vendredi, septembre 28, 2007

Lancement officiel du Blogue d’Informations Politiques de la NEFAC-Mtl!!!



Lancement officiel du Blogue d’Informations Politiques de la NEFAC-Mtl!!!


www.nefacmtl.blogspot.com

Le Blogue d’Informations Politiques (BIP!) de l’Union Locale de Montréal, groupe membre de la Fédération des Communistes Libertaires du Nord-Est (NEFAC), est le nouveau-né de la presse d’agitation montréalaise. La NEFAC-Montréal, aura donc maintenant en plus du matériel de la Fédération soit la revue Ruptures et le journal Cause Commune, un nouvel outil d’AgitProp sur le web. Cette nouvelle presse d’agitation nous permettra de réagir immédiatement à l’actualité, de pouvoir se positionner rapidement, de cracher nos coups de gueules autant à gauche qu’à droite, d’analyser l’actualité locale et internationale, de dénoncer, de revendiquer, de provoquer, de débattre et de diffuser le plus largement nos idées… Bref, un blogue d’agitation libertaire!

Le contexte politique étant de plus en plus moribond, il est plus que nécessaire d’agir sur tous les fronts et de tenter d’influencer et de radicaliser autant les mouvements sociaux et la gauche réformiste, que « Mr. et Mme tout le monde », nos voisins ainsi que nos collègues de travail. En tant que communistes libertaires, nous croyons qu’il existe une alternative politique radicale à la démocratie bourgeoise, à la droite sécuritaire et à l’extrême gauche autoritaire. Ce blogue nous permettra donc de continuer notre lutte pour une société libertaire, sans classe et sans État. La classe dominante et sa propagande néolibérale a maintenant un nouvel ennemi dans le maquis de l’information alternative. Nous ne ferons pas de quartier!! Nous en avons marre des compromis et des fausses alternatives, c’est pourquoi nous proclamons la Commune!
Restez branchés, les communards montent aux barricades…


www.nefacmtl.blogspot.com

L'AFESH-UQAM adopte un mandat de grève générale illimitée

Source: Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante

Vendredi, 28 septembre 2007
Grève étudiante : premier mandat pour une chaude lutte à l’automne
Montréal, le 28 septembre 2007
Un premier vote de grève a eu lieu hier à l’Association facultaire étudiante des sciences humaines de l’UQÀM. Marquant le début de la lutte pour une éducation gratuite de qualité, l’AFESH-UQÀM (5 260 membres) est résolument engagée à partir en grève générale illimitée cet automne. D’ici le 23 octobre, 15 associations étudiantes se prononceront pour joindre le mouvement lancé par l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ) qui a fixé, lors de son dernier Congrès, un plancher de 7 associations étudiantes représentant 25 000 étudiants et étudiantes comme condition au déclenchement de la grève. Chaque association décide des modalités quant au déclenchement.



Cette première prise de position formelle pour la grève générale illimitée à l’automne marque la volonté des étudiants et étudiantes de s’opposer à la hausse des frais imposée par les libéraux. « Le message est clair : nous sommes plus que déterminé-e-s à partir en grève pour la gratuité scolaire. Que le gouvernement se le tienne pour dit ! » avertit Alexandre Leduc, Secrétaire à la coordination de l’AFESH-UQÀM.

Il n’est pas surprenant de voir une association étudiante de l’UQÀM ouvrir la marche pour lutter contre le désengagement de l’État en éducation post-secondaire. « La classe politique n’a plus de vision de l’éducation, la direction de l’UQAM s’aplatventrit face à la ministre, c’est maintenant l’occasion qui est offerte à notre génération de montrer à la société québécoise que nous tenons à nos institutions publiques de qualité » s’insurge Alexandre Leduc. Les autres associations étudiantes de l’UQÀM tiendront aussi des consultations sur la question lors de prochaines semaines, alors que professeur-e-s et employé-e-s de soutien ont déjà manifesté leur volonté préserver la mission sociale de l’université.

Au niveau de la mobilisation étudiante, une manifestation régionale a eu lieu hier à Sherbrooke pour clore la semaine régionale d’action du Sud-Est, montrant que la marche vers la grève est bel et bien entamée. De plus, mercredi dernier, l’Association des étudiantes et étudiants en anthropologie de l’Université Laval (AÉÉA-UL) a choisi de joindre l’association nationale, portant à seize le nombre d’associations membre de l’organisation (dont six membres universitaires).

Les consultations prévues au cours des prochaines semaines témoignent des convictions des étudiantes et étudiants à défendre l’éducation. « Le moyen d’action qu’est la grève générale illimitée est aujourd’hui celui que nous avons choisi pour contrer les attaques au droit fondamental qu’est l’éducation. Nous serons présents et présentes dans toutes les associations qui décideront de consulter leurs membres sur les revendications et la grève proposés par l’ASSÉ » déclare Hubert Gendron-Blais, Secrétaire aux communications de l’ASSÉ

Seule association étudiante nationale comprenant des membres de tous les cycles d’enseignement supérieur confondus, l’ASSÉ regroupe actuellement plus de 40 000 membres dans les cégeps et les universités du Québec. Elle milite depuis sa création pour la gratuité scolaire à tous les niveaux.

Pour lire la suite...


Renseignements : Hubert Gendron-Blais, Secrétaire aux communications : (514) 835-2444
Porte-parole de l’AFESH-UQÀM : Alexandre Leduc, Secrétaire à la coordination : (514) 969-0679
Bureau de l’ASSÉ : (514) 390-0110.
Site Internet : www.asse-solidarite.qc.ca

jeudi, septembre 27, 2007

La STM priorise les golfeurs...


Hier, se tenait la cérémonie d’ouverture de la Coupe des Présidents, un évènement réunissant les meilleurs golfeurs du monde. Pour l’occasion, étaient réunis, entre autre, pour « louanger » ces golfeurs et se donner un peu de capital politique, Stephen Harper, Jean Charest et George Bush Senior. D’ailleurs notre cher premier ministre, Harper, aurait même fait sourire la foule en déclarant « que les joueurs ne sont pas payés à la coupe des Présidents (…) les recettes étant remises à différentes œuvres caritatives - et il a ajouté qu'ils doivent même payer pour leur propre souper » (Ici). Ils paient peut-être leur souper mais utilisent par contre près de « 35 des véhicules les plus récents de la STM pour servir de navettes au tournoi de golf de la Coupe des Présidents qui se déroule (…) à l’Ile Bizard». C’est ce que rapporte un communiqué du syndicat des chauffeurs de la Société de transport de Montréal (Ici). Les chauffeurs, qui exercent d’ailleurs des moyens de pression depuis plus d’un mois, afin de dénoncer la lenteur des négociations pour le renouvellement de leur convention collective échue depuis le 11 janvier 2007, ont en effet distribué près de 100 000 tracts hier matin dans une dizaine de stations de métro. Le président du syndicat, Claude Benoit, affirme « qu'il manque une centaine d'autobus tous les matins sur le réseau de la STM ». La STM n’a pas de difficulté à imposer des augmentations à répétition aux utilisateurs, en leur demandant d’être compréhensifs, afin de payer l’augmentation du coût de l’essence ou leurs nouvelles infrastructures. Cependant, la qualité du service offert diminue de façon quasi proportionnelle. Encore un bel exemple de socialisation des coûts et de privatisation du profit au détriment de l’utilisateur et des travailleurs-Es de la STM. Le syndicat des chauffeurs de la STM demande donc aux utilisateurs d’appeler au service des plaintes de la STM, afin de démontrer leur mécontentement face à cette situation. Par ailleurs, « selon Marianne Rouette, porte-parole de la STM, ce chiffre est exagéré puisqu'il ne manque actuellement qu'une quinzaine d'autobus par jour pour répondre aux besoins des usagers.». Et quoi encore? Le nombre d’autobus est quand même insuffisant pour les milliers de personnes qui travaillent et étudient à Montréal et qui paient chaque mois 65$ pour un service de plus en plus minimaliste! En quoi ce tournoi est-il plus important que tous ces gens qui se font chier chaque matin dans des autobus et des métros bondés? La question est lancée… Si la situation vous emmerde aussi, appelez le service des plaintes et posez leur la question (STM-INFO - option 4 et option 1 ®514 786-4636 + 4 + 1). Tant qu’à y être, commençons donc à exiger la gratuité du Transport Public.

Le Nazisme: Une maladie psychologique?

Tiré du blogue Ya Basta!

Le nazisme est-il une maladie psychologique??





mardi, septembre 25, 2007

Les forces du marché : une force pour l’égalité des sexes?



Selon une étude de la Banque Toronto Dominion, les « forces du marché » pourrait diminuer et même éliminer les écarts de salaires entres les hommes et les femmes (L'article de la Presse). On nous rapporte que d'ici les 10 prochaines années, les femmes se retrouveront de plus en plus dans les universités et dans le secteur des services, leur permettant d'assurer « la prospérité future au Canada ». Par contre, les spécialistes ont omis de mentionner si leurs salaires allaient augmenter ou si le nivellement par le bas des conditions de travail allait plutôt permettre un rattrapage inverse. De plus, les auteurs de cette savante étude mentionnent que «les employeurs deviendront de plus en plus dépendants des femmes pour combler leur pénurie de main-d'oeuvre qualifiée». Les femmes peuvent donc se réjouir, elles pourront combler les postes d’employés qualifiés avec des conditions aussi précaires que les hommes. Et comme si la farce n’étaient pas encore assez grosse, nos 2 éminents analystes mentionnent que «les marchés deviendront les meilleurs amis des femmes intéressées à travailler». Évidemment, travailler dans la précarité c’est la meilleure façon de devenir un-e ami-e du marché à condition de ne pas être syndiqués-ées. Pour conclure, l’étude mentionne que « certaines barrières sont toutefois demeurées intactes jusqu'à maintenant (...) les femmes n’occuperaient que 10 % des postes de supervision financière dans les entreprises, et ne compteraient que pour 12 % du membership des conseils d'administration ». Comme quoi l’amitié à toujours ses limite et le patriarcat est toujours aussi bien ancré.




L'édifice des anarchistes: 25 ans déjà! Fêtons le 28 septembre prochain!‏


Fête le vendredi 28 septembre à partir de 17h
Lieu: la nouvelle cour arrière de l'AEELI au 2033 boul. St-Laurent

Vers 1972 à Montréal, la librairie gai l'Androgyne, dans l'ouest du centre-ville, avait accueillit des anarchistes et avait des rayons de livres anars. Vers la fin des années 70, des anarchistes ont fondé la librairie Alternative dans un petit édifice sur le boulevard Saint-Laurent. En 1982, cette édifice fut achetée par des anarchistes qui ont formé une association (l'AEELI; Association des espèces d'espaces libres et imaginaires) pour assurer qu'il y a un espace libraire, ainsi que pour le maintient et la gestion de l'immeuble.

Aux cours de ses 25 années d'existence, l'AEELI a connu des périodes difficiles qui ont eu des échos dans le milieu anarchiste montréalais. En 2004, la librairie Alternative a dû fermer boutique, mais quelques mois plus tard, en novembre 2004, l'association a donné naissance à la nouvelle librairie anarchiste l'Insoumise. C'est un pas dans la bonne direction pour l'organisation libertaire de notre projet (l'AEELI et l'Insoumise), qui est fondée sur l'association confédérale de groupes et individuEs de diverses tendances libertaires.

L'AEELI a également été restructurée pour éviter des dérives et mieux refléter nos valeurs et pratiques libertaires. L'édifice abrite aussi une bibliothèque --le DIRA-- ainsi qu'une autre asso de camarades sympathisantEs --L'Ocal--. Ensemble, des anarchistes gèrent cette ressource qui nous appartient.

Vendredi le 28 septembre, nous invitons nos sympathisantEs et tous les libertaires à venir fêter le 25e anniversaire de l'acquisition de l'immeuble pour le milieu anarchiste. Dans la cour arrière, à partir de 17h, il y aura un BBQ (bouffe végé disponible), rafraîchissements, musique et camaraderie.

Vive les 25 ans de l'AEELI, et vive l'AEELI libertaire!

A - I n f o s
informations par, pour, et au sujet des anarchistes
A-infos-fr mailing list
A-infos-fr@ainfos.ca
http://ainfos.ca/cgi-bin/mailman/listinfo/a-infos-fr
http://ainfos.ca/fr

Une exposition sur Sacco et Vanzetti.


L’affaire Sacco et Vanzetti, remonte au années 20 à South Braintree dans la banlieue de Boston. En 1919, dans un contexte économique d’inflation d’après-guerre, on recense près de 4,1 millions de grévistes qui réclament des conditions de travail plus décentes. Plusieurs de ses grèves donnent lieu à des affrontements violents un peu partout aux États-Unis. En 1920, des groupes d’actions directes font éclatés des bombes à plusieurs endroits, dont à l'intérieur d’une banque de Wall Street, faisant 38 morts et près de 200 blessés. Le gouvernement prend alors à ce moment des mesures quasi martiales contre les anarchistes, les grévistes et la gauche plus radicale. Beaucoup sont emprisonnés, d’autres forcés à s’exiler. Les médias bourgeois de l’époque manipulent l’opinion publique en faisant de la propagande qui amalgame les grévistes, les radicaux et les immigrants, créant une chasse aux sorcières partout aux États-Unis. Le 15 avril 1920, un caissier et son garde, transportant la paie des travailleurs de l'usine de chaussures de South Shore à South Braintee, sont abattus et la paie des ouvriers de l’usine est dérobé. Le 5 mai 1920, Sacco et Vanzetti deux anarchistes d’origine italienne sont arrêtés pour cette affaire. Après un procès monté de toutes pièces ils seront condamnés à mort le 14 juillet 1921 par électrocution, malgré des protestations un peu partout sur la planète. Il est bien évident que l’État et sa justice voulait à ce moment faire un exemple pour tous les anarchistes et radicaux américains. En 1977, le gouverneur du Massachusetts absout les deux hommes, et déclare que « tous les déshonneurs devaient être enlevés de leurs noms pour toujours ».


Plus de 80 ans après le débat concernant la culpabilité de nos camarades fait toujours rage aux États-Unis. Une exposition vient d’ailleurs d’ouvrir ses portes au tribunal John Adams, l’endroit où ont été jugés les 2 anarchistes. Des affiches et des photographies guident les visiteurs à travers l’histoire du procès des 2 anarchistes. Il est aussi possible de visualiser les transcriptions du procès et les lettres des 2 condamnés. Le but de l’exposition est de se questionner sur la légitimité du procès. D’ailleurs plusieurs personnes qui ont étudiés ce procès voient maintenant un parallèle entre l’antagonisme de l’époque sur l’immigration et le contexte actuel de division sur la question de l’immigration. Comme quoi plus ca change plus c’est pareil. L’article (qui est en anglais) résume en gros le lancement de l’exposition d’une durée indéfinie.


La mémoire de nos camarades survivra à travers notre lutte contre l’État.

« Si cette chose n’était pas arrivée, j’aurais passé toute ma vie à parler au coin des rues à des hommes méprisants. J’aurais pu mourir inconnu, ignoré : un raté. Ceci est notre carrière et notre triomphe. Jamais, dans toute notre vie, nous n’aurions pu espérer faire pour la tolérance, pour la justice, pour la compréhension mutuelle des hommes, ce que nous faisons aujourd’hui par hasard. Nos paroles, nos vies, nos souffrances ne sont rien. Mais qu’on nous prenne nos vies, vies d’un bon cordonnier et d’un pauvre vendeur de poisson, c’est cela qui est tout ! Ce dernier moment est le nôtre. Cette agonie est notre triomphe. »

Vanzetti au juge Thayer lors de sa condamnation.




[Boston - More than 80 years after Nicola Sacco and Bartolomeo Vanzetti were executed in Boston, they still inspire impassioned debate about whether they were guilty...]

Denise Lavoie

The Associate Press, Sept 23


BOSTON - More than 80 years after Nicola Sacco and Bartolomeo Vanzetti were executed in Boston, they still inspire impassioned debate about whether they were guilty of the murders of two men during a 1920 payroll robbery.
But in a new exhibit at Massachusetts' highest court, the guilt or innocence of the Italian immigrants and anarchists is not as important as the question of whether they received a fair trial.
"The Case of Sacco and Vanzetti: Justice on Trial," explores not only the trial itself but the tension and political turmoil of the times. The exhibit highlights the prejudice against immigrants that was prevalent, particularly against foreigners who believed in communism, socialism or anarchism.